Le palais des oiseaux

Le destin se joue là où le passé et l'avenir s'entrechoquent.
Gamemaster X
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Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » mar. 8 janv. 2019 20:41

Le palais des oiseaux
Cette structure est si vaste qu'il est difficile de réaliser sa taille et sa forme, d'autant plus que la majeur parti est encore sous le sable. Cependant, il semble qu'un cercle de construction assez classiques, quoique gigantesque, entour un coeur faire d'une étrange pierre noire, légèrement scintillante. Les formes géométriques du pourtour tranchent avec les volutes et les arrondis des structures centrales, mais vous ne pouvez en dire plus car vous entrer maintenant dans la partie "géométrique", éclairés par vos torches.

Le couloir orienté plein nord fait environ cinq mètres de large et plus de huit mètres de haut, et il est tout en pierre jaune. L'air est poussiéreux, empli de relents un peu âcres qui respirent un age tout simplement inimaginable. Vos pas semblent absorbés par ces murs épais qui s'enfoncent dans la terre, au point qu'ils sont peut-être même taillé dans la pierre.

"Vous rendez-vous compte ?" souffla Kieran. Nous entrons peut-être par un chemin qui a été foulé par les dieux au temps où ils parcouraient encore notre monde !

Shada'iss, plus pragmatique, se contenta de marmonner :

"J'espère que c'est solide. S'il y a un effondrement, on sera bien embêté..."

De fait, les murs sont un peu abîmés par endroit. Il ne semble cependant pas y avoir de danger immédiat. Du moins jusqu'à ce que, quelques minutes plus tard, vous arriviez à un premier croisement. Là, devant vous, le plafond s'est effondré, il est impossible de continuer dans cette direction. Cependant, un couloir transversal vous donne deux possibilité : vers l'est ou vers l'ouest. A première vue, rien ne distingue ces couloirs de celui que vous venez d'emprunter.

((( C'est l'heure de la phase donjon ! Je précise dès maintenant, je ne vous donnerais pas le plan. C'est à vous de vous repérer pour ne pas vous perdre. Vous pouvez bien sûr me demander ce que vous voulez en apparté : préciser une direction, demander si votre personnage voit quelque chose en inspectant les murs, le plafond, des objets trouvés, etc. Sans cela, je considérerais que vous ne faites pas attention à votre environnement, ce qui peut être problématique... [:devil:]

Bon courage ! )))

Gamemaster X
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 13 janv. 2019 10:27

Heartless :

Tes compagnons sont trop content de te voir prendre les devant pour t'empêcher d'avancer, guettant le moment ou tu vas exploser ou te transformer en marshmallow. Rien de tel ne se produit, cependant. Tu avances dans la brume bleu, repérant à grande peine les murs des salles et des couloirs. Tu es manifestement face à un dédale de boyaux en grande partie effondrés. En fait, tu trouves même des amoncellement de roche qui permettraient sans doute de monter un niveau au-dessus, mais la visibilité est tellement mauvaise qu'il est difficile d'être sûr de quoique ce soit.

Tu as un instant de frayeur en croisant au détour d'un couloir un kasuris qui semble te fixer. Mais la créature est comme paralysé. Il y en a plusieurs, ici et là, des grands insectes qui semble attendre en silence, sans bouger, et pourtant manifestement vivants.

Tout autour de toi, résonne une douce musique et, à plusieurs reprises, tu as l'impression d'entendre un battement d'aile, ou peut-être un souffle d'air... et... oui, comme un oiseau de flammes bleues qui danse à la limite de ton champ de vision. Tu peux encore revenir en arrière. Ou sinon, tu peux t'engager plus loin dans les couloirs, mais ton sens de l'orientation est insuffisant et tu risques de te perdre...

Mathis :

Le couloir nord s'incurve rapidement vers l'est pour t'amener à une immense salle circulaire. Elle s'élève à des hauteurs extraordinaires et, au centre, d'étranges langues dont tu n'arrives pas à dire si elles sont faites de pierre ou de cristal, s'enroulent les unes autour des autres, formant comme d'immenses rampes qui s'élèvent vers la voute de la salle, plongée dans les ténèbres. Le lieu semble vraiment central. Il y a un couloir partant vers le sud et ramenant sans doute à la salle de la fissure. Un autre couloir s'ouvre à l'est, parfaitement symétrique à celui par lequel tu viens d'arriver. Un autre s'ouvre au nord.

Kieran est là, en train d'inspecter les murs et d'examiner la formation centrale. En te voyant, il te sourit et fait un signe vers le haut :

"Nessandro et Meraxès sont déjà montés. Apparemment, il y a un passage, en haut de ces rampes... On devrait peut-être les rejoindre. De toute façon, j'ai beau examiner, je n'arrive pas à comprendre comment ça a été fait. On dirait qu'un mélange de métal, de cristaux et de roche a été fondue et déformé... vraiment étrange. "

Meraxès et Nessandro :

Vous remontez vers les hauteurs, jusqu'à atteindre une ouverture donnant sur un couloir qui monte en spirale. Meraxès est le premier à s'engager dans ce couloir incroyablement obscure. Heureusement, sa lumière lui permet de se repérer sans peine... et d'éviter de marcher sur une petite chose qui bouge à terre. Une forme pitoyable, blanche et humanoïde qui rampe au sol. Lorsque Nessandro arrive, la chose lève un visage lisse avec un nez, une bouche, mais des cavité vides à la place des yeux. Elle n'a pas non plus de cheveux. Deux choses étranges sortes de son dos, et les quelques plumes qu'il y a dessus laissent entendre qu'il s'agit d'embryons d'ailes. Elle lève une main tremblante et sans force vers l'aldryde avant de retomber avec un "flac" mou, comme un vulgaire sac de chair.

Ce spectacle est pitoyable et répugnant, mais d'autant plus terrifiant que, malgré les différences évidentes, vous ne pouvez vous empêcher de remarquer que cette chose ressemble énormément à Daer'on, le compagnon de Nessandro.

((( Le barème a changé, il suit maintenant les gains des commentaires de RP
Heartless : +1
Mathis : +1
Meraxès +1
Nessandro : +1 )))

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Nessandro
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Nessandro » jeu. 17 janv. 2019 13:13


La torche elfique éclaire le passage que Dae'ron et moi avons auparavant emprunté. Je fronce légèrement les sourcils en constatant que non, nulle tempête de plumes ne fait rage dans la pièce. Aucune créature volante n'attend sagement notre arrivée en flottant dans les airs non plus. Par contre, une chose blanche rampe par terre, faisant une taille suffisamment petite pour pouvoir être écrasée sous une semelle de géant. C'est une silhouette humanoïde, étalée au sol. La chose est semblable à un ver, dans le sens où elle n'a aucune chevelure visible et que les embryons d'ailes dans son dos ne font qu'arborer pitoyablement quelques plumes éparses. Un frisson des plus désagréables me parcourt l'échine, quand bien même voir des aldrydes misérables et réduits à des loques ne devrait guère plus me toucher. Lorsque la chose étendue me voit, elle lève des yeux vides et un visage lisse arborant à peine les reliefs d'un nez et d'une bouche dans ma direction. Pire, l'une de ses mains se tend vers moi avant de retomber dans un bruit ignoble et pathétique. Je jette immédiatement un regard par-dessus mon épaule, avisant mon compagnon aldryde à l'expression... Indéchiffrable. Au moins, j'ai ma réponse à ma question concernant la complétion ou pas de l'étrange phénomène. Cette créature est si faiblarde qu'il est impensable qu'elle survive longtemps dans ces conditions. N'importe qui ayant un peu de miséricorde l'achèverait sans s'attarder.

Sauf que je ne suis pas n'importe qui. Et que plus je suis certain que je devrais mettre fin aux souffrances de cette chose, moins j'ai envie de suivre cette idée. Après tout, j'ai quand même senti que j'arrachais quelque chose à mon compagnon dans cette foutue salle. Ce que j'ai sous les yeux ne lui ressemble sans doute pas par hasard. C'est peut-être une autre illusion ou un bête piège, laissé là par les anciens occupants des lieux... Mais s'il y a ne serait-ce qu'une chance que la créature possède une parcelle de Dae'ron en elle...

"Voilà qui est... Dérangeant.", souffle le Protecteur en arrivant à mes côtés.

"Dérangeant ? Allons, c'est juste encore un de tes jumeaux issu d'un tour de magie !", grondé-je avec agacement.

"Un ju...", commence le brun avant de se stopper net et d'effleurer pensivement sa gorge. "Oh."

Je me contente de fixer la chose et ses grandes orbites vides, contemplant sans surprise une nouvelle scène où je suis confronté à un autre... Dae'ron. Quelque part, c'est de ma faute si celui-là s'est matérialisé. Culpabilité ? Non. Simple curiosité pour le phénomène et un agacement renouvelé au passage. Il n'empêche que... Ce geste dans ma direction... Résolu, je donne la gemme de feu au Protecteur et me tourne vers la chose blanche en contrebas.

"Je dois en avoir le cœur net.", dis-je en voletant sur place un instant. "Ne t'approche pas. Et veille à ce que l'autre grand idiot fasse attention où il pose les guiboles s'il tient à repartir avec.", menacé-je sans vergogne ni le moindre regard en direction du géant.

Je vais déjà devoir écouter mon instinct suffisamment envers cette forme d'aldryde incomplet pour devoir regarder sans cesse au-dessus de moi. Dans mon dos, Dae'ron boude d'être tenu à l'écart aussi ouvertement et insiste lourdement pour que je reprenne de l'altitude au moins soupçon de danger. Il a beau masquer sa tension sous de belles paroles, je sais qu'il est en train de vérifier la présence de sa javeline à chaque seconde qui passe, afin de l'envoyer épingler la créature au moins signe d'hostilité.

Je laisse mon sombre corps choir progressivement, battant des ailes pour ralentir ma descente jusqu'à atterrir puis poser un genou au sol, inspectant la chose se trouvant à une longueur de bras de ma position. J'ai presque la sensation d'être face au résultat d'un cauchemar. Un dans lequel Dae'ron aurait fait partie des victimes du Cœur, là-bas, dans les ruines dédiées à l'Aiguille de feu. Si la forme était coloris viande trop cuite ou noirâtre, l'effet n'en serait que plus saisissant.

