XI 20 Une confiance en-delà des préjugés.
XI 21 Quand les traces mènent au silence des ténèbres.
Contrairement à ce que j’espérais, Marcilla connaît bien moins les marchands de vin, ce qui, pour une fille de son âge, est bon signe finalement. Elle m’emmène cependant auprès d’un marchand. Comme tous les autres, il tient un étal parmi tant d’autres où du vin est proposé. J’arrive à dégoter l’objet de mes convoitises, d’autant plus qu’il me permet de conserver ma propre bouteille.
Néanmoins, la transaction n’est pas aussi anodine qu’on aurait pu le penser. Des doigts pointés vers moi, comme pour mettre en évidence une accusation muette, et l’insistance des "honnêtes travailleurs", qui mériteraient un tel produit, montrent bien que je n’en fais pas partie, selon l’homme.
(Existe-t-il un moyen de pallier cette couleur de peau ?)
Suite à cela, nous retournons à la demeure du jeune Freir pour l’y attendre. Marcilla patiente en passant du temps avec Mange-Botte, jouant avec lui et le gratouillant là où il aime, mais le temps passe et la nuit tombe. La jeune fille ne peut se permettre de veiller aussi tard et sa famille va s’inquiéter de ne pas la voir rentrer.
La saluant d’une main et tenant mon Corgy géant de l’autre, triste de la voir s’en aller, j’espère que le récit de cette journée passée en compagnie d’un shaakt ne va pas lui attirer des problèmes.
Je reste encore un bon moment à attendre dans la douceur de la nuit. J’apprécie en particulier l’absence de lumière agressive et la température plus agréable que durant la journée. Toujours personne. Ma monture commence à fatiguer et moi à me demander si le paternel n’aurait pas incité le gamin à rester loin de moi.
Je laisse mon esprit vagabonder dans mes songes, repensant aux informations reçues par l’érudit et réfléchissant aux événements entourant cet afflux de runes unique. Puis mes pensées reviennent à mon problème personnel : ce malaise permanent dû aux effets magiques que je perçois. L’incompréhension de ce phénomène m’intrigue énormément et, s’il s’accompagne d’un état particulièrement désagréable, la possibilité d’en faire quelque chose d’utile me pousse à quitter les lieux pour y porter toute mon attention.
Je réveille mon Corgy assoupi et, ensemble, nous rentrons dans le seul endroit que je connaisse qui puisse être à la fois idéal pour de telles études et sécurisant pour Mange-Botte : l’Université de magie.
Une fois celui-ci installé à l’écurie, je retourne dans l’enceinte de l’établissement et me dégote une salle de travail. N’ayant besoin que de deux heures de méditation, j’ai le loisir d’accéder à une salle déserte, les étudiants dormant à cette heure-ci. Autant dire qu’il n’y a pas foule. Un côté agréable, puisque je n’ai pas à croiser des individus fuyant ma teinte de peau.
Je m’installe dans l’une des pièces et, après avoir fait le point sur ma situation, je commence les préparatifs pour demain. Si je compte user de magie à incruster dans mes pièces d’équipement, il vaudrait mieux le faire avant que la simple vue d’un sortilège ne me rende inapte à son usage.
Sur l’ensemble de mon équipement, j’ai la possibilité de m’accorder un maximum de six sorts supplémentaires. Depuis mes aventures avec les assassins de Lebher, je sais qu’il est toujours judicieux de posséder le sort de Transe pour à la fois se protéger d’un assaut, mais aussi recouvrer ses réserves magiques. J’associe donc ce sort à ma robe d’arcane ainsi qu’à mes braies en toile.
Il est crucial d’économiser mes réserves magiques et la préparation en amont de mes sorts les plus gourmands est judicieuse, selon moi. Elladhen possédant un de mes sorts de prédilection lorsque je suis en duo, je peux m’orienter vers d’autres. Un Champ de flammes peut faire fuir des adversaires dangereux, mais il pourrait également atteindre le jeune elfe s’il ne dispose pas de fluide de feu.
