Les Habitations

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Fenouil
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Re: Les Habitations

Message par Fenouil » ven. 12 juin 2026 14:19

La première réaction de l’homme à la moustache particulière fut de se méfier… enfin, c’était ce que son expression me laissait deviner. Mais en l’espace de quelques secondes seulement, celle-ci changea. Il m’expliqua d’avoir été surpris qu’un segtek tel que moi soit si poli.
De mon côté, la surprise c’était qu’on me parle si gentiment. Je savais que mon physique n’était pas des plus agréables pour un humain standard, mais moi, j’avais beau regarder le reflet de mon image dans l’eau et je ne comprenais pas ce qui clochait… je me trouvais très bien.
Puisqu’il s’était révélé gentil avec moi, je lui expliquai tout simplement.

“Ce sont en effet des segtek qui m’ont abandonné peu après ma naissance. Mais un couple d'humains m’ont accueilli dans leur maison et m’ont adopté comme leur fils. D’un segtek, j’ai seulement l’apparence physique.”

Je me retins cependant de lui expliquer que malgré mes dents pointus, je n’avais rien de repoussant, bien au contraire.

L’aimable homme, réfléchissait tout en tortillant sa moustache soignée. Puis, après une courte réflexion, il me dit qu’il connaissait plusieurs personnes susceptibles de m’aider. Tout d’abord, je pouvais me rendre au marché. Et si je désirais en acheter je pouvais contacter Arlan le Scribe. Bien qu’il ne soit pas facile à trouver, j’étais susceptible de le trouver près des docks.

“Je vous remercie." Dis-je avant de lui faire un signe de la tête, et de poursuivre mon chemin.

Il avait sûrement une belle bourse à sa ceinture, mais je n’y avais même pas jeté un coup d'œil, n’ayant que regarder son visage, ou plutôt sa moustache. Et puis, je ne suis pas un voleur…. Enfin, je n’attaque pas les gens pour les détrousser… Mais lorsqu’un objet se retrouve “seul”, même s’il est dans une demeure bien gardée, alors selon moi, il appartient à celui qui le prend.

Je me dirigeai donc vers les docks à la recherche du dénommé Alan, tout en jetant un coup d’œil au sol, au cas ou je trouverais d'autres munitions, ou une autre rune.

Fenouil remercie l'homme et se dirige vers les docks avec l'intention de retrouver Alan Le Scribe

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Gamemaster6
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Re: Les Habitations

Message par Gamemaster6 » sam. 13 juin 2026 19:55

La Fracture du destin
Enquête à têtes
Nhaundar & Haple
IV

Sous le soleil cuisant de cet après midi typique du climat du Nord de l’Imiftil, une brève course-poursuite s’engagea. Si Nhaundar pu rapidement se rendre compte qu’il avait tout intérêt à rester à l’ombre pour ne pas gagner une migraine des plus douloureuse, Haple n’eut pas tant de problèmes. Courant malgré l’inconfort présent dans son abdomen, elle rattrape sans mal la petite fille qui, disons-le, n’est ni très rapide, ni très adroite dans sa fuite. Haple se met à chanter, attirant l’attention de la jeune fille. Gamine qui s’arrête, se tourne vers la chanteuse et… disparaît dans un nuage de poils. L’énorme chien poilu qu’est Mange-Botte a la bonne idée de se jeter sur l’enfant dans un but purement amical, oubliant sans doute sa taille et sa force. L’enfant se retrouve donc au sol, le visage labouré de la langue baveuse d’un chien géant qui jappe joyeusement.

Deux passants, craignant le pire, semblent sur le point d’approcher quand le rire cristallin de la petite résonne finalement.

« Arrête, gros baveux ! Je vais être sale !»

Les cheveux ébouriffés et le visage luisant de bave, la gamine se relève tant bien que mal. Elle essuie sa peau avec une grimace mi-amusée, mi-dégoutée, puis jette un regard un peu perplexe à Haple. Que ce soit sa dégaine, son chant ou autre chose, il est clair que quelque chose la laisse dubitative. Ou curieuse.

