20 ans !

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Yuimen
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20 ans !

Message par Yuimen » mar. 14 sept. 2021 19:47

20 ans !

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Joueurs, joueuses et autre bot passant par là, sachez que vous êtes sur le site d'un univers vieux de 20 ans.

20 ans ! Sawen, fondateur de Yuimen, a créé Yuimen un beau jour de septembre 2001. L'univers s'est étendu, a connu plusieurs changements de bases et des centaines de personnes ont usé, plus ou moins, leurs touches de clavier dans des RP qui ont forgé le monde que nous connaissons tous. Mais tant reste encore à découvrir ! Et tant de choses auraient également pu se passer... Et c'est ce que nous allons toucher du doigt.

Une uchronie, c'est une histoire qui est racontée en prenant en compte un événement notable ne s'étant pas passé, ou différemment : le fameux "Et si". Et si Hitler avait gagné la seconde guerre mondiale ? Et si Napoléon avait remporté Waterloo ? Et si l'empire romain ne s'était pas écroulé, mais avait prospéré ? Et si...


Les Dieux n'étaient jamais remontés sur Nyr'Tel Ermansi ?


Yuiméniens, yuiméniennes, pour célébrer cet anniversaire qui se fête, nous vous proposons d'imaginer ce qu'aurait été le monde de Yuimen si les Dieux foulaient toujours le monde de Yuimen, au travers d'un petit concours de RP.


Comment qu'on participe ?


Pour participer, rien de plus simple : vous pouvez poster à la suite de ce message un RP de maximum 1000 mots dans lequel vous raconterez une scène, un événement, une guerre dans un Yuimen encore parcouru par les Dieux. A part ce thème, vous êtes libre de faire ce que vous souhaitez. Incarner un desdits Dieux pour raconter depuis son point de vue divin, y faire jouer un de vos personnages, ou bien imaginer quelque chose se passant bien longtemps avant l'ère actuelle. Laissez parler votre imagination.

Nous vous laissons jusqu'à la fin du mois de septembre, mois anniversaire, pour poster ce RP. Un RP par personne car le jeu étant un concours, il faut un jury qui sera assuré par l'équipe GM qui ne pourra pas participer au concours. Nous pourrons poster si l'envie nous en dis, mais étant juges, nous ne pourrons concourir à vos côtés.


Quand qu'on commence ?


Maintenant ! A vos plumes joueurs et joueuses, et bon anniversaire à Yuimen !

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Eldros Rougine
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Re: 20 ans !

Message par Eldros Rougine » jeu. 16 sept. 2021 17:58

Je parcours le grand couloir du palais, passant entre les colonnes et les voûtes d’ossements. Vestiges d’ennemis vaincus exposées ici pour l’éternité.

Car la guerre était inévitable quand les Dieux se sont décidés à rester sur Yuimen. Il y a bien eu une paix au départ où chaque divinité a revendiqué une région et des fidèles pour mettre en place ses dogmes. Mais un seul monde est trop petit pour plusieurs Dieux. La puissance sert à avoir plus de pouvoir et le pouvoir à posséder plus de pouvoir. Pour ça il n’y a qu’une solution, écraser ceux qui sont capables de vous écraser. La paix fragile c’est rapidement muée en différents, les différents en conflits et les conflits en guerre. Ainsi les dieux ont fait de leurs fidèles des guerriers à la foi inébranlable et chaque Dieu caressait le doux rêve d’être le seul. De la sage Rana à la bienfaisante Gaïa.

Voilà justement que je passe sous son corps momifié, asséché dans une grimace résignée, liées à ses Hïnions grâce à la magie, formant une arcade décorant le couloir menant au trône divin, les os blancs reflétant la lumière rougeoyante et ondulante des quelques braseros qui éclairent le chemin d’olath. Ma cape sombre claque alors qu’un courant d’air traverse le couloir, mon armure émets ses cliquetis à chacun de mes pas. Casque sous le bras je poursuis ma route, passant à côté des vestiges de la bataille de Karathren opposant Thimoros, Valyus, Meno et mon maître. Déformant le continent à jamais. Longtemps je me souviendrais de cette bataille remportée par Phaïtos et son frère. Je me remémore les hérauts élus par ces Dieux. Le Garzok fou, combattant à mes côtés, au visage déformé, se jetant à corps perdu dans les nuées de nabots en exultant sa foi en Thimoros. Il y avait face à nous un homme de grande stature, blond, à la peau gravée de nombreux symbole, dressant sa relique divine auréolé d’orages. Il était accompagné d’une semi-elfe à la lame brûlante d’une magie solaire, annihilant les créatures de mon Maître. Les deux sont morts en se tenant dans les bras de l’autre. En témoigne leur posture figé dans cette colonne d’os et d’olath, proches de leurs Dieux vaincus.

