Les Landes Fleuries

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Yuimen
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Les Landes Fleuries

Message par Yuimen » sam. 16 nov. 2019 14:05

Les landes Fleuries


Profitant du climat généreux et d’une bonne terre fertile, les plaines occidentales du Royaume de Yarthiss sont prises entre la Garigue sèche de la Fédération de Wiehl, les Plaines Sèches de l’est de la nation, et l’humide Plaine des Amazone. Et ces trois-là ont tout à lui envier. Un cadre idyllique que n’aurait pas repoussé un sinari – ils s’y sont d’ailleurs installé en des temps anciens avant de filer vers le sud du continent en laissant les humains profiter des lieux. Des plaines vastes et fleuries, agréable décors pour tout romantique à la recherche de l’inspiration bucolique, tout amoureux désirant offrir à sa belle un pique-nique délicat et parfumé.

Un endroit comme il en existe peu sur Imiftil, où l’on peut profiter de la nature sans qu’elle tente de vous tuer, parmi une faune pacifique composée de bouloums, Asternias et autres Nigris. Attention, toutefois, à ne pas marcher ou poser les fesses sur un Mâche-Pied sauvage attendant son petit déjeuner.

On dit même qu’une tribu de centaures pacifiques chevauche vaillamment à travers les landes, ivres d’une belle sensation de liberté.



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Selen
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Re: Les Landes Fleuries

Message par Selen » sam. 15 janv. 2022 17:48

Je connaissais moins les plaines fleuries du Royaume de Yarthiss que la Garrigue fédérée. Elles n’étaient toutefois pas désagréables à parcourir, plus fraîche grâce à la végétation locale, diversifiée et dense, due aux fleuves qui parcouraient le pays, et les marais humides ceignant la route vers la capitale. Un paysage des plus dévasté, boueux et brumeux, qu’heureusement j’évitai soigneusement en longeant la voie principale. Là encore, l’homme avait eu la bonne idée de planter çà et là, à plusieurs dizaines de lieues d’intervalle, des couverts pour la nuit et de quoi soulager sa faim.

Le voyage ne rencontra là encore pas plus de difficultés. Je me familiarisais avec l’équitation, et ma monture s’habituait à moi, petit à petit. Un premier voyage utile pour tisser les premiers liens de confiance nécessaires à tout partenariat entre êtres vivants.

Après une douzaine de jours de voyage, nous bifurquâmes vers le sud, longeant un fleuve majeur dont j’appris le nom via un tavernier de route : la Yarthe. Nous arrivâmes bientôt en vue des hauts murs de la cité humaine, vers lesquels je me dirigeai sans tarder. J’avais beau savoir que Brytha était apparue hors de la ville, plus au sud, je me devais de m’informer davantage sur celle-ci et les moyens d’accéder à ses pairs.

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Selen
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Re: Les Landes Fleuries

Message par Selen » lun. 31 janv. 2022 20:04

Le voyage dans les plaines du Royaume, longeant la forêt du Renouveau, fut plus sauvage que celui depuis Tulorim. Aucune route, ici, pour diriger ma voie, heureusement marquée par l’orée des bois constamment à ma gauche. Aster semblait apprécier pouvoir galoper dans les prés fleuris, moins rudes à ses sabots que les pavés des voies officielles. Après plusieurs jours de chevauchée, je croisai la route d’un grand fleuve, que j’identifiai directement comme étant la Yarthe. L’elfe de l’auberge m’avait donné des informations sûres, et je lui en étais reconnaissant. Je bifurquai donc vers l’ouest sans plus tarder, longeant le fleuve vers l’amont, dans un paysage qui se faisait de plus en plus brumeux.