(J’y pense, s’il s’est rapproché de l’Université, est-ce uniquement en raison de son artéfact ou possède-t-il également des aptitudes magiques ?)
Je n’ai pas la réponse et, ne pouvant satisfaire cette curiosité, je me contente de deux autres sorts. Mon épée bénéficiera du Raz-de-marée, tandis que mes gants et mon chapeau canaliseront le Mur de feu. Une capacité qui me permettra de contrôler le terrain à ma guise.
Finalement, pour un dernier sort de secours, mon pendentif sera le réceptacle parfait pour le sort de Confusion mentale. S’il est moins gourmand que les précédents, avoir la capacité d’altérer les sens d’un adversaire sera toujours le bienvenu si je suis à court de réserves magiques.
Fort heureusement pour moi, le sort de Transe me permet de faire tout cela sans avoir besoin de recourir à mes potions de mana. Il m’aurait fallu tout consommer pour parvenir à ce résultat.
Maintenant que cela est fait, passons à la suite et à l’approfondissement du phénomène magique dont je suis victime.
Je commence par déposer mes effets personnels un peu plus loin afin d’être à mon aise et use de mes sens d’occultiste. Je visualise les fluides qui composent mon corps et éloigne ma perception magique pour percevoir mon être dans son ensemble, comme je l’ai fait pour, en quelque sorte, éteindre le phénomène magique qui entourait mon corps tel une aura. Une légère émanation magique englobant doucement mon corps est actuellement perceptible.
(L’étrange aura est revenue et, avec elle, ce malaise particulièrement dérangeant.)
Il reste à présent à étudier cette manifestation magique. Je laisse de côté les sorts consommant beaucoup de fluides pour me consacrer, dans un premier temps, à ceux les plus légers. J’évite également les flammes, qui pourraient déclencher un incendie dans l’enceinte de l’Université, les Lumières vives et les sorts trop vastes, comme ceux pouvant faire monter la température.
Je me focalise donc sur la génération d’eau dans une petite coupole qui traîne. Dès les premiers instants, la manifestation de la magie m’est difficile à supporter, au point que je m’arrête très rapidement.
Après avoir retenu un haut-le-cœur et repris de longues inspirations, je prends mon courage à deux mains avant de reporter mon attention sur le résultat de ma magie. Pour minimiser l’effet secondaire particulièrement désagréable de cette vue, je me contente de ne regarder qu’un bref instant.
Je n’ouvre les yeux que pour, au final, les refermer presque immédiatement. Ce que j’y ai vu : la masse difforme d’une aura indescriptible. Difficile de me faire un avis là-dessus. Je réitère donc la tentative et tâche de tenir un peu plus longtemps.
Sans grand succès, malheureusement. Il m’est impossible de définir à quoi cela ressemble. Il n’y a ni plus de précision ni plus de netteté. En revanche, l’aggravation de mon état, elle, est parfaitement perceptible, de telle sorte que je me retourne vivement, les yeux aussitôt clos.
(Bon sang, mais qu’est-ce que c’est au juste ? Bon, réfléchissons. Je suis en mesure de percevoir la magie, ou ses manifestations. Même si cela me coûte beaucoup, ça reste quelque chose d’unique, d’incroyable ! Il me faut simplement trouver un moyen d’atténuer ces nausées, sans quoi je pourrais vomir à chaque boule de feu émanant de mes mains.)
Ce faisant, je joins le geste à la parole et ouvre les yeux sur mes deux paumes ouvertes en face de moi. Un nouveau haut-le-cœur me prend lorsque je constate que de mes mains, de mes bras et enfin du reste de mon corps émane cette même aura qui me rend malade.
(Mais qu’est-ce que…)
N’étant pas préparé à cela, je suis pris d’un malaise soudain et marche un peu pour le faire passer.