Malgré la véhémence de mon instinct m'exhortant à garder mes distances, je me vois approcher les doigts de cette main proche. Je ne risque rien. La puissance du Crapaud est avec moi. Même si la créature tente quelque chose de stupide, comme de me dérober ma force, ma magie peut largement la prendre à revers, et la Corruption la dévorer en punition. Je suis néanmoins de plus en plus curieux. Vais-je toucher de la peau ou une autre matière ? Est-ce que ce sera chaud ou froid ? Familier ou... ?

"Qu'es-tu censé être, au juste ?", soufflé-je doucement, aussi bien pour moi-même que pour me faire comprendre de l'humanoïde étendu.

Je retourne mon bras, laissant ma paume face vers le plafond, offrant à la créature l'extrême privilège d'y poser sa patte faiblarde si elle y parvient.


Modifié en dernier par Nessandro le sam. 26 janv. 2019 22:58, modifié 1 fois.


"Que les géants persistent donc à croire qu'une taille dix fois supérieure à la mienne suffit à les rendre invincibles... Il ne m'en sera que plus simple de leur inculquer le plus douloureusement possible que nul n'est à l'abri d'être pris de haut."

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Mathis
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Mathis » sam. 19 janv. 2019 23:07

Cette fois-ci, le couloir prit une seule direction en se courbant franchement vers l’est et nous amena à une salle circulaire de dimension spectaculaire tant en hauteur qu’en superficie de plancher. Au centre, tel une sculpture des plus modernes, d’étranges langues, de matériau non déterminé, s’enroulaient les unes autour des autres et s’élevaient vers une voûte obscure. Je vis, un couloir se dirigeant vers le sud, mais je ne m’en préoccupai point, sans doute nous ramènerait-il à la salle fissurée. Deux autres couloirs s’offraient à nous, mais je ne voulais quitter cette salle sans avoir examiné au préalable l’étrange monument qui ornait le centre de la pièce dans laquelle nous avions abouti.

Ce ne fut qu’en m’approchant davantage que je vis Kieran. Ce dernier semblait également intrigué par la formation centrale. Lorsqu’il me vit, il me sourit puis me pointa du doigt le plafond. Ce n’est qu’une fois en hauteur que je compris que cette étrange chose s’avérait être une rampe et qu’il était possible de l’emprunter sans difficulté afin d’explorer les étages supérieurs. Le magicien m’informa que Nessandro et Meraxès se trouvaient déjà là-haut et après m’avoir précisé que cette étrange sculpture semblait faite de cristaux et de roches, il me proposa d’aller les rejoindre.

J’acquiesçai positivement, curieux d’en voir plus. Praline m’avait devancé de quelques mètres.

Nous montâmes en hauteur jusqu’à atteindre un couloir obscur. Par contre, nous pûmes nous repérer grâce à une lumière devant nous qui n’était nul autre que le guérisseur qui s’était illuminé.

Après quelque temps de marche, je m’aperçus que nous les rejoignions, il s’était donc arrêté pour une quelconque raison. Sans perdre une seconde, j’augmentai la cadence afin de les rejoindre et de savoir de quoi il en retournait.

Un peu avant d’arriver à leur hauteur, je vis que Nessandro s’était posé sur le sol. Je m’empressai donc de ramasser un peu abruptement et juste à temps ma chatte . Elle l’avait aussi aperçu et s’apprêtait à courir dans sa direction.

Ce ne fut qu’une fois à leur hauteur, tenant fermement Praline, que je vis Nessandro, un genou à terre tendant la main à une créature de sa taille, toute blanche, dépourvue d’ailes.

J’arrêtai mon avancée aux côtés de Daer’on, demeurant muet et immobile attendant la réaction de l’être faible qui gisait à moitié vivant sur le sol.
Modifié en dernier par Mathis le sam. 26 janv. 2019 23:07, modifié 1 fois.

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Heartless
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Heartless » dim. 20 janv. 2019 03:05

La brume bleue devenait de plus en plus épaisse alors qu'Heartless avançait dans la salle, au point qu'il peinait à en distinguer les parois. Il devinait ça et là d'anciens couloirs condamnés par des éboulements et les aléas du temps, il lui semblait même qu'un de ces amas de roche lui permettrait de franchir ce qu'il avisait comme étant un trou dans le plafond. Cet endroit s'étalait sur plusieurs niveau, cela ne faisait aucun doute.

La vision soudaine d'un kasuri immobile au détour d'un pilier fit tressaillir le borgne, d'autant plus que l'insecte géant semblait complètement absent. Il n'était pas seul, plusieurs de ses semblables étaient éparpillés ça et là, complètement passifs, mais bien vivants. Il n'était pas dur de théoriser sur les raisons de leur torpeur. La magie des aurores inondait les lieux, si bien que le borgne fut surpris de ne pas avoir déjà commencé à délirer. Les signes annonciateurs de la folie lui apparaissaient pourtant sans trop l'atteindre. Le son d'un battement d'aile au loin, d'un courant d'air accompagné d'une musique presque inaudible, la vision fugace d'un grand oiseau bleu et immatériel dans la brume...

Heartless revint sur ses pas. Il avait décidé d'ignorer les entrées de dédales qui s'offraient à lui pour se concentrer sur une option moins évidente, l'escalade de la roche effondrée pour tenter de traverser le plafond. Alors qu'il se préparait à escalader, il jeta un œil derrière lui :

- Aerq, tu m'suis ?

Gamemaster X
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 20 janv. 2019 10:04

Mathis et Nessandro :

La chose est mourante. Elle tend à nouveau sa faible mais pour toucher l'aldryde, se serrer sur son poignet. Sa bouche trop petite se tord en un genre de sourire triste et, finalement, une voix coassante murmure :

"Peine... séparé... plume... Donner... plume... Besoin... Daer'... Donner... Daer'..."

Et le faible battement s'arrête enfin. La main retombe tandis que la chose trouve enfin le repos après sa courte et misérable existence. Un silence pesant s'installe.

Après une minute, Kieran finit par faire remarquer :

"Je sens les reliquat d'une très puissante magie. Cette même magie à l’œuvre à Sartori. Mais elle a disparu, ou plutôt... elle est repartie ailleurs. Je crois... qu'il faut espérer qu'elle ne revienne pas nous rendre visite avant que nous n'ayons fini cette mission."

C'est alors qu'il est coupé par un feulement de Praline. La chatte s'est retournée vers là d'où vous venez et semble soudain nerveuse, bien que vous ne remarquiez rien d'étrange... ou du moins rien de plus étrange que la situation aberrante où vous êtes déjà.

Heartless :

Aerq est occupé à inspecter les lumières, avec un intérêt évident. Il marmonne des choses dont tu n'entends rien, puis, lorsque tu l'appelles, il se tourne vers toi. Il te rejoint avec un air frustré :

"Cette magie dépasse mes connaissances. Quelle plaie ! Si Leona ou Tal'Raban étaient là, ils pourraient essayer de comprendre... hum... Bon, je ne suis pas sûr d'avoir envie de les laisser accéder à un tel pouvoir. Cette magie est tellement puissante ! Elle pourrait réduire en cendre la moitié du désert si on savait comment l'utiliser ! Mais elle suit des règles différentes... Et ça, c'est assez caractéristique : cette magie vient littéralement d'un autre monde. Et elle se réveil car... ça peut sembler absurde mais... c'est un peu comme si cette autre monde se rapprochait."

Vous escaladez un éboulis, mais seulement pour tomber sur une paroi de pierre noire. Vous en essayez un autre, puis un troisième, avant de trouver finalement un accès vers une sorte de large fissure d'où vient un léger courant d'air. Les aurores sont en dessous de vous. Vous êtes dans une partie supérieur du bâtiment de pierre noire. Il doit y avoir quelque chose plus loin, mais il va falloir faire de la varappe ! Le mur ne manque pas de prises mais, une fois éloigné de l'éboulement, vous n'aurez que plusieurs mètres de chute dans les aurores tant que vous n'aurez pas trouvé une surface plane...

(((Nessandro : +1 (Événement aventureux simple)
Mathis : +1 (Événement aventureux simple)
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Nessandro
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Nessandro » sam. 26 janv. 2019 22:58


J'ai beau m'attendre au contact avec la chose, sentir cette peau presque translucide contre celle de mon poignet parvient quand même à me surprendre. Sa poigne est faible et perd encore en force à mesure que les secondes s'égrainent. Je ne quitte pas la créature du regard, concentrant mon attention sur cette bouche à peine visible. J'ai une impression étrange en percevant un sourire triste sur ce visage incomplet. Je ne sais pas exactement ce qui me dérange, en vérité. Est-ce la fragilité de cette existence dont je ne sais rien ? La sensation que je lui dois mon attention ? Une pointe de frustration d'avoir stoppé le phénomène avant sa fin, peut-être ? Ce qui est certain, c'est que l'entité cherche à communiquer avec moi, quitte à y laisser son dernier souffle. Elle évoque plusieurs termes. Peine, sans doute ce qu'elle ressent, mais dans le sens tristesse ou douleur ? Son absence de traits ne m'aide pas franchement à le déterminer. Séparé est le second, lié au premier ou... Est-ce une référence à quelque chose de plus grand ? Parce que s'il est une chose que j'ai pu expérimenter au long de cette foutue aventure qui me dépasse, c'est bien qu'à un moment donné, j'ai ressenti une ignoble euphorie. En lien avec des retrouvailles.

Je fronce les sourcils à la suite des paroles murmurées. La chose semble vouloir des plumes. Et pas n'importe lesquelles en plus ! Celles du Protecteur, qui ont formé cette tornade étrange lors de notre premier passage. Même si je leur reconnais un attrait indéniable, entre leur coloris pur, leur forme parfaite en tous points et l'aura qu'elles dégagent en contraste avec ma peau sombre, je ne peux pas m'empêcher de me demander en quoi les siennes sont si importantes. Est-ce en lien avec sa magie ? Parce que dans le cas contraire, celles de la rouquine emplumée devraient suffire, non ?

Alors que je tente de manipuler ces nouvelles informations, la pression sur ma peau s'atténue. Il ne me faut qu'un instant pour comprendre que la créature vient d'expirer. Agacement. Encore un autre mystère à ajouter à la liste, et qui réussit une fois de plus à soulever plus de questions qu'à y répondre. Silencieux, je retire ma main sans cérémonie, laissant choir dans un son désagréable celle de l'entité. Mes spirales finissent par attraper des mots, la voix du géant érudit dont je remarque tout juste la présence aux côtés du blond porteur de félin. L'humain annonce percevoir les restes d'une magie similaire à celle qui a œuvré à Sartori, mais que celle-ci semble s'être retirée pour le moment. Et comme tous les pleutres de sa race, il prie pour que la puissance ne revienne pas avant que nous ayons le fin mot de cette histoire.

