Tanasun, le Village des Maudits

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Oljyn
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Oljyn » jeu. 8 juil. 2021 14:38

Les créatures semblent toutes occupées pour un moment. Je cesse donc mes provocations pour retourner près de la forge pour retrouver les autres. Je découvre alors la troupe d’aventuriers au complet. Le Shaakt, passant le balai avec une plume, le gobelin assis sur l’ombre mouvante de Dicka, tenant dans ses mains les semelles découpées de la lutine pleurnicheuse qui se retrouve en chaussette, le maigrichon qui s’inquiète de voir la nuit tomber, surveillé de près par la sorcière Taurionne et l’acrobate ratée. Plus de signes des autres lutins. La lassitude qui pèse sur mes épaules pourrait m’écraser si la colère montant de mon ventre ne repoussait pas tout ce poids.

« Mais qu’est-ce que vous faites bande de demeurés ? »

Demandais-je sans hausser la voix, d’un ton étrangement calme malgré les signaux hostiles qu’envoie mon corps. Les sourcils froncés, les poings fermés, la mâchoire serrée, les muscles bandés.

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Nhaundar
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Nhaundar » dim. 11 juil. 2021 16:03

C’est aussi étrange qu’amusant, mais l’ombre de Dicka réagit comme si elle était aussi vivante que nous, en gesticulant alors que je la chatouille. Moi qui propose de la faire dévorer par un corbeau, c’est peut-être un sort cruel pour, il faut l’avouer, une possible entité vivante et qui n’a rien demandé. Je laisse les autres garder un œil sur Eden, dont la proposition fait fondre Dicka en larme. Alors qu’Huguette se pose devant lui sans lui adresser la parole, elle énonce la crainte que si les corbeaux sont attirés par l’ombre pour la dévorer, ils risquent de s’en prendre à Dicka. Elle précise qu’il ne faut pas couper toute l’ombre, à l’image du gobelin qui coupe l’ombre à la base des souliers en vains. Elle demande également des précisions aux autres concernant les corbeaux, mais ayant moi-même fait cette proposition, je tiens à lui répondre. Malheureusement, Eden semble vouloir enfoncer le clou.

"La panseuse a dit que nous devons finir avant la nuit. D'après la position du soleil, vous n'avez plus que quatre heures pour réaliser un rituel dont personne ici ne sait rien. Et je dis vous, car j'ai déjà subi mon lot de rituels de magie sombre ratés. Même en présence de mages connaissant le rituel, quand ça rate, tu hurles de douleur à en cracher du sang... Essayez juste de ne pas attirer toutes les créatures de ce village." Puis il continu sur sa lancée après un bref instant. "Un shaakt qui tient à ce point à la vie d'un lutin, voilà qui est étrange. Mais soit sans crainte, lorsque le soleil sera couché, notre problème sera résolu... D'une manière ou d'une autre."

J’ai envie d’envoyer paître l’humain, mais accroître les tensions dans notre groupe ne ferais qu’aggraver la situation. En plus de cela, l’Oranais revient avec son caractère si chaleureux. Voulant probablement un allié dans son entreprise particulièrement glauque, il peint un tableau de la situation qui nous est défavorable. Je reporte mon attention sur Huguette qui n’a pas eu sa réponse.

"Tu as bien compris ! C’est un risque, mais peut-être devons-nous le prendre. Laisser un corbeau s’approcher pour qu’il dévore l’ombre et seulement l’ombre. Grâce à la magnifique intervention de notre ami...non, camarade…non plus. Bon, à cause de cet humain et au jour déclinant, l’ombre continue sa croissance." Dis-je en pointant vulgairement Eden de la main avant de reprendre. "Elle pourrait être assez grande pour nous permettre de protéger Dicka, tout en laissant le corbeau dévorer l’ombre. Parmi les sorts qui sont à ma disposition, je peux ériger un bouclier particulièrement solide durant quelques instants, afin de protéger notre petite lutine."

