5, rue Firion

-807 : Ère Coloniale
Avatar du membre
Guasina
Messages : 80
Enregistré le : mer. 19 déc. 2018 00:21

Re: 5, rue Firion

Message par Guasina » jeu. 18 déc. 2025 01:22

Image



Curieuse de nature, j’avais pris plaisir à lire les titres sur les tranches de livres. Il y avait de tout ! De la religion, par l’histoire et la géographie, de la philosophie,

(C’est bien écrit traité de philosophie, maie je ne sais pas de quoi, il s’agit …Je sais encore moins de quelle race ou ethnie appartient ce dénommé Philosophie..)

Il était même question de cuisine. Si j'aimais bien manger, en petite quantité, je n’avais aucun talent pour cuisiner. Maman aurait bien aimé m’apprendre, mais je préférais aller jouer dehors.


Délaissant les livres, je marchais avec précaution à travers les divers documents laissés sur le bureau. Je n’avais pas le temps de tout lire, alors je lisais quelques titres au passage. Et tous ces papiers semblaient avoir un lien avec le désert de l’ouest.
Sans m’en rendre compte, je les lisais à voix haute:

“Kebaker… le culte de Toum…la…nayh… Comment monter un dro..ma.. daire.. ah ?...”

J’arrêtai mon pied, juste à temps pour ne pas écraser un insecte géant…enfin, pour ne pas “écraser” le dessin d’un insecte géant. Le dessin, bien que griffonné à la hâte, était fort joli avec ses touches de vert. Je ne m’attardai pas aux notes autour du dessin, mais je remarquai le chiffre 8 dessiné sur la vue du dessous de l’insecte.

Sans regarder la fameuse porte scellée, Plythos nous répondit qu’il y avait à l’intérieur plusieurs objets, tous ramené par son défunt père. Il y avait entre autre tablettes, vêtements, arme et cadeaux des divers clans.

Cela dit, il sortit de sa poche un objet aussi gros que sa paume de main. Il était point pour point identique au dessin que je venais d’examiner. Lorsqu’il le déposa sur la table, j'esquissai un petit mouvement de recul. Comme si je craignais qu’il allait prendre vie.

Après un certain temps d’hésitation, il finit par nous révéler que la pièce scellée, était la chambre ou son père avait passé la majorité de son temps après son retour d’expédition. Il était également mort dans cette pièce.

Une fois que la jolie blonde eut expliqué son geste soudain, j’attendis que son regard croise le mien, pour lui faire un petit sourire et un petit signe de tête de compréhension. Il était trop tôt pour juger les gens, il allait falloir un peu de temps avant qu’on apprenne à bien se connaître.

Plythos enchaina ses explications. Il n’avait suspecté la présence de magie noire qu'après que tous les guérisseurs échouent à soigner son paternel. Ce dernier n’avait, à sa connaissance, aucune affinité avec la magie noire, il n’était qu’un collectionneur d’objets précieux et rares.


Il laissa la parole au dénommé Gersolf qui nous révéla qu’il avait fait partie de l’expédition du père Chantelierre.

(Mais,... mais, ça aurait dû être la première chose à nous dire ! )

Ainsi l’objet, non loin de moi, que je n’osais lorgner que du coin de l'œil avait été trouvé dans une vieille tombe au fond du désert. Je m’en éloignai de quelques pas lorsqu’il nous dit que les ennuis avaient commencés à ce moment précis

Ooooooooooooooohhh ! m’écriai je d’une voix forte malgré moi. Les questions se bousculaient dans ma tête.

Je pris une grande respiration, je levai mon bras gauche bien haut et le fit aller de gauche à droite pour attirer l'attention et d’une voix forte, non loin du cri je pris la parole.

“J’ai quelques remarques et quelques questions ! Tout d’abord, ce gros insecte que vous venez de déposer sur ce bureau est identique au dessin pleins de notes…. Et tous les documents ici…”

Dis-je en faisant un grand geste du bras,

“ Traite du désert… Est-ce qu’il s’agit des préparatifs de votre père ? ou bien vos notes personnels monsieur Chantelierre ou les vôtres monsieur Gersolf ? “

Ne leur laissant pas le temps de répondre, j’enchainai rapidement avec ma question suivante de peur de l’oublier.

“Est-ce que l’un de vous deux, monsieur Gersolf et monsieur Odiron, avez regardé sous vos ongles afin de vous assurez de ne pas y trouver des points noirs ?”

J’avais d’autres questions en tête, mais je me devais d’attendre la réponse aux premières d’abord et puis je devais faire preuve de politesse en laissant les autres poser leurs propres interrogations.
  • Anissa sourit à Éline et lui fait un petit signe de la tête amical.
  • Anissa toujours debout sur le bureau questionne Gersolf, Odiron et Plythos

Avatar du membre
Adam Von Demorlys
Messages : 105
Enregistré le : ven. 22 févr. 2019 13:36

Re: 5, rue Firion

Message par Adam Von Demorlys » jeu. 18 déc. 2025 17:10

Image


L'ambiance au sein de la pièce, semblait momentanément être à l'image du temps qui régnait à l'extérieur. Morne, et sombre. La réponse de la jeune blondinette ne se fit pas attendre, et étonna quelque peu le sorcier. L'impétuosité fit place à une certaine tristesse, et la belle alla même jusqu'à présenter des excuses. A ce moment-là, Korgal se demanda s'il n'était pas un peu trop loin par ses mots ou son ton sans s'en rendre compte. Il se connaissait, le colosse savait très bien qu'il avait la finesse et la délicatesse d'une gifle administrée avec un gantelet d'acier. Et souvent hérissé de pointes. Le contraste entre les deux comportements qu'il avait pu observer, était cependant tel, qu'il se demanda sur le coup si la jeune théurgiste était bipolaire, ou vraiment sincère dans ses excuses. Après tout, ils venaient de se rencontrer, il aura tout le loisir de mieux la connaître pendant l'expédition, et vu les sujets abordés, il y avait plus important que cette interrogation. Il balaya donc le sujet d'un revers de la main.