(La magie qui se dissipe à la mort de cette créature ? Trop gros pour une coïncidence. Est-ce que cela pourrait être la présence du Chant qui se serait momentanément manifestée à travers cette existence incomplète ?)

Un feulement félin me tire de mes pensées, m'incitant à décoller promptement. Arrivé aux côtés de Dae'ron, je scrute la direction dans laquelle cette sale bête siffle. Je ne vois rien de particulier, ce qui ne m'empêche pas de dévoiler mes dents en une grimace contrariée. Hormis certains géants, tout le groupe est là et la seule issue à peu près sécurisée pourrait bien ne plus l'être. Il ne reste pas beaucoup de possibilités : continuer vers les hauteurs ou confronter ce qui gêne l'animal quadrupède. Et s'il y a bien quelque chose dont j'ai horreur, c'est d'être dans le flou.

J'agrippe donc mon arbalète et y place un carreau avant d'échanger un regard avec mon congénère.

"Faut faire avancer les géants. Ils ne peuvent que gêner en restant plantés là.", dis-je factuellement avant de me diriger prudemment vers le passage.

S'il s'agit d'une farce magique, mon arme n'y pourra rien. Si une chose se manifeste, j'espère qu'elle aura au moins la décence de pouvoir saigner et souffrir. J'épaule mon arbalète avec calme, curieux et de plus en plus agacé d'être bloqué dans ces foutues ruines !


Modifié en dernier par Nessandro le dim. 3 févr. 2019 00:17, modifié 1 fois.


"Que les géants persistent donc à croire qu'une taille dix fois supérieure à la mienne suffit à les rendre invincibles... Il ne m'en sera que plus simple de leur inculquer le plus douloureusement possible que nul n'est à l'abri d'être pris de haut."

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Re: Le palais des oiseaux

Message par Mathis » dim. 27 janv. 2019 01:24

La petite chose mourante tendait sa frêle main, ou ce qui en ressemblait, pour toucher le poignet de l’aldryde. Sans faire le moindre bruit, je tendis l’oreille afin de bien percevoir les quelques mots qu’elle tentait d’articuler avec peine. De sa voix éteinte, je pus percevoir quelques mots épars. Mon cerveau en action, j’en déduisis qu’elle désirait une plume d’aldryde et plus particulièrement celle de Daer’on. Je me tournai la tête vers ce dernier, mais il ne bougeait pas. Mon petit doigt me disait que ces deux-là avaient fait quelque chose avant que nous arrivions et qu’ils comprenaient plus que nous ce qui se passait. Mais ni Daer’on, ni Nessandro ne répondirent positivement à la demande. Et quelques secondes plus tard, l’être s’était éteint sans recevoir l’objet de sa requête. Et puis le silence s’installa, personne n’osant expliquer ce qui venait d’arriver ou en demander la cause. Ce fut enfin Kieran qui prit la parole. Il ressentait les restes d’un puissante magie, une magie semblable à celle de Sartori.

Et avant même que nous décidions de la voie à prendre, Praline s’agita et émit un feulement dans la direction même où nous venions d’arriver.

Nessandro fut le plus prompt à réagir en s’envolant rapidement pour rejoindre son compagnon de cœur. Il scruta le passage indiqué par Praline et fit une grimace. Pour ma part, je caressai délicatement Praline pour la calmer et je la déposai au sol. L’aldryde condescendant ayant pris à présent son envol, je pouvais laisser la liberté à ma chatte qui grâce à son ouïe aiguisée nous avait prévenus du danger. Je la laissai agir comme bon lui semblait.

Pour ma part, ma précieuse dague en main gauche, je serrai le poing droit puis l’ouvrit afin de laisser mes ongles s’allonger et durcir afin de devenir de véritables griffes. Les pieds bien campés au sol, j’étais prêt à intervenir. Pendant ce temps, l’aldryde blondinet avait agrippé son arbalète et l’avait armé. Il demanda à Daer’on de nous faire avancer prétextant qu’on le gênait là où nous étions. Je ne lui obéis point, ni à lui, ni à Daer’on s’il s’avisait à transmettre cet odieux message. Je me considérais à ma place là où j’étais. Il n’avait qu’à faire ses messages lui-même ou à voleter plus loin si on le gênait.

Lorsqu’il avança, à un peu plus d’un mètre derrière lui, j’avançai aussi tout en tentant d’être attentif à la moindre réaction de ma chatte.
Modifié en dernier par Mathis le sam. 2 févr. 2019 22:23, modifié 1 fois.

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Heartless
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Heartless » dim. 27 janv. 2019 04:25

Aerq se rapprochait. Il avait longuement marmonné derrière son masque, sans doute sur la magie des lieux. Sirius n'avait rien entendu.

- Cette magie dépasse mes connaissances. Quelle plaie ! Si Leona ou Tal'Raban étaient là, ils pourraient essayer de comprendre... hum... Bon, je ne suis pas sûr d'avoir envie de les laisser accéder à un tel pouvoir. Cette magie est tellement puissante ! Elle pourrait réduire en cendre la moitié du désert si on savait comment l'utiliser ! Mais elle suit des règles différentes... Et ça, c'est assez caractéristique : cette magie vient littéralement d'un autre monde. Et elle se réveil car... ça peut sembler absurde mais... c'est un peu comme si cet autre monde se rapprochait.
- ... Un autre monde, hein ?


Un autre monde, c'était la porte ouverte au mystérieux et à l'extraordinaire. Des endroits comme Aliaénon, qui répondaient à des lois différentes de celles de Yuimen. Il y avait là des choses qu'Heartless n'était pas en mesure de comprendre. Mais il n'en avait pas besoin. Tout ce qu'il devait faire, c'était s'assurer que ce monde et le leur se séparent pour que tout rentre dans l'ordre des choses. Il s'affaira à escalader les gravats, mais la plupart des endroits où il pouvait grimper ne menaient qu'à de la pierre ou du vide. Il s'arrêta à la vue d'une large fissure dans la pierre, par laquelle passait un faible courant d'air. Il devait y avoir une autre salle au bout de ce chemin-là, et peut-être que cela lui permettrait de se rapprocher du groupe d'aventuriers qu'il avait quitté, mais ce n'était guère le moment pour ce genre de choses, surtout en telle compagnie. Il n'avait aucune certitude que Mathis et les autres furent là, mais c'était leur destination, et Darion avait senti une présence...

Heartless se décrocha du mur, et se mit de nouveau à suivre la piste informe des aurores. Si il y avait quelque chose d'important dans cette structure, ce devait être dans les plus bas niveaux. Il se mit donc à arpenter les couloirs où la sensation de désorientation des aurores se faisait le plus ressentir. Il s'enquérit néanmoins l'avis d'Aerq.

- On devrait descendre, je dirais. Si quelque chose est planqué ici, ça doit être au niveau le plus bas.

Gamemaster X
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 27 janv. 2019 09:51

Nessandro et Mathis :

Praline s'agite de plus en plus. Elle sautille ici et là, tournant en rond sans but mais visiblement perturbée par quelque chose. Soudain, elle se hérisse et court se réfugier dans les bras du kendran. Ce dernier, le regard attiré par le manège de l'animal, croit bien avoir vu une ombre bouger dans le couloir mais, l'instant d'après, il n'y a plus rien.

Vous parcourez tous deux quelques dizaines de mètres, toujours en montant en spirale, jusqu'à arriver à une nouvelle et immense salle voutée. Vous avez alors l'immense plaisir de retrouver la lumière du jour. En effet, par les ouvertures du clocheton, à bien trente mètre au-dessus de vous, se déverse la lumière du soleil. Elle se réverbère sur le cristal d'une sorte de lustre ancré par des chaines sur le pourtour de la voute. Un lustre figurant quatre oiseaux étendant leurs ailes, tournés vers l'extérieur. Ils regardent vers la périphérie de la salle.

Car c'est là que se trouve le plus surprenant. Si le centre de la salle est totalement vide et dégagé, recouvert d'une fine couche de sable et de poussière, sur le pourtour, une série de huit trônes vous encerclent. Ils supportent des statues anciennes, de quatre à cinq mètres de haut, faites d'une pierre plus naturelle que le reste de la structure, sans doute du grès. Ces imposants personnages semblent vous toiser de haut, de leurs yeux vides. Il y a là un homme à la tête de lion, une femme sublime en robe antique, une femme dont les bras sont aussi des ailes d'oiseau, une sorte de femme-crocodile, un homme couronné tenant une gerbe de blé, une femme portant un disque solaire sur le front, un guerrier portant une épée et un bouclier de style archaïque et, enfin, un mélange improbable d'homme avec des ailes d'oiseaux, des pinces et une queue de scorpion et une tête de corbeau.

Jamais vous n'aviez eu l'impression d'être aussi petits. L'ambiance solennelle des lieux transpire même de la pierre pour vous dire que vous êtes au cœur du temple. Que toute cette structure, en définitive, n'existait que pour abriter cette salle.

La seule qui n'y prête pas attention est Praline, toujours angoissée par une mystérieuse menace...

Heartless

Aerq réfléchit un instant à ce que tu viens de dire, puis, il te fait signe de l'attendre. Il repart en arrière, disparaissant quelques minutes, avant de revenir en expliquant :

"J'ai indiqué aux kasuris qu'il suffisait de monter pour échapper aux aurores. Ils vont s'y rendre et se mettre au travail. Il vaudrait sans doute mieux les rejoindre, mais, comme tu dis, il y a peut-être quelque chose à retirer de ces profondeurs..."

Vous vous enfoncez donc dans la brume, littéralement baignés dans sa lumière bleue ondulante. Votre notion des distances, des directions et du temps semblent s'altérer de plus en plus. Les murs sont là, puis disparaissent, ouvrant des passages impossibles... entrée d'un nouveau couloir ou métamorphose d'un monde ? Cela n'est pas sans te rappeler l'étrange vision que tu avais eu, d'une terre stérile aux plantes de cristal, et où tu parcourais des kilomètres en quelques pas...