Je pose ensuite mon intérêt sur l’ombre avant de poursuivre.

"En repensant aux précédents non-lutins, je me dis qu’on devrait essayer une approche différente. Cette ombre, est une part de Dicka. Elle grandit, elle se meut d’elle-même. En fait, on pourrait même penser qu’elle a sa propre vie, sauf qu’elle a besoin de quelqu’un pour survivre."

Je me frotte le menton quelques instants puis je me penche sur l’ombre, là où se trouve son visage.

"Bien ! On sait maintenant quelques petites choses te concernant. Cependant voilà, j’en viendrais à me demander si tu n’as pas une existence à part entière. Alors voilà notre situation. Tu nous aides, d’une manière ou d’une autre à t’extirper de Dicka, ou en partie, pour que le danger que tu représentes pour elle n’existe plus et de notre côté on t’aide à trouver quelqu’un ou quelque chose à quoi t’accrocher." Je m’arrête un instant, en rassemblant mes fluides de feu et embrase ma main d’une flamme froide, dont mes doigts bougent pour imiter une paire de ciseaux. "Dans le cas contraire, sache que je vais tout mettre en œuvre pour t’extirper de force et te livrer à des charognards, qui n’attendent qu’une opportunité de calmer leur faim. Alors pour éviter tout malentendu, es-tu en mesure de communiquer avec nous ?"

Je pose la main sur Tips pour attirer son attention.

"Tu voudrais bien te décaler un peu ?"
Sort RP de feu rang 2 éclairage

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Tips
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Tips » dim. 11 juil. 2021 17:53

Ça loupe. Le plan infaillible du gobelin foira de son plus bel effet, n’ayant pour conséquence que de dévoiler une paire de chaussettes de laine colorée, qui attira le regard du sekteg un instant, ravi de cette découverte. Alors que le garçon blond commençait à râler parce que le temps pressait, le gueulard de service revint de sa chasse à rien pour critiquer amèrement ce qu’il ne pouvait pas comprendre. On lui expliqua, tant bien que mal, et de manière assez impertinente. Soit. Le bavard de service, à la peau noire, recommença une interminable litanie, un monologue qui aurait fait s’endormir sur place Tips s’il s’était donné la peine de l’écouter. Tout ce qu’il sut, ce fut lorsque ledit noiraud tapota son épaule pour lui demander de se décaler. Non mais sans gêne ! Il était à une place capitale de gestion de l’ombre.

Le gobelin se releva, plantant ses yeux globuleux dans ceux du blanc chevelu, et clama de sa voix nasillarde :

« Ouais, ouais. Mais fais gaffe qu’elle s’échappe pas, d’accord ? »

Il s’en fit un pas en arrière, s’éloignant de l’ombre, et s’appuya sur un mur en croisant les bras, singeant sans même le vouloir l’attitude du jeune garçon humain. Il y lorgna les semelles de Dicka qu’il avait toujours en main, avant de les jeter par terre négligemment. Raté.

Et toujours aucun signe des anguilles.
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Syelsa
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Syelsa » dim. 11 juil. 2021 19:19

Les idées viennent et ne semblent pas vraiment donner résultat. L’enfant humain semble décider à bouder dans son coin en attendant un moment propice. Le pêcheur revient pour se demander, sur un ton outrancier, ce qu’il se passe et l’elfe à la peau sombre se met à parler avec l’ombre de la petite lutine qui semble bien désarmée face à tout cela. Je lui presse gentiment l’épaule pour la rassurer et regarde avec intérêt l’elfe créer une flamme pour éclairer l’ombre. Voilà qui peut être utile.

- Faisons-la s’allonger. Une ombre normale resterait cachée par son corps, donc tout ce qui dépassera sera en trop et il faudra la couper, probablement avec quelque chose qui fait de la lumière. Oh et…

Je me tourne vers les deux humains.