"C'pas grave. Laissons ça derrière nous."

Pendant ce temps, Petrol'Kiwi s'était momentanément réfugiée derrière lui, et avait trouvé de l'aide auprès du jeune homme au teint halé pour débarrasser sa gourde du nez qui y était accroché. La petite créature ailée prit ensuite la parole, faisant part de son expertise quant au mal qui avait rongé feu, Urthos Chantelierre. Un empoisonnement sur le long terme, ou un sortilège lancé par une secte ou un individu dont la puissance effleurerait le divin? On dirait que l'explorateur avait plongé le nez dans une affaire loin d'être banale !

Korgal continua à écouter l'échange, tout en se mettant à arpenter la pièce, ses yeux se posant tour à tour sur les livres et cartes qu'il trouvait. La petite lutine, perchée sur le bureau, semblait partager le même intérêt, et porta l'attention sur la porte que le sorcier avait également aperçue plus tôt. Plissant les yeux, il détailla un peu plus les scintillements qu'il avait distingué, et réalisa qu'il s'agissait en fait d'une petite collection de talismans.

Plythos répondit ensuite à Korgal, lui apprenant que son paternel avait ramené de l'expédition divers objets plus ou moins exotiques, dont  une étrange amulette représentant un imposant scarabée, toutefois assez différent de ceux qu'on trouvait habituellement sur le continent. Pendant que le bourgeois posa l'objet sur son bureau, le sorcier eût le temps d'apercevoir ce qui ressemblait à un "8", gravé sur l'abdomen.

Le colosse n'eût pas le temps de poser quelques questions à ce sujet, Plythos enchaîna en répondant à la petite lutine, concernant cette mystérieuse porte bardée de talismans qui se trouvait non loin.

« Pour ce qui est de la pièce d’à côté. C’est la chambre où il a passé la majeure partie de son temps après son retour. C’est aussi là qu’il a rendu son dernier souffle. J’y ai apposé quelques sceaux de peur que sa malédiction ne se propage. »

Korgal nota la réserve manifeste avec laquelle il s'exprima.

(..... Hum. Il y est encore donc).

Gersolf avec sa tête à claques prit le relais, leur informant avec une nonchalance tranchant avec la gravité de son compère, qu'ils avaient trouvé avec plusieurs autres membres de l'expédition, dont le taciturne Odiron ici présent, l'amulette dans une tombe au fond d'un désert. Visiblement, c'est à ce moment-là que les soucis avaient commencé.
Un silence suivit ces informations. Un silence durant lequel le sorcier digéra ce qu'il venait d'apprendre, et tenta de mettre de l'ordre dans toutes les questions que cela soulevaient. Car là, des interrogations, il en avait un tas. Déjà, si le mal qui avait terrassé Urthos venait de cette amulette, pourquoi est-ce que les autres membres n'avaient pas l'air affecté. Plythos venait de le sortir de sa poche non?

Le sorcier ne fut visiblement pas le seul à se triturer les méninges, car Anissa laissa échapper un petit cri suraiguë, et enchaîna les questions à l'adresse de leur commanditaire. Dont des remarques bien pertinentes, soit dit en passant. Korgal approuva la dernière question de la lutine d'un léger hochement de tête. Il la tourna ensuite vers leur petite experte en magie noire, et demanda à Petrol'Kiwi.

"Vous sentez une magie émaner de c'machin vous?"

Le sorcier d'adressa ensuite au trio d'explorateurs en herbe.

"Y avait un nom sur la tombe en question?"

Puis il désigna à nouveau de la main,  l'amulette posée non loin.

"J'connais pas trop la culture de ces régions. Ces bestioles ont une signification particulière pour certains groupes là-bas? Comme des cultes, sectes ou autre?"

Avatar du membre
Cromax
Messages : 876
Enregistré le : mar. 26 déc. 2017 20:51

Re: 5, rue Firion

Message par Cromax » dim. 21 déc. 2025 13:36

Image


Je restai attentive aux dires du maître des lieux. Il parla d’abord des souvenirs ramenés de l’Imiftil de son paternel : tablettes, vêtements, armes… des babioles communes sans grand intérêt d’un premier abord. Mais il en dévoila l’une d’elle, gardée proche de lui, dans une poche : une figurine à la forme coléoptérique curieusement ailée. Des joyaux verts en guise d’yeux, rouge sur le front, et bleu en forme de goutte à l’endroit où l’on situe usuellement le trou de balle. J’observai attentivement le bijou (?) alors qu’il parlait de la salle scellée à côté. Fermée par crainte de voir la malédiction se répandre. Curieux réflexe, en l’occurrence. Il y a bien plus à craindre d’un maudit vivant que d’un cadavre. Je tiquai sur cette hypothèse venue frapper mon esprit, détournant mon regard de l’insecte pour regarder la porte d’un air inquiet avant de me reporter sur le fils-thos. Il n’avait aucune réponse à me donner en substance, laissant son pair répondre. Nous apprîmes ainsi qu’il faisait partie de l’expédition du père-thos. Ainsi que le dénommé Odiron le bougon que je surpris à regarder dans ma direction quand je jetai un œil dans la sienne. Me fixait-il ?

En tout cas, le bourgeois bigarré parla de l’amulette comme d’une clé. Hypothèse qui se valait, mais qui ne serait concédée qu’en la soumettant à l’épreuve du terrain. Difficile de dire qu’une chose est une clé si l’on ignore ce qu’elle pourrait ouvrir.