Soudain, une forme ténébreuse vous barre la route ! Aerq laisse échapper une exclamation de colère et il tire aussitôt sa dague. Ou c'est sa dague qui est venue dans sa main ? Non, en fait elle y était déjà. Ou alors elle y est apparue... ton esprit embrouillé par cette question tarde un instant à réaliser que tu tiens également ton trident, en position défensive. Tu n'as pas le souvenir d'avoir fait ce mouvement. Autour de vous, les aurores s'agitent, semblent accompagner le moindre de vos mouvements...

Mais vous réaliser enfin que la forme en face de vous est immobile. Maigre, sombre, faite de métal, seuls quelques points brillants oranges témoignent d'une possible activité. Et il y en a d'autres. Des centaines entassés dans ce qui doit être une salle souterraine, mais dont vous ne voyez que difficilement les contours.
Image
Derrière, il semble qu'un couloir monte en pente douce, mais il est difficile de faire la part des choses entre illusion et réalité, ici. Et surtout, même si c'est vrai, il faudra passer entre les rangs de cette sinistre armée...

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Meraxès
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Meraxès » lun. 28 janv. 2019 19:05

Les spirales montaient à une hauteur vertigineuse et s’évasaient sous la voûte crépusculaire de cette salle aux dimensions impossibles. Meraxès se pencha au dessus du vide et vit la clarté au fond de ce qui semblait être un immense puits. Il ne devait plus être loin du but. Le chemin courbe dessiné par la plate forme rejoignit la pierre et l’ascension continua dans un couloir baigné d’obscurité. Il déploya son muutos de lumière et perça ainsi les ténèbres de couleurs irisées.

Alors qu’il se croyait seul, des battements d’ailes se firent entendre. Il s’arrêta un instant et vit surgir Dae’ron et Nessandro du bas du couloir. Les deux compères l’avaient déjà rattrapé ; leurs ailes les dispensant d’une fastidieuse ascension. Il s’apprêtait à les féliciter sans gaieté, quand un bruit, presque indiscernable, résonna dans le couloir. Les deux aldrydes l’avaient aussi entendu et ralentirent l’allure, guettant ce qui pouvait bien se dissimuler dans les ténèbres.

Meraxès repoussa progressivement les ombres jusqu’à révéler une chose claire et réduite par sa taille, qui rampait au sol. Ca avait tout l’air d’un aldryde, et plutôt mal en point. Les deux autres se précipitèrent à son secours, mais la créature aux orbites vides, à l’aspect cadavérique et déplumé ne put que pousser un dernier gémissement, levant un bras vers eux, avant de s’écrouler. Meraxès parvint à leur hauteur et écouta leur conversation, éclairant plus distinctement le petit cadavre de son aura. Les aldrydes conversaient et statuaient sur l’aspect dérangeant de la chose, l’un reprochant à l’autre de laisser trainer ses clones un peu partout, car le cadavre partageait effectivement une ressemblance perturbante avec Daer’on, et, parlant comme s’il n’était pas là, Nessandro ordonna à son compère de veiller « à ce que l’autre grand idiot fasse attention où il pose ses guiboles ».
Meraxès émit un léger sourire tandis qu’il les toisait de son regard sanguin. Il réalisait que les aldrydes ne tenaient pas en haute estime les "géants", tout comme lui, réciproquement, mésestimait le peuple minuscule. Cependant, la présence de ce clone, sa progression si en avant dans le temple, ainsi que leur messe basses à peine dissimulés, lui indiquèrent qu’il ne devait pas prendre ces petites choses à la légère.

D’autres bruits leur parvinrent alors, cette fois-ci d’en bas, et l’elfe leva les yeux au ciel en constatant que le vieux mage et Mathis les avaient déjà rejoints. Son avance avait été courte, finalement. Un léger murmure monta. Il s'agissait de la chose, apparemment agonisante, qui avait lâché un dernier râle. Sa main tomba de cette de Nessandro comme un sac, une patte de grenouille, trop insignifiante pour que Meraxès ne lui accorde de pitié.

« Inutile de s’attarder. Cette chose était à peine formée. » conclu Meraxès avec un regard de dégoût, tandis que la chatte de Mathis s'agitait, animée par une vive répulsion.

Ils continuèrent ainsi l’ascension et atteignirent une vaste salle par sa base. Pour la première fois depuis leur entrée dans le temple, ils contemplaient la lumière du soleil, qui tombait depuis le faite d’une large voûte à travers un magnifique lustre de cristal, à demi opaque tant il était recouvert de poussière, et qui regroupait les silhouettes fuyantes des quatre grands oiseaux de la légende. La salle était curieusement recouverte d’une pellicule de sable et, autour d’eux, immobiles sur leurs socles, huit statues les encerclaient : un homme à tête de lion, une femme drapée dans une toge, une femme dont les bras sont aussi des ailes d’oiseaux, une femme à tête de crocodile, un homme couronné tenant une gerbe de blé, une femme avec diadème solaire, un guerrier avec d’étranges sabres recourbés, et enfin, un mélange chimérique entre un corbeau et un scorpion… Leurs statures étaient droites et impérieuses, invariablement les bras croisés ou déployés, plus stoïques que la roche. Leurs visages étaient fin et épurés de tout sentiment, sous la peinture ternie par les siècles. Le dernier mit la puce à l’oreille de Meraxès, car les attributs du corbeau et du scorpion sont propres aux dieux sombres, ainsi que leur mélange, issu de la légende de leur jumelage. Il n’y avait pas vraiment de doute.

« Mes avis qu’il s’agit d’une ancienne représentation du panthéon… Même si j’ai quelques difficultés les identifier. »

Une légère tension investissait le groupe, mais Meraxès n’y fit pas vraiment attention.

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Mathis
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Mathis » sam. 2 févr. 2019 23:13

Praline ne se calma pas. Au contraire, elle s’agitait davantage. Avançant de quelques pas, reculant ensuite autant. Allant à gauche et puis à d’autre. Elle semblait vouloir éviter quelque chose mais sans savoir où se diriger. Puis, ses poils se dressa bien droits, son dos se courba et puis elle courut jusqu’à moi, pour sauter dans mes bras. Scrutant de mon mieux, je crus voir une ombre bouger dans le corridor, mais cette impression fut fugace et je n’ai rien vu d’autre par la suite.

Je gardai Praline dans mes bras, la caressant tout doucement afin de tenter de la calmer. Nous poursuivîmes notre ascension dans cette rampe circulaire. Nous avions parcourus au-delà de quelques dizaines de mètres lorsque nous arrivâmes à une nouvelle salle immense et voûtée. Croyant Praline en sécurité, je la déposai sur le sol recouvert de fines poussières.

Et cette fois, ce n’était point la lumière des aurores qui nous éclairaient, mais bien celle du jour qui entrait dans la pièce par des ouvertures pratiquées dans le pinacle et qui réfléchissait sur le cristal d’un magnifique lustre qui pendait du plafond. Sur ce dernier étaient sculptés quatre oiseaux aux ailes déployés ayant le regard fixé sur le pourtour de la salle.

M’attardant à mon tour à la périphérie de la pièce, je remarquai les huit énormes trônes qui nous encerclaient. Contrairement au centre de la salle, ces sièges n’étaient pas vides et abritaient des statues de grès de couleur ocre de plus de quatre mètres de hauteur. Je portai d’abord mon attention sur l’homme à la tête de lion qui me faisait penser à l’une des représentations de Yuimen. Je crus reconnaitre également Gaïa, la déesse de la lumière, en cette statue de femme portant un disque solaire sur le front. Tout comme Meraxès, j’en déduisis qu’il s’agissait de nos dieux, même si je ne les reconnaissais pas tous.

« Pour ma part, j’ai cru reconnaitre Gaïa et Yuimen… peut-être vous pourriez nous nommer les autres ? » Dis-je en me tournant vers Kieran.
Puis, après avoir observé ma chatte qui semblait toujours nerveuse, j’en fis part à mes compagnons.

« Praline n’a pas l’habitude d’être si nerveuse. Tout à l’heure, j’ai cru voir une ombre. Il y a quelque chose ici. Praline en détecte la présence, restons sur nos gardes. »

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Nessandro
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Nessandro » dim. 3 févr. 2019 00:16


Pas un bruit, pas une forme, rien de tangible que je puisse exécuter d'un carreau bien ajusté ne surgit du passage. Je siffle entre mes dents, lançant un regard noir au félin nerveux. Cette sale bête ne pourrait pas être plus utile, non ? Ah ça, pour faire la chasse aux aldrydes, y'a du monde. Mais dès qu'il faut être un tantinet efficace pour autre chose, c'est une autre histoire ! Par mes ailes, que j'en ai assez de ces ruines ! De ces imbéciles qui respirent le même air que moi ! Pourquoi faut-il qu'il n'y ait que des géants, d'ailleurs ? Où est passée Shada'ïs ? Non pas que j'apprécie la présence de la femelle rousse, mais elle aurait au moins eu le mérite d'attirer l'attention des autres crétins sur elle plutôt que ce soit à Dae'ron de se coltiner ce rôle ! D'ailleurs, j'ai à peine le temps de songer à lui qu'il est déjà à mes côtés, le regard perdu sur la forme blanchâtre au sol. Si l'un de ses bras tient toujours la gemme de feu, je constate que son autre main est rivée à la lanière de ma sacoche, comme s'il avait hésité à entrer directement en contact. Et il est plus pâle que d'habitude. Cet endroit ne lui réussit guère mieux qu'à moi. Ma langue claque, attirant son attention. Je me contente d'un geste du menton vers la suite de la salle où l'ensemble du groupe se dirige.

Et la première chose que je fais en atteignant la pièce est de siffler entre mes dents à la brutale luminosité ambiante. Par mes ailes, foutues ruines ! Plongées dans la pénombre en quasi permanence et manquant soudainement m'arracher la vue sans prévenir ! Si je maudits ma situation sans ménagement, elle a au moins le mérite de permettre à mon compagnon de respirer profondément. La première fois depuis que nous sommes entrés, maintenant que j'y pense.

Lorsque mes yeux commencent à s'accoutumer à la lueur du jour, il faut que mes spirales soient agressées à leur tour par les voix des imbéciles de grand gabarit. L'un qui parle d'ancien panthéon, l'autre qui le confirme avant de rappeler que son prédateur domestique perçoit toujours une menace. À mon tour, je parcours enfin l'endroit du regard. Et fronce aussitôt les sourcils. Nous sommes en haut du bâtiment, à n'en pas douter. Donc au-dessus des sables du désert... Et il y a des ouvertures au niveau de la voûte... Donc en extrapolant un peu, si nous, possesseurs d'ailes, avions commencé par là en démolissant juste ce qu'il faut pour passer, il aurait été techniquement possible de nous épargner toute cette farce souterraine ?!

