Port de Bouhen

-807 : Ère Coloniale
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Gamemaster7
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Port de Bouhen

Message par Gamemaster7 » dim. 25 janv. 2026 21:06

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Le port de Bouhen est immense est d’ordinaire très fréquenté, autant par les marchands que la soldatesque. Dans les circonstances actuelles, il est carrément bourré de monde. Miliciens et marins fraîchement débarqués se côtoient au point où simplement parcourir le port est devenu une entreprise fastidieuse.
Contrôles à tout va, protestations agacées, négociations musclées et mille invocations ça et là de la loi kendrane constituent le brouhaha ambiant, rarement égalé lors des jours de fête, mais cette occasion n’est guère à célébrer.

Il est rare que l’arsenal du port, le joyau de la flotte de la Principauté, soit moins fourni que les quais civils, mais c’est actuellement le cas, au point où certains navires occupent temporairement des places réservées aux militaires. Il y a fort à parier que si tant de navires bouheniens sont en patrouille, ce n’est pas tant pour partir à la chasse au corsaire que ce n’est pour libérer le plus de place possible. Et bien sûr, comme la plupart des rafiots retenus à quai proviennent d’Exech, les marins qui arpentent les lieux ne sont pas les plus amicaux ou raffinés.

Il arrive parfois de voir du coin de l’œil un groupe de soldats se mettre à six pour tacler un marin trop répondant, avec ce goût pour la légitime violence bien connu des fiers-à-bras de Bouhen. Un spectacle qui ne gène en rien les propriétaires de nombreux étals plus ou moins respectables des environs, qui n’ont qu’à crier plus fort leurs fausses bonnes affaires.

Rien qu’en regardant le nombre de bateaux ici amarrés, Plythos semble avoir le tournis.

« Ma parole. O-on pourrait trouver un équipage prêt à nous prendre, mais par où commencer ? Est-ce qu’on pourra seulement quitter Bouhen sans problèmes ? »

Ses yeux s’arrêtent sur un des bâtiments les plus imposants : un énorme galion avec le blason de la cité peint sur les voiles, sur lequel s’affairent bon nombre de matelots à la solde de la couronne.

« Gloups. Mieux vaut trouver un plan sûr. Je n’ai pas envie qu’on nous prenne en poursuite. Peut-être négocier avec les auto- »

Il se fait bousculer avant de finir sa phrase.

« Hé, reste pas planté là, con de... »

Une grande femme à la longue chevelure rousse et aux yeux verts se met à jurer. Elle a l’air d’avoir la trentaine, avec un long menton et un regard dur. Elle est affublée d’un tricorne avec des bords en dentelle, et d’un grand manteau noir finement orné. Une personne qui passerait pour une riche colporteuse d’étoffes si elle n’avait pas un sabre perché à son ceinturon et un comportement de voyou. Eline et Plythos sont en droit de se demander si elle gagne vraiment sa vie de manière honnête. Layam, lui, sait que non.

« … Toi. » crache-t-elle en le toisant avec dédain.


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Edith. Dite « la Rouge ». Une flibustière de Wiehl extravagante et colporteuse de « fines herbes » à ses heures perdues. Une combattante pleine de verve et propice à la misandrie, mais plus droite dans ses bottes que la plupart des hommes qui font carrière sur les océans. Bien sûr, ils avaient vogué ensemble et partagé aventures et mésaventures. Et d’aussi loin que Layam pouvait se souvenir, elle avait toujours répondu à ses avances avec… panache. Ce n’est certainement pas grâce aux efforts de cette belle femme si ses bourses sont restées attachées au reste de son corps. Un rencard cauchemardesque, mais une navigatrice de rêve. Pas commode, mais elle respecte toujours un marché et ses gars savent très bien se défendre. Dommage qu’elle n’ait pas l’air particulièrement contente de voir le beau brun. Et vu qu’elle a tendance à trafiquer de la Douce Féerie, une herbe stupéfiante très mal vue à Bouhen, il y a fort à parier qu’elle est dans de beaux draps actuellement.

Elle se touche le front en ruminant.

« Moura, tu te fiches de moi… Bloquée avec ce misérable... »

Difficile de le voir d’ici, mais Layam devine que son navire, un fier brigantin aux voiles toutes aussi rouges que sa chevelure, au doux nom de « Reine Rubis », doit aussi être bloqué au port.

« Qu’est-ce que tu fous ici, Layam ? Et si tu dis que t’es venu me voir, je t’arrache les couilles devant ta nouvelle pouffe. D’ailleurs ma grande, conseil d’amie, mais reste bien loin de ce genre de pochard. »

Elle parlait bien évidemment à Eline. Plythos, lui, garde le silence après avoir balbutié quelques plates excuses, intimidé par le ton rustre de la dame.

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Cromax
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Re: Port de Bouhen

Message par Cromax » ven. 30 janv. 2026 19:39

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Nous allâmes donc en trio au port de la cité côtière. Des quais croulant sous une foule disparate et dense, témoin du malaise général ambiant. Des navires entassés là, bloqués par les conditions géopolitiques étranges d’un autre continent. Plythos marqua son mal-être et sembla perdu sur la marche à suivre pour trouver un équipage. Il était vrai qu’il y avait tant de choix que celui-ci devenait presque complexe. D’autant que c’était un faux choix : la plupart de ces bateaux resteraient là de gré ou de force. Le hasard (le destin ?) nous plaça sur le trajet (littéralement) d’une capitaine à l’air courroucé, qui manqua de renverser notre commanditaire avant de reconnaître (et le déplorer) le Layam de notre équipée.

La conversation qui suivit n’eut rien de courtois. Je dus subir plusieurs insultes en me mordant l’intérieur des joues pour ne pas répliquer plus que de raison, et notre rencontre impromptue se montra plus que dure en affaires lorsque nous tentâmes de monnayer notre traversée au sein de sa propriété : la Reine Rubis. Le melon de la nana ne faisait aucun doute. D’autant qu’elle n’avait rien d’une reine, et que du rubis elle n’en avait pas la valeur du quart. Layam se laissa marcher dessus comme une pelisse usée, et la contrebandière s’en servit comme tremplin pour piétiner mes tentatives de marchandages. Coercitives, précisa-t-elle avec maladresse avant que je la reprenne avec mordant.