La lutine de poche sembla faire pas mal de liens entre les ouvrages présents et la statuette de scarabée, notant un point commun assez évident : le désert. Rien de surprenant jusque là, puisque la lettre nous ayant menés ici parlait du désert de l’Ouest de l’Imiftil. Elle s’inquiéta également de la possibilité que les deux expéditionnaires en notre compagnie puissent avoir été frappés de la même malédiction. Ils avaient l’air en bonne forme, mais… elle n’avait pas tort de leur demander de vérifier. Je les regardai curieusement, analytique. La brute au crâne lisse se montra plus intelligent (et moins rsustre) que précédemment en posant des questions pleines de pertinence. Quant à moi, je bloquai sur la porte. Ces sceaux, cette prudence… Quelque chose sonnait faux. Je regardai Plythos.

« Cette ‘clé’ est le seul objet ayant rapport avec tout ceci que vous portiez sur vous. Une raison particulière à cela ? Vous avez peur qu’on vous le vole, c’est un souvenir que vous préservez pour faire le deuil de votre paternel, ou vous lui prêtez des vertus protectrices ? »

J’approchai la porte et posai une main dessus, l’y frottant doucement.

« Enfermer un mort… Curieuse façon de faire. Pas très kendrane, en vérité. Il n’y a que peu de chance que si malédiction il y a, elle se propage une fois la victime décédée. Mais… c’est peut-être là le souci, n’est-ce pas ? »

J’approchai de lui, lui faisant face d’un air inquiet.

« Dites-moi. Votre père, il ne s’est pas relevé comme mort-vivant, si ? Vous permettez que je l’analyse ? Peut-être pourrais-je apporter la paix à son âme si elle est bloquée sur ce plan. »

Avatar du membre
Silmeria
Messages : 329
Enregistré le : sam. 5 janv. 2019 11:39

Re: 5, rue Firion

Message par Silmeria » sam. 27 déc. 2025 02:07

Petrol tendait sa gourde au bon samaritain qui du bout de sa hache libéra le goulot de son nez farceur. " Fraaaanch'ment, merci ! Tiens, à ta santé l'ami. Un bon n'hydromel de Tulo... Heu. Un blec à côté de Tulorim. " En lui refilant sa gourde. Puis Petrol se tournait vers le groupe, l'artefact et les explications complémentaires des autres aventuriers.

Elle n'était pas tout à fait sûre d'avoir compris ce qui se passait, le défunt père était-il toujours dans la pièce à côté ? Ou était-ce juste le lieu de son dernier soupir. Elle était intriguée par les glyphes protecteurs postés sur la porte, elle avait bien envie de les inspecter mais le grand Korgal lui demanda si elle sentait de la magie émaner de l'objet.

" S'il est atteint de souillure ? Bah normalement ce type de rituel atteint le lieu autour du lanceur de sort et ce uniquement quand celui-ci jette un sort, si je veux faire une souillure ici, emporter un objet aussi souillé soit-il ne va pas propager la souillure ailleurs. Mais ce n'est pas le seul maléfice au monde, je peux toujours regarder." De ses petites ailes elle inspecta sous différents angles le dit objet avec moult commentaires non nécessaire.

" Oooooh c'est un zoli crab' ça. Un crab' des sables. Un crab'sableu ? Est-ce qu'il est sablonnant ce vilain Crabz. Tu es zentil hein ! Tu ne crabz pas comme ça ! Alooooors... Déjà y'a pas d'sable. Tu vis dans un sac gentil crabz ? Tu étais porté autour du cou ? De la patte ? Du poignet ? De la cheminée ? Tu dis rien hein, t'es pas un crabz raconteur de vie de crabz. Alleeeeez, glorieux Craaaabz, donne moi tes secrets et je te donnerai d'l'hydromel ! "
La petite plume de la Mort.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Avatar du membre
Gamemaster7
Messages : 205
Enregistré le : sam. 14 sept. 2019 21:19

Re: 5, rue Firion

Message par Gamemaster7 » dim. 28 déc. 2025 17:44

Gersolf répond aux questions de Korgal et Anissa. Tous ont vérifié leurs ongles à nouveau sans rien n’y voir d’anormal.

« Pour ce qui est de la tombe ou des mystères du désert, je regrette que sieur Urthos eut été votre meilleure chance d’en apprendre plus, du moins, quand il avait encore toute sa tête. Il devait bien y avoir un nom, mais il était le seul avec quelques notions de Kebakeri ancien. »

Plythos continue, secouant la tête à la question d’Aline :

« Ah, il y a malentendu. Mon père est enterré dans le cimetière de Bouhen. Ce n’est pas juste par superstition que j’ai condamné cette pièce, elle est juste trop pleine de… mauvais souvenirs. J’essaie de me convaincre que c’est la malédiction qui l’a rendu aussi cruel à mon égard dans ses derniers instants. Je gage que vous n’y trouveriez rien d’intéressant, la plupart de ses notes sont sur le bureau, avec ma propre documentation. Les sources ne sont pas toujours fiables, mais le Désert de l’Ouest reste peu connu des érudits kendrans, et même des tulorains. »

Il désigne du regard le scarabée que Petrol est en train d’examiner.

« Il me semble très probable que cette amulette ait amené le mauvais œil sur mon père, mais je l’ai sur moi depuis plusieurs jours et je n’ai eu aucun malaise. Il m’intrigue, j’ai déjà reçu plusieurs offres d’achat de parfaits inconnus le concernant. Et de Gersolf ici présent. »
« Je connais des collectionneurs qui paient de bonne sommes pour ce genre de curiosités. » se dédouane le bariolé.