- Si vous n’êtes pas capable de nous aider sans cesser de rouspéter tels des enfants attendant le lait de leur mère, vous devriez sortir. La situation est assez délicate sans supporter en plus des jérémiades de ce genre.

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Gamemaster8
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Gamemaster8 » dim. 11 juil. 2021 23:05

Événement: On a toujours besoin d'un plus petit que soi
Pour Eden, Nhaundar, Oljyn, Syelsa et Tips
Huguette affichait à présent une mine désespérée. Elle ne semblait pas du tout aussi confiante que la Panseuse quant aux chances de réussite des aventuriers. Elle surveillait du coin de l'oeil Eden, qui n'avait qu'un plan en tête : tuer la lutine. Elle ne savait que penser d'Oljyn qui revenait tout juste de la chasse aux bestioles. Sa mine s'assombrit davantage lorsque Tips s'éloigna de Dicka et prit la même position de retrait qu'Eden.

Elle poussa tout de même un soupir de soulagement lorsque Nhaundar et Syelsa cherchaient encore des solutions.
Nhaundar ne réussit tout de même pas à la convaincre d'utiliser les corbeaux pour régler leur problème d'ombre. Et elle fronça encore plus ses sourcils lorsque tous purent entendre le croassement d'un corbeau. Il n'était cependant pas visible.

L'ombre ne réagit aucunement aux paroles de Nhaundar. Elle reprit tout de même un peu d'envergure lorsque Tips (qui était assis dessus) se leva.

Mais la remarque de Syelsa s'avérait exacte. Sous la lumière de Nhaundar, l'ombre se démarquait davantage....

C'est alors qu'Huguette intervint:

"Oui, faisons ça... mais j'ai rien pour faire de la lumière moi."

Puis d'un air suppliant, trépignant de nervosité, elle regarda tous les autres...

"Aidez-nous "

Dicka, toujours assise au sol avait retiré ce qui restait de ses bottes, dévoilant ses chaussettes en entier.


(((Les xp seront distribués après cette opération délicate.)))
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Nhaundar
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Nhaundar » sam. 17 juil. 2021 14:44

Face au comportement d’Eden, au caractère d’Oljyn et à…au…enfin Tips, je peux m’appuyer sur Syelsa pour travailler sur le rituel. Elle propose d’allonger l’ombre afin de se donner une meilleure idée de ce qui nous faut couper. De mon côté, l’ombre ne répond pas et ne montre aucun signe de conscience personnelle. Tant pis, à défaut de ne pouvoir de ne pouvoir obtenir des renseignements utiles, je sais maintenant que je n’ai aucun scrupule à avoir en coupant l’ombre et la faire gober par un corbeau.

A la proposition de la taurionne, Huguette remarque qu’elle n’a rien pour générer de la lumière. Alors que ma main droite génère une flamme froide pour éclairer, je cherche quelque chose à enflammer, comme un morceau de bois, idéalement un vieux tissu à enrouler autour et utilise mon autre main pour enflammer son extrémité. Ainsi paré, nous tâchons d’élargir l’ombre de la lutine. Avant de s’attaquer au problème de la bonne longueur à couper, je me dirige vers la tête de l’ombre pour la lui couper, à l’aide du feu froid dans ma main droite.

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Oljyn
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Oljyn » sam. 17 juil. 2021 15:38

Si je comprends bien. Cette bande d’intellectuel cherche le moyen de couper l’ombre d’une lutine. La jeune Taurionne se permet même de me traiter d’enfant. La blague, je lâche même une lourde expiration cynique qui la préserve d’un chassé énergique dans la glotte.

« Très bien les p’tits génies. Je vous laisses faire vos expériences et je vais m’assurer que personne ne va venir dévorer vos culs. »

Je me tourne vers la sortie.

« De rien ! »

Je rejoins à nouveau l’extérieur, observant les rues aux alentours pour être certain que rien ne dérange ces imbéciles.