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Triam
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Re: Les Landes Fleuries

Message par Triam » ven. 11 nov. 2022 23:22

La clarté du jour me tire de mon sommeil. Un autre jour de route. Les elfes dorment encore autour de moi. Non, en vérité, il me revient que les elfes ne dorment pas. Leurs postures rigides et la sévérité de leurs traits témoigne de leur méditation profonde. Leurs têtes étaient toutes pratiquement cachées derrière de grands chapeaux, des capuchons ou des voiles sombres. J'avais entendu dire que les Shaakts toléraient mal le soleil, et que c'est pour cela que leurs cités, telles que Khonfas, sont presque entièrement souterraines. De mon côté, j'ai l'impression d'assister à une scène de deuil. Quand bien même, je me fais silencieux pour ne déranger personne. Mes yeux s'adaptent peu à peu à la lumière. Notre voyage s'est poursuivi loin des pâturages de Saman, nous roulons au beau milieu d'une vaste plaine arrosée de soleil. La verdure du Wiehl y rencontre la chaleur du royaume de Yarthiss, les fleurs côtoient l'horizon, les pissenlits montent jusqu'aux ailes des oiseaux. J'aperçois Vit, blotti à l'arrière. Bien que son visage soit lui aussi caché derrière un voile de tissu aux reflets bleutés, je reconnais sa silhouette, et il semblait être le seul elfe noir à être vraiment curieux du paysage que nous traversons. Je me déplace lentement pour le rejoindre, et ma place est prise sans attendre par un elfe jaloux de mon petit coin d'ombre.

Il regarde l'extérieur, tourné de manière à ne pas recevoir directement la lumière du soleil. Maintenant que je me rapproche de lui, je me rends compte que sa respiration est plus lourde que la journée d'avant, et que les rayons solaires le font suer à grosses gouttes.

"Sale temps, hein ?" me dit-il avec un sourire peiné.
"Moi, ça va."

Il sourit de manière cynique. Bien sûr que de mon côté, ça allait. Seulement, il semble accuser le coup moins bien que ses congénères.

"Les autres ont vécu à Tulorim pendant des années. Certains y sont nés, j'imagine. Moi, c'est différent. J'ai quitté Khonfas il y a un mois à peine."
"... C'est comment là-bas ?" je lui demande, intrigué par le nombre de Shaakts qui semblent préférer l'exil à leur pays natal.
"C'est ce qu'il y a de plus éloigné d'une demeure, tout en en étant une. La vie peut être douce dans la ville basse, mais il faut sans cesse se battre pour qu'elle le reste. Littéralement, parfois. Le statut social de chacun dépend à la fois de leurs talents propres et de leur capacité à piétiner leurs confrères pour se hisser au sommet. C'est un environnement de jalousie et de trahison perpétuelles. Une course sanglante pour faire partie de l'élite. Khonfas récompense les plus ambitieux et châtie les autres d'une manière ou d'une autre. Ceux qui parviennent à se hisser au sommet de l'aristocratie sont les membres les plus accomplis de l'espèce. Les autres..."

Il désigne les occupants du chariot d'un mouvement de tête.

"Les autres survivent tant bien que mal. Ils ne sont pas plus chez eux à Khonfas qu'à Exech ou à Tulorim. S'ils étaient pleins aux as, à la rigueur..."

Après un instant de silence, je finis par lui poser la question.

"Pourquoi es-tu parti ?"

Il se mord les lèvres. La chaleur lui monte à la tête, et le rend plus nerveux qu'à l'accoutumée.

"Qu'as-tu à offrir à Khonfas si tu es trop faible à son goût, ou trop gentil, ou que tu boîtes, ou bien tu es frêle ou maladif ? Et qu'est-ce que Khonfas peut bien t'offrir, dans ce cas ? On pourrait tout aussi bien dire qu'on n'a pas vraiment quitté notre berceau, mais que c'est lui qui nous a recrachés."

Vit, sans doute un diminutif pour un nom Shaakt tombé en disgrâce, ne laisse quasiment rien paraître de ses émotions, mais il est facile de voir à travers son jeu quand on s'attend à de la tristesse.

"Je peux te dire que ceux qui quittent le monde des Shaakts le font rarement par principe. On est juste pas assez bons, alors on cherche d'autres moyens de survivre."

Je devine le poing qu'il serre, caché derrière les plis de son pantalon.

"Quelque part, on a peut-être que ce qu'on mérite."