Nous repartîmes donc avec un marché bancal : 130 yus pour la traversée du groupe, dans des conditions qui frisaient le ridicule : pas de couchage, de boisson ou de considération. La fameuse Edith y ajouta même une couche de menaces directes à notre égard. Et tout ça à condition que nous lui trouvions une autorisation pour quitter le port, ce qui arrangerait pleinement ses affaires puisqu’elle pourrait ainsi poursuivre ses « affaires clandestines » en emportant loin de tout contrôle sa précieuse (et apparemment illégale) cargaison.

Alors qu’elle partait rejoindre sa troupe de culs-mouillés, elle nous laissa comme trois ronds de flan sans aucune garantie. Je respirai un instant profondément, retenant quelque insulte voulant s’échapper de mes lèvres fines. Ce n’était pas sa faute, à cette connasse, si elle était comme ça. La vie n’avait pas dû être facile pour elle, sans éducation ni amour. Sa frustration et sa bêtise étaient compréhensibles et je m’appuyai sur ma commisération pour apaiser ma colère montante. Dans un dernier soupir, je regardai mes compagnons. D’abord Chantelierre.

« Il doit y avoir une capitainerie officielle reliée à l’armée kendrane. Eux pourront décider de notre départ plus facilement que la flicaille locale : les miliciens ne sont guère concernés par ce qui se passe hors de la ville, surtout si nous quittons le continent. Peut-être auront-ils confiance en une défenseuse de la Déesse Triple. Nous travaillons souvent de concert avec l’armée officielle, sur quelques affaires de sécurité interne. »

Puis vers Layam.

« Il va falloir me trouver un véritable argumentaire pour que je ne dénonce pas votre charmante amie aux autorités. Elle ne doit certainement pas être la seule à vouloir débarrasser le plancher au plus vite. »

Restait à trouver alors un équipage prêt à braver le risque d’une rencontre shaakt. Plus que les gardes hurleurs, je guettai de l’œil un bâtiment qui aurait vue sur tous les quais : une capitainerie officielle digne de ce nom.

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Akihito
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Re: Port de Bouhen

Message par Akihito » dim. 1 févr. 2026 02:21

[Discussion sur le port]

Me retournant vers la blondinette, je mettais une main sur la hanche avant de pointer l'ensemble du port d'un tour de doigt circulaire.

"Si vous v'lez la dénoncer par excès de zèle, vas falloir commencer à dénoncez tous c'beau monde, mam'zelle. Tous les marchands ont un jour ou l'autre fait des trucs pas trop légaux. C'est comme ça qu'ça marche dans l'milieu. Edith a sans doute tendance à jouer plus qu'les autres avec les limites d'la loi, mais elle fait rien de sale et c'est une capitaine droite dans ses bottes. C't'une des plus compétentes que je connaisse et j'en connais un paquet."

Je regardai une nouvelle fois aux alentours, à la recherche d'un navire que je connaissais.

"Et la Reine Rubis pétochera pas à aller dans une zone avec des pirates. Alors quitte à partir avec un équipage, j'préfère monter avec un qui va pas essayer d'vendre ma peau pour sauver la sienne car il sait qu'les peaux noires, elles font pas dans la miséricorde."

Puis je lui montrai une direction me basant sur mes souvenirs.

"La cap'tainerie est par là."

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Gamemaster7
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Re: Port de Bouhen

Message par Gamemaster7 » dim. 1 févr. 2026 22:33

La foule ne tarit pas au port de Bouhen, et le ciel se fait d’un gris de plus en plus sombre. Les ombres s’anglent et commencent à couvrir les visages des inconnus, en ce début de soirée où le soleil flirte avec l’océan.



Korgal


« Bordel, t’as fait vite ! »
« Ben dis donc mon pote, t’as braqué la milice ou quoi ? »
« En tout cas, ça te va très bien, mon cher. Un je-ne-sais-quoi de chevaleresque... »
« Ouaf ! »

La mémoire de Korgal n’est pas infaillible, mais il a la nette impression qu’Eline était un peu plus jolie que ça. Chez Chantelierre, il ne lui avait pas pas remarqué cet énorme grain de beauté sur le côté de la lèvre.
Et Layam, il fait un peu maigrichon, au final, quand il ne bande pas les muscles devant la fenêtre pour jouer les beaux veilleurs ténébreux. Il devrait arrêter de sourire tout le temps, ça lui donne un air idiot avec ses grosses dents de lapin.
Il était toujours aussi... flamboyant, le Plythos ? Il a l’air prêt à jouer une mélodie tristounette sur son papa mort, au milieu de cette grosse foule avec sa cithare comme seul bagage.
Il y a Anissa en forme canine avec eux mais là encore, le colosse voyait le chien plus gros, bien plus gros. Peut-être avait-elle choisi une autre forme plus riquiqui et touffue, mais avec des pattes aussi petites, elle aurait bien du mal à suivre le groupe dans une telle foule.



C’est pas son groupe.

Foutu heaume, ça lui apprendra à essayer de naviguer une foule aussi dense avec ça sur la tête.

« Ça va, Hrothbal ? T’as l’air tout raide. »
« Dur à dire, avec ça sur la tête. Tu joues les mystérieux, maintenant ? »
« T’en fais pas va, on te trouvera bien des médocs tant qu’on est coincés ici... »
« Ouaf ! »



Anissa


Dur, dur de voir devant soi quand on est aussi près du sol. Même sous sa forme animale, Anissa a l’impression d’avancer à l’aveugle dans une mer de chausses. Elle en voit de toutes les formes et les couleurs, mais impossible de trouver ses compagnons d’expédition.

Du coin de l’œil, il lui semble voir de loin une silhouette reconnaissable, mais pas souhaitable. Elle reconnaît le noble bariolé, Gersolf, et son acolyte discret, Odiron, de loin. Sa vision est gênée par une centaine de silhouettes diverses et variées et la cacophonie du port l’empêche de se concentrer sur les bons sons, mais ils semblent discuter avec une femme rousse portant un tricorne et un manteau noir. Anissa perçoit le sourire indélébile et peu sincère du bourgeois bariolé mais ne reconnaît pas la dame aux bras croisés qui l’écoute palabrer. En tout cas, elle tire une mine au moins aussi ronchonne que celle du bretteur.