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Tips
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Tips » sam. 17 juil. 2021 16:55

La tension semblait monter de plus en plus dans le groupe, et ça avait un impact fort négatif sur Tips, qui savait de moins en moins quoi faire. Huguette énonça qu’il fallait faire « ça », sans qu’il sache de quoi elle parlait. Et de fait, ni elle ni le gobelin n’avait de lumière sur lui comme la face sombre. Elle leur supplia de les aider en ôtant les bottes de la lutine rousse. Et quoi : elle voulait qu’on la déshabille entièrement ? Les yeux globuleux du sekteg filèrent sur la silhouette de Dicka. Ça ne serait sans doute pas dérangeant de la voir ainsi nue, mais était-ce bien nécessaire ? Et puis y’avait le noiraud qui lui avait dit de se bouger pour qu’il puisse tester quelque chose. Tips ne pouvait pas revenir et le gêner. Il se prit la tête entre les mains tandis qu’un corbac croassait dehors. Sans qu’il s’en soucie réellement. Il ne savait juste pas quoi faire.

Et puis y’avait Oljyn, qui s’en alla ne rien faire encore une fois, arguant quelque chose du genre qu’il allait manger des culs parce qu’il n’était pas un petit génie comme eux. Mais il n’avait pas de souci à se faire : ça ne faisait rien s’il n’était pas intelligent. Et lorsqu’il clama un « De rien ! », Tips se para d’un grand sourire jovial et répondit, très positif :

« De rien, débile ! »

Aucun jugement dans ses petits propos, aucune agressivité. On l’avait maintes fois appelé ainsi sans qu’il le prenne mal, ou même comprenne ce que ça veut dire. Il était juste ravi de pouvoir remercier ce gros râleur tel qu’il semblait l’attendre.

Lorsqu’il se reconcentra sur l’intérieur de la pièce, il n’avait pas perdu son sourire. Il s’en alla vers la tête de Dicka, prenant bien soin de ne pas écraser l’ombre de cette dernière pour ne pas perturber le visage noir, et il s’assit près d’elle, saisissant doucement sa tête pour l’entraîner vers le sol, dans une position couchée. Comme l’avait suggéré Syelsa. Puis, lorsqu’elle serait couchée, il placerait quand même ses pieds sur l’extrémité haute de l’ombre de la lutine qui dépassait. Juste pour s’assurer qu’elle resterait bien en place le temps qu’on la découpe, les jambes de part et d’autre de la chevelure rousse.

Puis comme ça il aurait une belle vue si ça ne fonctionnait pas et qu’il fallait lui couper la gorge.
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TGM
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par TGM » dim. 18 juil. 2021 08:35

-----E-----


Mes poings se serrent lorsque l'elfe verte nous traite de gamins, moi et l'ynorien. Comment ose-t-elle ? C'est elle et les autres demeurés qui croient aux miracles... Elle de la chance. Tant que j'ai cette taille, je dois faire bonne figure. Ces foutus lutins ont intérêt à bien me payer s'ils ne veulent pas que je rase leur village et les vendent comme esclave au premier shaakt que je croise !

Tout en restant adossé au mur, je vois l'ynorien sortir à la recherche d'un passe-temps plus utile en comprenant la situation. C'est alors que je manque de m'étouffer en avant ma salive lorsque j'entends le ton jovial sur lequel le sekteg l'insulte tout en me singeant, lui aussi adossé au mur.

Débiles ? Demeurés ? Y a-t-il seulement un mot pour décrire ce groupe ? Après un moment de réflexion, je me décide à sortir moi aussi, simplement pour m'adosser au mur côté rue. Leurs tentatives stupides ne m'intéressent pas. Autant surveiller au cas où un danger approcherait, histoire d'être le premier à l'abri.