Du coin de l’œil, je m'aperçois que certains elfes noirs, qui avaient sans doute prêté oreille aux mots de Vit, baissent lentement la tête, vaincus. Je comprends mieux la triste réalité que ces gens-là se sentent coupables de leur situation, et doivent peut-être se dire qu'ils ont trahi Khonfas par faiblesse. Mon cœur se pince à l'idée qu'une partie d'eux croit encore à l'élitisme cruel des cités souterraines et se reproche d'avoir échoué.

Un hennissement étouffé se laisse entendre à l'extérieur, et la cadence ralentit. Notre convoi prend une pause près d'une rivière surmontée d'un pont de bois. Les voyageurs las descendent se reposer à l'ombre des oliviers et profiter d'un déjeuner en pleine nature. Vit hésite à descendre, abattu par le climat. Je tourne mon visage vers l'ouest, duquel nous vient une légère brise.

"Tu ne t'y habitueras jamais si tu restes là."

Il finit par accepter de s'installer à l'ombre d'un grand arbre non loin de la rivière. Je m'assied près de lui et lui tend un chiffon que j'ai trempé dans l'eau.

"Essaie sur tes bras."

Sceptique, il se mouille les bras. Quelques secondes passent dans le silence, puis le vent se lève. Il écarquille les yeux.

"Pas mal, hein ?"
"Je dois l'avouer. J'ai presque froid, maintenant. Héhé, je pourrais m'y habituer, en fait." fait-il en souriant.

J'observe le reste des Shaakts. Tous ne réagissent pas de la même manière à l'ambiance des Plaines Sèches. Certains sont indifférents, ayant peut-être arpenté ces routes par le passé, d'autres, les plus jeunes en particulier, semblent s'émerveiller devant les plus petites choses, les feuilles d'olivier, les pissenlits.

"Et toi, pourquoi tu fais route avec notre joyeuse troupe ?"
"Eh bien... Il y a cette espèce d'assiette que je dois livrer à un archéologue de Yarthiss. Une course pour mon euh..."

J'hésite à dire "maître" en pensant à Manznar.

"Mon patron."

Il avise un coup d’œil à mes compagnons de route.

"Tes amis aussi ?"
"Euh, non. Eux, ils sont juste... là."

Vit hausse les sourcils.

"Mais encore ? Le prends pas mal, mais t'as l'air plutôt novice, pour un garçon de courses. J'imagine que t'as d'autres raisons de partir à des lieues de ta ville natale."
"... Je suis pas né à Tulorim. Je suis de Nélys, à l'origine. J'y serais bien resté mais on m'a pas trop laissé le choix."
"C'est à dire ?"

Je ravale une boule d'amertume.

"Disons que..."
"CENTAURES !"

Un cavalier en panique hurle l'alerte, fuyant un imposant nuage de poussière soulevé par les sabots d'une horde hostile. J'avais entendu parler des centaures qui sévissaient sur les routes, mais pas ici, pas sur la route la plus sûre du continent. Quoique, à y réfléchir, un attroupement de caravanes sans véritable escorte et remplie de biens et de réfugiées était la proie idéale pour des pillards habitués des convois sous protection de riches marchands. Corsos, orque fort de corps et d'esprit, s'affaire dans toutes les directions, beuglant des ordres pour maintenir la cohésion du groupe.

"Tout le monde ! Dans les chariots ! Les autres, avec moi !"

Armé d'une lance en piètre état, il organise du mieux qu'il peut la défense de sa charge. Je me tourne en panique vers Vit, mais ce dernier n'était pas étranger au danger non plus. Prenant les devants, il me prend par le bras.

"Tu l'as entendu, non ? Grouille !"

Je commence à peine à courir que je vois déjà des corps tomber. Des femmes, des enfants... non...

"ILS NOUS ONT PRIS EN TENAILLE !"

Je m'aperçois avec horreur que des flèches nous viennent de l'autre côté du pont. Il n'y a nulle part où fuir. Je me perds un instant dans le regard vitreux d'une femme dont la trachée avait été transpercée par un des traits.