En effet, Petrol constate qu’à part une vague sensation d’inconfort, rien de néfaste n’émane du scarabée. L’objet semble inoffensif à présent, mais elle décèle les traces d’une souillure ancienne. Il semble bien que c’est cette chose qui était porteuse, ou du moins canalisatrice, du mal qui a affligé le père.

Layam, de son côté, remarque que la gourde offerte par Petrol’Kiwi ne contient pas l’hydromel promis. Il n’y a rien du tout, d’ailleurs. Peut-être l’a-t-elle vidé et pensait-elle qu’il pouvait se satisfaire de quelques gouttes d’origine suspecte. De son poste d’observateur passif, il décèle l’insistance subtile du regard de Gersolf sur l’amulette, un regard qu’il a vu maintes fois chez des receleurs qui feignent le désintérêt face à l’objet de leur convoitise. Puis soudain, son attention se reporte sur l’épéiste.

« Odiron, que faites-vous donc ? »

Odiron est en train de grignoter un petit gâteau à la pâte d’amande, action qui détonne légèrement avec son air grincheux. Il pointe du doigt une petite assiette à côté de la porte d’entrée entrouverte tout en mâchouillant.

« Livraison pour Urthos qui vient d’arriver. Ça dit ‘Père No... No-Hell, en remerciement tardif pour service rendu’. »

Plythos et Gersolf se regardent pantois, ne sachant pas quoi faire de cette information. Odiron attrape l’assiette et la tend, dévoilant un gâteau appétissant avec des parts pré-découpées.

« C’est pas dégueu. » commente-t-il, la bouche pleine.

Il vous laisse vous servir entre vous. Il y a une part pour chaque personne (attention les petites races, pour vous c’est un gros morceau !).

► Afficher le texte
Pour toute demande, n'hésitez pas à poster sur le SOS GM ou le Discord
Pour les interventions ponctuelles, c'est ici

Avatar du membre
Adam Von Demorlys
Messages : 105
Enregistré le : ven. 22 févr. 2019 13:36

Re: 5, rue Firion

Message par Adam Von Demorlys » jeu. 1 janv. 2026 12:29

Les réponses à ses questions ne tardèrent pas à venir... Mais ne firent pas avancer les choses pour autant. Le seul qui aurait pu y répondre n'était plus de ce monde. Et c'était la raison de la présence du sorcier, avec cette bande de joyeux lurons après tout.
Les choses devinrent cependant un chouilla plus intéressantes lorsque Plythos s'adressa à la jeune blondinette. Contrairement à ce que le colosse avait imaginé, la dépouille de son paternel ne se trouvait pas derrière cette mystérieuse porte bardée de talismans, aux pouvoirs inconnus, mais était bien enterrée à Bouhen.

C'est en tout cas ce qu'il disait, mais un doute persistait chez Korgal. Pas forcément concernant le père, mais il avait l'impression que leur commanditaire leur dissimulait quelque chose. Les explications et l'attitude du nobliau concernant cette pièce énigmatique lui donnaient le sentiment que quelque chose clochait... Mais peut-être n'était-ce que son imagination.

Plythos enchaîna rapidement sur le sujet du scarrabé, leur apprenant qu'il le portait lui-même depuis plusieurs jours.

"Si vous l'avez aussi porté mais que vous n'avez rien eu, c'est que le mal qui a emporté votre père vient d'autre chose. Il a dû entrer en contact avec un objet, une entité ou autre lorsque vous n'étiez pas avec lui, ou alors sans que vous l'auriez remarqué... Ou alors le pouvoir qu'avait cette amulette s'est dissipé."

Korgal n'alla pas plus loin dans ses réflexions, l'attention des explorateurs en herbe fut vite dirigée sur l'escrimeur taciturne, qui était en train de se déguster une bonne part de gâteau. Un cadeau de remerciement de la part du père-No-Hell apparemment... L'assiette fit vite le tour, et le sorcier ne se fit pas prier pour prendre une part. Il la renifla, puis tapa un croc. La saveur de l'amande envahit rapidement agréablement ses papilles, l'incitant à vite enchaîner avec une deuxième bouchée. Avec un hochement de tête et grognement appréciateur. Une fois sa bouche pleine et ses mains libres, le colosse se dirigea devant le bureau. Il saisit la liasse de notes qu'avait désigné Plythos un peu plus tôt, celles qui avaient été rédigées par son feu parternel, et les feuilleta à la recherche de quelconque information intéressante.

Avatar du membre
Guasina
Messages : 80
Enregistré le : mer. 19 déc. 2018 00:21

Re: 5, rue Firion

Message par Guasina » jeu. 1 janv. 2026 16:09

Image






Nous avions bombardé de questions nos hôtes et ceux-ci avaient répondus sans attendre. Ainsi aucun de ceux qui accompagnait le défunt n’avaient de points noirs sous les ongles.

(C’est déjà une bonne chose, mais il faut demeurer alerte)

L’attention était ensuite portée sur l’objet en forme de scarabée. A la demande de Korgal, Petrol voleta autour de l’insecte de pierre. Elle l’analysa et nous expliqua qu’il n’émanait plus de magie de lui. Et si j’avais bien compris, l’effet du maléfice, n’avait eu lieu que sur les lieux ou le sort avait été lancé.

(Le scarabée semble à présent complètement inoffensif. )

Plytos nous confirma ma pensée en précisant qu’il la conservait sur lui depuis quelques jours nous affirmant qu’il faisait l’envie de plusieurs acheteurs potentiels.

D’une voix assez forte pour être entendu, je répondis à Plytos.

“Ne le vendez surtout pas… enfin, pas tant que nous n’avons pas terminé notre mission d’exploration pour vous.”


Et puis mon attention se porta sur la porte. Comme plusieurs d’entre nous, j’avais cru comprendre, à tort que le corps du père de notre hôte se trouvait derrière cette porte scellée.
Le défunt reposait comme il se doit dans le cimetière, ce qui était plus approprié.