(D’un autre côté, cela paraît logique, non ? Si j’ai fait usage de magie, il est normal que je sois aussi atteint par cette aura. Non ? Cela veut-il dire que je verrai toute personne qui a fait usage de magie ? Non, cela ne se peut pas. J’ai bien vu d’innombrables mages dans l’académie, sans que cela ait déclenché quoi que ce soit. Ils ont forcément fait usage de magie à un moment ou à un autre. La raison pourrait provenir d’un facteur temporel ?)
Réfléchissant à un moyen de confirmer cela, je fais le tour des possibilités. Forcément, j’exclus mes propres sorts et, immédiatement, je me dis qu’il serait bon de ne pas trop regarder mes équipements. N’ayant pas eu besoin de mon épée ces derniers temps, porter mon intérêt sur elle aurait été judicieux. Hélas, elle a récemment subi une incrustation de sort, réduisant cette possibilité à néant.
« Dommage... » fais-je pour moi-même.
Mes pensées me permettent de ne plus penser à ce malaise et de l’amoindrir. Pourtant, la particularité des sorts, c’est qu’ils sont terminés. Ainsi, plongé dans mes interrogations, je fais le tour de la pièce et reviens vers la source d’eau que j’ai générée.
Dès que je la vois, le malaise reprend et je détourne immédiatement les yeux. Or, ceux-ci se posent à présent sur un étrange flux qui parcourt la pièce. Il y en a partout et, peu importe où mon regard se porte, je vois cette manifestation à tous les endroits possibles, sauf peut-être sur les murs ou lorsque je ferme les yeux.
C’est d’ailleurs ce que je fais. Les yeux clos, je tente de chasser l’horrible sensation qui me parcourt en respirant et en portant mon esprit sur autre chose. Cependant, il m’est impossible de ne pas y penser. Mon esprit est en quête d’une réponse à ce phénomène et, au milieu de ce maelström autant physique que mental, une idée stupide naît.
(Mais cela ne se peut pas, n’est-ce pas ?)
J’hésite, mais la curiosité en moi est plus forte. Finalement, je décide d’ouvrir les yeux et compte bien tenir le temps qu’il faudra pour confirmer ou non cette hypothèse.
Encore une fois, je constate l’aura visuellement nauséabonde de mon eau magique. Au-delà, je distingue ce flux, cette volute dans l’air. C’est comme s’il tirait sa source de la manifestation de ma magie, ondulant dans l’air. Comme une rivière qui prend sa source dans mon sort, le courant paraît se déplacer.
D’ailleurs, il n’y a pas que de mon sort qu’une rivière coule. Mon corps sue à présent à grosses gouttes. Des tremblements et des bouffées de chaleur aggravent mon état. Jamais je n’avais connu pareille sensation. C’est indescriptible. Même lorsque j’étais incapable de bouger en revenant de la forêt au nord de Lebher, j’étais encore capable de me lever. Là, c’est à peine si j’arrive à tenir debout, et cela ne fait pourtant pas longtemps que j’étais en pleine forme.
Mais c’est plus fort que moi. Mon regard continue de suivre ce courant. Il parcourt la pièce, longeant ses murs avec assiduité, jusqu’à bifurquer une dernière fois, un dernier virage, pour mener à sa finalité : moi.
Incapable de tenir plus longtemps, je vomis au sol dans un bruit qui, à sa simple écoute, est évocateur de son odeur. Les yeux clos, je m’interdis de les rouvrir tant que je n’ai pas refermé cette aura me permettant de percevoir la magie.
Il me faut du temps pour aller mieux et reprendre une respiration normale, beaucoup de temps. Le corps et l’esprit un peu plus apaisés, deux certitudes s’imposent à moi. La première est que le flux perçu n’est autre que le chemin que j’ai pris après avoir généré l’eau. Je serais donc en capacité de pister la source ou le responsable d’une manifestation magique. La seconde : je ne suis à présent plus capable d’en supporter davantage ce soir. Mon corps, comme mon esprit, réclament du repos après ces épreuves. Il me faudra attendre demain… au mieux.