« J’pas tout compris, mais t’es l’ami du gros chien, c’est ça ? Tu chantes bien en tout cas. ? Madrilène chante bien aussi, mais elle veut jamais nous apprendre… t’as appris toi ? nan parce que ça coûte cher, il parait. Et moi j’ai pas d’argent. »

Et tandis qu’elle commence à parler, les sujets allant et venant sans vraiment de cohérence précise et qu’elle ne s’arrête que pour respirer… un peu, elle aperçoit Nhaundar. Son premier réflexe est de reculer, mais le jappement joyeux de Mange-Botte qui file léchouiller son maître semble la calmer. Ou, en tout cas, la retenir suffisamment avec l’espoir de cajoler de nouveau le canidé géant.

« Maman dit que les elfes noirs sont dangereux… Mais si le chien l’aime bien c’est que ça doit être un gentil elfe… Mais t’as dit que vous cherchez un frère c’est ça ? le frère de qui ? Moi j’ai pas de frère. Mais je connais des frères. Pas le miens. J’ai que des sœurs. Maman dit que c’est la faute de papa, mais je crois elle rigole. »

Et tandis que la petite repart dans une espèce de monologue sur la généalogie de sa famille proche, Mange-botte, lui, incite Nhaundar à approcher de l’enfant alors qu’Haple doit l’écoute babiller…. Ou rapidement recentrer la conversation si elle veut un jour obtenir réponse.
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Quand on l'appelle, il apparaît !!
Et il reste, alors gare !

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Haple Mitrium
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Re: Les Habitations

Message par Haple Mitrium » jeu. 18 juin 2026 07:57

Tandis que Haple captivait l'attention de la jeune fille avec ses rimes, une massive créature déboula sur son côté, noyant la petite dans un nuage de poils blanc et roux et la question de la ménestrelle par la même occasion... Mange-Botte n'avait pas attendu de connaître la réaction de l'humaine à l'invitation musicale de l'Hinïonne pour retenir sa partenaire de jeu en fuite! La pauvre enfant ne faisait pas le poids, littéralement : elle s'effondra au sol. Mais ce fut un rire jovial qui monta, étouffé, du maëlstrom membres poilus et imberbes, si bien que se détournèrent de la scène les quelques passants qui s'étaient inquiétés du sort de la pauvrette -- une bien noble attention pour cette créature des rues que les bonnes gens ignoraient sciemment d'ordinaire.

- Arrête gros baveux, je vais être sale !

(Au contraire). Haple songea en l'observant se relever que le brin de toilette offert à la môme avait ôté un peu de la poussière qui avait parsemé son visage d'albâtre. Mais elle n'en montra rien lorsque le corgy relâcha finalement son emprise sur elle pour retourner chercher son maître et les entrainer tous les trois dans une liesse joueuse et amicale. La Tulorienne en profita pour se relever et préciser à Haple n'avoir pas tout compris. La réciproque était plus ou moins vrai, tant les propos de l'enfant qui suivirent furent chaotiques. Celle-ci papillonnait d'une idée à une autre aussi vite que le chien géant faisait des aller retours entre eux : des histoires de famille, de leçons de chant et...

L'hinionne tressaillit au son du chien qui aboya, interrompant soudain le flot prolifique de la gueuse. Et curieusement, il lui semblait avoir entendu l'elfe noir lâcher un couinement discret juste avant... Il semblait commander au chien comme le chaman du bourg voisin le faisait aux chevaux dans son enfance. Il faudrait qu'elle lui demande s'il versait dans cette magie animale lui aussi... Mais, d'ici là, l'Hinïonne rebondit sur la question du Shaakt qui avait profité du silence inespéré pour réorienter la conversation sur l'objet de leur enquête.

- Fre-ir, répéta-t-elle en insistant sur la deuxième syllabe dans l'espoir de se faire mieux comprendre de l'enfant. Est-ce que tu connais un garçon qui répond à ce nom ? Sinon, peut-être que l'une de tes soeurs le connaitraient? Ou bien, cette Madrilène ?

A ce nom, l'inspiration saisit la ménestrelle.

- D'ailleurs, si tu peux nous guider, je peux t'apprendre à chanter un peu en chemin... gratuit, précisa-t-elle avec un clin d'oeil.