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Gamemaster8
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Gamemaster8 » dim. 18 juil. 2021 18:07

Événement: On a toujours besoin d'un plus petit que soi
Pour Eden, Nhaundar, Oljyn, Syelsa et Tips
Personne ne savait comment effectuer ce rituel, ou plutôt cette opération. Les aventuriers laissés à eux-mêmes, y allait de leur bon sens... enfin, de ce qui leur semblait être le plus logique et ce en utilisant les maigres moyens à leur disposition.

Ce fut la suggestion de la petite sorcière qui fut retenue. Elle se basait sur le phénomène optique d'une ombre conventionnel et consistait à faire allonger l'ombre et à en couper l'excédent avec un objet créant de la lumière.
Quant aux deux humains qui se mettaient à grogner, ils furent encouragé avec aplomb par Syelsa de quitter les lieux.

Nhaundar trouva le nécessaire pour produire un torche rudimentaire qu'il alluma. Armé de feu dans les deux mains (torche dans la gauche, et flamme froide dans la droite), il s'approcha de la lutine dont la peau devenue très blanche indiquait qu'elle était sur le point de défaillir.

Le sourire de Tips rassura Dicka qui n'en était tout de même pas moins pâle. Faisant apparemment confiance, à tort ou à raison, au gobelin, elle ne résista pas lorsqu'il lui prit délicatement la tête, dont il put modifier la position.

Sous la supervision de Syelsa, Nhaundar approcha la flamme froide de la tête de Dicka et commença l'opération, sous le regard attentif de Huguette qui retenait son soufre. L'ombre tentait de se débattre, de bouger, de s'extirper du couteau de lumière, mais en fut incapable, les deux pieds du petit gobelin l'en empêchant.

La lumière découpa l'ombre sans difficulté. Lorsque le surplus d'ombre fut complètement dissocié de Dicka, la lutine poussa un hurlement très aiguë, afficha un large sourire, puis s'évanouit.

De son côté, l'ombre se débattait. Elle s'agrandissait, tentant de s'échapper mais les pieds de Tips la retenait.
L'extrémité libre de celle-ci se déforma et prit la forme de.... l'elfe noire. Armée, elle aussi de deux flammes noires dans les mains.... ses pieds immobilisés par Tips.

Le cri aigu de Dicka alerta quelques bestioles, Goinfre et Moyenne plus précisément, qui se dirigeaient à une vitesse presque rapide, vers les deux aventuriers qui avaient décidés de rester à l'extérieur pour des raisons bien légitimes à leur avis, mais discutables à l'avis de certains.

Huguette partit à courir comme un lapin, se dirigeant vers l'extrémité du village. Une fois-là, elle s'arrêta et fit volte face, dégaina ses armes et attendit. Elle craignait que l'ombre s'échappe et qu'elle tente de rejoindre les autres lutins. Elle croyait ainsi lui bloquer le passage, si jamais elle s'échappait des pieds de Tips.


((( Donc au menu : 2 combats en libre et en facultatif une réanimation.
Pour Nhaundar, Tips et Syelsa. Vous pouvez donc décider de prendre part au combat contre l'ombre qui va vous attaquer avec sa magie d'obscurité. Vous avez aussi à protéger Dicka contre l'ombre qui va tenter de reprendre sa place. Tips est immobilisé pour le moment car il retient l'ombre, c'est à lui de voir s'il la libère ou pas.
Pour Oljyn et Eden : Les deux bestioles vous ont presque rejoints, elles sont de niveaux supérieures à vous, mais ont un sérieux handicap : la lenteur.
Huguette ne prendra pas part au combat,... elle se contentera de s'assurer que l'ombre ne quitte pas le village... vous pourrez la jouer si l'ombre se rend jusqu'à elle.
Votre rp se terminera lorsque vous aurez neutraliser l'ombre.
Le sujet de discord pourra donc être utilisé pour vous concerter.

Pour vous rappeler:
Moyenne fouillait dans les débris du porche et les couinements et Goinfre se dirigeait vers Moyenne avant d'être alerté par le hurlement de Dicka.