Zewen en eut alors assez de voir ses filles et ses fils se battre et leur ordonna de quitter le monde des mortels. Mais les Dieux restants refusèrent car, forts de leurs conquêtes, ils se savaient en mesure de vaincre le Père de tous les Dieux. Ils se liguèrent contre lui et désormais ses reliques sont disséminés à travers les royaumes des Dieux restants. L’Humoran l’ayant servi jusqu’à la mort faisant à présent parti des colonnes du palais.

Ne reste que sur ce monde les plus puissants Dieux ainsi que leurs plus fervents combattants. Et la guerre est inévitable, la bataille désignant le plus puissant sur le point de commencer. Yuïa et ses phalanges venant du continent gelé de Nosveris à bord de ses navires de glace. Sans doute accompagnée de son archère de l’hiver qui, dit-on, est capable de se changer en chouette ou en panthère blanche. Thimoros, menant sa flotte de guerre et ses troupes de Garzoks depuis le continent ravagé de Nirtim, appuyé de son guerrier macabre et défiguré. Moura, remontant de son royaume sous marin avec ses créatures abyssales, obéissant à elle et sa prêtresse; mi-Earion, mi-Sang Pourpre à la chevelure corail. Enfin, mon maître, puissant et glorieux Phaïtos et ses hordes de morts vivants aux mains de puissants généraux sélectionnés parmi ses plus fervents fidèles, dont moi.

Je pénètre dans la salle du trône, passant la porte titanesque d’où s’extirpe des sculptures de marbre en forme de bras, comme si des colosses se bousculaient pour fuir la mort. Je passe sous les mains immenses pour entrer dans ce morceau d’enfer ramené sur Yuimen. Salle aux teintes sombres et rougeoyante, éclairée comme si des coulées de lave glissaient sur les murs. Assis sur son trône d’olath, Phaïtos darde son visage vers moi, dissimulé par l’ample capuche noire qui recouvre son visage de ténèbres insondables.

« Seigneur Rougine. Voilà un fidèle sur qui je peux compter. »

Dit-il alors que je me mets à genoux et incline la tête. Sa phrase se conclue avec amertume, déception dirigée vers la liche qui croise ma route pour quitter la pièce d’un pas rapide, la tête baissée. Je redresse la tête, observant celui qui règnera bientôt sur le monde entier. Il se lève. Ecrasant toute la pièce de sa grandeur pour glisser sur le sol telle un fantôme en faisant onduler sa longue bure noire. Nous gagnons un balcon donnant vue sur l’océan dont les étendards des Dieux renégats s’agitent à l’horizon tandis que les vagues provoqués par les créatures venant du fond des abysses submergent les côtes.

Il lève alors ses mains et au pied du palais, sur la plaine verdoyante, entre les herbes hautes, s’élèvent de terre notre armée. Créatures mortes vivantes, squelettes, liches, trépassés. Combattants tombés depuis des lustres. Du palais se décrochent des amas d’os, golems gigantesques qui attendaient leur heure et enfin, la créature qui a décidé nos ennemis à s’allier et se déplacer. Son ombre passe au dessus du palais, nous plongeant dans l’obscurité pendant de longues secondes sous le rire satisfait de mon maître. L’innommable messager de la mort bât ses longues ailes, faisant virevolter nos capes et couchant la verdure au sol, repoussant les vagues qui voulaient toucher terre, soulevant l’océan qui s’enfuit vers le large. Son passage soulève les visages des morts vivants qui ouvre alors leurs bouches qui s’illuminent d’une couleur bleue glacée pour exprimer leur cri de guerre. Le dragon noir est ici, menant nos troupes vers la victoire.