Avant qu’elle puisse ne serait-ce que penser à se rapprocher, la conversation cesse et Gersolf tire sa révérence avant de disparaître dans la foule avec son garde du corps. La femme semble pester et cracher par terre avant de partir dans une autre direction. La lutine transformée peut la suivre du regard jusqu’à ce qu’elle emprunte un ponton vers un brigantin aux voiles rouges amarré à quai.

Un coup de pied involontaire dans ses côtes ramène Anissa à sa situation présente. Rien de bien douloureux, mais assez pour lui rappeler que même métamorphosée, naviguer une telle cohue ne sera pas de tout repos.



Eline & Layam


Repérer la capitainerie est moins ardu que s’y rendre. Une énorme queue part de l’entrée et s’étend sur une bonne vingtaine de personnes, et elle ne fait que grandir. Et bien sûr, ça râle à ne plus s’entendre penser.

Fort heureusement, la soldatesque qui gère ce petit monde comprend vite à qui laisser le passage. Un grand soldat à l’air sévère prend le trio à part en voyant l’emblème de l’Aube Radieuse et les habits colorés de Chantelierre qu’il prend sans doute pour un dignitaire étranger ou un ponte de la Principauté.

« Les plaintifs doivent faire la queue comme tout le monde. Si c’est pour affaires militaires ou diplomatiques, allez vous enregistrer au guichet et un officier du port vous écoutera. »

Plythos, à deux doigts d’apporter des clarifications malvenues, choisit judicieusement de se taire au dernier moment. Pendant un instant, il semble qu’il vous laisse tous passer, mais au dernier moment, le gaillard s’interpose devant Layam, et lui seul.

Le marin reconnaît bien vite la tronche de cet énergumène. C’est Karis.

« Pas toi, le mercos. »

Il siffle et un binoclard maigrichon avec le minimum syndical de touffe sur le menton pouvant être appelé une barbe s’approche de Layam avec un bloc-notes.

« Monsieur, monsieur, vous confirmez bien être arrivé à bord du… « Gai Tulorain » à cette heure précise ? Il vous est demandé de témoigner -sur l’honneur- que la cargaison du bâtiment était bien conforme aux normes 22bis du Code... »

Karis le garde patibulaire affiche un sourire mauvais en se détournant de Layam, apparemment bien content de lui compliquer la vie. Cela dit, il n’aura pas grand mal à se débarrasser du gratte-papier, encore faut-il en placer une...

Eline et Plythos ont le champ libre, même si ce dernier semble quelque peu décontenancé par le traitement de défaveur de Layam. Devant eux se trouve un petit guichet où il leur sera demandé de s’enregistrer, et un peu plus loin, un bureau sur lequel est perché un autre grand bonhomme qui partage l’air grincheux de ses collègues.

Yeux bleus perçants, cheveux courts et barbe grise taillée comme un bout de marbre, ce grand monsieur ratifie avec un agacement à peine dissimulé tout un tas de documents. Il a l’air de passer un sale quart d’heure, mais à en juger par l’armure et le grand manteau aux couleurs des armes de la cité sur ses épaules, c’est sans doute à lui qu’il faut causer.

Anissa : 1xp (achat + discussion courte)
Korgal : 0,5 xp (achat)
Layam : 0,5 xp (discussion)
Eline : 0,5 xp (discussion)

Apartés ouverts à nouveau si vous souhaitez des discussions plus directes entre vous ou avec PNJs.
Layam, ce qu'il vient de t'arriver est juste une perche tendue au cas-où tu n'es pas en mesure de RP pendant ton absence. Tu peux ignorer ce contre-temps en envoyant balader le binoclard comme si de rien n'était si tu comptes participer en RP.
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Guasina
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Re: Port de Bouhen

Message par Guasina » sam. 7 févr. 2026 15:16

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Circuler sous ma forme canine était censé faciliter mes déplacements, mais pas cette journée là apparemment. Certes sous mon apparence lutine, j’aurais été écrasée en moins de deux, tant le flux des grands pieds était important sur ce port. Même sous la forme de ce gros chien poilu, je dus esquiver les passants de mon mieux. Trop de gens pour que je renifle la moindre odeur de mes compagnons, et surtout beaucoup trop pour que j’y vois quelque chose. En prime, je me fis bousculer par un colosse baraqué, trop musclé qui ne se souciait pas d’entrer dans le tas, sachant sans doute que ce ne serait pas lui qui serait blessé.

Tout en cherchant à l’aveuglette, je réussis à voir Gersolf, par chance son habillement ne passait pas inaperçu. Je ne pus le voir aisément et encore moins l’entendre, l’ambiance bruyante des lieux me nuisant grandement. Je vis toutefois leur interlocuteur, une rouquine les bras croisés et portant un tricorne.

Je me dirigeai donc vers eux, espérant que Gersolf, ou encore le moins volubile Odiron, me dirait ou je pus trouver Plythos et mes autres futurs compagnons d’aventure. Mais ma tentative de les rejoindre fut vaine. Arrivée au lieu où ils se trouvaient peu avant, il n’y avait plus personne.. je pus tout de même voir la dame. Je décidai donc de la suivre jusqu’au ponton, la ou un brigantin aux voiles rouges était amarré..
Toujours sous sa forme canine, Anissa se rend jusqu' au brigantin aux voiles rouges.

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Adam Von Demorlys
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Re: Port de Bouhen

Message par Adam Von Demorlys » sam. 7 févr. 2026 15:53

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Ce n'est pas sans une pointe de soulagement que Korgal rejoignit le petit groupe. Même avec un lieu de rendez-vous, retrouver quelqu'un dans une foule aussi dense n'était pas une mince affaire.

"Pfioouuu... Je commençais à me demander si j'allais vous retrouver dans tout c'bazar. Alors? Vous avez réussi à trouver un navire?"

« Bordel, t’as fait vite ! »
« Ben dis donc mon pote, t’as braqué la milice ou quoi ? »
« En tout cas, ça te va très bien, mon cher. Un je-ne-sais-quoi de chevaleresque... »
« Ouaf ! »

"Haha merci, j'préférais y mettre le prix. Vu que j'ai que j'ai pas un cheveu sur l'caillou, dès qu'il y a une p'tite aspérité dans le casque ça m'raye le crâne comme pas possible. J'ai fait l'expérience une fois ça m'a suffit."