Je tâche de nettoyer au mieux le résultat de mon… refoulement interne, avant de quitter la pièce et de méditer loin, très loin de la scène de crime.
Après cette séance de repos, je vais déjà mieux, sans être complètement remis, je dois l’avouer. Je m’occupe de moi-même et, une fois cela fait, je prépare le terrain pour Mange-Botte. Je ne vais pas pouvoir l’emmener avec moi et il va falloir que je mette à sa disposition ce qu’il faut pour la journée, et plus si besoin.
Je pars dégourdir les pattes de mon Corgy, achète de quoi le nourrir pour la journée, avant de revenir le remettre à l’écurie. Je ne peux me permettre de rester plus longtemps : je suis attendu au port. Après avoir expliqué la raison de mon départ sans lui, je prends le chemin pour rejoindre Georges, armé d’une bouteille de vin.
J’y retrouve Elladhen et présente mon compagnon au pêcheur, à qui je tends la bouteille. Je suis ravi qu’il accueille mon paiement avec un grand sourire, acceptant de nous emmener sans plus de cérémonie. Je me félicite d’avoir laissé mon chien géant à l’académie en voyant la taille de l’embarcation.
Le navire n’a pas l’air de première jeunesse, mais hormis une forte odeur de poisson, il semble relativement solide. Sous la direction de Georges, nous voguons sur des eaux plus ou moins tumultueuses en direction de la fameuse crique.
En chemin, Georges s’affaire à installer ses filets en nous laissant entrevoir son registre de chants marins. Je profite de l’occasion pour donner quelques détails à mon camarade. La veille, je lui ai incrusté des sorts et, si le souffle de Gaïa permet de soigner sans mal les blessures, la vague psychique nécessite quelques précisions.
« Le second sort que j’ai insufflé à tes équipements permet d’altérer l’usage de la magie. Bien que l’utilisateur ne soit pas en mesure de bénéficier de ses effets, il permet de renforcer le contrôle de tes alliés et, à l’inverse, d’affaiblir celui de tes ennemis. Il est donc crucial de faire mentalement la distinction entre alliés et adversaires au moment du lancement du sort. »
Je n’insiste pas plus longtemps. Visiblement, la traversée en mer n’est pas du goût de tout le monde, au vu de la tête qu’il affiche. Je le laisse donc tranquillement gérer son état jusqu’à ce que nous arrivions à destination.
Évitant les zones dangereuses en bateau avec habileté, Georges nous dépose sur la terre ferme, avant de nous avertir qu’il repassera en milieu d’après-midi. Nous risquons donc d’être coincés ici si nous manquons ce rendez-vous.
Sur place, il n’y a pas grand-chose. La plage est quasi déserte. Seuls quelques spécimens de crabes paraissent habiter la zone. Je plisse les yeux en les voyant, doutant que les avertissements sur ce lieu ne les concernent. Dans ce décor naturel, une tente vient trancher l’absence de signe humain. Détruite, elle impose par son état une certaine vigilance quant au danger présent.
Tandis que mon camarade propose d’aller l’inspecter, j’opine du chef et sors la bougie de mon sac. D’une flammèche jaillissant de mon doigt, je fais fondre de quoi boucher nos oreilles. Il serait dommage de se faire avoir malgré mes préparatifs.
Nos précautions auditives en place, l’inspection de la tente peut débuter. Il apparaît assez clairement que quelque chose est survenu. Celle-ci n’a pas été réduite en miettes par un vent violent. D’une part, elle aurait été emportée plus loin et, à ce que je sache, les tempêtes ne font pas saigner abondamment. Cela serait possible en emportant quelque chose pouvant se mouvoir sous la force du vent et devenir un projectile perforant, mais, dans un tel cas, où serait la personne ou la créature empalée ?