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Azra
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Re: 20 ans !

Message par Azra » ven. 24 sept. 2021 21:23

Meno plongea un regard dur dans les yeux de Gaïa. Il était temps d'en finir une bonne fois pour toute avec ces âneries de « Utu » ! Depuis trop longtemps, il brûlait d'envie de montrer qu'il était la seule source de chaleur et de lumière de ce monde ! Mais avait-il vraiment tout ce qu'il fallait ? La déesse lui adressa un de ses odieux sourires bienveillants, une véritable incitation à passer à l'action ! Un piège ? Ou du bluff ? Il opta pour du bluff.

« J'achète la grande rue de Kendra kâr ! »

« Reverso ! C'est moi qui achète la grande rue de Mertar ! »

Ce n'était pas du bluff. Bon sang, qu'est-ce qu'il avait en main... vite ! Sur le plateau, parfait reflet du monde, les nains, victimes d'une subite crise de foi, étaient déjà en train de construire un temple du soleil dans la grande rue ! Un temple du soleil souterrain, bordel !

« Valyus ! Gaïa est en train de convertir tes nains ! »

« Ouais, bah tu m'as pris 40% de mon peuple avec ta dernière OPA, alors maintenant, tu te débrouilles... »

Le dieu du tonnerre était toujours aussi dépité, apparemment. Des serviteurs humains lui servaient une boisson forte. Il devait réfléchir à comment modifier les règles du jeu pour reprendre l'avantage. C'était l'avantage d'être des dieux : même si Zewen les avait autorisés à rester sur le monde à condition qu'ils ne se battent entre eux que par jeux interposés, en tant que dieux, ils pouvaient inventer de nouvelles règles. Acheter et vendre des âmes était tout un art.

Même s'ils pouvaient librement parcourir le monde, les dieux se retrouvaient donc régulièrement à la « salle de jeu » qui leur avait été dédiée. D'ici, ils influençaient les mortels sans avoir à siéger sur des trônes étincelants, au milieux de leurs royaumes respectifs Trônes qui étaient de toute façon toujours inconfortables à cause de l'incompétence de ces maudits mortels.

Bon, il allait falloir trouver autre chose contre Gaïa... Une diversion. C'était la seule solution. Il avait besoin d'une diversion... Ses yeux s'illuminèrent. Son esprit était au bord de l'embrasement. Depuis des siècles, le dieu du feu bouillonnait... Ils n'avaient pas le droit de se battre entre eux dans le monde de mortels, mais pouvaient encore les inspirer, et surtout, tricher ! Il ratura une simple de carte de « commandement des poissons » qu'il avait volé à Moura il y a trois siècles en pensant qu'il s'agissait d'un « cataclysme victorieux », et la changea en une nouvelle carte « C'est pas ma guerre ».

Puis, la jouant, il inspira une guerre sainte. Car quelle meilleure diversion que celle qui détruit l'adversaire ?

Ses légions se répandirent sur Kendra Kâr, commençant à assiéger la ville. Tentant encore de jouer le jeu, il joua une carte « incendie », pour semer la panique dans la ville. Mais Gaia répondit par une « illumination » et un inventeur de génie retrouva dans les livres des traces d'une ancienne machine de guerre. La bataille gagnait en intensité. Si seulement il pouvait déchaîner ses pouvoirs sans avoir au préalable ses cartes minables !

C'est alors qu'un hurlement et une forme noire, parfaitement retranscrits sur le plateau de jeu, tombèrent du ciel. Thimoros s'écrasa sur Kendra Kâr, et la ville fut plongée dans les ténèbres et le chaos. Dans la foulée, une adolescente hurlante se laissa tomber du ciel : Moura, qui couvrit le dieu de la guerre de coups de poings furieux. La cité blanche des humains n'était plus, submergée avec ses dizaines de milliers d'habitants sous un raz-de-marée. Ils avaient osés contrevenir au commandement de Zewen !

Des hauteurs, Zewen cria :

« Mais qu'est-ce que vous faites, les enfants ?! »

« C'est lui qui a commencé ! » cria Moura.

