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Rues de Bouhen

Posté : dim. 25 janv. 2026 21:02
par Gamemaster7
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Malgré le temps triste et le sol boueux, le centre-ville de Bouhen conserve un certain charme. Les échoppes et maisons se côtoient, et les nuages gris n’empêchent pas les marchands de faire étal de leurs denrées. Les étals couverts ajoutent même un petit cachet, comme un avant-goût de ce qui pouvait attendre Korgal dans les cités du désert.

Les miliciens en patrouille, bien que relativement nombreux sont largement ignorés par la population. Chaque ville a ses problèmes, mais Bouhen reste relativement ordonnée et civile, du moins dans ces parties. Il n’y a pas foule, mais assez de gens pour faire vivre la place publique, au centre de laquelle trône une jolie fontaine en marbre, sur laquelle est dépeinte un amalgame vaguement patriotique de remparts et d’appareillement militaire.



Korgal


Korgal n’a pas eu de mal à trouver une boutique pour ses besoins d’aventurier. Le vendeur de potions auquel il s’est arrêté se saisit de sa gourde, l’examine avec un air désintéressé en faisant passer son doigt dans une fente que le sorcier avait jusque-là ignorée, puis la jette aux ordures sans cérémonie.

« On r’prend pas les récipients. De toutes façons, celui-là il est foutu. »

Malgré ce petit désagrément, il obtient sans mal ses fournitures magiques.

« Tu veux un heaume, mon grand, j’te le fais à 700 ! »

Un autre homme, plus potelé et moins chevelu, qui tenait l’étal adjacent, l’avait alpagué. Au vu des armes et armures autour de lui, il devait fournir la milice locale. De toute évidence, le type qui lui a vendu les potions n’allait pas lui fournir d’équipement militaire.

Korgal a donc pris son dû, l’armurier ayant même pris soin de lui fournir un casque rembourré pour être sûr qu’il n’irrite pas la peau de son crâne.

Alors qu’il se décide sur quoi faire ensuite, il entend une conversation de deux soldats en patrouille.

« … saloperie qu’ils ont saisi dans les docks. »
« Encore du plaise-boute ? Bordel, au moins avec l’embargo, on s’ra plus tranquilles. »
« Tu crois ? Mon avis, s’en battent les couilles de l’embargo, les Lys Noirs. »
« Chier. On devrait fouiller tous ces ploucs au Tendon, histoire d’avoir la paix. »


Ils continuent leur marche en s’éloignant, difficile de comprendre le reste.



Anissa


Non loin du centre-ville, dans la petite échoppe tenue par la chaleureuse Gloria, Anissa récupère son nécessaire avant qu’une autre personne ne fasse grincer la porte de la boutique d’ordinaire peu fréquentée. Une adolescente de 14 ans environ, dont la lutine connaît bien la mine parsemée de taches de rousseur et les boucles châtain en désordre, arrive en portant deux sacs assez lourds sans doute remplis de provisions pour la boutique. C’est Millie, sa nièce du côté de Pablo.


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« Tata Nissa ? Tu pars encore en voyage ? »
« Hop hop hop, ne t’occupe pas de ça, ma petite, va me ranger ces courses, tu veux bien ? »
« Roh, c’est bon. Papa veut jamais me laisser voyager, moi je me fais ch-, ahem, je m’ennuie ici. »
« Finis ce que t’as à faire et tu seras libre de jouer les caïds devant les gosses du voisinage. »

La jeune fille fait la moue tout en exécutant mollement ses corvées, sa manière inoffensive de se rebeller contre cette terrible injustice. Gloria adresse à la lutine des signaux discrets, mimant les mots « Bon voyage » avec le sourire, ne souhaitant pas la retenir davantage.



Petrol


L’aldryde a délibérément choisi l’endroit le plus miteux et décrépit qu’elle ait pu trouver. Le petit vieux qui a autant de poils sur le caillou que de dents restantes esquisse un grand sourire tout noir avant de répondre avec une voix aiguë et enrouée, comme celle d’un enfant accro au tabac :

« Naaaan. Héhé. Dommaaaaage. »

BOUM.
Enfin, pas un grand boum. Un petit boum, mais grand par rapport à Petrol. La vieille limace est recroquevillée sur un petit établi cramoisi, jouant avec deux petits bouts d’un métal qu’elle ne saurait identifier pour produire des étincelles et parfois de petites explosions, comme des pétards un jour de fête. Les rares cheveux qui lui restent sont hérissés sur son crâne, et la nécromancienne ne peut pas s’empêcher de ressentir un certain inconfort, un sursaut, comme un tic nerveux à chaque fois que les deux métaux se touchent.


