Oianid Thezal'mock, apprentissage CC

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Yuimen
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Oianid Thezal'mock, apprentissage CC

Message par Yuimen » lun. 16 sept. 2019 09:48

Oianid Thezal'mock



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Lassés des multiples guerres contre les shaakt, les ayajpak on eut une réaction typique de leur peuple : reconstruire plus grand et plus impressionnant pour décourager l'ennemi. Si l'effet reste à confirmer, nulle ne peut nier qu'ils ont mis du cœur à l'ouvrage : l'oianid Thezal'mock d'Eniod, demeure de la caste des guerriers et des chasseurs, est l'une des constructions les plus extraordinaires du monde. Entouré d'un rempart propre, intégré à la muraille de la ville, il forme un bouclier à l'ouest de la cité. Les bâtiments divers et pyramides sont incroyablement hauts et abritent des milliers de chasseurs et de soldats. Assez grand pour contenir toute la population de la ville, doté de ses propres sources, l'endroit est une formidable ultime citadelle pour la ville d'Eniod. Sur les terrains d'entraînement, d'innombrables guerriers se préparent, ne sortant que pour s'entraîner à chasser dans les forêts à l'intérieur comme à l'extérieur de la ville.

Mais le plus remarquable est sans doute cette formidable pyramide en cours de construction. Faisant appelle à des techniques inédites, on pense qu'elle ne sera pas terminée avant au moins plusieurs années. Mais alors, elle sera alors la plus haute construction jamais édifiée de main d'Homme...

Fonctionnement :
  • Les CC peuvent être apprises ici par apprentissage facilité pour 300 yus OU servir de lieu d'apprentissage naturel.
  • La validation se fait lors de la demande de commentaire (via le SOS-GM).

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Jorus Kayne
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Re: Oianid Thezal'mock, apprentissage CC

Message par Jorus Kayne » lun. 5 oct. 2026 11:06

X.26 Le retour à Eniod.

X.27 Quelques mots de trop.


Sous une escorte plus réduite, Khala'hu dirige notre groupe jusqu’à une imposante place où se dresse une immense construction. Depuis des décennies, ce grand Oianid inachevé est visible de tous les points de la cité. Imposant par sa structure, il me semble m’être toujours demandé si je verrais de mon vivant son achèvement.

Malgré la construction toujours en cours, la végétation est toujours aussi luxuriante. Les animaux, sauvages comme domestiqués, sont particulièrement présents et soulignent la vie grouillante de la cité.

Ici, rares sont les civils se promenant nonchalamment. Il n’y a que des guerriers en armures, des soldats s’entraînant, des chasseurs aptes à affronter les dangers de la jungle et les obscures Nahu’ali, d’intrigants mysticiens de mon enfance qui ne sont en réalité que de simples utilisateurs de magie.

Pénétrant dans l’édifice le plus important, la première de la file n’hésite pas à bifurquer dans les couloirs et intersections, témoignant ainsi de sa maîtrise totale des lieux. Fait de blocs massifs de roche, l’odeur à l’intérieur ne ressemble en rien à celle d’une grotte ou d’une mine. Des plantes sont disposées autour de puits d’eau, apportant des senteurs agréables, et si certaines espèces grimpent sur les murs, certains espaces leur sont interdits. Pour la plupart, ce sont d’immenses piliers sur lesquels des gravures ont été inscrites, qui obligent le personnel d’entretien à empêcher cette prolifération.

Notre chemin est parsemé de puits de lumière et, lorsque celle-ci ne parvient pas à aller aussi loin, des braseros éclairent les lieux d’une lueur réconfortante. Finalement, Khala’hu s’arrête près d’une grande salle, demandant à voir un certain Karatoalt.

« Hélas, le sage n’est pas présent, première de file Peut-être puis-je vous servir à sa place. » répond l’homme.

L’homme qui fait face à Khala’hu est assez âgé. Le crâne dépourvu de cheveux, il présente une carrure rachitique, loin des standards des guerriers de la cité. Après tout, il faut bien des scribes quelque part et la pile de documents près de son bureau laisse à penser qu’il exerce une telle fonction.