"Rhaaaa !", hurlé-je ma frustration sans la moindre once de retenue.

J'en ai assez ! Et que dire de ces foutues statues gigantesques qui se foutent de nous en plus ? C'est censé représenter les trucs divins en plus ?! Cet endroit fait décidément tout pour m'énerver ! D'autant que la pièce est vide ! Rien à tuer ni nulle vérité à découvrir enfin ! Je vais peut-être revenir sur ma paroles envers le Protecteur, réveiller toute la petite armée métallique et la déchainer sur le campement ! Le brun m'en voudra pendant un moment, mais au moins cela me soulagera !

Je suis à deux doigts de céder à l'envie de décharger mon arbalète au hasard sur une des statues quand la dangerosité de mes pensées me frappe. Et encore cette sensation désagréable à l'idée de causer de la peine à mon compagnon. Que je suis devenu faible à force de le côtoyer !

Sans un mot, parce que seuls des cris informes et des injures pourraient se frayer un passage depuis ma gorge, je prends le parti d'aller examiner le lustre en cristal. J'ai beau être rongé par des sentiments violents, je reste lucide. S'il y a un lien entre le cristal suspendu, ceux de Sartori et ces lueurs magiques célestes, je vais bien finir par le comprendre ! Cela m'étonnerait que l'objet reflétant la lumière contienne la moindre réponse ou piste. Mais qui sait ? Peut-être l'un des piafs qui l'encadre me donnera tort ? Et puis, avec un peu de chance, ce qui le retient est assez vieux pour malencontreusement céder et écraser une ou deux enflure trop grande en-dessous !

Modifié en dernier par Nessandro le dim. 10 févr. 2019 01:24, modifié 1 fois.


"Que les géants persistent donc à croire qu'une taille dix fois supérieure à la mienne suffit à les rendre invincibles... Il ne m'en sera que plus simple de leur inculquer le plus douloureusement possible que nul n'est à l'abri d'être pris de haut."

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Heartless
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Heartless » dim. 3 févr. 2019 03:12

Aerq avait pris un instant pour informer les kasuris qu'il existait un chemin qui leur permettait de monter et d'échapper à la lumière bleue. Peut-être aurait-il été plus sage de les rejoindre, mais les deux hommes étaient bien trop intéressés par les secrets de ce labyrinthe pour s'en détourner si vite.

Plus il s'enfonçaient dans la brume, plus leur perception des choses se tordait, devenait semblable aux scènes psychédéliques des docks de Kendrâ Kâr, ou du rêve singulier qu'Heartless avait fait lors du voyage vers Sartori. Quand Heartless buta contre une silhouette inconnue et métallique, ses mécanismes de défense s'enclenchèrent... ou du moins, ils s'étaient enclenchés sous ses yeux. Il n'avait pas été "conscient" d'avoir sorti son trident pour se défendre, tout comme il n'avait pas été conscient des pas qui l'avaient menés ici. Cette énorme concentration de magie étrangère brouillait ses sens et sans aucun doute ceux d'Aerq. Mais la sentinelle mécanique qu'ils avait croisé restait immobile, bien qu'apparemment toujours en fonctionnement. Elle n'était pas seul, il y en avait une petite légion, tassée dans les pièces visibles de ce dédale souterrain.

- Du calme, Aerq !

Se disant que ces choses devaient être dans le même état que les guerriers kasuris en arrière, il se résolut à passer leurs rangs sans en bousculer aucun, afin d'atteindre un couloir qui semblait monter en pente. Il espérait être assez maître de ses mouvements pour ne rien déranger, même en hâtant un peu le pas. Avec un peu de chances, il leur sera plus facile d'avancer une fois cernés par des murs plus étriqués.

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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 3 févr. 2019 09:37

Mathis, Nessandro et Meraxès :

La salle grandiose vous écrase par ses dimensions et la solennité qui se dégage de cette assemblée de pierre, mais à part ça, il faut reconnaître que vous n'êtes pas plus avancé. Alors que Nessandro arrive au niveau du lustre, il peut remarquer que les regards des statues, légèrement obliques, sont en fait levés vers les oiseaux de cristals, qui eux-même semblent leur rendre leur regard que leurs yeux de rapaces, comme si les êtres de pierre et ceux de cristal, en opposition, s'observaient, échangeaient... ou se surveillaient ?

Les remarques de Mathis et Meraxès sont assez vite approuvées par Kieran. Celui-ci s'avance dans la salle, soulevant en nuage la poussière au sol, dévoilant un peu de couleur autour de ses pieds. Il inspecte les statues avec intérêt et fini par confirmer :

"En effet, il s'agit manifestement d'anciennes représentations des dieux. Meno à la tête de lion à la crinière ardente, Yuia, la Belle, Rana aux ailes d'oiseaux, Moura, en créature du fleuve, Yuimen, dieu des récoltes, Gaïa, la reine solaire, Valyus, le guerrier protecteur et..."

Il marque un instant de silence en regardant la dernière statue, avant de déclarer :

"C'est étrange, on dirait que Phaïtos et Thimoros sont fusionnés en un même dieu. En soit, ce n'est pas aberrant, mais s'il était vu comme un dieu unique à l'époque, pourquoi alors lui donner déjà des caractéristiques d'animaux aussi opposés que le corbeau et le scorpion ?"

Shada'iss, qui volète ça et là, inspectant les murs et lesstatues, l'air de plus en plus frustrée, s'agace :

"Tout ça c'est bien beau, mais la bibliothèque mentionnait une carte dans cette salle et je n'en vois pas, ni aucune mention de la ruche du phénix ! Pourtant, je ne trouve pas non plus d'issus vers une autre salle !"

Heartless :

Aerq semble nerveux, en effet, mais en même temps, tu ne l'as jamais vu autrement. C'est un peu sa manière d'être apparemment ! Il te suit sans problème, gardant tout de même son arme à portée de main. Autour de vous, les aurores gardent finalement un calme relatif et les golems restent également parfaitement passifs. Il te semble néanmoins à plusieurs reprises sentir un regard ardent se poser sur toi...

Finalement, vous arrivez au couloir sinueux, qui monte en pente douce jusqu'à sortir complètement des lumières bleues. Vous arrivez bientôt à un autre couloirs transversal, tout aussi sinueux, comme si les gens qui avaient creusé ce lieu étaient perpétuellement bourrés ! Il semble cependant suivre une direction globale nord/sud. À peine êtes-vous arrivés qu'un nuage noir se condense devant vous, et Darion en émerge, l'air passablement agité.

"Ils sont là, au nord ! Je le savais ! Et ils ont atteint la salle de la conciliation ! La salle de la carte ! Bon sang, nous sommes juste à temps ! Les kasuris ont commencé leur travail de sape et il ne retera bientôt plus rien ! Plus rien ! Ahah ! Mais d'abord..."

Il vous fixe avec un grand sourire surexcité, et même un peu dément :

"Il faut s'assurer qu'ils ne trouvent pas la carte avant que les kasuris aient terminés ! Un nouveau combat, ça vous dit ? Il y aura moins de défi que contre l'hydre mais bon..."

Aerq tire ses dagues et effectue quelques passes de jongleries, visiblement ravis à l'idée d'un peu de travail manuel...

(((Meraxès : 2XP (Événement aventureux normal, noté quand la fiche sera transférée)
Mathis : 2XP (Événement aventureux normal)
Nessandro : 2XP (Événement aventureux normal)
Heartless : 2XP (Événement aventureux normal) )))

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Mathis
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Mathis » dim. 3 févr. 2019 14:59

Le méprisant aldryde s’envola pour mieux inspecter le lustre de cristal et je n’y portai plus attention.

Le vieux mage approuva nos remarques, et tout en s’avançant dans la salle il inspecta les statues plus en détail, et rectifia nos déductions en nommant précisément tous les dieux représentés.

Par contre, je ne l’écoutai que d’une oreille distraite, mon attention étant plus porté sur le plancher. En fait, en se déplaçant, Kieran avait soulevé un nuage de poussière et ainsi dévoilé un peu de couleur autour de ses pieds.

Je m’approchai donc de cet endroit et je me mis à genoux. Je fouillai dans mon sac et j’en sortis mon foulard. Sans perdre une seconde, je tentai de dégager toute la poussière, j’avais le pressentiment que quelque chose d’intéressant s’y trouvait.

Pendant que je dégageais le sol, j’entendis l’aldryde femelle qui, sur un ton agacé, se plaignait que cette salle devait contenir une carte. Elle avait obtenu cette information à la bibliothèque et était très frustrée de ne rien avoir trouvé. Elle ne partageait pas l’enthousiasme de Kieran envers les statues.

(Une carte ! Bien sûr ! )

Mais sa remarque ne fut pas vaine, elle permit à mon cerveau de faire un brillant déclic. Sans tarder, je l’interpellai sans cesser d’essuyer le plancher avec mon précieux foulard rouge.

« Venez ici Shada’ïss, je crois que votre carte se trouve ici, sur le plancher, sous ce tapis de poussières... Regardez cette couleur ! »

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Nessandro
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Nessandro » dim. 10 févr. 2019 01:24


Les piafs sculptés fixent les statues qui, en retour, gardent les oiseaux à l'oeil. C'est presque comme si le quatuor protégeait le cristal du reste des occupants de la pièce. Ma spirale auditive vibre au son des voix se répercutant sur les parois. Entre l'érudit explicitant un tas de choses inintéressantes quant à l'aspect des représentations divines et la seule voix féminine au timbre aussi frustré que le mien espérant trouver une carte vers la ruche du phénix, je ne suis pas plus avancé. Je veux mettre un terme à cette histoire d'aurores pour aller achever celle de la grosse moche, mais franchement, j'en ai ras-les-ailes de jouer les aventuriers. Est-ce que j'ai vraiment la tête du crétin au grand cœur, allant braver un tas de dangers avec le sourire, pour le bien commun ? Non ! Je suis fatigué d'être encore et toujours entrainé dans les histoires des autres !