Ce fut à ce moment qu’Odiron nous revint avec une assiette contenant un joli gâteau qui émanait une délicieuse odeur d’amande. Il tendit l ‘assiette à tous moi y compris. Je lui fis signe de la main, de déposer ma part sur le bureau..

(Oh ! Mais c’est beaucoup trop ! )

Peut-être par souci d’équité ou par ignorance de ma nature, il me donna une part égale à celle de mes futures compagnons, de taille dépassant plusieurs fois la mienne. A deux mains, je me pris une portion raisonnable, par rapport à ma taille et le dégustai silencieusement, prenant soin de ne pas mettre des miettes partout, tout en réfléchissant.

Une fois ma dernière bouchée avalée, je me léchai les doigts un par un afin de ne plus les avoir collants et je m’adressai ensuite à Plytos

“Merci pour ce gateau, il était délicieux … Je pense que notre prochaine étape consiste à explorer cette pièce scellée ! Auriez-vous l’amabilité de déverrouiller cette porte et de nous permettre d’explorer cette pièce monsieur Plytos ? “

Puis après un regard à l’assemblée, très poliment je demandai:


“L’un de vous aurait l’amabilité de me transporter de ce bureau jusqu’à l’intérieur de la mystérieuse pièce, lorsque celle-ci sera accessible ?"

Anissa
  • Mange une portion lutine de sa part de gâteau
  • Conseille a Plytos ne conserver l'amulette
  • Demande a Plytos de leur donner accès a la pièce verrouillée
  • Demande à une âme charitable de la transporter jusqu'a la pièce si jamais Plytos leur permet d'y aller

Avatar du membre
Akihito
Messages : 385
Enregistré le : mar. 29 janv. 2019 14:26

Re: 5, rue Firion

Message par Akihito » dim. 4 janv. 2026 01:38

Image

M'arracher à la vue des plus banales de la rue fut faciles : il suffit que le vieux mercenaire se pointe avec du gâteau, qu'avait l'air pas mauvais en plus. J'avais déjà refusé la gourde de la femme libellule qui voulait que j'y boive elle seule savait quoi, alors me saisissant d'un bout au passage du plateau, je le fit sauter d'une chiquenaude du pouce et de l'index bien haut avant de le gober avec facilité. Très sucré, comme machin. Mais pas dégueu. Pas dégueu du tout.

"Mmmh, c'est c'que vous manger vous les nobles pour dev'nir gros ? J'avoue que j'vous comprend un peu."

Finissant ma bouchée, je pointais du doigt la petite babiole qui semblait etre le centre de l'attention.

"Et vendez surtout pas c'machin. Si des types qu'vous connaissez même pas vous proposent d'vous l'acheter, c'est qu'c'est louche. Surtout si vous en avez pas parlé. Quelqu'un a p't'être laisser fuiter une info ?"

Je haussai un sourcil narquois au nobliau bariolé qu'avait l'air plus intéressé qu'il le disait, et retournait à ma surveillance. Aux sachants les éruditions : moi, j'm'attendais désormais à ce que des types trop impatient pour attendre que leur offre soit accepté viennent récupérer eux mêmes le cafard plaqué or.
  • Accepte le bout de bûche.
  • Surveille ce qui se passe par la fenêtre

Avatar du membre
Cromax
Messages : 876
Enregistré le : mar. 26 déc. 2017 20:51

Re: 5, rue Firion

Message par Cromax » dim. 4 janv. 2026 10:26

Image

Le corps du père n’était pas là. Ni vivant ni mort. Enterré selon la tradition, il reposait dans le cimetière. Tant mieux. Je me désintéressai de la salle pour observer Odiron le guerrier taciturne grignoter un gateau, dont il propose des copies posées sur une assiette non loin. Un cadeau du Père No-Hell selon lui. J’avais entendu parler de cette légende, sans jamais avoir eu à faire à une quelconque confirmation. Était-ce là un tour de nos hôtes ? Quoi qu’il en soit, l’idée de déguster une friandise fut bienvenue, et j’acceptai humblement la proposition en piochant dans le plat.

Chacun y alla de son commentaire, mais je me tus de mon côté. Il allait être temps de passer à l’action, prochainement. La lutine proposa d’explorer la pièce, et demanda une monture pour s’y jucher. Je tendis mes bras pour qu’elle y grimpe, avec un sourire bienveillant. J’étais aussi curieuse de ce qui pouvait s’y trouver. Je me permis juste une question :

« Qu’attendez-vous précisément de nous, et sous quelles conditions ? Un voyage dans le Désert sur les traces de votre aïeul ? Vous nous accompagneriez ? »

Avatar du membre
Gamemaster7
Messages : 205
Enregistré le : sam. 14 sept. 2019 21:19

Re: 5, rue Firion

Message par Gamemaster7 » dim. 4 janv. 2026 21:32

Tous ceux qui ont goûté au gâteau le trouvent délicieux et se sentent revigoré, en veine, même, comme s’ils étaient prêts à affronter n’importe quel péril. Korgal se met à farfouiller les notes de feu Chantelierre et la plupart d’entre elles, les plus lisibles, évoquent sans grand détail des éléments de la vie des Kebakeris. Il y a ce qui ressemble à des blasons, sans doute arborés par les différents clans du désert. Ils sont divers et variés, la plupart reprenant des animaux de Kebaker, mais aucun scarabée, cela dit. Un de ces blasons se différencie des autres par l’absence d’animal, le dessin principal représentant une sorte de visage exprimant la colère, probablement un masque rituel avec une connotation guerrière. Pour le reste, quelques croquis d’objets du quotidien ou de paysages. Le Désert de l’Ouest est peut-être plus riche et diversifié que ne l’aurait pensé Korgal de prime abord. Certains dessins ressemblent à des cités où affluent les caravanes, d’autres à des structures de pierre insolites au milieu des sables. D’autres à des ruines abandonnées depuis des temps immémoriaux. Là encore, au milieu d’illustrations diverses et variées (un nombre assez conséquent de dromadaires), l’une d’entre elles semble plus détaillée et ambitieuse que les autres : la représentation d’une imposante structure adjacente à un oasis, carrée, haute, donnant l’impression d’une sorte de temple ou alors de forteresse.