Les xp seront distribués après cette opération délicate et ce combat.....)))
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TGM
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par TGM » mer. 21 juil. 2021 18:02

-----E-----


Il ne faut pas longtemps aux apprentis sorceleurs pour faire hurler de douleur la lutine, exactement comme je l'avais prédit. Après un hurlement pareil, je ne suis pas surpris de voir rappliquer les monstres du village. Je me tourne alors vers l'ynorien pour lui proposer :

"Ça sent le sapin ici, on ferait mieux de partir."

Cela ne fait que faire souffler du nez l'humain qui semble bien décidé à en découdre. Levant un sourcil en le voyant partir affronter les créatures, je continue :

"T'es sûr de toi ? Jusqu'ici, t'avais l'air d'être le moins stupide du groupe."

Pour toute réponse, il m'encourage à partir si je le veux vraiment, exprimant son besoin d'éclater autre chose que les crânes du reste du groupe. C'est à mon tour de souffler du nez de dépit, m'avouant à moi-même :

"Z'allez presque réussir à me faire regretter le manoir..."

Au moins, dans le manoir, les aventuriers avaient un peu de jugeote, malgré leurs principes moraux ridicules... Et on ne m'avait pas rétréci au point que je sois incapable de me défendre. Qui plus est, une belle récompense m'attendait alors qu'ici, je risque sûrement ma vie pour une paire de noisettes tout au plus. Tout en fulminant, je vois l'humain avancer d'un pas décidé et me rappelle à quel point ces créatures étaient bêtes et lentes. Si je pars maintenant, je ne suis pas certain d'avoir retrouvé ma taille avant le retour du reste du groupe, je ne me souviens même plus de la direction à prendre après le voyage à dos de clébard. Plus frustré que jamais, je tire mon épée avec la ferme intention de faire subir à l'un de ses monstres un avant-goût de ce que je réserve aux lutins.

"Tu prends laquelle ?"

Oljyn me désigne la plus proche, soit, je tuerai l'autre. Sifflant entre mes doigts pour attirer son attention, je l'éloigne un peu de sa semblable afin de n'avoir qu'un ennemi à gérer. Je commence alors à lui tourner autour, éviter ses pieds prêts à m'écraser et ses mains descendant quelques fois pour me saisir. Face à un tel adversaire, je ne peux me permettre de me faire toucher, je dois donc garder une distance de sécurité. Cela m'empêche cependant de porter le moindre coup, et je sens que je me fatigue plus vite qu'elle à force de courir autour.

Alors qu'elle tente de m'écraser avec violence, je la vois un instant sur le point de perdre l'équilibre. Je profite de l'occasion pour me faufiler entre ses jambes, et, tenant mon épée des deux mains, je tente de lui trancher la cheville comme j'avais tranché la tête de Tête-Molle. Manque de chance, la bête a retrouvé son équilibre et lève son pied du sol à ce même moment. Ma lame entaille toutefois sa chair profondément et je vois son pied pendre dans les airs, comme si j'avais tranché un tendon important près de son talon. Je suis cependant contraint de plonger au sol, car, si elle grogne de douleur, cette satanée créature cherche aussitôt à m’aplatir de nouveau avec son pied blessé.

Reprenant mes distances, je vois rapidement que la blessure l’empêche de marcher autrement qu'en boitant très fortement. À présent encore plus lente qu'auparavant dans son jeu de jambes, j'en profite pour me glisser une nouvelle fois entre ses pattes pour infliger la même blessure de l'autre côté. La bête tombe alors rapidement à genoux, tentant de m'attraper par de grands mouvements de bras avec des grognements rageurs.