"Vit ! Vit !!"

Je perds tout jugement. Je me débats pour me libérer de l'emprise de Vit. Mon monde n'est plus que les cris des réfugiés et les hennissements des montures. Tout semble s'écrouler sous mes pieds et ma vision se raccroche à ces yeux contemplant la mort.

"Tu veux crever ici ?" crie l'elfe qui me serre toujours l'épaule.

"Attends, attends !" lui dis-je comme si je pouvais le persuader de se donner à la mort.

Il se plante face à moi, tenant fermement chacun de mes bras au point que je sens presque ses ongles s'y enfoncer. Son regard glacial me rappelle à la réalité.

"Ignore-les, ils sont tous déjà morts. Ils n'en valent pas la peine."

Je reste figé, ses mots m'atteignent mais je ne parviens pas à prendre la moindre décision. C'est comme si l'humain en moi avait laissé place à un animal apeuré.

"Triam, tu m'écoutes ?!"

Il me secoue, rappelant tous mes sens au devoir.

"Toi et tes compagnons, vous devez fuir vers le sud. Le sud, tu m'entends ?"

Il désigne de vastes plaines aux herbes hautes. Il me semble avoir vu des bois plus au nord, mais j'ai l'esprit trop paniqué pour le contredire, et de plus, il semble avoir de l'expérience. Je hoche la tête. Il détourne le regard et me pousse vers le sud. Je lui obéis presque inconsciemment. Mes jambes prennent le pas sur ma pensée, pendant que Vit court vers les cavaliers en débandade.

"Corsos ! Où est Corsos ?!"
"Malvales ! Guasinaaa !!"

Courir. Je dois courir. Vers le sud. Je ne veux pas mourir.

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Guasina
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Re: Les Landes Fleuries

Message par Guasina » sam. 12 nov. 2022 20:24

Tout au long de notre parcours, nous pûmes constater un progressif changement du paysage qui nous entourait. Bien que les pâturages des alentours de Saman dégageaient un certain charme, les plaines dans lesquelles nous pénétrâmes resplendissaient par une végétation luxuriante et abondante qui me coupait le souffle. Ainsi, je demeurai sur le toit de la caravane, préférant m’accommoder de la chaleur qui régnait en ces lieux afin de profiter de la vue d’une flore colorée et d’une faune exotique. Tout au long de cet agréable parcours, je vis des fleurs de toutes les nuances de jaune, d'orangé et de rouges, ainsi que des feuillages s’étalant d’un vert très pâle à un vert beaucoup plus foncé. Certaines fleurs immenses protégeaient de minuscules étamines, alors que d’autres au contraire, possédaient des corolles profondes, surplombées par un long pistil agencé des fins et interminables étamines. La faune n’était pas en reste, je vis un petit groupe de bouloums occupés à mastiquer de belles grandes feuilles pourpres. Bien que ce mammifère bleu à la longue queue ne me fût pas inconnu, j’en avais jamais vu en si grandes quantités à la fois. Je retins un hoquet de surprise lorsque j’aperçus deux démons rouges s’approcher de ma caravane. Par instinct de survie, bien que cela s’avérait inutile, puisque cet animal était doté d’une faible vue, je retins mon souffle et me couchai sur le toit. Démons… il s’agissait bien du surnom que j’affublais personnellement à ces Asternias, par la présence de petites cornes sur le front et par leur instinct de prédateur. De petite taille, moi et mes semblables pouvions leur servir d’encas. Ceux-ci étant à l'état sauvage, je me doutais bien qu’ils ne s’approcheraient pas suffisamment de ma caravane pour y grimper, bien qu’ils avaient sûrement détecté ma présence grâce à leur odorat bien développé. Je n’avais encore jamais vu personnellement d’Arternias jusqu’ici, et c’était bien ainsi. Je ne les connaissais que par réputation puisqu’il était important de bien connaître la nature de nos éventuels prédateurs.