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Il semble complètement obnubilé par les petits éclats dorés qui jaillissent quand il entrechoque ses bâtonnets. Il ne fait pas attention à la petite Petrol, marmonnant sans cesse entre deux ricanements.

« Héhéhé, boum ! Boum boum ! »

Tout autour de lui, plein d’engins étranges, pour la plupart métalliques, à l’utilité douteuse. Beaucoup sont cassés. Petrol a bien trouvé une sorte d’alchimiste, mais ses intérêts semblent grandement limités. En tout cas, il a l’air heureux.

« Kero kero. Kero kero… Boum boum ! »

D’où elle se trouve, entre deux petits boums, elle peut entendre les bruits du port de Bouhen. Manifestement, elle n’en est pas loin.


Apartés possibles pour chacun si vous souhaitez entamer une discussion, faites-moi signe

Re: Rues de Bouhen

Posté : jeu. 29 janv. 2026 21:50
par Guasina
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Anissa Niqor


J’étais en train de ranger mes achats que je vis arriver ma nièce Millie, la fille de mon frère Pablo. Me voyant ainsi sur le comptoir de la boutique, elle comprit rapidement que je m’apprêtais à repartir en expédition.

Gloria tenta d’éviter la discussion en lui demandant de ranger les effets sur les étagères. Agée d’environ quatorze ans, Millie avait soif d’aventure et ne songeait qu’à partir elle aussi à l’aventure. Mais son père jugeait qu’elle était, avec raison, trop jeune encore. Gloria lui demanda de se dépêcher à finir les corvées et articula silencieusement à mon intention de faire bon voyage. Mais je n’étais pas encore prête à quitter la boutique. Je fis donc signe à Gloria de s'approcher davantage de moi puis je lui chuchotai, pour ne pas être entendu de Millie.

"Dis, Gloria pourrais-tu me porter sur ton épaule jusqu'à la porte svp, j'en profiterai pour te faire un petit message discret."

Après avoir souri à Millie, Gloria me monta délicatement sur son épaule. Bien assise, les pattes pendantes, je la laissai me conduire vers la porte, tout en lui chuchotant mes souhaits.

"A chaque fois que je pars en voyage, je dis à ma famille, ce que je leur lègue si je ne reviens pas. La dernière fois, mes frères m'en ont voulu et ils m'ont dit de ne plus faire ça, car ça les rendait encore plus inquiets."

Après avoir haussé les épaules, je rajoutai.

"Je ne sais pas ce qui les dérange, je prends juste les devants, ça ne fera pas mourir que de le prévoir... Bref, si je suis déclarée morte, mon chien Fifi appartiendra à ma nièce Millie. Mes deux autres chiens Riri et Loulou appartiennent plus à mes parents. Pour le reste de mes affaires qui sont dans la maison familiale, je laisse le soin à maman de les partager entre mes neveux et nièces. Mes vêtements pourront leur servir de linge de poupée, qui sait. Et si on ramène mon corps, j'aimerais que tu disposes de mon équipement et que tu les mettes en vente, redonnant les sous à mes parents. Bien sûr, tu te garderas un pourcentage....Quoiqu'il sera plutôt difficile de trouver des acheteurs de ma taille. Bref, voilà !"

Sur un ton rassurant, Gloria me répondit.

"D'accord pitiote, je m'en occupe."

Millie de son côté, s’enquit de mes projets.

"Tu pars où, tata ?"


Je lui répondis sans hésiter.
"Pour le désert cette fois. je n'y suis encore jamais été. J'ai laissé Riri chez ton oncle Jack, elle a une légère blessure à la patte arrière, je compte sur toi pour le promener lorsque sa blessure sera rétablie."

Contrairement à ce que je croyais, Millie ne fut pas emballé par ma demande. Gloria la réprimanda gentiment en lui signifiant qu’elle aimait beaucoup mon chien.

Visiblement, ce qui la tracassait plus, c’était de me voir partir, et de ne pas pouvoir en faire autant.
Gloria intervint alors chaleureusement :


"T'en fais pas, va. Tu pourras voyager quand tu seras plus grande."


"De ce que Papa m'a dit, ils étaient à peine plus vieux que moi quand ils ont eu leurs premières aventures..."

"Fais pas attention à ce que ton père raconte, il en rajoute toujours des tonnes."

"Si tu le dis."