Le reste des notes est difficile à comprendre. Beaucoup de griffonnages désordonnés, des mots rayés à la va-vite, de l’encre renversée, même des gouttelettes de sang séché, parfois. Des dessins plus fouillis et sombres, incompréhensibles, comme si un lunatique avait dessiné ses rêves. Une seule chose te saute aux yeux en déplaçant les parchemins, une inscription pointant vers le dessin du scarabée qu’Anissa avait vu plus tôt : « TARATE SENAL »

Pas qu’une, en fait, plusieurs. Ce mot entoure le croquis comme un refrain lugubre, et tu as la nette impression que le preneur de notes ne connaissait pas plus que toi la signification de ces termes. Il te semble voir des écritures alternatives de cette phrase ça et là. Ça ne ressemble pas à la langue écrite commune, mais c’est assez proche pour que tu puisses deviner que ce sont les deux mêmes mots écrits de plusieurs manières différentes, parfois dans l’autre sens.

Layam, quant à lui, retourne à sa surveillance. Toujours rien de bien suspect à l’horizon. La petite pleuviote n’allait pas durer bien longtemps. Gersolf avait haussé un sourcil en entendant sa dernière question, puis s’est vite désintéressé de lui. Trop vite, peut-être.

Après qu’Eline ait gracieusement ramassé Anissa, Plythos se lève pour déverrouiller la porte. Ça ne l’enchante clairement pas.

« Vous pouvez y jeter un œil. Je ne crois pas que vous y trouverez grand-chose. »

La pièce se dévoile à vous. Une chambre qui semble intouchée depuis qu’on en a extrait la dépouille d’Urthos. Un lit défait trône en son bout, sur lequel on pouvait encore deviner le fossile de l’homme qui y est resté allongé pendant plus d’une semaine. Tout autour, sur les tables de nuit, d’innombrables fioles et almanachs vides ou en décrépitude. À en juger par les fioles éparpillées un peu partout et les quelques fines taches sombres présentes ça et là sur le sol, Anissa, qui n’est pas étrangère à ce genre de scènes, devine que la majorité du temps d’Urthos a été passée à tenter divers remèdes. Il lui semble évident que nombre de guérisseurs se sont succédés , et qu’ils ont tous été confondus par son état malgré leurs efforts.

Des taches peu perceptibles ornent aussi certains murs. Divers liquides, des griffures, et même quelques gouttes de sang séché qu’Anissa a peu de mal à identifier, là encore. Le patient a eu de nombreuses crises de folie. C’est évident grâce à un dernier détail lugubre : des sangles défaites autour du lit.

Un lit qui n’était pas un lit d’hôpital à l’origine, bien sûr. Une chambre ordinaire transformée en dernier repos mélancolique et malsain, comme en témoigne le dernier reliquat de la vie d’aventurier d’Urthos Chantelierre : ses habits de voyage pendants contre la porte. Son manteau bouffant, sa petite canne de marche bien robuste et son chapeau coquet. Comme si le vieil homme joueur et téméraire de jadis observait ce qu’il était devenu depuis le pas de sa propre chambre.

Et enfin, sur un tabouret juste à côté, une petite boussole luisant à la lumière de la fenêtre. Un objet anodin qui semblait dénoter avec la morosité du reste de la pièce.

L’air lugubre n’avait bien sûr pas échappé à Eline. Des énergies sombres avaient clairement œuvré autour de sieur Chantelierre, mais il ne reste ici que leurs embruns, dispersés comme poussière dès que l’air est entré dans la pièce. La boussole lui inspire quelque chose de réconfortant, de chaleureux, presque. Quelque chose de diamétralement opposé au malaise inspiré par le scarabée et cette triste chambre, mais elle n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

D’autres personnes ont peut-être suivi les deux damoiselles, mais pas Plythos qui reste sur le pas. Elles peuvent l’entendre ravaler difficilement sa salive, puis s’efforcer de répondre à leur question sans laisser paraître son tourment.

« Vous avez vu juste, madame. Je veux voyager dans les pas de mon père, retracer l’origine de cette prétendue clé. Il a arpenté le désert convaincu d’y trouver des trésors oubliés par le temps, alors même que d’autres le traitaient de rêveur inconscient… Moi compris. Mais il était sur une piste, c’est certain. Il voulait revenir à Kebaker. Je vous ai appelé ici parce que je cherche des personnes de talent pour m’accompagner, moi qui n’ait que de maigres compétences. Des gens fiables. »

Sur ces derniers mots, Gersolf détourne le regard. Odiron expire longuement, toujours adossé à son mur, les bras croisés.

« Je n’ai aucune intention de vendre cette amulette. Elle vient avec nous. Mon père ne s’est pas trompé. Vous aurez votre part de tout ce que nous trouverons dans ce désert. Et si par malchance nous revenons bredouille, je suis prêt à liquider la vieille boutique pour assurer votre paiement. »

Sur ce, il se saisit à nouveau du scarabée et le range dans une petite sacoche à son manteau, fermée par une ficelle. Une audace qui ne lui vient pas naturellement. Peut-être le gâteau. En tout cas, les plus observateurs noteront le doute et l’appréhension qui le tenaillent même en cet instant. Petrol, jusque-là absorbée par l’objet, se voit forcée de reporter autre part son attention. Elle se rend compte qu’un morceau de gâteau a été placé à côté d’elle.