L'humaine lui plaisait. Elle ne pouvait pas s'empêcher de voir la ressemblance avec elle-même avant que la bonne fortune lui sourisse. (Bonne fortune...) Elle rigola intérieurement ; un rire jaune... Ces derniers mois n'avaient pas été de tout repos. (Mais...) Elle n'oubliait pas que les bardes de l'académie de Haénian lui était venus à l'aide dans son heure la plus sombre. C'était donc un peu par calcul, mais aussi un peu par empathie, qu'elle lui faisait cette proposition. Sa bonté la perdrait...

(Ou pas)

Sa proposition fit mouche. L'enfant reporta son attention sur elle, des étoiles dans les yeux remplaçant l'appréhension que suscitait encore son compagnon de route. Elle connaissait donc ledit Freir et les conduirait à lui, ou plutôt à son domicile. Haple opina du chef, aussi bien enchantée de l'engouement de la petite que de sa coopération. Car il y avait peu de choses qui savait gagner sa sympathie, mais un amour partagé de la musique en faisait certainement partie! Le Shaakt lui aussi s'enthousiasma, et il proposa sa monture hors du commun à la petite. La chaleur torride promettait en effet une marche éreintante à travers les rues blanchies à la chaux de la cité méridionale. Et l'offre était d'autant plus généreuse que le Shaakt ne semblait pas à son aise dans cet environnement si ensoleillé...

Tandis que la gamine se décidait à saisir l'opportunité de monter Mange-Botte ou non, Haple ordonna ses pensées, le regard scrutant la direction indiquée par celle-là.

(Une rue comme une autre. Un endroit par où commencer. Par où commencer...?)

- Commençons par le commencement ! déclara la ménestrelle d'une voix professorale sur le ton du jeu. Le chant, c'est avant tout des sons et des rythmes doublés d'une signification. Parfois, on emploie des mots pour exprimer ce sens, parfois on s'en abstient. Mais dans tout les cas, il faut pouvoir maitriser son corps pour en tirer les sons et les rythmes qui donnent vie à la pensée musicale.

Haple tourna la tête vers son élève du jour. Elle s'amusait de ce masque pompeux qu'elle portait mais se demanda si son jeune auditoire partageait le sentiment... Elle enchaîna sans attendre sur du concret.

- La langue et le souffle, voilà les outils du chanteur. Répète après moi, du mieux que tu peux, sans chanter, comme si tu expliquais quelque chose d'évident à l'une de tes soeurs : "Mon gros, gras, grand grain d'orge. Je me dégrograsgraind'orgerai quant tous les gros, gras, grand grains d'orge se dégrograsgraind'orgeront..." N'est-ce pas ?!

Haple s'amusait autant qu'elle espérait amuser leur guide du moment.

- Tu vois comment la répétition des mêmes sons sculpte un rythme? Difficile à prononcer, mais avec un peu d'entraînement tu y arriveras. Allez, prenons un autre exemple. Quelque chose de ton cru. Par exemple, tu me disais que Freir trainait avec des idiots et rentrait tard le soir? Composons ensemble une petite chanson pour lui montrer ce que tu sais faire quand on le retrouvera.

Le naturel revenait au galop. A son plaisir sincère de partager sa musique avec l'enfant se mêlait le calcul de l'enquêteuse. Car ce que l'enfant avait dit du garçon l'inquiétait un peu : il semblait trainer avec de mauvaises fréquentations, ce que Haple avait redouté depuis sa conversation avec l'étudiant à la bibliothèque.
La nuit noie les nuages noirs
Des ombres hors du dortoir!
Freir et ses frères de fer se frayent
Un chemin parmi ceux qui sommeillent...

- Tu continues? Qu'est-ce qu'il fait Freir quand il traîne tard le soir et qu'il va retrouver ces "idiots"?

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Nhaundar
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Re: Les Habitations

Message par Nhaundar » sam. 20 juin 2026 22:01

XI 15 Le poids d’une sombre réputation.

XI 16 Sur la piste de Freir.


Lentement, je me rapproche de la jeune fille afin de ne pas l’effrayer. Sur mon incitation, Mange-Botte se rue sur elle, tandis que mon camarade tente une approche singulière qui ne manque pas d’efficacité.

D’une voix plus aiguë que je ne l’aurais cru, il se met à improviser un petit chant pour distraire la fuyarde. La maîtrise vocale de son chant, son improvisation sur la situation et le plaquage en bonne et due forme de mon Corgy, qui la lèche allègrement, suffisent à changer la situation.