Je me tournai la tête vers Millie et rajoutai:


"Ton père est un peu inquiet pour ta sécurité. Continue à t'entraîner avec lui. Plus vite, il te sentira prête à affronter l'adversité, plus vite, il te laissera partir à l'aventure... Je t'aime ma belle Mellie ! "

Puis, à :
"Peux tu me poser ici au seuil de la porte s'il vous plait, je vais reprendre ma forme canine... A la prochaine Gloria."

Une fois déposée au sol, je repris mon apparence de Terre Neuve, je sortis de la boutique et je me dirigeai sans plus tarder à l’endroit de rendez-vous sur le port.
  • Anissa
  • fait ses achats,
  • discute avec sa nièce et Gloria
  • quitte la boutique et s’en va au lieu du rendez-vous au port sous sa forme canine.

Re: Rues de Bouhen

Posté : dim. 1 févr. 2026 03:42
par Silmeria
" Mon bon m'sieur ? Boum ? "

Petrol faisait du sur-place dans cette masure, témoignant de quelque chose de complètement farfuleux. Un vieillard complètement paumé, dégarni qui entrechoquait deux bâtons. Chaque fois que ceux là s'entrechoquaient ils créaient un petit flash ainsi qu'une gerbe d'étincelles. Il semblait enchanté, tétanisé, obsédé, fasciné. C'était du gros gros bizarre selon Petrol'Kiwi qui décidait d'attirer son attention de sa voix fluette :

" Ça c'est du gros boum ! Je suis jalouse ! "
"Hihihi, boum !" Autrement dit dans le jargon de Petrol : (" Ouais, ni oui ni merde quoi.")

" Tu vends du boum ? " Faisant mine de s'intéresser à son objet.
"Hmhm !" Une désapprobation aussi réactive que ces objets qu'il entrechoquait.

(" Il turbo-farfule le vioc, il agite quoi là, c'est des reliques ? Il a l'air maudit, ou enchanté, j'ai l'impression que ça va devenir mon quotidien les gens frappés par des maléfices, j'vais monter mes tarifs. Y a peut-être un truc qui doit être magique dans... ") Observant autour d'elle, un amas incommensurable d'objets, de bricoles, la plupart complètement dévastés, détruits, sales, brûlés, tâchés. (" T'as vraiment que la chance que tes voisins soient pas allé dans une vilaine taverne pour payer des gros bras. J'pense que c'est pas ça qui manque des gros nounours qui seraient bien heureux de te savater la caboche pour une bière. Bon, alors, qu'avons-nous là. Manifeste des nains albinos, mouais, ça a été acheté avec des coquillages et une étoile de mer tellement c'est antique, ça, lézard séché, lézard rôti, lézard au formol, lézard plus dans sa bouteille, très bien. Y a quoi d'autre, on a des... Feuilles d'arbre. Bouleau, frêne, tilleul, verveine aaah c'est excellent la verveine, très protecteur, il en faudrait quatorze plants pour empêcher cette bicoque de sombrer. Ah... Il y a une PUTAIN DE GROSSE TEGENAIRE. Vache elle est balèze elle, m'approche pas de la vilaine. Bon, sur cette pile. Marmite au fond calciné, écumoire trouée j'imagine que pour un tel résultat il a voulu écumer de l'acide dans le cul d'un volcan. Ensuite... Cette cire était rouge j'imagine, elle a complètement bruni avec le temps. Si... Non si je bouge ce truc tout va me tomber sur le râble. ") Se tourne de nouveau vers le vieux (" Oui, on sait, Boum. Boum hihihihitropbienboumjesuissaindecorpsetdesprit. Bon, revenons à nous moutons de poussière. Il a l'air sympa ce parchem... Ah non il est si vieux qu'il s'effrite entre mes pattes, bon, j'ai des confettis. Whaaaa mais... C'quoi ce papier ? On... De la sciure mouillée et compactée ? Mais ils n'avaient pas encore découvert le chanvre à l'époque ? C'est antique, j'suis dans un musée ou quoi ? Mais je ne vois rien de bien magique la dedans, rien qui puisse le corrompre ou encore le cantonner à ces boum boum. ") Déçue elle s'approcha du vieux monsieur et observa.

(" Ca a l'air d'être métallique, ça résonne ? Non... Un peu. On dirait que ça vibre, c'est veiné, doré ? De l'or ? Jamais vraiment vu ça... Hm... C'est curieux, si ça se trouve c'est tout simplement ça. ") Fascinée comme le vieux par cette curiosité, Petrol sursautait de temps à autre au gré des étincelles que lui envoyait cet artefact. Elle lâcha même un petit pet flûté qui lui aussi échoua à capter son attention.
(" Bon, ze ressens rien de bizarre, c'est donc pas du magnétisme hypnotique... Hm, peut-être faut-il le tenir pour ressentir ses effets ? Crotte de bique... Si ça se trouve... J'ai une idée ! ")

Petrol se lève et bats des ailes pour s'élever un peu.