Maintenant que je m'y suis habitué, ces rayons de soleil me font de l’œil. Il suffirait d'un rien pour pouvoir filer d'ici... Mais quand je pense à tous ces enquiquineurs dehors et surtout à la distance parcourue pour atteindre ce foutu désert, mon irritation grimpe d'un nouveau cran. Repartir en sens inverse ne va pas être commode si je plaque tout ici et maintenant.

Je prends alors une décision simple mais ô combien difficile à appliquer : retrouver un semblant de calme. Je me pince lentement l'arête du nez, me frotte le coin des yeux et m'efforce de respirer le plus lentement possible en laissant mon bras pendre sans force. Je me concentre sur le son du battement de mes ailes, le mouvement d'air que mon vol stationnaire provoque. Mon moment de solitude ne dure pas longtemps, Dae'ron venant me rejoindre dans les hauteurs. Sauf qu'il a la décence de ne pas me poser de questions débiles ni de tenter un geste physique de réconfort. Il se contente d'être là. Juste... À ma portée. D'esquisser un petit sourire encourageant entre deux observations du lustre. À mesure que mon irritation décroit, elle laisse place à un brin de lassitude. Je fais alors face au lustre et m'adresse au Protecteur.

"Éloigne-toi un peu, je vais essayer quelque chose."

"De risqué, je suppose ?"

"Perspicace."

Je n'ai pas besoin de le regarder pour deviner qu'il secoue la tête de façon désapprobatrice. Je sais que c'est dangereux, mais je m'en fous. S'il doit se passer quelque chose avec les aurores au sommet de ce temple débile, alors qu'il en soit ainsi ! Je réfléchis quelques instants à ce que je vais faire avant de me lancer. Je me remémore la mélodie de la présence rencontrée à quelques reprises et la fredonne, l'accompagnant de paroles à voix basse.

"L'aldryde au sommet du temple ne veut plus s'égarer. Puisse le lien d'antan le guider, et la voie vers la Ruche du Phénix lui être dévoilée."

Modifié en dernier par Nessandro le dim. 17 févr. 2019 04:13, modifié 1 fois.


"Que les géants persistent donc à croire qu'une taille dix fois supérieure à la mienne suffit à les rendre invincibles... Il ne m'en sera que plus simple de leur inculquer le plus douloureusement possible que nul n'est à l'abri d'être pris de haut."

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Re: Le palais des oiseaux

Message par Heartless » dim. 10 févr. 2019 03:10

Malgré l'atmosphère oppressante et l'impression d'être suivi du regard par certaines des statues, les deux acolytes continuaient leur route. Plus ils avançaient, moins l'emprise des aurores se faisait ressentir. Une chance, cela semblait être un phénomène anormal et localisé. Le couloir qui s'offrait désormais à eux était étroit et sinueux, serpentant vers une destination inconnue. Darion apparut alors à l'improviste, comme à son habitude. Il s'exclama, ignorant la manière dont Heartless et Aerq, qui n'avait jusque là montré que de la nervosité, avaient levé leurs armes dans leur surprise :

- Ils sont là, au nord ! Je le savais ! Et ils ont atteint la salle de la conciliation ! La salle de la carte ! Bon sang, nous sommes juste à temps ! Les kasuris ont commencé leur travail de sape et il ne retera bientôt plus rien ! Plus rien ! Ahah ! Mais d'abord... Il faut s'assurer qu'ils ne trouvent pas la carte avant que les kasuris aient terminés ! Un nouveau combat, ça vous dit ? Il y aura moins de défi que contre l'hydre mais bon...

Darion jubilait, et dans ses yeux, Sirius put lire la démence qui avait rongé son âme pendant ses millénaires de tourment. Un tel homme, brisé par le désespoir et le passage incessant du temps, n'était décidément pas de ceux auxquels on pouvait faire aveuglément confiance. Aerq pensait sans aucun doute la même chose, mais il le cachait derrière son masque et son impatience d'en découdre avec de nouveaux adversaires. Heartless fit de même, adressant à Darion un rictus vicieux :

- Pas de repos pour les braves, hein ?

Derrière cet air sadique, il pensait néanmoins à Mathis et aux autres aventuriers qu'il avait initialement rejoints dans cette quête royale. Il espérait ne pas tomber sur eux dans la confrontation à venir, car il avait trouvé au cours de ses voyages bien des lascars de plus mauvaise compagnie que ce peuple-là.

Gamemaster X
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 10 févr. 2019 09:54

Nessandro et Mathis :

En réponse à Mathis, l'aldryde descend vers le sol et agite les ailes. En effet, une mosaïque se dévoile ! Mais elle semble s'étaler sur toute la pièce. Comment la dévoiler en entier ? Vous vous mettez à agiter la poussière, Shadaa'iss et Kieran usant de leur magie de feu pour repousser la poussière, mais sans grande efficacité. Peu à peu, vous voyez néanmoins se dévoiler ce qui ressemble bel et bien à une carte.

En haut, Nessandro se concentre. Une faible luminosité se forme au sommet du temple. Les aurores sont bien là, et elles descendent sur l'aldryde, l’enveloppant d'une faible radiance et d'une douce musique relaxante... et c'est tout. Aucune révélation, aucun miracle... ou plutôt si ! Un miracle survient bel et bien, et il est sans doute plus impressionnant encore : malgré l'échec qu'il vient de subir et le regard inquiet de Daer'on qui devine les conséquences probables, l'aldryde noir se sent parfaitement calme. Pas de haine, pas de colère... après tout, ce n'est pas si grave. Il faut prendre tout cela avec philosophie. L'échec fait parti de la vie, et il permet de se relever plus fort ! Sa peau semble presque s'éclairer un instant tandis que son esprit est désormais emplie de pensées positives !

Évidemment, personne ne remarque tout cela pour l'instant, hormis le fait que la lumière des aurores à doucement envahi le plafond. Mais alors que vous vous activez, Praline fait un nouveau bond, immédiatement suivi par un grondement étrange. De la poussière tombe du plafond et il vous semble un instant que le sol à tremblé... Vous restez immobile un instant,, mais rien d'autre ne vient troubler le silence de lieux, excepté la chatte qui continue à s'agiter nerveusement. Elle fait des allés-retour entre Mathis et la sortie, comme pour tenter de transmettre un message.

Heartless :

Darion vous mène à grand pas dans les couloirs, qu'il connait manifestement par cœur. Il vous conduit dans une salle immense, dont la voûte se perd dans les ténèbres. Cous les couloirs, ici, tout est arrondi. La salle est ronde, quatre couloirs ondulés en rayonnent et même la jonction entre le mur et le sol forme une douce incurvation. Au centre, trois immenses giclées semblable à du métal fondu qui se serait brutalement solidifié s'élèvent en spirale vers la voûte. Bien que la lumière des aurores soit ici absence, les murs et cette étrange formation métallique sont illuminés de minuscules cristaux qui diffusent une lumière féérique, sans pour autant parvenir à cacher la noirceur de la pierre, semblable à une roche volcanique. Ce lieu étrange est littéralement baigné dans cet étrange ambiance nocturne et bleuté, à la fois belle et oppressante.

Darion fait un détour par le couloir nord, sans donner d'explication. Il vous emmène visiter une salle avec un curieux piédestal et des... machines ? À moins que ces structures de métal et de cristaux aient une fonction purement décorative. Darion hoche la tête en maugréant :

"Bon, au moins, pas de mauvaise surprise ici... Montons."

Toujours avançant à grand pas, au point que vous avez du mal à vous suivre, il rejoint la triple hélice de métal et vous invite à monter dessus avec lui. Il s'avère que les giclées de métal forment un plan en pente douce qui vous permet de monter comme un escalier. Cela dit, un escalier aurait clairement été plus pratique que cette structure irrégulière. Après de longues minutes de montée, vous arrivez au sommet de la voûte et entrez dans un couloir qui continue à monter en spirale dans la roche noir. L'obscurité est ici bien plus profonde et vous êtes assez heureux de bintôt voir apparaître une lumière dorée au bout. C'est presque par instinct que tu devine une lumière que tu n'avais plus vu depuis longtemps : la lumière du soleil !

Mais vous entendez aussi des voix qui résonnent. Aerq fait un geste pour vous arrêter et murmure :

"Ne fonçons pas tête baissé. Je tiens à estimer de mes propres yeux la situation."

"Mais je vous assure qu'ils sont trop peu nombreux pour représenter une menace !" proteste Darion.

"Je me fie avant tout à mes yeux..."

Avec un soupir, le Gris Marcheur le laisse passer devant et vous approchez doucement de la salle, restant dans l'ombre pour ne pas vous faire voir. Là, tu reconnais sans peine une partie du groupe avec lequel tu es parti : Mathis, Daer'on et Nessandro sont là. Ils sont accompagnés du vieux magicien Kieran et de l'aldryde de feu Shada'iss, ainsi que d'un elfe vêtu de blanc que tu ne connais pas. Ils sont dans une vaste salle voûtée dont les fenêtres du plafond laissent tomber la lumière du jour. Un lustre de cristal présentant les quatre oiseaux que tu as vu dans la vision des kasuris domine le centre de la pièce. Autour, une succession de huit statues présentent des géants, souvent partiellement animaux. Ton regard est notamment attiré par une femme triton que tu identifies sans peine. Moura était plus séduisante sous la forme qu'elle t'a montré il y a quelques temps !

Les aventuriers sont en train de dégager une sorte de grande mosaïque recouverte de poussière, qui recouvre tout le sol. Mais à ce moment là, le sol tremble légèrement sous vos pieds. Darion souffle :

"Les kasuris vont bientôt passer à l'action ! Il faut y aller !"

Aerq hoche la tête, toujours en pleine réflexion. Puis, il se tourne vers toi pour demander d'un regard si tu es prêt à attaquer.

(((Mathis : 2XP (Événement aventureux normal)
Nessandro : 2XP (Événement aventureux normal)
Heartless : 1XP (Événement simple) )))

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Mathis
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Mathis » jeu. 14 févr. 2019 13:13

Ma découverte ramena rapidement Shada’ïss près du sol. Tout en agitant les ailes au-dessus du plancher, elle ne put que constater que j’avais bel et bien découvert la carte qu’elle cherchait tant. Alors que je poursuivais frénétiquement le dépoussiérage à l’aide de mon foulard rouge, Kieran et l’aldryde femelle s’activaient également utilisant leur magie pour y arriver. La carte dévoilait peu à peu ses couleurs, mais il nous restait beaucoup à faire.