Cela dit la familiarité des tons employés à son égard l'étonna quelque peu. Faut croire que le petit groupe avait effectivement mis la main sur un rafiot, ce qui expliquait cette bonne humeur ambiante. Cependant lorsqu'il observa ses "compagnons" d'un peu plus près, son sentiment de surprise ne s'arrêta pas là. C'est bizarre, le sorcier ne se souvenait pas d'avoir vu un si gros pustule au coin des lèvres d'Eline. Quand à Layam, il n'avait pas non plus souvenir de lui avoir vu ces deux grosses dents de lapin. Mais en même temps il n'avait pas encore trop vu le bougre sourire depuis qu'il l'avait rencontré. Et depuis quand Plythos se baladait un si gros instrument? Quant au chien on aurait dit qu'il avait bouffé quelqu'un comparé à la première fois que le sorcier l'avait vu. Si Korgal commençait à se poser des questions, la suite de la conversation finit de dissiper ses doutes. 

« Ça va, Hrothbal ? T’as l’air tout raide. »
« Dur à dire, avec ça sur la tête. Tu joues les mystérieux, maintenant ? »
« T’en fais pas va, on te trouvera bien des médocs tant qu’on est coincés ici... »
« Ouaf ! »

"Ben on dirait qu'il y a erreur sur la personne mes braves bwahaha, moi c'est Korgal. Dites moi, vous auriez pas vu un p'tit groupe composé d'une petite blonde à l'allure de pucelle avec un collier dorée représentant une flamme, d'un type au teint basané, aux cheveux noirs qui semble tombé d'un bâteau, et d'un bourgeois un peu rouquin avec une moustache, un bouc et des favoris et un béret vert à plume? Ils sont peut-être accompagnés d'un gros chien un peu moins gros qu'le vôtre... Ou d'une lutine eux cheveux noirs et aux yeux bleus. Et peut-être aussi d'une sorte de lutine avec des ailes, qu'a pas sa langue dans sa poche."

Pas encore habitué à ce nouveau heaume, et avec le brouhaha ambiant du port, le colosse eût du mal à discerner leurs réponses. Mais visiblement le petit groupe n'avait pas de réponses positives à lui donner. Alors que ces derniers commencèrent à se détourner du sorcier pour reprendre la discussion qu'il avait interrompue, Korgal parvint à capter une bribe de phrase. Faut dire que les bougres ne cherchaient pas vraiment à rester discret...

"Au fait, Fourbillon nous a dégoté un faux permis ! On d'vrait pouvoir r'partir tranquilles !"

Fronçant les sourcils, Korgal interpella la blonde qui venait de prononcer ces mots.

"Comment ça un faux permis? Vous avez dégotté ça où?"

 "Y'a un faussaire dans le coin, normalement c'est pas donné, mais..."

"J'ai mes méthodes." assure le ménestrel avec un clin d'oeil.

"Ah? Ca m'intéresse ça, on va devoir prendre la mer et passer le blocus avec le petit groupe que je cherche. Vous pouvez me dire où je peux trouver ce faussaire et comment il s'appelle? "

La fausse Eline lui pointa alors le coin d'une ruelle se trouvant non loin. Apparemment il était question d'un tailleur, d'un jeune homme, plutôt agréable à regarder et de volets verts.
Leur remerciant d'un hochement de tête, et leur adressant un signe de main en guise d'au revoir, Korgal se fraya un chemin à travers la foule, jusqu'à la rue indiquée.

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Cromax
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Re: Port de Bouhen

Message par Cromax » sam. 7 févr. 2026 19:10

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Une fois dans la capitainerie, bondée de monde, je fus séparée du marin. L'avantage d'un bon comportement par rapport aux fourberies illégales, sans aucun doute. Il nous fut demandé, à moi et à Plythos, de nous enregistrer à un guichet permettant de rejoindre un bureau derrière lequel un grand homme aux airs sévères signait à tours de mains des papiers et parchemins. Son accoutrement laisse peu de doute sur son identité : notre cible ici.

Attendant patiemment que mon tour arrive, ou pressant les choses s'il ne fait que signer des papiers sans parler à personne, je m'avançai vers lui et pris la parole d'un ton affable.

"Monsieur ? Permettez-moi de me présenter : Eline d'Isselith. Théurgiste de l'Aube Radieuse."

Je me fendis d'une brève mais polie révérence tout en faisant appel à mes fluides lumineux pour faciliter la journée du pauvre capitaine de port. Avec ça, plus aucune la fatigue le quitterait, et mon arrivée ferait coïncider son trouble à ma personne. Une tromperie légère et avec des résultats opportuns qui marchait généralement plutôt bien.

"Je vois que vous êtes occupé aussi serai-je brève : nous avons besoin, Monsieur Chantelierre, moi et nos accompagnants, de nous rendre au plus vite en Imiftil pour palier à une menace qui a déjà causé un mort dans cette cité. Une malédiction ancienne que nous craignons de voir prospérer. Pour cela, il nous faudrait un sauf-conduit signé de votre part pour traverser le blocus. Vous seriez aimable de nous le fournir. Pour Gaïa et la paix du Royaume."

Marquant une pause, je poursuivis :

"Vous êtes bien courageux de gérer cette déconvenue. Je peux vous garantir une aide magique faisant cesser la migraine, quelle que soit votre réponse, si vous le souhaitez."

La diplomatie par la bonté.


[HJ : lancement du sort RP de lumière "Dopage" au rang 2 : "Permet à la cible du sort de rester en forme dans des conditions de vie normales pendant 4h, au bout desquelles l'effet laisse place à l'état initial juste avant le lancement du sort."]

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Gamemaster7
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Re: Port de Bouhen

Message par Gamemaster7 » dim. 8 févr. 2026 22:01


Petrol



Contrairement à d’autres, Petrol n’a aucun mal à se repérer dans le port en prenant un peu d’altitude. Même si dans la mer de gens, il lui est bien ardu de repérer une tête connue, elle a une bonne vue des navires à quai, des galères kendranes aux petits bateaux marchands coincés ici. Elle peut aussi vous la capitainerie, source de la majeure partie du brouhaha, maintes disputes entre marchands, entre marchands et soldats, et entre soldats. Aucun signe de ses collègues…

Une seconde.