Les deux divinités échangeaient coup sur coup. La haine croissante entre les deux divinités, et dont la raison n'intéressait plus personne depuis longtemps, avait finalement explosée, reflet de la frustration d'entités surpuissantes qu'on avait trop longtemps bridé. Meno croisa le regard de Gaïa. Le sourire bienveillant de la déesse prenait un air de plus en plus carnassier. Pendant des millénaires, ils avaient été condamné à jouer des cartes, déplacer des pions et... aaaarg ! Ils étaient des dieux ! Avec un hurlement, Meno se rua à l'attaque !

Et soudain, tous ces siècles de frustrations éclatèrent dans un déchaînement de violence presque bon enfant. Une joyeuse mêlée éclairée par les feux de Meno. Moura faisait apparaître des poissons de nulle-part pour les jeter à la figure des dieux comme des mortels aux quatre coins de la planète. Rana se glissait dans le dos des belligérants pour leur subtiliser toutes les cartes qu'ils avaient, des fois que la partie reprendrait normalement ensuite. Yuia hurla de désespoir après que Yuimen lui ait fait tomber un seau de boue sur la tête. Valyus, à moitié ivre, commença à lancer des éclaires qui détruisirent non seulement la salle de jeu, mais aussi la moitié de Nirtim.

Les échos de cette bataille se répercutèrent à travers le monde, jusqu’à ce que Zewen n'y mette fin avec colère. Hélas, il était trop tard, il ne restait plus rien de vivant à la surface du monde.

« Et maintenant ? Qu'allez-vous faire ? » demanda le père des dieux, courroucé.

Les dieux se regardèrent, légèrement penauds, sauf Phaïtos, qui était trop occupé à compter toutes les nouvelles âmes qu'il venait d’acquérir. Alors, Meno leva les yeux vers le ciel et un sourire se répandit sur son visage lorsqu'il répondit :

« Tout reconstruire ! »

Et avec des cris de joie, les dieux se répandirent à la surface du monde pour recréer un nouveau terrain de jeu... Et Zewen de soupirer :

« Aaah... les gamins... »

Ce n'était jamais que la dix-huitième fois depuis la création de Yuimen.

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Madoka
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Re: 20 ans !

Message par Madoka » sam. 25 sept. 2021 16:05

La Sanctification



Les lourdes portes de roches océaniques s’ouvrent lentement, créant un mur de remous mystérieux séparant le peuple de sa Déesse. Aujourd’hui pourtant, ce n’est pas la Vénérable Moura qui traversera ce voile divin. En ce fastueux jour, une autre le fera, seule comme le veut la coutume. Elle, la survivante, l’élue.

Ici, dans cet amphithéâtre sous-marin géant, la foule est silencieuse car cela fait près de huit cents ans que le peuple Earion attendait un nouvel élu. Les yeux rivés sur l’ouverture, tous lèvent leurs palmes au dessus de leur tête et prient pour les morts, ils honorent leur courage et leur sacrifice ; Huit cents ans de lutte et de batailles gagnées au prix de lourds sacrifices et tant d’autres perdues.

Nombreux sont ceux qui en cet instant se souviennent de la perte du précédent Héraut, de cette bataille entre les deux plus puissants élus des Dieux jamais rencontré en trois mille ans ; du cataclysme provoqué par leur annihilation mutuelle. Une terrible épreuve qui mit fin à cette guerre dite éternelle entre les deux plus puissantes Déesse de notre monde : Yuia et Notre Reine à tous, Moura.

Après ce tragique coup du sort, elles disparurent dans les Cieux plusieurs jours. A Son retour, Moura nous annonça l’impensable : la trêve avec le peuple Fenris et leur Déesse Yuia. La rumeur de leurs pertes s’était propagée à travers tous les continents et les armées du misérable et crasseux Yuimen étaient aux pieds des montagnes éternelles de Nosveris et surplombaient les falaises au dessus de notre cité.

Depuis, la trêve devint alliance.

Depuis, nous luttions.
Depuis, nous attendions.