Je me mets alors à lui tourner autour une fois de plus jusqu'à parvenir dans son dos, étant plus rapide qu'elle. Je range alors mon épée et saute sur celui-ci pour l'escalader. M’agrippant aux poils abondants, je commence l'ascension en direction de la nuque avec la ferme intention d'y planter ma lame entre deux vertèbres cervicales. J'essaye tant bien que mal d'éviter les paluches qui tentent de m'attraper, mais finis par me faire avoir. Écrasé entre les doigts massifs, je vois peu à peu une gueule s'ouvrir sous mes pieds, juste avant d'y être lâché. Dans un réflexe futile, je me recroqueville pour éviter les dents, bien que celles-ci puissent m’accorder une mort plus rapide que les sucs gastriques.

Une fois dans la bouche, je n'ai le temps de prendre qu'une dernière bouffée d'air avant d'être écrasé contre le palet par une grosse langue visqueuse qui m’aplatit et me fait lâcher mon arme. Je me sens alors lentement glisser dans la gorge, englouti par cette bestiole à cause de ces maudit lutins qui m'ont rétréci. La glissade ne s'arrête qu'une fois dans son estomac, où je sens ma peau commencer à se faire attaquer par les sucs de la bestiole. M'agitant en tous sens, je sens un morceau de métal m'entailler la main, mais peu importe, je viens de retrouver mon arme. À l'aveugle, prisonnier de ces entrailles obscures, j'agite l'arme de partout, sentant l'odeur du sang se mélanger à celle de la bile qui me ronge. Agrippant de nouveau mon arme à deux mains, je la plante dans la paroi devant moi et pousse de toutes mes forces pour trancher la chair. Je sens alors la créature s'effondrer au sol, sans doute tordue de douleur par ce que je lui inflige et continue ma progression en creusant à la verticale. Il ne me faut que quelques instants pour enfin percer sa peau et retrouver l'air libre, ce que je m'empresse de faire en sortant la tête par la coupure près de son nombril.

Finissant de m'extraire, je vois le monstre regarder ses entrailles se répandre avec effroi tout en vomissant du sang en quantité. Je ne prends même pas la peine d'abréger ses souffrances et le laisse agoniser, le raillant une dernière fois avant de m'éloigner.

"J'ai survécu à B'Mothargul, t'espérais quoi? La "vermine" dans mon genre ça survit à tout. T'aurais dû te contenter de rats."

1031mots

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Oljyn
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Re: Tanasun, le Village des Maudits

Message par Oljyn » ven. 23 juil. 2021 14:54

Quand le gobelin se moque de moi et se permets de me traiter de débile, je sens que le vase est sur le point de déborder. Il ne manquerait qu’une minuscule goutte d’eau pour que je décide de raser ce village. Oh ça prendrait du temps, surtout avec cette taille. Mais je démantèlerais pierre après pierre chaque maison, briserait chaque vitre, chaque tuile, ferait du petit bois de la moindre table, la moindre chaise, le moindre buffet, la moindre porte. Bon sang ça me ferait un bien fou de tout casser pour me passer les nerfs. En réalité je devrais me retourner, balancer une mandale au gobelin, une beigne au blondinet, une patate à l’elfe noir, une torgnole à l’acrobate et une gifle à la Taurionne avant d’attraper la lutine pour la secouer comme un prunier et lui expliquer qu’elle doit cesser de chialer comme une madeleine. Mais je me ravise, me retient, songe aux mots de mon père au sujet de la solidarité, de l’entraide, du devoir de protéger ceux qui ne peuvent le faire de même. Etrangement je ressens une pointe de colère à son égard en me ressassant les souvenirs des moments où il me faisait part de son code de conduite. En mer, sur son petit bateau de pêche, alors qu’il m’apprenait également les ficelles de la profession. Quel rabat-joie ! Pourquoi ne s’était-il pas contenté de pêcher son thon.

Je quitte la forge et je suis rapidement rejoins par le gamin blondinet alors qu’un cri s’extirpe du bâtiment en ruines, attirant l’attention de deux créatures dont nous avions réussi à nous débarrasser. Je me pince l’arrête du nez en poussant une expiration de lassitude qui se décuple quand mon interlocuteur propose de nous en aller sans les autres.