Quelques heures plus tard, notre convoi s’arrêta à un pont de bois surplombant une rivière. Je montai rapidement sur le dos de Pataud, le laissant voler jusqu’à cette rivière pour y nager. Je le dirigeai vers la berge et je mis pied au sol… ou plutôt dans un ou deux centimètres d’eau. Je lui laissai faire quelques plongées pour se rafraîchir alors que pour ma part, je décidai de faire un brin de toilette. Bien qu’un peu à l’écart des caravaniers, je ne voulais me déshabiller et risquer d’être vue nue. Je me contentai donc de m’asperger de l’eau sur le visage et de me tremper les cheveux, les démêlai avec mes doigts en guise de peigne.

Je venais tout juste de terminer de tresser mes cheveux en deux nattes lorsque je vis un cavalier shaakt, un éclaireur, arriver au galop dans notre direction tout en s’écriant :

«CENTAURES ! »

« Des centaures ? »

Je ne connaissais pas cet animal ou ce peuple, mais par l’air paniqué du cavalier, je compris qu’un ennemi dangereux approchait.
Encore les pieds dans l’eau, je vis les gens s’affoler et partir de tout côté. Le colosse Corsos prit alors le commandement, incitant, à tous, mais malheureusement en vain, d’entrer dans les chariots et de s’y terrer. Mus par une peur légitime et par leur instinct de survie, les gens se cachaient où ils pouvaient, les mères risquant leur vie pour retrouver leur progéniture et les mettre en sécurité. Je restai là un moment, figée, stupéfiée, sans savoir quoi faire, témoin d’un terrible chaos. Et le pire était à venir puisque la menace ne nous avait pas encore rejointes. Ce qui ne tarda pas. Dès que je vis le nuage de poussière, je me ressaisis et je détachai rapidement les sangles qui retenaient mon arbalète à mon sac à dos. Libérée de tous mes bagages que j’attachai sur la selle de Pataud, arbalète en main, j’attendis.

Au départ, je crus qu’il s’agissait de barbares montés sur de robustes chevaux. Mais lorsqu’ils approchaient davantage, je réalisai que cavalier et montures ne faisaient qu’un. Déjà les flèches pleuvaient et je vis des femmes, des hommes et des enfants se faire empaler par ces redoutables projectiles.
Malgré mon expérience au combat, une peur indescriptible m’étreignit, mais ma colère face à ce carnage la surpassait. Oubliant le risque de me faire écraser par des shaakts en fuite, je courus jusqu’à la route, Pataud sur mes talons et je grimpai rapidement sur la rambarde du pont. Je trempai mon carreau dans la potion de poison acheté à la boutique de Manzarr, et j’armai mon arbalète.

Tout en visant le premier centaure de la bande, j’attendis qu’il soit à ma portée de tir. Lorsque ce fut le cas, j’arrêtai ma respiration, et je déclenchai le mécanisme de mon arme. Le petit carreau fila à toute vitesse et atteignit sa cible, le vaisseau sanguin proéminent du cou du meneur de tête. L’effet fut immédiat, il s’arrêta soudainement, puis tomba raide à terre. Créant ainsi une embardée qui retarda ceux qui le suivaient. Mon choix de tir n’avait pas été fait au hasard. Je voulais que l’hémorragie se fasse le plus rapidement possible. Mon carreau étant de petite taille pour une telle créature, une blessure à la jambe l’aurait peu affectée. Alors que dans le cou, le cœur à proximité, je savais que l’effet serait presqu’immédiat. Le poison pour sa part accentuait la vitesse de réaction. Ce gros bétail dormirait quelques minutes.

Cette petite diversion devait me donner suffisamment de temps pour retrouver Malvalès et Triam.
Toujours sur mon perchoir, je scrutai les alentours, lorsque j’entendis Triam crier. Je cherchais au loin, alors qu’il était tout près. Je montai sur Pataud et je le rejoignis immédiatement. Tout comme moi, il était effrayé. Je me devais être forte et prendre en main la situation. Tentant de conserver mon calme.

« Je suis là. Trouvons Malvalès et fuyons. »


((( Utilisation d’un carreau amélioré.
Utilisation d’une dose de poison. )))

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