La femme porte un regard scrutateur vers moi, avant de retourner son attention vers l’homme. Si sa voix se fait basse, l’écho du lieu me permet d’entendre assez pour comprendre ses intentions : moi. Plus particulièrement, elle cherche à savoir si je suis bien qui je prétends être, d’après les informations offertes par Tian et les équipements déposés par le dénommé Kale’he.

Examinant certains écrits, ainsi que les armes présentées, l’homme tique rapidement lorsqu’il porte son intérêt sur ma dague de glace, la lame que j’ai depuis tant de temps. Une sorte de signature qui m’accompagne à chaque fois que je me suis fait remarquer en bien et en mal, me suivant depuis mon départ d’Eniod.

Le scribe porte un long regard sur moi, avant de hocher la tête et de s’incliner vers Khala’hu. Celle-ci accompagne l’information avec une certaine nervosité et revient vers moi, mes lames en main.

« Bien. Il s’avère que vous semblez bien être la personne que vous prétendez grand guerrier aigle. Nous avons justement besoin de guerriers tels que vous pour chasser les shaakts. » dit-elle en renvoyant les soldats, maintenant que ma dangerosité n’est plus avérée.

(Grand guerrier aigle ? J'aime bien
En revanche, elle veut m’immiscer de force dans ce conflit à peine arrivé ?)


« Merci, mais je passe mon chemin. J’ai à faire, mais en ville. »

« Vous ne comptez donc pas nous aider à enrayer la menace ? D’autres familles ont été séparées par ces sales peaux noires et cela ne concerne que les plus chanceuses. Si vous êtes… » rétorque-t-elle avant que je ne l’interrompe.

« Comme je l’ai dit, j’ai des affaires personnelles à régler… en ville. » dis-je plus sèchement.

(Cela commence à suffire !)

Khala’uh affiche un rictus de mépris avant de répliquer sans ciller des yeux.

« Je vois. Soit la réputation surestime la réalité, soit vous n’êtes qu’un usurpateur… ou un couard. » lâche-t-elle en rendant mes lames.

Je ne réponds pas directement à la provocation, mais accueille la pique à ma façon.

« Excuses acceptées. » fais-je, en reprenant mes armes.

« Des excuses ? Mais pour quoi ? » s’offusque-t-elle, en me fixant d’un air sévère.

« Eh bien, pour avoir traité comme un prisonnier la personne qui vous a sauvé la vie. » dis-je le plus simplement du monde en lui rendant son regard.

« Me sauver la vie ? Cela reste à prouver ! » réplique-t-elle en serrant les dents, comme touchée dans son ego.

« Et les elfes noirs ? Ils se sont égorgés tout seuls avec mes armes, selon vous ? »

Le silence s’installe et un froid glaçant me parcourt le dos l’espace d’un instant.

« Vous, les grands-pas, vous vous croyez tous supérieurs à nous parce que vous êtes plus grands ! »

(Bon, ça suffit, j’en ai marre de son attitude.)

« C’est mon côté whiel sans doute. Vous devez certainement avoir un ancêtre de la même ethnie dans votre sang, à ce propos. » fais-je avec un sourire moqueur.

« Je doute avoir un ego aussi démesuré que le vôtre ? »

« Un ego ? Non, rien à voir. On dit que les femmes whiel sont les plus belles au monde ! »

La première de file se fige un instant, avant qu’une tension visible ne s’affiche sur son visage. Sans prévenir, son poing vient se ficher en plein dans ma mâchoire, m’envoyant valser à quelques pas de ma position. D’un regard sévère à mon attention, elle quitte sans plus de cérémonie l’Oianid.

Toujours présent, le vieil homme rit en voyant la scène.

« Les jeunes de nos jours. Je pense qu’il y avait d’autres façons pour vous sortir de ce pétrin. » prétend-il.

Me tenant le bas du visage endolori, je réplique au scribe.

« Rien ne me venait qui ne règle la situation aussi rapidement. Elle ne risque pas de me déranger de si tôt.»

« Peut-être, oui. Espérons simplement qu’elle ne revienne pas armée cette fois-ci. » lâche-t-il avec un sourire en coin.

Touché par l’argumentation simple mais efficace, je m’incline brièvement devant l’homme, avant de retrouver ma liberté à l’extérieur.

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