Du coin de l’œil, elle repère plusieurs mines connues. Elle n’est pas sûre à cent pour cent, mais elle croit bien avoir repéré le petit groupe de Plythos, Eline et Layam dans la foule. Elle remarque aussi une silhouette qui s’en écarte, et même si le haut de sa tête semble briller davantage que d’habitude, le gaillard semble porter un sceptre plutôt reconnaissable, celui du sorcier au crâne lisse, Korgal.




Anissa



La lutine suit donc la rouquine jusqu’au ponton menant à son embarcation, un fier brigantin baptisé « Reine Rubis » si l’on se fie à ce qui est marqué à sa proue. Elle est telle l’ombre de la capitaine au moment où celle-ci répond à un braillard qui se tient derrière le bastingage :

« Alors ? »
« Toujours coincés. Mais j’ai ptèt un truc, j’attends voir. Va surveiller la cale au cas-où un de ces trous du cul revient se servir. »
« Costaud, le chien ! »
« Hein ? »

Elle se retourne pour regarder le canidé puis hausse les épaules.

« Doit être perdu, dans tout c’bordel. Au moins l’a pas l’air d’être à la garde. »

Elle commence à monter à bord, faisant d’abord un petit battement de la main devant le museau d’Anissa pour lui donner l’envie de déguerpir.

« Allez, ouste ! Bon, j’vais voir si on s’est pas fait chourer d’la marchandise. »

Le type à bord s’écarte, dévoilant un chat noir assis en sphinx sur le bastingage. Ses yeux verts ne quittent jamais le gros Terre-neuve. Cela dit, cette petite créature est la seule opposition d’Anissa, et elle ne fera guère plus que feuler en sa direction. Les marins ne se préoccupent guère d’un chien, si gros soit-il, explorant leur vaisseau. Elle peut se balader librement sur la Reine Rubis sous sa forme canine, mais fort à parier qu’ils seront plus regardants sur l’apparition d’une lutine à bord, si tant est qu’ils la remarquent.




Korgal




« Tu vas où, Hrothbal ? Tiens, attends ! »
Sans le laisser répondre, le dénommé Fourbillon lui fourre une petite fiole dans le creux de la main.

« La prochaine fois que t’as un petit problème ! »

Ils le laissent partir, et il se fraie à nouveau un chemin à travers la foule bruyante jusqu’à trouver le fameux tailleur dont il était question. La boutique aux volets verts avait l’air fermé, mais qu’il ait choisi de d’abord jouer de la poignée ou d’appeler à l’intérieur, Korgal y entre sans problème, voyant un jeune homme aux traits fins, aux cheveux châtains défaits et à l’air affable en train de se reposer sur une chaise. Il est visiblement de bonne disposition, même s’il a l’air d’avoir un peu chaud, ou alors il a passé les quinze dernières minutes à s’affairer sur quelque labeur physique.

« Entrez, entrez. Vous voulez quoi ? J’fais des bons prix, mais si vous voulez du euh, « sur mesure », ça peut monter jusqu’à 500 yus, en fonction des besoins. Le client est roi ! »

Il désigne des tuniques cintrées près de la porte. Elles n’ont, bien sûr, pas la gueule de leur prétendu prix.




Eline & Layam



L’homme lève les yeux sans avoir l’air enchanté par la visite de la représentante de l’Aube Radieuse. Son visage est marqué d’une lassitude qui dépasse de loin sa tâche présente, et d’un mécontentement chronique. Il lève la main.

« Épargnez-moi vos pirouettes magiques, voulez-vous ? J’n’ai pas envie de tomber de fatigue une fois que votre sort aura cessé de faire effet. Et cet embargo est tout récent, on a encore bien assez de café. »

Cette dernière phrase met en évidence la tasse vide sur son bureau. Il interrompt son griffonnage nerveux pour s’appuyer sur son coude. Il n’a pas l’air enchanté de rencontrer un membre du clergé armé de Gaïa, mais il reste convenant.

« Isserith, vous dites ? Mh... »

Il semble se rappeler du nom et s’affaisse dans son siège avec un léger malaise. Son regard s’égare d’abord sur le visage d’Eline, puis son pendentif, et enfin, son épée. Il sort bien vite la plume pour signer le papier convoité.

« Je préfère vous prévenir, sans mandat comtal, j’peux pas vous affréter de navire. Mais au moins, vous pourrez quitter le port si vous trouvez un bon équipage. On n’a pas eu que des rapports de corsaires. Vous voyez ce que je veux dire ? Des Shaakts, on sait pas ce qu’ils font sur ces eaux. On a pas eu de nouvelles de Khonfas depuis des lunes, mais ils viennent sans doute de là. Ils attaquent la nuit, en général. Toutes torches éteintes et des veilleurs à tour de rôle, j’vous conseille. S’ils se mettent en chasse, je donnerais déjà pas cher de la peau à nos gars, alors si vous partez avec des amateurs... »

Il achève son sauf-conduit avec un coup net de sa plume puis le tend à la jeune femme. Il ignore la mine déconfite de Plythos qui n’a clairement pas apprécié ce passage sur les Shaakts.

« Et ils aiment le poison. Oh, ils adorent ça. N’en laissez aucun ne serait-ce que vous frôler, ne respirez rien d’étrange. Et si par malheur ils vous acculent, bah, je veux pas vous affoler, mais mieux vaut utiliser votre magie pour... »

Il pointe un doigt vers sa tempe, mimant l’acte de se faire péter le cerveau avec un trait de lumière. Si Eline n’a rien à rajouter, il revient à son labeur, se désintéressant soudain de ses interlocuteurs, les congédiant d’un léger signe de la main.


