Petrol voletait hors du numéro 5. Elle se protégeait comme elle pouvait des courants d'air et de la pluie car faute d'Ankou, elle n'avait pas trop de quoi se protéger, les aventuriers s'étaient dispersés et elle n'avait pas vraiment sympathisé avec qui que ce soit pour demander asile sur une épaule.
Elle faisait son colibri funeste dans les ruelles, errant à défaut de savoir où chercher dans ces dédales de ruelles qui lui étaient étrangers. " Crotte de bique, je reconnais plus rien. " De lanternes en devantures plus ou moins miteuses, Petrol se retrouva intriguée dans un cul de sac au bout duquel était entreposé façon bordel bidonvillique un tas de vieux chaudrons, de pots en terre, de mortiers calcinés, des sacs bourrés de pailles moisie. De là régnait une belle odeur de salpêtre, de miel, de cendre, de patte de chat séchée (" P'tite odeur de crottouille de félin, griffe dédoublée, poil perdu, mouais, c'est un alchimiste ! Heeey... Ca s'pourrait qu'il s'pourrait qu'on y trouve quelque chose d'intéressant.")
Observant par la fenêtre de cette mansarde, Petrol restait un instant avant de constater " T'ain il fait le ménage des carreaux à la suie ? On y voit comme dans le cul d'un Shaakt. "
Observant l'édifice, elle était bien obligée de constater l'état de décrépitude largement avancé, à se demander si les autres maisonnées autour n'avaient pas été construites des centaines d'années après. Petrol se lançait deux trois suggestions, à savoir est-ce cette maison était fondée sur la seule flaque de glaise du quartier ? L'architecte avait réussi l'exploit incroyable d'être borgne devenu aveugle sans jamais passer par l'étape " compas dans l'oeil " ? Un nombre répété d'incendie ou d'explosions toujours à moins d'un mètre de la poutre et des fondations ?
Finalement, Petrol décida d'entrer. Un bordel incommensurable de livres, grimoires, fioles brunies par la crasse, odeurs largement suspectes à tout coin de masure et sa taille rendait à ce bordel un sentiment de gigantisme encore plus écrasant.
" Ola ? Du marchand ? " Un petit homme rabougri, plissé comme une vieille noix était entre deux colonnes scoliosées de livre déchiffrait une étiquette depuis longtemps effacée par le temps. Il leva deux petits yeux gris sur elle, cherchant dans le vide la petite Aldyde entre ces tas de bordels.
" Dites mon brave monsieur, je me demandais... Les malédictions, vous vous y connaissez un chouïa ? "
5, rue Firion
- Silmeria
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Re: 5, rue Firion
La petite plume de la Mort.
Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.
Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.
- Gamemaster7
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- Enregistré le : sam. 14 sept. 2019 21:19
Re: 5, rue Firion
« Un blocus, vous dites ? Malédiction... »
Plythos se gratte le menton, visiblement consterné par la nouvelle. Après quelques instants de réflexion, il dit :
« Je vais devoir m’en remettre à vous, euh, Layam, c’est bien ça ? »
Sur le pas de la porte, juste avant que Korgal ne s’en aille, le bourgeois répond à la question d’Eline.
« Eux et leurs bande sont sur mon dos depuis le retour de mon père. Ils prétendent avoir de nobles intentions, ne vouloir rien de plus que poursuivre ses recherches, mais je ne suis pas sot à ce point. Ils sont davantage mercenaires qu’archéologues, surtout leur chef Yoveck. Croyez-le ou non, Gersolf est le plus convainquant d’entre eux. Et si j’en crois les dires de mon père quand il était encore à peu près sain d’esprit, ils se sont comportés comme des brutes lors de la précédente expédition. Pour tout vous dire, je ne serais pas surpris d’apprendre que c’est leur importunité qui a attiré sur lui le mauvais œil. »
Puis chacun est parti de son côté, à l’exception du petit groupe de Plythos, Eline et Layam.
Plythos se gratte le menton, visiblement consterné par la nouvelle. Après quelques instants de réflexion, il dit :
« Je vais devoir m’en remettre à vous, euh, Layam, c’est bien ça ? »
Sur le pas de la porte, juste avant que Korgal ne s’en aille, le bourgeois répond à la question d’Eline.
« Eux et leurs bande sont sur mon dos depuis le retour de mon père. Ils prétendent avoir de nobles intentions, ne vouloir rien de plus que poursuivre ses recherches, mais je ne suis pas sot à ce point. Ils sont davantage mercenaires qu’archéologues, surtout leur chef Yoveck. Croyez-le ou non, Gersolf est le plus convainquant d’entre eux. Et si j’en crois les dires de mon père quand il était encore à peu près sain d’esprit, ils se sont comportés comme des brutes lors de la précédente expédition. Pour tout vous dire, je ne serais pas surpris d’apprendre que c’est leur importunité qui a attiré sur lui le mauvais œil. »
Puis chacun est parti de son côté, à l’exception du petit groupe de Plythos, Eline et Layam.
Tout le monde : 0,5 xp
Suite dans les sujets appropriés : les rues de Bouhen pour Korgal, Anissa et Petrol, et le port pour Eline et Layam