Curieuse de nature, j’avais pris plaisir à lire les titres sur les tranches de livres. Il y avait de tout ! De la religion, par l’histoire et la géographie, de la philosophie,
(C’est bien écrit traité de philosophie, maie je ne sais pas de quoi, il s’agit …Je sais encore moins de quelle race ou ethnie appartient ce dénommé Philosophie..)
Il était même question de cuisine. Si j'aimais bien manger, en petite quantité, je n’avais aucun talent pour cuisiner. Maman aurait bien aimé m’apprendre, mais je préférais aller jouer dehors.
Délaissant les livres, je marchais avec précaution à travers les divers documents laissés sur le bureau. Je n’avais pas le temps de tout lire, alors je lisais quelques titres au passage. Et tous ces papiers semblaient avoir un lien avec le désert de l’ouest.
Sans m’en rendre compte, je les lisais à voix haute:
“Kebaker… le culte de Toum…la…nayh… Comment monter un dro..ma.. daire.. ah ?...”
J’arrêtai mon pied, juste à temps pour ne pas écraser un insecte géant…enfin, pour ne pas “écraser” le dessin d’un insecte géant. Le dessin, bien que griffonné à la hâte, était fort joli avec ses touches de vert. Je ne m’attardai pas aux notes autour du dessin, mais je remarquai le chiffre 8 dessiné sur la vue du dessous de l’insecte.
Sans regarder la fameuse porte scellée, Plythos nous répondit qu’il y avait à l’intérieur plusieurs objets, tous ramené par son défunt père. Il y avait entre autre tablettes, vêtements, arme et cadeaux des divers clans.
Cela dit, il sortit de sa poche un objet aussi gros que sa paume de main. Il était point pour point identique au dessin que je venais d’examiner. Lorsqu’il le déposa sur la table, j'esquissai un petit mouvement de recul. Comme si je craignais qu’il allait prendre vie.
Après un certain temps d’hésitation, il finit par nous révéler que la pièce scellée, était la chambre ou son père avait passé la majorité de son temps après son retour d’expédition. Il était également mort dans cette pièce.
Une fois que la jolie blonde eut expliqué son geste soudain, j’attendis que son regard croise le mien, pour lui faire un petit sourire et un petit signe de tête de compréhension. Il était trop tôt pour juger les gens, il allait falloir un peu de temps avant qu’on apprenne à bien se connaître.
Plythos enchaina ses explications. Il n’avait suspecté la présence de magie noire qu'après que tous les guérisseurs échouent à soigner son paternel. Ce dernier n’avait, à sa connaissance, aucune affinité avec la magie noire, il n’était qu’un collectionneur d’objets précieux et rares.
Il laissa la parole au dénommé Gersolf qui nous révéla qu’il avait fait partie de l’expédition du père Chantelierre.
(Mais,... mais, ça aurait dû être la première chose à nous dire ! )
Ainsi l’objet, non loin de moi, que je n’osais lorgner que du coin de l'œil avait été trouvé dans une vieille tombe au fond du désert. Je m’en éloignai de quelques pas lorsqu’il nous dit que les ennuis avaient commencés à ce moment précis
Ooooooooooooooohhh ! m’écriai je d’une voix forte malgré moi. Les questions se bousculaient dans ma tête.
Je pris une grande respiration, je levai mon bras gauche bien haut et le fit aller de gauche à droite pour attirer l'attention et d’une voix forte, non loin du cri je pris la parole.
“J’ai quelques remarques et quelques questions ! Tout d’abord, ce gros insecte que vous venez de déposer sur ce bureau est identique au dessin pleins de notes…. Et tous les documents ici…”
Dis-je en faisant un grand geste du bras,
“ Traite du désert… Est-ce qu’il s’agit des préparatifs de votre père ? ou bien vos notes personnels monsieur Chantelierre ou les vôtres monsieur Gersolf ? “
Ne leur laissant pas le temps de répondre, j’enchainai rapidement avec ma question suivante de peur de l’oublier.
“Est-ce que l’un de vous deux, monsieur Gersolf et monsieur Odiron, avez regardé sous vos ongles afin de vous assurez de ne pas y trouver des points noirs ?”
J’avais d’autres questions en tête, mais je me devais d’attendre la réponse aux premières d’abord et puis je devais faire preuve de politesse en laissant les autres poser leurs propres interrogations.
- Anissa sourit à Éline et lui fait un petit signe de la tête amical.
- Anissa toujours debout sur le bureau questionne Gersolf, Odiron et Plythos