Tout le monde : 0,5xp (sauf Layam)
Apartés possibles pour Korgal et Anissa. En fonction de ce que Petrol décidera de faire, elle pourra avoir son propre aparté ou se greffer à celui de Korgal
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Cromax
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Re: Port de Bouhen

Message par Cromax » sam. 14 févr. 2026 11:59

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Ma magie apaisante ne sembla pas ravir le responsable. Les sortilèges de lumière étaient-ils si ouvertement connus de tous ? Le capitaine de port devait avoir eu à faire avec des mages lumineux par le passé, aucun doute là-dessus. En tout cas il refusa mon offre d’apaiser sa possible migraine, se trompant sur mes intentions. Semblablement, il fit appel à une boisson nommée café. Une spécialité d’Imiftil si mes souvenirs étaient exacts. J’avais cru lire ça une fois, à la bibliothèque du Temple. Son usage était-il si répandu ? Bouhen était sans doute une ville plus marchande qu’on eut pu le croire au départ.

En tout cas, mon nom – bien qu’écorché, mais je ne le corrigeai pas de peur de le vexer – le persuada de nous confier l’objet de notre demande. La notoriété de mon paternel, sans aucun doute, confirmée par les symboles que je portais : le pendentif de l’Aube Radieuse et l’héritage martial pendant à ma ceinture. Il accompagna sa signature de l’acte d’un conseil : il nous faudrait nous occuper nous-mêmes d’affréter un navire, faute de mandat officiel. Pas grave en soi : nous avions une solution et pouvions encore en trouver d’autres. Je l’espérais secrètement. Il prévint de la présence de corsaires d’une part, mais également de Shaakts voguant sur les flots nous séparant de l’Imiftil. Ils attaqueraient de nuit, discrètement. Une information valable, de laquelle je le remerciai d’un cordial signe de tête. Il confirma l’efficacité probable de leurs navires et conseilla l’usage d’un navire rapide et d’un équipage expérimenté. Layam avait décrit celui de la connasse rousse par ces termes. Meh. Peut-être devrions-nous suivre son flair marin.

Il nous donna un dernier avertissement, concernant l’usage de poison par ces lâches à la peau sombre, vénérateurs de Thimoros. Je le rassurai avec ferveur :

« N’ayez crainte : la Lumière de la Protectrice veillera sur nous, et mes mains seront celles de la Bienfaisante si de si vils stratagèmes se glissent jusqu’à notre peau. Merci de vos conseils, officier, votre devoir a été dûment accompli. »

Sur ces mots, je pris congé de lui. Je fis signe à Plythos de me suivre à l’extérieur, cherchant du regard notre ami marin pour l’inviter à faire de-même. La mission avait été remplie efficacement, c’était peu de le dire.

Je sortis donc sur le port, et tâchai de repérer depuis ma position des visages familiers : ceux rencontrés chez Chantelierre. Le grand barbu et son bâton à tête canine ne passerait pas inaperçu, même dans une foule dense. Moins que la lutine-canine ou que la harpie miniature en tout cas. Le cas échéant, je le rejoindrais séance tenante. Sinon, j’irais repérer le navire d’Edith la Rouge pour aller fanfaronner de ma réussite et, peut-être, lui soutirer de meilleures conditions de traversée.

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Guasina
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Re: Port de Bouhen

Message par Guasina » sam. 14 févr. 2026 14:30

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Le tricorne bien visible m’aidant, je pus suivre la rouquine jusqu’à un voilier à deux mâts portant le nom de Reine Rubis sur le devant de sa coque.

Un homme sur le pont du voilier lui demanda ce qui en était à quoi elle répondit qu’elle était toujours coincés mais qu’elle a peut-être un “truc”

Je m’asseyai alors sur mon arrière train tentant de comprendre ses paroles. Il était plutôt difficile de comprendre une conversation, lorsqu’on est privé du contexte.

( Ils sont coincés… ? Le niveau de l’eau n’était pas adéquat ? La tempête approchait ? Ils attendaient une permission ? N’y connaissant rien en navigation, je décidai de renoncer à comprendre. )

Puis l’homme me remarqua. Évidemment, je ne passais pas inaperçu. La dame se tourna vers moi et tenta de me chasser par un petit battement de la main.

Je fis mine de ne pas comprendre et je demeurai en place, sans bouger d'un iota. Puis l’homme s’écarta pour faire place à un monstrueux chat noir assis en maître sur la rambarde. Je retins mon souffle, et mon pouls s’accéléra. Je déteste les chats, ils n’ont de cesse de poursuivre des petits êtres tel que moi. S’il m'attrapait, il ne ferait qu’une bouchée de moi, après s’être amusé à me torturer. Mon instinct de survie me sommait de déguerpir au plus vite… Sauf que la, en ce moment même, je n’étais pas la frêle lutine, mais un imposant Terre-Neuve, de proie je devenais un prédateur. Je décidai donc de monter dans le bateau. Le vilain chat feula à mon endroit, puis déguerpit lorsque je m’en approchai volontairement de trop près. Victoire pour une petite lutine et de son alter ego de chien.


Les marins ne s’occupant pas de moi, je me promenai sur le pont à ma guise avec une idée bien en tête, me rendre à l’avant du bateau. Une fois là, en position de hauteur, je portai mon regard sur le port tentant de distinguer mes compagnons. Je vis plus aisément les bâtiments et les échoppes ainsi qu’un long bâtiment plus à l’écart bondés de monde, en majorité de soldats. Je me concentrer sur ceux-ci, tentant de distinguer mes compagnons d’aventures et tout particulièrement Korgal, croyant qu’il serait plus facile à repérer vue sa grande taille.

J’aperçus les marins m’observer de temps en temps, mais aucun d’eux ne m’embêtèrent. Et puis, de mon côté, je ne fis pas de grabuges et me contenta de jouer le bon gros toutou qui cherche ses maîtres.
Sans relâche, les pattes avant sur la balustrade, je continuai à chercher mes acolytes.

Cherchant ses futurs compagnons de voyage, Bougon( Anissa transformé) se tint à la proue scrutant les environs

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Adam Von Demorlys
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Re: Port de Bouhen

Message par Adam Von Demorlys » sam. 14 févr. 2026 15:31

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Le sorcier éxamina la mystérieuse fiole que le dénommé Fourbillon lui fourra dans la main, avant de s'éloigner avec son groupe de joyeux lurons. Qu'était-ce exactement? Le colosse n'en avait pas la moindre idée. Mais visiblement, celà pourrait lui servir si un moment, il était confronté à une situation délicate. 