Les deux aldrydes mâles pour leur part semblaient encore affairés à démystifier les pouvoirs du lustre de cristal.
Praline, nerveuse depuis quelques minutes, sursauta soudainement comme de surprise. Les poils de son dos courbé dressé, elle émit un singulier grondement. Je m’immobilisai aussitôt observant ma chatte faire des aller et retour entre moi et la sortie. Elle voulait me prévenir d’un danger, je ne pouvais l’ignorer.

J’interrompis donc ma séance de ménage, je me levai et ramassai Praline dans mes bras en la caressant pour la rassurer. Mon plan en tête, je me dirigeai vers la statue représentant Gaïa, la déesse que je respectais et tout en m’asseyant par terre, je prévins d'une voix juste suffisamment forte pour qu’ils m’entendent :

« Je vais emprunter le corps de Praline et je vais aller voir ce qui se passe à l’extérieur. Praline ne s’affole pas pour rien, un danger nous menace. »

Cela dit, je m’adossai contre le socle de la statue. Avant de fermer mes yeux, je les prévins :

« Si je détecte quelque chose, j’émettrai un miaulement d’avertissement. Vous n’aurez qu’à vous approcher à moins de 30 centimètres de moi, et je réintégrai automatiquement mon corps. »

Cela dit, je fermai les yeux et me concentrai. Praline assise sur mes genoux, me laissa volontiers pénétrer dans son esprit comme si ma présence la rassurait.

Il y eut un moment de noirceur. Puis la lumière revint. Devant moi, se trouvait désormais l’élégant et joli corps d’un homme blond endormi. Quelque peu obnubilé par cette beauté qu'était la mienne, je réussis tout de même à détourner le regard et sauter sur le sol poussiéreux.
je retins l'instinct de ma chatte, qui aurait bien aimé s'approcher davantage de l'aldryde, et je traversai, à pas feutré et de ma gracieuse démarche féline, la salle pour me diriger tout en souplesse vers la sortie. Je sentis un peu de réticence de la part de Praline, mais elle me laissa tout de même les rennes. Ma présence devait la rassurer.

Une fois rendue à la sortie, je m'arrêtai une seconde, hésitant. Puis, je repris une marche plus lente, plus prudente un peu comme un prédateur qui ne voulait pas de faire voir de sa proie. J'avais l'intention de traverser le corridor et de m'approcher des assaillants innocemment si jamais j'en voyais. Je me disais qu'en me voyant, ils ne se méfieraient pas de moi, ils ne verraient qu'unemignonne chatte inoffensive.

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Meraxès
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Meraxès » sam. 16 févr. 2019 20:31

Post squelette :

Meraxès entreprend aussi de remuer la poussières avec ses bottes, découvrant petit à petit des formes et des lignes colorés. Il constate alors qu'une lumière fantomatique tombe du plafond, et comprend qu'il assiste pour la première fois à l'émanation d'une aurore, ainsi qu'à la musique qui l'accompagne. Le chant est beau et singulier, il le transporte par sa beauté indicible. Il comprend cependant qu'une agitation monte, et oscille entre le plafond, la fresque qu'ils découvrent sur le sol, et les curieux vas et vient du chat qui alarment Mathis.

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Nessandro
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Nessandro » dim. 17 févr. 2019 04:13


C'est avec un regard suspicieux que je perçois la luminosité des aurores répondre à mon chant et se draper comme la plus lascive des créatures autour de moi. Mes spirales perçoivent une musique lente et calme, que j'ai la sensation de connaître. Et à part ça ? Rien, absolument rien du tout. Immobile, voletant dans les airs par instinct, je n'y réagis pas sur le coup. Puis, une sensation d'incongruité m'étreint. Et ensuite, c'est une anomalie qui me frappe. Il me manque quelque chose, un ressenti qui ne me quitte généralement pas depuis des années, et qui s'accompagne d'habitude de témoins physiques. C'est... C'est impensable, et pourtant... Je... Ne suis pas agacé par ce nouvel échec ? Ni par la situation absurde dans laquelle je suis, en surplomb d'un groupe affairé à nettoyer un sol de plus en plus coloré ? Je me sens bizarrement... Tranquille ? C'est ça. Voilà ce qui me dérange. Pas d'amertume refermant un étau étouffant sur ma poitrine, de hargne cherchant à faire couler le sang réprimée par ma volonté, de fiel emplissant ma bouche pour se déverser en mots acérés sur mon entourage. C'est comme si je n'étais pas dans une structure ancestrale, mais comme lors de ces moments de répit où le Protecteur chantonne inconsciemment en préparant le campement.

D'ailleurs, il me suffit de relever un peu le nez pour apercevoir le visage de Dae'ron. Ah, encore en train de se faire du souci, si je me fie au regard appuyé qu'il me lance et au léger geste qu'il fait de resserrer son étreinte sur la gemme de feu. Maintenant que j'y prends garde, cela fait bizarre de le voir avec un teint plus chaud. Et plus vivant, malgré la fatigue qu'il doit aussi avoir accumulé. Et pourtant il est encore et toujours là, à s'assurer de la sécurité d'autrui, à faire de son mieux pour se rendre utile, à rester à proximité. Avec moi. Les murs de la salle me paraissent soudain trop proches ou alors c'est la proximité du Protecteur que j'ai du mal à évincer de mon esprit. Et plus je sais que son regard est posé sur moi, plus je le sens peser sur ma conscience. Alors je scrute ses yeux sombres en réponse, sans vraiment savoir pourquoi je le fais. Son froncement de sourcils s'atténue peu à peu, virant à l'expression curieuse puis petit à petit à de l'embarras jusqu'à ce qu'il regarde subitement ailleurs. Et ça, je n'aime pas. Savoir qu'il est en train de poser ses beaux yeux sur une autre forme ne me plait pas du tout. Mais d'un autre côté, l'imaginer en train d'observer mes moindres faits et gestes me dérange tout autant. Où est donc passé l'aldryde sans-gêne et indifférent à ce genre de comportements que je suis habituellement ?

J'émets un léger souffle qui attire son attention encore une fois. Dans son attitude, aucun mépris, aucune volonté de se servir de moi comme un pion facile à éliminer, juste... Je ne sais pas ce que c'est, en fait, mais cela me donne la sensation que je serai écouté quoi que je dise. Et rien que ce petit détail me cause un ressenti plaisant dans le sternum. Malgré moi, je ferme lentement les yeux en le voyant ouvrir la bouche pour parler et prête une spirale attentive au timbre de sa voix.

"Est-ce que... Le risque en a valu le coup ?", demande-t-il en se retenant de poser son habituelle question concernant mon bien-être.

"Mitigé. L'impression d'avoir reçu une réponse totalement à côté de la plaque, mais pas idiote pour autant.", dis-je en inclinant légèrement la tête sur le côté, avisant finalement malgré moi les autres en contrebas, percevant le miaulement du félin de poche et surtout le tremblement des parois.

Je plisse les yeux, apercevant des traces de poussière choir sur le dessin que l'on s'affaire à dégager en-dessous. Certains géants s'agitent. De mon côté, je cogite un instant, puis me tourne vers Dae'ron, remarquant trop tard le peu de distance nous séparant. Nos ailes se frôlent, nos bras se percutent et avant de l'avoir réalisé, je me suis immédiatement excusé auprès de lui... Au moment où il faisait de même. Moment de flottement. Petit sourire gêné de sa part tandis qu'il se frotte la nuque de sa main libre. Ce n'est pas la première fois que nous entrons en contact, accidentellement ou pas, mais jamais auparavant ne m'étais-je senti mal à l'aise à ce sujet. Irrité oui, agressif certainement, tellement conscient de l'avoir percuté et surtout regretter la présence de nos protections en arctosa au moment du contact ? Là, c'est une première...

Je m'éclaircis donc la gorge brièvement pour chasser cette pensée parasite.

"Hum. Bon, tu as vu comme moi les murs trembler ?"

"Hein ? Ah oui ! Oui... Peut-être que remettre tous ces mécanismes magiques en route a fragilisé la structure ?", avance-t-il avec intelligence.

"Possible. Faudrait pas que les parois flanchent tant qu'on est là.", dis-je sobrement avant de diriger mon attention sur la gemme magique puis sur le bras qui la tient. "Viens, allons ordonner aux golems de soutenir les murs. Qu'ils servent à quelque chose au lieu de prendre la poussière ici et là."

J'attends un signe d'approbation de sa part puis descends vers le couloir, décidé à réveiller la petite armée cachée, la main serrée sur mon arbalète. Ce n'est pas parce que nous n'avons encore rien croisé au détour d'une voie qu'il n'y a effectivement pas autre chose dans ces ruines.


Modifié en dernier par Nessandro le dim. 24 févr. 2019 06:35, modifié 1 fois.


"Que les géants persistent donc à croire qu'une taille dix fois supérieure à la mienne suffit à les rendre invincibles... Il ne m'en sera que plus simple de leur inculquer le plus douloureusement possible que nul n'est à l'abri d'être pris de haut."

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Heartless
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Heartless » dim. 17 févr. 2019 14:00

Darion et le groupe progressèrent dans ce dédale étrange et inhospitalier, touché par la magie des aurores. Il semblait s'y repérer sans mal, il avait été là avant, peut-être plus d'une fois. C'était sans doute ici même qu'il avait perdu sa mortalité. Puis à force d'avancer, ils arrivèrent jusqu'à un faible rayon de soleil, une ouverture sur l'extérieur qui semblait si lointain. Le groupe se brusqua lorsqu'ils entendirent des murmures. Heartless crut reconnaître la voix de Mathis, mais rien n'était sûr.

- Ne fonçons pas tête baissée, avait dit Aerq. Je tiens à estimer de mes propres yeux la situation.
- Mais je vous assure qu'ils sont trop peu nombreux pour représenter une menace !
protesta Darion.
- Je me fie avant tout à mes yeux...

Ils se rapprochèrent alors prudemment de grande salle ouverte, et les oreilles d'Heartless ne l'avaient pas trompé. Il y avait dans cette pièce voûtée plusieurs statues étranges de divinités que le borgne avait du mal à reconnaître, mais qui correspondaient sans doute à d'anciennes incarnations des dieux yuiméniens. L'endroit était dominé par un lustre de cristal, orné des quatre grands oiseaux qui avaient bouleversé ce monde. Et au centre de tout cela se trouvait le groupe d'aventuriers. Heartless reconnut Mathis, l'aldryde grincheux et son compagnon, l'autre aldryde qui les avait rejoints dans la forêt, le mage Kieran et un inconnu vêtu de blanc et aux oreilles pointues. Puis, alors qu'ils étaient en train de s'affairer sur une mosaïque poussiéreuse, un grondement se leva du sol.