" Désol'désol mon bon papy nounours, je vais essayer de te faire lâcher ton schbountz tout bizarre ! "

Petrol canalise une main d'ombre autour de la gorge du vieillard pour qu'il lâche enfin ses objets. (" Si ça se trouve c'est des supers artefacts ! Des reliques ! Des trucs super giga génial du jabot interstellaire ! ")


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Main sombre rang 1 à la gorge du vieillard pour qu'il lâche son affaire farfuleuse

Re: Rues de Bouhen

Posté : dim. 1 févr. 2026 16:35
par Adam Von Demorlys
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Korgal Tarviles

Et hop, une bonne chose de faite. Après avoir vissé son nouveau heaume sur son crâne, Korgal quitta la boutique en raccrocha sa bourse à la ceinture. Celle-ci était désormais bien plus légère, mais pendait maintenant à côté d'une belle gourde flambant neuve, remplie de breuvages qui risquaient de s'avérer indispensables pour la suite de l'expédition.

(Hum... J'aurai peut-être dû en profiter pour lui demander de me mettre quelques doses d'eau contre quelques piécettes supplémentaires... Ce serait con de partir en plein désert sans un peu de flotte à portée de main. Bah, c'pas grave. J'aurai l'occasion de faire un p'tit plein d'ici là.)

Sans perdre plus de temps, le sorcier se dirigea vers le port, pour rejoindre les autres membres de l'expédition qui devaient leur trouver un navire. Plus il en approchait, et plus il percevait un brouhaha ambiant assez inhabituel pour la petite cité côtière. Le colosse eût l'impression d'apercevoir également un peu plus de patrouilles que d'habitude. Au détour d'une ruelle il croisa même deux soldats, plongés dans une conversation qui avait l'air de bien plus retenir leur attention que sur les badauds qui vaquaient ici et là. D'après les brides qu'il capta, il avait l'air d'être question d'un truc dont il n'avait jamais entendu parlé, qui était acheminé sûrement illégalement par un groupe dont il n'avait jamais entendu parlé non plus. La distance l'empêchant d'en savoir d'avantage, Korgal ne leur prêta pas plus d'attention et continua sa route.

Une fois qu'il déboucha sur le port, Korgal comprit mieux l'origine du tintamarre qu'il percevait  depuis quelques minutes. L'endroit était toujours actif, avec un passage régulier de navires. Mais là c'était carrément une fourmilière. Des groupes entiers de marins ou de commerçants, se mêlaient à des troupeaux de miliciens en uniforme. Protestations, injonctions, l'ambiance était tendue et la situation n'avait pas l'air près de se calmer.

(Heureusement qu'on s'est fixé un bon endroit de rendez-vous et que je connais la ville, sinon ça aurait été compliqué cette histoire...)

"Pardon. Paaaarrddoonnn. OH FAITES D'LA PLACE ! "


Le sorcier joua des coudes pour traverser une foule compacte. Il écrasa quelques pieds au passage, et fit taire les protestations d'un regard noir ou les ignora parfaitement. Son allure atypique lui donnait quelques avantages dans ce genre de situation, et le colosse savait en jouer. Il lui fallut un peu de temps pour arriver à traverser une partie du port, et arriver au point de rendez-vous. Sa main droite en visière, il fouilla la foule du regard, à la recherche d'une tête familière. Enfin, après avoir persisté quelques minutes, Korgal aperçut une crinière blonde difficile à rater. A ses côté il reconnut Layam et l'accoutrement de Plythos.

Jouant à nouveau des coudes, le sorcier rejoignit le trio.

"Pfioouuu... Je commençais à me demander si j'allais vous retrouver dans tout c'bazar. Alors? Vous avez réussi à trouver un navire?"

Re: Rues de Bouhen

Posté : dim. 1 févr. 2026 22:18
par Gamemaster7
La main sombre invoquée par Petrol, bien que plus large que sa véritable main, s’emploie davantage à pincer férocement la glotte de sa victime plutôt qu’à enserrer sa gorge, mais ce n’en est pas moins efficace.