"Merci l'ami, et bon courage pour votre voyage !"

Sans perdre plus de temps, Korgal se dirigea vers la ruelle où était censé se trouver le faussaire. Plus il approchait, et moins la foule était dense, ce qui lui permit de vite arriver devant une boutique aux volets verts, et surplombée par une enseigne de tailleur. La bâtisse correspondant à la description qu'on lui avait faite, le sorcier posa la main sur la poignée lorsqu'il entendit une petite voix piailler son nom.

"Msieur Korgal ! Msieur Korgal. HEY ! LISTEUNE !"

Tournant la tête à droite et à gauche, le colosse fut étonné de ne voir personne, jusqu'à ce qu'il distingua enfin la petite forme ailée qui voletait dans sa direction. Il reconnut alors rapidement la petite nécromancienne, encombrée par deux espèces de bâtonnets, chacun emballé dans un parchemin. Mais vu la taille de l'aldrydienne, la scène prenait vite une dimension assez cocasse.

""Ah m'dame Petrol ! Content de vous voir, j'commençais à me demander où tout le monde était passé.... Qu'est ce que vous vous baladez là? Vous êtes allée vous acheter des échasses vu que vous vous êtes faite éclater votre monture? Bwahaha""

Sa question n'eût pas l'air de trop amusée la nécromancienne. Mais elle lui expliqua qu'elle avait croisé un papy un peu suspect, qui s'amusait à frotter ces deux bâtonnets. Que ces derniers avaient l'air de provoquer psychose, folie ou envoûtement, et qu'elle avait réussi à les prendre en les faisant lâcher au vioque, avant qu'il prenne la fuite.

Tout d'abord silencieux, le sorcier cligna des yeux, essayant de donner un sens et de comprendre ce que racontait l'aldrydienne. 

(Mais qu'est-ce qu'elle raconte, qu'est ce qu'elle a foutu?)

Il avait bien discerné que la petite créature était perchée, mais bon, mieux valait ne pas trop en savoir et après tout, il y avait plus urgent.

"Rassurant. Allez passe, par contre si ça bousille mon sac, tu rembourses. Tu sais où en sont les autres? Apparemmen,t dans cette boutique il y a un faussaire qui délivre de faux permis, pour pouvoir lever l'ancre sans trop de tracas. J'allais jeter un coup d'oeil, sait-on jamais ça pourrait nous servir."

Réponse négative. Tout deux entrèrent alors, et furent acceuillis par un jeune homme correspondant à la description qu'on lui avait faire, tranquillement installé à son comptoir. Le bougre avait l'air affable, et avait l'air légèrement essouflé. Cela ne l'empêcha pas de les acceuillir d'un ton enjoué.

"Entrez, entrez. Vous voulez quoi ? J’fais des bons prix, mais si vous voulez du euh, « sur mesure », ça peut monter jusqu’à 500 yus, en fonction des besoins. Le client est roi !"

En entendant ces mots, Korgal grimaça légèrement et marmonna aussi bien pour lui-même que l'aldrydienne.

" "Sur mesure", ça doit être le nom de code. Bordel 500 yus c'est cher. Et bien sûr, j'ai claqué casiment tout l'argent qui me restait il y a tout juste quelques minutes. J'aimerai savoir où en sont les autres, histoire de pas en prendre un pour rien. Au pire on pourra toujours le revendre facilement sur le port...."

Le sorcier s'approche du type.

"Holà l'ami."

Une fois au comptoir, il s'accouda, se pencha un peu et baissa le ton.

"J'voudrais en savoir plus sur ce "sur-mesure" que vous proposez. Je dois me rendre en Imiftil avec un petit groupe, du coup c'est pour pouvoir lever l'ancre et quitter le port sans problème?"

Petrol, qui voletait non loin lui demanda à l'oreille ce qu'était le sur mesure. Ce à quoi le sorcier lui murmura.

"C'est le papier qui nous donnera l'autorisation de lever l'ancre sans problème"

Le tailleur, qui semblait un peu perturbé par la présence de l'aldrydienne, répondit. 

"Pardon euh... Ahem, pour le 'sur mesure', le sauf-conduit, si vous êtes pas très nombreux, c'est 350 yus, en général. Mais comme j'en ai fait pas mal aujourd'hui et que ça commence à éveiller les soupçons, je peux vous en faire qu'un dernier à disons, 460, non, 450. Et faudra me laisser un peu de temps, j'en garde pas un stock. Mais j'suis un pro, aucun moyen de faire la différence, la garde vous laissera passer comme si le roi lui-même l'avait ordonné, j'vous le garantis !"

Sur le coup Korgal ouvrit grand les yeux.

(Il se fout de moi ou quoi, c'est quoi cette entourloupe, d'où il passe ses prix de 350 yus à 450 yus pile quand on s'pointe? Et bien sûr vu que j'ai quasiment claqué tout l'argent qui me restait en remplissant ma gourde, je vais pas avoir assez...)

Gonflant son torse, le sorcier abandonna son ton calme et bas.

"C'est quoi ce sens des affaires, vous vous foutez de moi?! Si les autres ont payé 350 yus je paierais la même somme, surtout qu'on est un p'tit groupe. Donc 350 yus pour un sur-mesure de qualité, ma patience en attendant, ET ma discrétion ensuite."

Le tentative d'intimidation ne fonctionna hélas pas. Le tailleur laissa percevoir une certaine nervosité, mais n'en démorda pas. Il proposa néanmoins de descendre son prix à 430 yus.

Korgal n'eût cependant pas le temps de répondre, Petrol mit fin à la conversation en payant elle même la note. En échange, elle demanda juste au colosse son engagement pour la cacher si besoin, quitte à se travestir en perroquet en élisant momentanément domicile sur son épaule. 

(Tant que c'est pas dans ma tête...)