► Afficher le texte
Pour toute demande, n'hésitez pas à poster sur le SOS GM ou le Discord
Pour les interventions ponctuelles, c'est ici

Avatar du membre
Adam Von Demorlys
Messages : 105
Enregistré le : ven. 22 févr. 2019 13:36

Re: 5, rue Firion

Message par Adam Von Demorlys » jeu. 8 janv. 2026 19:41

Image


Le goût de la pâte d'amande caressant encore ses papilles, le sorcier feuilleta consciencieusement la liasse de notes se trouvant sur le bureau. Et il y en avait un paquet ! On aurait dit que l'explorateur avait mis sur papier la moindre information qu'il avait trouvée sur le continent lointain, comme s'il envisageait de rédiger une sorte d'encyclopédie. Un travail de passionné,  à n'en pas douter.

Sur les premières feuilles figuraient des suites de blasons, répertoriant sans nul doute une liste de familles et de factions de là-bas. La plupart représentaient des animaux, dont certains que Korgal ne connaissait pas. Mais hélas pas de scarrabé... Dommage, ça aurait pu donner une piste. Un cependant se démarqua des autres, et retint de ce fait l'attention du colosse. Ici nul fauve, reptile ou autre bête n'était représenté, mais juste un masque, donnant une impression religieuse et sinistre.
Le sorcier continua à feuilleter, passa plusieurs notes moins intéressantes, où figurait quelques objets à l'aspect étrange et divers paysages.

Korgal s'arracha à sa lecture en entendant Plythos les autoriser à accéder à la mystérieuse pièce.

(Bon, faut croire que j'ai été mauvaise langue !)

Même si ce dernier n'était visiblement guère enchanté de leur dévoiler cette partie de la demeure, il leur en ouvrit l'accès.

Gardant la liasse de parchemins en main, Korgal s'y engagea à la suite de ses compagnons de fortune, dépassant Plythos qui était resté sur le pas de la porte. On aurait dit que l'occupant de la pièce l'avait quitté la veille... Le lit n'était même pas refait et un amas de fioles traînait encore sur les tables de chevet. Un bazar qu'il aurait sans doute été intéressant d'inspecter, mais à part ça rien de sensationnel ne sautait à l'oeil. Lui qui s'imaginait que leur commanditaire leur cachait peut-être quelque chose d'important, le colosse en fut presque un peu déçu. Il s'avérait que ce dernier était plutôt doté d'une grande sensibilité, et d'un grand amour pour feu son paternel. De quoi le rendre presque un peu attachant. Presque. Laissant aux autres aventuriers le loisir d'inspecter la pièce comme bon leur semblait, le sorcier retourna alors à l'étude des notes.
Il se remis à tourner les pages, sans rien trouver de trop intéressant, jusqu'à ce qu'il tombe sur l'illustration d'une imposante structure bordant une oasis, ressemblant à un fort, ou à un édifice religieux.
Le reste montra que l'explorateur venait de commencer à basculer la folie. Des suites illisibles de mots, comme griffonnés frénétiquement et raturés. Des dessins, à l'allure on ne peut plus ésotérique, voir onirique. Certaines pages étaient parsemées de tâches d'encre, voir même... De sang? L'agitation qui devait saisir Urthos lorsqu'il avait rempli ses pages, était plus que palpable. Une autre chose retint cependant l'attention du colosse. Un ensemble de mots, qui revenait sans cesse, bien que sous des déclinaisons différentes, mais qui semblait signifier la même chose.

"TARATE SENAL"

C'était gravé avec tant d'insistance, que cela faisait plus penser à une vaine tentative d'évacuer quelque chose, qu'à une simple prise de note. De plus, plusieurs de ces feuilles semblaient reliées au dessin du scarabée, qu'Anissa avait trouvé plus tôt.

Inutil de demander à Plythos et ses deux compères, ce que voulaient dire ces deux mots. Celà n'aurait fait que remuer la couteau dans la plaie, et c'était quasiment sûr qu'ils n'avaient pas la réponse. Autant garder ces notes et chercher à en savoir d'avantage une fois qu'ils seront sur place, auprès des locaux. S'extirpant de sa prospection, Korgal releva les yeux.

Plythos venait de répondre à la petite blondinette, avançant qu'il souhaitait suivre les traces de son père et mener à bien son expédition. Malgré l'aplomb qu'il tentait d'afficher, le sorcier décela un léger trouble, comme une inquiétude. Sortir à ce point de sa zone de confort du jeune nobliau, et braver l'inconnu, pour rendre hommage à son père. Et ce en menant une expédition qu'il jugeait stupide et folle, il y a encore quelques mois de celà... Korgal trouvait cela tout à fait honorable et respectable.
Hochant gravement la tête il adressa alors à son nouveau commanditaire.

"J'prends toujours une mission très au sérieux. Si je m'engage dans un contrat, c'est pour que le travail soit fait. Soyez franc et transparent avec moi, c'est la principale que j'attends de mon employeur, et je vous assure de mettre toutes mes ressources à disposition pour qu'on mène cette expédition à bien. Du coup quel est le plan, si vous en avez déjà un? Et quand partons nous? J'aimerai juste faire un crochet à une boutique avant de partir. J'ai eu... Un p'tit contre-temps sur la route et faudrait que je fasse quelques courses. Au fait..."

Korgal feuilleta la liasse de note, et une fois l'illustration représentant l'imposante bâtisse, longeant une oasis trouvée, la montra à Plythos.

"Vous savez qu'est ce que c'est ça?"