- Les kasuris vont bientôt passer à l'action ! Il faut y aller ! murmura le Gris-Marcheur.

Aerq et Darion étaient prêts, Heartless, moins. Il n'avait pas prévu de combattre ceux qu'il comptait assister, mais son plan exigeait qu'il gagne la confiance de ses deux acolytes. Il allait falloir ruser sur le tas pour éviter des morts inutiles que ces deux-là ne rechigneraient guère à provoquer. Ne laissant pas paraître son doute, prit les devants et fila sans crier gare dans la direction de Mathis. Il fallait que les autres croient à sa férocité, mais le pirate avait confiance en la capacité du blondinet à repousser son premier assaut.



Charge d'estoc de rang 3 sur Mathis sans l'intention de tuer

Gamemaster X
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Gamemaster X » dim. 17 févr. 2019 15:12

Jet d'attaque du bouffon : 89 réussite
Jet d'attaque de Heartless : 88 réussite

Alors qu'il contemple la beauté des aurores, Meraxès ne peut s'empêcher de remarquer un détail : des fissures courent sur le plafond, et elles sembles s'agrandir de plus en plus. Un peu de poussière tombe de là-haut, avec un léger grondement. Mais les événements s'enchainent rapidement et il n'a pas le temps d'avertir les autres.

Lorsque Mathis entre dans le corps de Praline, il comprend immédiatement ce qui se passe (((voire en MP))). Mais les autres ne savent pas. Hélas, le kendran ne pouvait pas savoir que trois personnes les épiaient et avaient tout entendu de ses paroles. Dès qu'il s'approcha dans son corps félin, trois formes apparurent, et l'une d'elle effectua une cabriole pour saisir Praline. En un instant, la pauvre chatte se trouva entre les bras d'un homme qui la caressait doucement... tout en tenant un couteau sous sa gorge. Un homme en armure noir, arborant un masque de bouffon qui ne pouvait qu'évoquer un sinistre personnage de légende. Se pourrait-il qu'il s'agisse du redoutable bouffon d'Oaxaca, Aerq ? Il semble bien...
Image
Il ricana :

"Tiens tien... quelle ravissante petite bête... Je vous déconseille de faire un faux mouvement, ou votre ami va connaître une fin prématuré dans un corps pelucheux. Une mort originale, c'est indéniable..."

Mais à peine a-t-il dit cela qu'une autre forme presque aussi effrayante, mais pour d'autres raisons, fonçait déjà dans la salle. Heartless ! Le pirate que vous pensiez disparu charge le corps inerte de Mathis. Aerq pousse un cri d'avertissement en voyant son plan tomber à l'eau, mais il est trop tard. En approchant du charaudeur, Heartless active son pouvoir et le fait rentrer en catastrophe dans son corps. Hélas, il est trop tard pour esquiver : Mathis a à peine le temps de tenter un mouvement de côté que le trident se plante dans son armure, cette même armure endommagée par une aldryde de la sororité et qu'il n'avait jamais fait réparer...

Lorsque le jeune homme se relève en catastrophe pour rejoindre ses compagnons, c'est avec le torse en sang, se tenant douloureusement les côtes. S'il ne se soigne pas rapidement, il risque de se vider de son sang...

"Abruti ! Voilà ce que c'est que de travailler avec des brutes sans finesse !" s'énerve le bouffon contre son collègue.

Entretemps, Nessandro, qui tentait de sortir de la salle se trouve bloqué par ces nouveaux arrivantes, et surtout par une ombre qui se place dans l'encadrement de la porte, . Il serait possible d'essayer de passer par-dessus, mais c'est surtout la vision de cet homme qui stupéfie une bonne partie du groupe. Shada'iss résume assez bien la situation par un souffle estomaqué :

"C'est... c'est impossible ! Vous êtes mort !"

Mais il n'en est rien. Le jeune guerrier aux cheveux noirs qui se tient ici, son éternel petit sourire triste aux lèvre, n'est autre que Darion, le gris-marcheur.
Image
D'une voix indolente, il souffle :

"Ah ! Petits aldrydes ! Vous ne m'avez pas manqué, mignonnes petites vermines... Ne tentez pas de sortir d'ici, ou vous risquez d'avoir des ennuis..."

Puis, il proclame à la cantonade :

"Alors, qu'avez-vous découvert ? Simple curiosité. De toute façon, vous ne sortirez pas vivants d'ici."

En un éclaire, Kieran est prêt au combat. Le vieux magicien vibre d'une redoutable puissance, mais il n'attaque pas encore, espérant en bon stratège la possibilité d'une porte de négociation, car ce combat, avec Mathis blessé et Praline otage, s'annonce bien mal... Aerq s'amuse :

"Dites-nous ce que vous savez de la ruche du phénix et de la fontaine de jouvence, et je vous promets de ne rien vous faire !"

(((XP à la fin de la scène)))

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Meraxès
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Re: Le palais des oiseaux

Message par Meraxès » dim. 17 févr. 2019 23:34

Meraxès secoua la tête. Il passa une main dans ses cheveux et se massa le crâne pour rassembler ses idées. La musique des aurores était excessivement pénétrante, au point qu’il en oubliait la carte qui se dévoilait à ses pieds.
Ce n’était pas bon. Cela était même particulièrement inquiétant. Aussi douce et mielleuse fut-elle, cette musique s’apparentait plus à un envoutement qu’à une simple sérénade. S’il ne se concentrait pas dessus, elle était pratiquement inaudible ; mais il suffisait de regarder les aurores directement, de tendre l’oreille, et les sonorités devenaient plus distinctes, de nouvelles harmonies apparaissaient et se répondaient, et vous transportaient dans un autre monde.

Il fit quelques pas pour se dégourdir et la voix de Mathis acheva de le ramener sur terre. Le kendran ne s’était pas exprimé très fort, avec une prudence mesurée, craignant les échos de la salle gigantesque. Le comportement de sa chatte l’inquiétait et il soupçonnait la présence d’intrus. Alors il expliqua qu’il allait emprunter le corps de son animal pour partir en reconnaissance. Meraxès écarquilla les yeux à son annonce, si prompte et sans explications, sans pour autant rétorquer quelque chose. Après tout, il y avait toute sorte de magie dans le monde. Il se montrera simplement plus prudent la prochaine fois qu’un chat de gouttière épiera ses discussions. Il hocha la tête en signe d’acceptation et Mathis ajouta qu’il suffisait de le toucher pour ramener son esprit dans son corps.
Une fois prêt, il s’assit en tailleurs avec sa chatte sur les genoux. Il sembla méditer quelques instants, puis son corps s’affaissa sur sol. Le félin l’observa un moment, puis il bondit en direction de l’entrée.

Meraxès continua le laborieux nettoyage de la salle, quand un léger tremblement ébranla la structure. Des colonnes de poussières tombèrent du plafond et Meraxès leva la tête en direction des aldrydes. Il leur adressa un regard, et constata ensuite que des fissures parcourant la voûte semblaient s’élargir… Il se passait quelque chose.

Il s’apprêtait à en toucher un mot à Kieran, quand un miaulement strident résonna.

Un homme s’était introduit dans la salle et tenait la chatte sur ses genoux ; la caressant délicatement, tout en maintenant un couteau sous sa gorge. Il portait le costume bariolé des bouffons amuseurs de cours, ainsi qu’un masque sinistre et rieur. Il ricana d’ailleurs et se félicita de sa prise, en précisant qu’il avait bien compris qu’il s’agissait de leur comparse blond allongé sur le sol.

Meraxès se figea de stupeur. Il échangea un regard avec le mage, sans oser lever les yeux pour éviter de trahir la présence des deux aldrydes. Une nouvelle personne surgit alors dans la salle sans crier garde. Un autre homme chargeait le corps inerte de Mathis, un trident en main, et souleva un cri de protestation du bouffon. Mais c’était trop tard. Mathis eut à peine le temps de réinvestir son corps qu’il reçu un coup de lance en pleine poitrine. Il bondit en arrière pour se mettre hors de portée, une main sur sa blessure.

Le bouffon traita le nouvel arrivant d’abrutit en regrettant de travailler avec des hommes sans finesse. Il fallait dire que celui là avait une allure plus bourrue. Un bandeau sur un œil et l’air vicieux, il avait tout l’air d’un mercenaire d’expérience. Pourtant, il avait loupé son coup. Ce qui était assez curieux vu la vigueur dont il avait fait preuve.

Une nouvelle silhouette se présenta alors à l’entrée de la salle. Un jeune homme vêtu d’une armure sombre. Meraxès ne l’avait jamais vu, mais sa présence provoqua la stupéfaction chez ses compères. Apparemment, ils le connaissaient et le croyaient mort. Ce dernier remarqua sans peine la présence des aldrydes et s’adressa à eux avec autant de malveillance que de condescendance. Il leur demanda alors ce qu’ils avaient trouvé, avant de préciser qu’ils ne sortiraient de toute façon pas vivant du temple.
Le bouffon compléta la question en leur demandant ce qu’ils savaient sur la ruche du phénix et la fontaine de jouvence, en leur promettant de leur laisser la vie sauve, avec tant de vices dans sa voix que même le plus idiot des garzok ne tomberait pas dans le piège.

Meraxès ne savait rien de ces hommes, ni la raison de leur venue, mais cela n’augurait rien de bon. En plus de ça, quelque chose se passait avec l’Aiguille de la conciliation. Il sentait l’urgence monter dans l’air, et la tournure des événements ne jouait pas en leur faveur. Mathis était blessé, et il fallait le soigner… Cependant, même après ça, il n’était pas certain de sa combattivité avec le félin en otage. Il devait faire quelque chose. Gagner du temps.

Il souffla bruyamment, puis frappa le sol avec son bâton pour rappeler sa présence.

« Inutile de se montrer aussi insistant. Nous vous dirons tout ce que nous savons. Cependant, dans un premier temps, laisser moi instaurer une atmosphère plus favorable au dialogue. »

Il leva son bâton vers les aurores, et déploya son fluide lumineux.

(((Utilisation du sort Pacifisme au niveau 3. Après sa résolution, Meraxès consomme une fiole de fluide 1/4 de lumière.)))

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