« J’en ai plein le cul. »

Soufflais-je avant de remonter mes manches puis de me diriger droit vers la créature qui s’avance. Le gamin me demande si je suis sûr de moi en comprenant mes intentions, arguant que j’avais l’air d’être le moins stupide de la troupe. Je rétorque, rageur, que j’ai besoin de casser un truc et qu’il vaut mieux que ce soit ces créatures que quelqu’un d’autre.

« Barre toi si ça te chante ! Je m’en tape ! »

Lui lançais-je vigoureusement sans même me retourner, tirant mon sabre de ma ceinture. Je ne me fais pas d’illusion, il me faut plus que mes poings pour aujourd’hui. On chasse pas une baleine avec un filet. Je désigne la créature que je vais affronter d’un doigt pour répondre à sa question et m’avance encore, droit devant vers ce monstre lent et stupide.

« Allez amènes toi ! Grosse courge moisie ! »

Il se penche en avant, avec lenteur, ouvrant grande sa gueule de rat. Je m’immobilise, continuant de le provoquer par de larges gestes. Je bondis soudainement quand sa main n’est pas encore refermée sur moi, sautant de côté pour en éviter la paume et attraper me bandage autour de son bras d’une main pour lui entailler ensuite la chair de ma lame. Il produit alors le mouvement le plus rapide que j’ai vu venant de ces trucs immondes. Retirant la main par reflex pour la lever au niveau de sa poitrine. Je saute encore, trouvant à nouveau une prise où m’accrocher sur sa poitrine. Entre les poils longs et les lambeaux de tissus ce n’est pas ce qui manque. Je ne reste pas immobile, voyant déjà la créature approchant sa main pour m’attraper. Je le repousse d’un coup de lame qui lui tire un grognement avant de tailler un tissu qui ne tient à plus grand chose. Je fais alors une chute libre, accroché de l’autre main à cette sécurité à la solidité douteuse. D’ailleurs le tissu continu de se déchirer et pour ne pas tomber trop bas je plante ma lame dans le ventre du monstre pour ralentir ma course. Il hurle et gigote, frappant ses mains sur son ventre blessé, juste au dessus de ma tête. Je me retrouve face à son entrejambe que je sens gigoter contre ma joue plaqué contre lui pour m’accrocher et tenir le coup pendant sa ruée douloureuse.

« Oh merde ! Quelle horreur ! »

Et quel odeur aussi ! Un mélange de bouc, de hareng et de vinaigre qui me tire une grimace de dégoût. Je ne dois pas perdre mon temps et profiter de l’occasion pour porter un coup dur. Je me laisse descendre encore un peu avant de lever mon pied et de l’abattre durement dans l’entrejambe de mon adversaire. Un coup bas qui a le mérite de le calmer. Il retient son souffle et je retire ma lame pour continuer ma chute controlé accroché au pan de tissu pendant que ses deux mains se rapprochent de la partie frappée, un geste clairement classique quand on reçoit ce genre de coup. Il tombe à genoux, menton contre le sol, croupion levé avec les deux mains sur ses bourses en gémissant de douleur. Je me retrouve là dessous et je sais que si je ne saisis pas l’occasion maintenant j’aurais du mal à en trouver une autre. J’inspire un grand coup et dresse ma lame au dessus de ma tête avant de courir en direction de son cou, cisaillant sa jugulaire avant de bondir de côté pour me sortir de ce piège à rat. Le sang gicle en silence, la créature préférant mourir sans crier. J’essuie mon sabre avant de le remettre à sa place, déplaçant ensuite mon regard vers la seconde créature d’où s’extirpe de son ventre le jeune garçon couvert de substances visqueuses et puantes.

« Franchement. Je viens de vivre le pire truc qui peut arriver. »

Commentais-je au garçon en repensant à la saucisse odorante de la créature collée contre mon visage.

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