Avatar du membre
Guasina
Messages : 80
Enregistré le : mer. 19 déc. 2018 00:21

Re: 5, rue Firion

Message par Guasina » ven. 9 janv. 2026 03:16

Image
Je n’avais pourtant pas ressenti la faim, et mon estomac n’avait pas émis de gargouillis annonçant celle-ci, c’était bel et bien par gourmandise que j’avais accepté cette généreuse part de gâteau. Et je n’en fus aucunement déçus.

Pleine d’énergie, je grimpai agilement et avec précaution sur le bras que me tendis la jolie dame blonde. Je m’asseyai ensuite sur son épaule.

Plythos nous ouvrit la porte sans enthousiasme, Après tout, son père était décédé depuis peu et cette chambre lui rappelait de mauvais souvenir.

(Mais pourquoi la fermer à clé, il suffit de ne pas y aller)

Plythos ne pénétra pas dans la pièce, demeurant au pas de la porte.

Cette chambre était en désordre et témoignait du séjour du mourant ainsi que des tentatives de soins qui y avait été dispensés.

( Fioles dispersées, almanach laissé par terre. )

Il était évident que tous les efforts avaient été déployés afin de guérir le pauvre homme. Mais visiblement, les soins prodigués n’avaient rien pu faire, comme expliqué plutôt, il avait été victime d’un maléfice, et pris d’une folie. Je détournai mon regard du lit et des sangles ayant servi à attacher le malheureux, et j’évitai le mur taché de sang. Je m’intéressai plutôt aux habits de voyages pendants contre la porte.

M’adressant a Plythos,

“Pourriez-vous vider les poches de ce manteau, peut-être contient-il des choses intéressantes ?”

Avatar du membre
Silmeria
Messages : 329
Enregistré le : sam. 5 janv. 2019 11:39

Re: 5, rue Firion

Message par Silmeria » ven. 9 janv. 2026 04:47

OOOOOOOOOOOOOOOPUTAINYADUGATEAU !!!!

Piaillait Petrol en se jetant sur la part avec une élégance qu'on ne saurait lui deviner. Elle boulottait à grosses bouchées tout en écoutant comme une bébé Petrol ce qui se disait autour d'elle. " Mamouuaaate Moueenaal ? " Marmonait Petrol avec un demi-kilo de cake dans le bec. Elle mastiquait longuement, encore et encore en faisant un geste de sa main pour laisser entendre qu'elle allait finir par y arriver comme si elle moulinait du poignet à côté de sa bouche. Après un temps assez long elle dégluti d'un coup. " Hey, Tarate Senal ça veut dire de faire attention. C'du vieux langage. Il faudra par conséquent... " Lève les épaules " D'faire attention quoi. Et dis moi gentil monsieur ! Faut pas vendre ta boutique pour ça hein, tu sais que si jamais, d'aventure, par hasard on venait à trouver un fragment de l'artefact, à supposer qu'il existe mais... Vous avez une idée de ce que ça peut coûter ? C'est une fortune colossale ! Un artefact magique capable de canaliser la puissance de plusieurs magiciens ou d'amplifier la force d'un seul... Non mais c'est délirant, ça reste une piste farfuleuse mais il faudra tout de même la garder à l'esprit. "
La petite plume de la Mort.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Avatar du membre
Cromax
Messages : 876
Enregistré le : mar. 26 déc. 2017 20:51

Re: 5, rue Firion

Message par Cromax » ven. 9 janv. 2026 12:36

Image


Le gâteau était tout simplement délicieux, et je me sentis presque coupable d’en profiter si ouvertement alors que certains mouraient de faim, à à peine quelques rues de là fort à parier. Il fut néanmoins englouti, non sans un soupir de satisfaction à la dernière bouchée avide.

La chambre qui s’ouvrit à la lutine et moi semblait figée dans le temps. Comme s’il ne s’écoulait plus guère depuis le départ du père. Elle gardait les stigmates de soins, mais aussi de passages de démence de la part du paternel. À tel point que des murs semblaient… griffés. Je restai un instant béate devant l’horreur que ça avait dû être, tant pour cet être que pour ses proches. Des sangles avaient été attachées au lit, par mesure de prévention. De protection. Contre lui-même, et pour les autres. Il avait dû vivre des derniers jours monstrueux. J’en frissonnai.

Un objet cependant attira mon regard, comme un phare dans l’obscurité des résidus de magie noire présents dans la chambrée. Une petite boussole dont les énergies fusaient l’espoir dans l’ombre. Le réconfort dans la tristesse de la perte. Je m’en emparai délicatement et la portai à mon visage alors que les questions continuaient de pleuvoir vers le fils de la maisonnée. Alors que la lutine sur mon épaule apostrophai ce dernier comme un bandit de grand chemin le ferait de sa victime éplorée, je me détournai du bourgeois en deuil pour reporter mon attention sur le fanfaron coloré et son garde du corps maussade, leur présentant l’objet de ma découverte.

« Le Père avait-il cette chose durant votre expédition ? En connaissez-vous la nature exacte ? »

Elle ne parlait pas de sa fonction de boussole, c’était évident… Mais peut-être ne s’en rendraient-ils pas compte, s’ils n’en savaient rien.

L’aldryde nécrotique continuait son spectacle théâtral, arguant que le paiement serait assuré par la découverte de l’artefact surpuissant évoqué plus tôt. Je grognai, soufflant à demi-mot, mais assez clair pour que les personnes présentes l’entendent :

« Il est hors de question qu’un tel objet soit vendu à la sauvette, et certainement pas à n’importe qui non plus. C’est une pièce qui doit être étudiée par des savants qui pourront protéger le monde de ses effets néfastes. »

Je me tournai vers Plythos.

« Je ne suis intéressée par aucune récompense. J’œuvre pour la connaissance. »

Répondre

Retourner vers « Le Râle du Pharaon »