Sur le côté, je remarque la peur des passants qui craignent pour sa vie face à une telle créature, mais le rire enchanteur de la gamine les rassure, tout comme moi.

Elle finit par se relever, les cheveux en bataille et la bave en abondance brillant sur son visage. Nos regards se croisent et je décèle dans ses yeux une crainte millénaire à la vue d’un shaakt. Pourtant, la présence de Mange-Botte, qui vient me lécher, content d’avoir réussi la mission que je lui ai confiée, paraît adoucir ses craintes. Si elle souhaite de nouveau jouer avec lui, il lui faudra accepter ma présence.

D’une honnêteté enfantine, elle clame que sa propre mère lui a appris à se méfier des elfes noirs, le danger rôdant toujours autour d’eux. Un conseil que moi-même j’ai tendance à suivre. Elle poursuit ensuite à la demande d’Elladhen, mais se méprend. Plutôt que de parler d’un jeune garçon nommé Freir, elle pense que nous cherchons un de ses frères. Elle explique alors qu’elle n’en a pas et qu’elle n’a que des sœurs. Le problème viendrait, selon sa mère, du paternel, avant d’enchaîner sur le reste de sa famille, retraçant sa généalogie et les compétences plus ou moins utiles des uns et des autres.

La jeune fille parle sans cesse. Un flot ininterrompu de mots, comme un fleuve de paroles qui tiendrait sa source d’un océan de bavardages. Alors que mon Corgy me pousse à m’avancer pour que je me rapproche, l’ininterruption de la jeune fille commence à me faire perdre la raison de notre présence.

(Ha oui, Freir ! Mais si on veut lui demander quoi que ce soit, encore faut-il qu’elle nous laisse la parole et, après ce petit rapprochement, je n’ose pas intervenir, de peur qu’elle prenne mal cette interruption.)

Puis une idée me vient. Plutôt que de prendre le risque de la mettre à nouveau sur ses gardes, c’est une tierce personne qui le fera à ma place. Une tierce personne à quatre pattes, la queue remuant comme un métronome et la langue baveuse à souhait sous cette chaleur.

« Si tu souhaites jouer avec elle, tu dois le lui dire. Sinon, je crois bien qu’on passera la journée à l’écouter ! » fais-je à Mange-Botte.

« Jouer ! Jouer ! » jappe-t-il à son attention sans plus attendre.

« Pardon, je crois qu'il a envie de jouer. Tu disais que ta mère t'avait mis en garde contre les elfes noirs ; c'est un sage conseil. Moi-même, je préfère rester à bonne distance des miens. Tu as en tout cas raison sur un point : je suis différent des histoires qu'on raconte sur les elfes noirs. » Je m’arrête un bref instant avant de reprendre. « En revanche, nous ne cherchons pas un frère, mais un jeune garçon nommé... comment était-ce déjà ? » fais-je en portant mon regard sur Elladhen.

Celui-ci répète le nom de Freir en articulant bien, pour lui faire comprendre que nous ne sommes pas à la recherche de son frère, qui n’existe pas de surcroît. Espérant qu’elle connaisse davantage Freir, ses sœurs ou même une Madrilène qui chante tout aussi bien que mon camarade, il tente de soutirer quelques informations. Il va même jusqu’à lui proposer de lui apprendre à chanter sur la route.

Sur son visage, je vois l’expression de deux émotions opposées qui s’entrechoquent. D’un côté, la suspicion face à mon approche et, de l’autre, le plaisir de caresser ce gros tas de poils sur pattes.

Elle finit par nous révéler connaître le jeune garçon. Un enfant gentil, même s’il traîne avec des idiots. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec les craintes d’Elladhen concernant le potentiel piège autour de cet enfant. Néanmoins, la possibilité d’apprendre à chanter l’enthousiasme beaucoup et elle nous guide sur le chemin, même si elle doute que le garçon soit présent, celui-ci traînant souvent tard le soir.

L’annonce du soir fait surgir en moi un sentiment d’envie. La morsure du soleil sur mes yeux et les nombreux reflets sur des objets métalliques ici et là sont autant de lames acérées pour mes rétines. Vivement que le ciel se voile du manteau de la nuit.

