Préambule à la Fracture
Fenouil et Morrigane
ViI
Le trajet jusqu'au temple est une affaire d'endurance sous un soleil qui commence à faire peser son poids sur la chaleur environnante. Nahel guide le groupe, Freir marchant aux côté de Morrigane et Denir qui gémi parfois faiblement. Chacun de ces bruits tire un regard inquiet à Freir qui semble particulièrement touché par ce qui arrive à son ami. Nahel, lui, se contente de mener l'étrange groupe à travers les ruelles jusqu'au temple.
Le bâtiment qu'ils finissent par atteindre est une merveille d'architecture. De grandes arches d'un blanc immaculé soutiennent une immense voute se divisant en deux en son milieu, pour ensuite laisser place à deux coupoles, chacune d'entre elle dédié à son dieu. Gaîa sur la gauche. Yuimen sur la droite. Sur le sommet de marches qui amène aux impressionnantes doubles portes, deux gardes se tiennent. L'un porte une armure qui semble fait d'or et tient une hallebarde d'or et d'ivoire, tandis que l'autre semble être fait de terre, un lourd marteau de couleur bronze posé devant lui. Pélerins, croyanst et autre curieux vont et viennent entre les deux gardes qui ne semble arrêter personne.
C'est lorsque Nahel met le pied sur les marches que Morrigane pose sa question, l'arrêtant net. Il se tourne vers elle, quelque peu agacé. Freir, lui, laisse son regard passer de Morrigane à Nahel, sans rater une miette de l'échange.
« Je suis celui qui les garde en vie au milieu d'une ville qui aurait tôt fait de les tuer ou de les faire disparaître. Trêve de bavardage. »
Il les amène en haut des marches. Aucun des deux gardes ne les arrête. une fois à l'intérieur, l'air frais fait un bien fou à tous. Ils peuvent sentir l'encens servant purifier l'air et les immenses vitraux représentant les deux divinité formes de magnifique mosaïque de couleur sur les immenses murs décorés. Bien vite, un prêtre se dirige vers eux en voyant l'enfant mal en point. Deux acolytes l'accompagnent et, après un bref échange avec nahel et une passation de yus, Denir est emmené par les prêtre et ses suivants vers une aile interdit aux simple fidèles. Après uen brève hésitation, Freir reste avec Nahel, non sans fixer du regard Denir jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière une porte en bois.
« Ils vont le sauver ?»
« Je suis certain qu'il sera très vite debout, Freir. Quant à vous deux » Dit-il en se tournant vers le duo improbable de Morrigane et Fenouil.
« Merci pour votre... aide. » Son ton est quelque peu sarcastique sur le dernier mot.
« Je suis certain que nous pouvons trouver un arrangement pour ce qui est de votre petite dette, pas vrai ? Les soins coutent cher et vous ne voudriez pas laisser de pauvres enfants sans le sou dans une telle conjoncture... N'est-ce pas ? »
Une jolie façon de leur demander de rembourser le coût des soins d'une blessure dont Morrigane est responsable.