Nous attendions une âme digne d’être l’Enfant des Fluides Elémentaires, une âme capable d’y survivre. Cruelle vie qu’une éternité Divine à voir les plus puissants des siens être tués par ces mêmes fluides qui font sa puissance ; et quelle mort ! Il est dit que seul Thimoros l’insensible n’a jamais baissé le regard de voir les siens souffrir ainsi, il se dit même qu’il en sacrifie des centaines par an en espérant avoir une armée d’élus des fluides et compenser le fait que sa guerre avec son frère pour devenir le maître des fluides d’Obscurité le prive d’une partie des élus de cet élément.


La voilà !

Au son des tambours, elle gravit les dernières marches de cet escalier interminable menant aux profondeurs divines, là où Moura garde précieusement l’accès aux fluides élémentaires d’Eau. Sa silhouette se découpe à travers le remous qui s’estompe peu à peu et, d’un pas conquérant et fier, elle le traverse.
Les clameurs, les cris et les chants font trembler la roche de l’amphithéâtre et réveillent les geysers sous marins qui explosent et rendent plus fou encore ce peuple féroce.
Son corps luit littéralement, la teinte de sa peau ressemble à un liquide miroir étincelant. Un peuple de guerrier comme nous n’a pas les mots pour décrire une telle irréalité ; comme si les fluides enfin libres voulaient s’exposer à nos regards. A chacun de ses pas, sa peau change de couleur et des lignes d’eau parcourent son corps et ses écailles. Elle est magnifique, bestialement magnifique. De son visage dissimulé derrière un masque lisse on ne distingue plus que les yeux, dont l’intensité redonne force et vigueur, et la couleur rappelle la pureté des eaux sauvages.

Tous ici se souviennent de son visage avant la transformation. Lisse, juvénile et radieux. Elle avait l’assurance sans l’arrogance, elle avait l’aplomb sans l’insolence, elle avait la brutalité sans la violence. La sans-nom, la sauvageonne disait-on avant la première épreuve de sélection … et dès sa première victoire elle nous a fait rêver d’un futur de reconquêtes et de revanches. Sa férocité était digne du Roi Drakarn et avant même le rituel d’absorption de fluides, elle avait conquis les cœurs des Earions.

De sa marche saccadée et rythmée au son des hourras, elle rejoint l’extrémité de la scène où se tiennent les trois autres Hérauts, le Constructeur, la Protectrice et le Dompteur et derrière eux, apparaît l’éternelle Moura, assise sur son trône.


« Malaeno Aquimara, la Conquérante. Tu es maintenant mon enfant … Ta force naissante deviendra l’étendard de la destinée de tout un peuple et du monde aquatique. Mon monde. Sois digne de ma force, sois digne de l’Eau. Jamais tu ne faibliras, jamais tu ne cèderas, jamais tu ne pardonneras et jamais tu ne douteras.

Afin de préserver son Univers, Zewen Dieu des Dieux, garde un œil sur les élus des Fluides, les seuls à pouvoir manier la magie. Respecte ton Elément, respecte Ses règles, respecte Mes volontés. Lourde est la charge qui t’incombe maintenant, rude est la tâche qui t’attend, solitaire est la vie qui se dresse devant toi … mais sache mon enfant qu’à partir de ce jour, tous les Earions, toutes les créatures marines et le Roi Drakarn prient pour toi et croient en toi.

Et maintenant … prends ceci et montre à tous ce dont tu es capable. »


Du corps de la Déesse naît une arme unique et magique. Un immense trident qu’elle dépose sur les paumes tendues de son Enfant agenouillée. Les tambours se taisent brusquement. Les trois Elus entourent la Conquérante, armes dressées vers la surface. Leur puissance décuplée par la présence de notre Divine Moura, ils parviennent à soulever l’eau de l’amphithéâtre. Une colonne large de plusieurs mètres s’élève haut ; Moura, d’un geste calme de la main retient les eaux autour de la colonne. Malaeno Aquimara s’empare de son trident et se redresse. Elle rugit et son corps s’illumine de toutes les teintes des eaux du monde. Au signal, les trois élus relâche armes et sortilèges.
Nous restons bouche bée et émerveillés. Trident levé, elle le fait tourner autour d’elle et le dresse de ses deux palmes. L’onde de choc des eaux qui s’abattent sur l’obstacle invisible qu’elle vient de créer nous renverse tous.

Elle est la puissance incarnée. Le peuple laisse éclater sa joie d’avoir été témoin d’une telle démonstration de puissance.

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