Tâchant d’amadouer la jeune fille, je lui propose également, si elle le souhaite, de monter sur le dos de ma monture si particulière et d'éventuellement nous parler de Freir et de ses découvertes de runes. Je pourrais la hisser moi-même, mais il est préférable d’éviter les rapprochements et les contacts physiques. Mange-Botte se laissera faire si je lui demande et peut-être aurai-je droit à un accueil plus chaleureux que celui qu’engendre systématiquement ma couleur de peau.

C’est avec plaisir qu’elle accepte de monter sur mon Corgy et, sur la route, Elladhen lui donne son cours de chant. Il commence par une explication de ce qu’est le chant : des sons et des rythmes mêlés à une signification particulière. La clef de voûte de tout réside cependant dans la maîtrise du corps pour être capable de produire le son précis, le rythme voulu, afin de donner vie à ce qu’il appelle une pensée musicale.

Puis il évoque les deux principaux outils du chant : la langue et le souffle. Pour être le plus précis possible et ne pas bafouiller, il lui propose un exercice : répéter une phrase étrange, mais qui nécessite une certaine habileté de la langue pour être menée à son terme sans se tromper.

L’exercice est étrange et pique ma curiosité. Dans mon coin, je m’attèle également à le réaliser. Qui sait si ma diction ne va pas s’améliorer ainsi ?

Alors qu’Elladhen improvise un couplet afin de tirer les vers du nez à la petite concernant les affaires de Freir et ses fréquentations, j’essaie l’exercice proposé dans mon coin.

« Mon gros, gras, grand grain d'orge. »

(Finalement, il n’est pas si difficile, cet exercice.)


« Je me dégrograngrasd'orgregai quand tous les gros, grands, gras grains d'ogre se dégrongrandgraind'ogregeont... »

(… Bon, c’était… Disons que pour une première fois… c’était… pas si mal. Je crois.)

Entre deux exercices oraux, je suis les indications de la jeune fille dans l’espoir d’atteindre le dénommé Freir.

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Gamemaster6
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Re: Les Habitations

Message par Gamemaster6 » dim. 21 juin 2026 12:18

La Fracture du destin
Enquête à têtes
Nhaundar & Haple
V
Juchée sur le dos de Mange-bottes, la petite guide les deux acolytes à travers les rues de la ville. Des regards étonnés se tournent parfois dans leur direction. Le groupe a de quoi étonner, après tout. mais la fillette ne semble guère s’en soucier, tandis qu’elle écoute avec attention les conseils d’une Haple visiblement ravie de partager son savoir de ménestrel. Et c’est avec une attention toute particulière et un air très sérieux que la petite suit l’apprentissage improvisé, alors qu’elle est juchée sur un chient géant. C’est avec un aplomb insolent qu’elle se met donc à faire ce que lui demande Haple. Avec un résultat relatif.

« Mon gros, gras, grand grain d'orge. Je me dégog… dégrogragraindro… dégrogragraindorgerai… C’est duuuuur ! »

Malgré son air boudeur, l’échec de Nhaundar, qui s’essayait aussi à l’exercice, la rassérène un peu et elle s’y essaie plusieurs fois, sans succès. Mais puisque Haple l’interroge sur Freir à l’aide d’un autre exercice, elle s’y essaie volontiers. Elle réfléchit quelques instants, avant que sa voix fluette ne se mette à chantonner quelques vers avec une énergie qui rattrape un rythme chaotique. Si on est loin d’une ménestrelle, Haple peut quand même déceler une certaine harmonie au milieu du chaos.

La bande se balade dehors
pendant que tout le monde dort
Ils partent ramasser des pierres
Et ramènent des pièces à leurs pères !
Elle semble très fière d’elle, mais ajoute quand même.

« Le papa de Freir est pas très gentil, mais il dit jamais non quand il ramène des yus. Ils habitent pas très loin du port, parce que son papa y travaille. Comme ses frères. »

Et, en effet, au fur et à mesure qu’ils avancent, l’odeur des embruns se fait plus forte. Mais aussi celle du poisson et du port dont l’agitation peut être perçue bien avant qu’ils ne le voient. Finalement, la petite s’arrêtent devant une maison et toque à la porte. Nulle réponse ne leur parvient malgré l’insistance.

« Ils doivent travailler. Vous voulez les attendre ou aller voir au port ? »
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Quand on l'appelle, il apparaît !!
Et il reste, alors gare !

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