""Hmmm, allez. Va poour 430 yus. Merci Petrol. Si besoin je te cacherai oui bien sûr. Mais t'en fais pas normalement ce ne sera pas nécessaire. Si j'ai bien compris c'est un sauf-conduit qui servira pour tout notre petit groupe. " 


"Merci, mes braves ! Je m'occupe de ça sur le champ, ça sera fini avant, euh... Avant cette nuit, ça devrait être bon ! Surtout qu'une fois la nuit tombée, il se peut qu'ils maintiennent les navires amarrées même avec un sauf-conduit. Mais vous en faites pas, avec moi, vous aurez pas à attendre demain. Revenez ici dans... une heure, quarante-cinq minutes. Trouvez-vous un bon rafiot si vous n'en avez pas encore, j'ai entendu dire que les mers étaient agitées depuis peu !"

Voilà une bonne chose qui était faite... Inutile de rester ici à se tourner les pouces en attendant. Le sorcier tourna donc la tête vers sa nouvelle compagne d'expédition.

"Bon ! En attendant j'pense qu'on peut aller essayer de retrouver les autres, ou mettre la main sur un navire. Viens on sort"

Sur ses mots il sortit alors de la boutique, et se dirigea à nouveau vers leur point de rendez-vous, qui heureusement ne se trouvait pas loin. Se procurer un sauf-conduit c'était bien, mais retrouver le groupe c'était mieux.

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Silmeria
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Re: Port de Bouhen

Message par Silmeria » dim. 15 févr. 2026 16:04

Petrol contente de cette entente avec le faussaire sorti à la suite de Korgal et toujours non loin de son épaule lance de façon peu enthousiaste : " Dis moi, il avait précisé que le saufconduit c'etait pour tout le groupe ? J'ai cru a un moment devoir me cacher dans ta besace. "

Mais la vraie priorité était de trouver le reste du groupe. Peut-être eux aussi avaient un sauf conduit, peut-être même que c'etait les premiers clients venus en réclamer un. Se protégeant comme elle pouvait du vent en utilisant Korgal comme obstacle aux bourrasques du large, Petrol suivait sagement le colosse
La petite plume de la Mort.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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Re: Port de Bouhen

Message par Gamemaster7 » dim. 15 févr. 2026 19:14


Anissa



Alors qu’elle commence à désespérer, Anissa repère enfin le sceptre singulier de Korgal au sortir d’une boutique. En traçant dans sa direction, elle pourrait le rejoindre – lui et l’aldryde l’accompagnant – sans grande difficulté.

« Vous vous foutez de moi ?! »
« Y disent qu’ils ont trouvé d’la douce dans nos tonneaux ! »
« Conneries ! On a rien sorti à quai ! »

Les marins sont nerveux, la confusion semble régner à bord de la Reine Rubis. Au niveau du ponton par lequel Anissa est montée, des soldats beuglent à l’encontre de la capitaine à propos de cargaison illégale.

Ce qu’elle arrive à saisir, cependant, ce sont deux silhouettes quelle connaît bien désormais : Gersolf et Odiron qui semblent observer le spectacle de loin depuis la foule du port. Ils ne la remarquent pas et se retournent vite, disparaissant à nouveau dans la cohorte.




Eline, Layam, Petrol & Korgal



De son côté, Eline a pris congé du capitaine et est sortie sans encombre de la capitainerie. Elle a eu la chance de repérer le grand corps en armure de Korgal, ce qui n’était pas forcément évident de là où elle se trouvait. Elle pouvait aussi discerner des voiles rouges au loin, sans aucun doute celles de la Reine Rubis. Que ce soit pour rejoindre l’un ou l’autre, elle n’avait pas beaucoup d’efforts à faire, et Layam n’aurait aucun mal à la suivre, pourvu qu’il puisse se débarrasser de ce foutu binoclard.

« Permettez-moi de prendre les devants. » propose Plythos avant de partir à leur rencontre, leur laissant le loisir de l’accompagner ou de partir directement à la rencontre d’Edith.

Korgal et Petrol sortent de la boutique le sauf-conduit en main. Ils n’ont pas une idée précise du lieu de rendez-vous, mais ils sont vite abordés par leur client bien vêtu :

« Sieur Korgal, dame Petrol, par ici ! »

S’approchant des deux aventuriers, il leur explique brièvement la situation.

« Vos emplettes ont-elle porté fruit ? Dame Eline et sieur Layam nous ont trouvé un équipage, voyez-vous ce navire aux voiles rouges, là-bas ? Nous avons aussi un sauf-conduit de la capitainerie. »

Il leur indique du doigt la direction de la Reine Rubis. En quelques minutes à peine, tous convergent aisément vers le rafiot d’Edith la Rouge, en proie au trouble.

Comme Anissa a pu le constater, un petit groupe de soldat gueule sur l’équipage et sa fière capitaine. L’un d’eux, qu’il est bien difficile de distinguer de ses compères, arrête le groupe.

« Hé là, personne ne passe. Cette embarcation est sujette à une enquête. On a reçu un signalement qu’elle colporte des produits illicites. »

Il se garde d’avoir l’air trop rustre devant l’air un peu plus distingué de Plythos et l’apparence pieuse d’Eline d’Isselith. Vous pouvez entendre Edith protester bruyamment à bord de la Reine Rubis.

« Mais puisque j’vous dit qu’il est pas à nous, c’tonneau ! »



Tout le monde sauf Layam : 0,5 xp
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Guasina
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Re: Port de Bouhen

Message par Guasina » dim. 15 févr. 2026 22:33

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Enfin, j'aperçus Korgal, il venait dans ma direction. J'attendis patiemment pour voir ou il bifurquerait pour ensuite descendre du bateau et le suivre.

En parlant du navire sur lequel j'étais... cela ne semblait pas se passer très bien. L'équipage étaient nerveux et la capitaine discutait avec un homme tentant de lui faire comprendre qu'elle n'avait rien d'illégal sur son bateau.

Je reportai mon attention sur le port, et je vis enfin Phytos, Eline, Korgal et même la petite Pétrol. Ils voulaient embarquer sur le bateau sur lequel j'étais, mais le passage leur était interdit.

Je réfléchis un instant, puis décidai de venir en aide à la capitaine.

J'émis deux jappements forts, mais non agressifs afin que mes acolytes me voient.
Puis j'avançai vers la capitaine, me plaçai à ses côtés, et je regardai d'un oeil mauvais les soldats, montrant les dents, sans grogner, ni japper.
Anissa se place près de la capitaine tentant d'intimider les soldats en leur montrant ses dents (mais elle ne grogne pas, ni jappe pour le moment

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