Ce qui est arrivé est récent, au vu de la coagulation et, d’après les traces sur le sable menant jusqu’à une grotte, quelqu’un, ou quelque chose, y a emmené la victime. En portant plus d’attention aux traces dans le sable, j’estime que moins d’une journée s’est écoulée. Au-delà, le vent aurait ramené la plage à un état plus naturel.
Sans échanger un mot, nous examinons tous deux la tente plus en détail, en quête d’indices supplémentaires, que ce soit sur l’identité de la ou des personnes présentes ou sur ce qui a traîné le ou les corps. Hélas, nous n’apprenons rien de plus. Le seul sac est complètement éventré et, si des empreintes du kidnappeur ont existé, elles ont probablement été effacées par le corps de la victime du rapt.
Tout indique que notre seule source d’information se trouve dans cette grotte. Ma main caresse le pommeau de mon arme depuis presque notre arrivée. Je dégaine alors mon épée magique, dont la lame brille d’une lueur sombre, avant de me rapprocher de l’entrée.
Une fois devant l’entrée, j’examine d’éventuelles traces pouvant indiquer la présence d’une menace aux alentours de la grotte, attendant de nous prendre par surprise. Rien. Quant à l’intérieur de la grotte, il n’y a rien de spécial à en dire. C’est humide, frais et d’une obscurité particulièrement agréable pour mes yeux.
Malheureusement, l’appréciation de la luminosité n’est pas partagée par Elladhen. Pointant du doigt une lampe, je comprends son souhait de ne pas marcher dans le noir. L’hésitation me gagne. Une source lumineuse révèlerait notre position. D’un autre côté, c’est un handicap très lourd pour l’hinion et faire attention à lui deviendra vite un fardeau si un danger surgit. J’accède finalement à sa demande et allume du bout du doigt sa lampe. Si marcher sans risquer de se faire mal lui est ainsi permis, il reste à comprendre pourquoi le vent souffle depuis l’intérieur de la grotte… et non l’inverse.
Notre progression se fait comme on pourrait s’y attendre dans une grotte située en un tel lieu. En nous appuyant sur la roche, nous sommes recouverts de saleté. Par moments, il nous faut emprunter des passages nécessitant de s’immerger en partie dans une eau froide et nauséabonde. Au bout d’un moment, nous arrivons dans une cavité naturelle plus vaste qu’on ne l’aurait pensé, tant en hauteur qu’en profondeur. Un lieu propice à la discrétion et au calme, si un danger ne rôdait pas dans les parages.
Pas un bruit, pas un son ne nous parvient. Seules les vibrations transmises par nos corps respectifs génèrent une ambiance unique : les frottements de nos mains et de nos jambes sur la roche, la marche spongieuse de nos souliers trempés ou les ondulations à peine perceptibles de l’eau lorsque nous traversons les zones immergées.
Une présence est là. Perturbant la tranquillité visuelle du lieu, une énergie lumineuse irradie au loin : un feu. Sans mal, je perçois une silhouette et trois corps allongés. Au premier coup d’œil, ces derniers auraient davantage besoin d’un prêtre pour leur ultime voyage que d’un guérisseur. Mais qui est la dernière personne en vie ? Un survivant ? L’assassin ? Une de ces fameuses sirènes ?
D’un geste silencieux, j’indique à l’hinion de s’approcher de l’individu. L’inconvénient, ou l’avantage, d’avoir une teinte de peau menaçante. Je lui fais cependant signe que je compte bien surveiller les alentours. Je ne compte cependant pas m’approcher du feu. D’une part, cela pourrait attiser la crainte de la victime à mon égard ; d’autre part, la proximité de la lumière pourrait altérer mon excellente vue dans ce lieu.
Liste des sorts transférés :
Main droite, épée du roi des morts : Raz-de-marée
Tête, chapeau de Maryp Op'ins : Mur de feu
Torse, robe d’arcane : Transe
Main, Gants blancs en tissu doublés : Mur de feu
Jambes, braie en toile : Transe
Bijoux, Arcane de Kaërnil Patte-folle : Confusion mentale