Le vieillard hoquette de surprise et de douleur, son expression béate s’effaçant pour laisser place à une douloureuse grimace. Il se débat presque par réflexe, utilisant ses deux bâtonnets pour provoquer l’une de ces singulières explosions dans l’espoir de se libérer. Malheureusement pour lui, l’adrénaline et la panique sont de bien mauvaises conseillères. En essayant de faire « boum » sur la main ténébreuse, il s’inflige le « boum » à lui-même. Des étincelles jaillissent au niveau de son visage, faisant se dresser comme des i les poils qu’il lui reste sur la tête.

« Hic ! »

Malgré le cri et la violence du geste, il n’a pas l’air de s’être explosé la figure, mais dans sa surprise, il laisse les deux bâtonnets lui échapper des mains. Ils tombent pile devant l’aldryde et s’entrechoquent à nouveau, la faisant tressaillir si violemment qu’elle en lâche son emprise sur le vieillard. Ni une ni deux, le vioque, après être retombé sur ses fesses, se relève, faisant tomber bruyamment une partie du bordel sur son établi, et décampe à une vitesse surprenante pour son âge, beuglant de manière incohérente à qui veut l’entendre.
Une fois remise de ses émotions, Petrol, qui a l’impression de s’être prise le tonnerre en pleine figure, se retrouve seule devant cet atelier décrépi.
Les bâtonnets émettent toujours une faible lueur dorée, mais ne semblent pas plus dangereux que ça. Ils sont un peu grands pour elle, là où le vieillard les maniait comme des baguettes ou des couverts, à l’échelle de Petrol, ce sont plutôt deux javelots improvisés. Elle estime pouvoir s’en emparer sans danger tant qu’elle fait bien attention à ne pas les laisser se toucher. Elle jurerait qu’ils bougent de façon presque imperceptible là où ils sont posés.

Le ciel s’assombrit entre les toitures délabrées. Le soleil ne devrait pas tarder à titiller l’horizon.

Petrol : 1xp (non, ce n'est pas un pays pour le vieil homme)

Re: Rues de Bouhen

Posté : dim. 8 févr. 2026 03:23
par Silmeria
La magie prend forme, une main aux doigts crochus approche de l'homme et... Trop petite pour l'étranger préfère passer par son nez ! (" Méthode de transmutation numéro 19, catalogue Ko-vide, on passe par le nez pour atteindre la gorge intérieure. Fichue petite patte.") L'ombre glissa par la narine droite avant de se pendre à la glotte et tira de toutes ses forces afin de provoquer une sensation d'étouffement chez le vieillard. Les hommes étant de constitution plus fragile que d'autres espèces, le résultat se fit sans attendre mais il ne lâchait pas ses fichus bâtonnets.

(" Allez tu es gentil ! Tu es des gentils ! Tu fais des lâches de bâtons ! De toutes façons tu comptais faire quoi ? Un feu de camp sur ton bureau, tu lâches ton schbountz ! Allez, oui, déjà un maintenant le seco... AAaaaaaaah ! CAMAFROLÉ ! ") Petrol relâcha sa concentration et le vieillard échappa à sa magie, tombant sur le postérieur lâchant un lourd hoquet de surprise. Il prit la fuite sans même chercher à récupérer son bien, avait-il eu peur de la magie ? De la mort ? De son étrange butin ? Petrol inspectait ce qu'elle avait réussi à obtenir.

(" Et beh... Papy il est vraiment des gros gros bizarres avec ces schbountz qui font des n'éclairs. Bon, j'imagine que si je prends les deux je vais faire du gros gros débloqu'débloque alors je vais... Voilà. Un parchemin, si je n'en prends qu'un il ne devrait pas y avoir de problème, donc il faut que... Rha Ankouille me manque, elle aurait très bien pu s'en charger pour moi, vivement que je puisse la n'invoqu'n'invoque. Bon, en attendant, on fait des n'emballe avec lui et celui-ci aussi tant qu'à faire, ils sont un peu grands donc si ils s'entrechoquent je préfère qu'ils aient tous deux une protection histoire de pas faire comme papy et rester phaser dessus comme une grosse mouche devant une lanterne. ")

Bien que ralentie par sa nouvelle acquisition, Petrol quitta la boutique se demandant malignement si elle ne ferait pas mieux d'y foutre le feu mais avait une compassion infinie pour le voisinage et ne voulait pas faire de mal. Elle battait des ailes à bonne hauteur pour éviter de percuter un passant ou une monture et s'en alla vers le port qui n'était pas bien loin en vue de ses compagnons de voyage.

(" Crotte, physionomiste comme je suis je serai foutue de pas les reconnaître. ")