Port de Bouhen

-807 : Ère Coloniale
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Akihito
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Re: Port de Bouhen

Message par Akihito » dim. 12 avr. 2026 15:20

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Voyager en mer, c’est avant tout une épreuve de patience. Quand tout va bien, qu’il y a pas un gréement qui a lâché et qu’il faut remplacer, que la mer est calme et qu’le vent souffle fort, on s’retrouve vite fait à plus avoir grand-chose à faire. Un bateau ca reste petit et le tour est rapide. Du coup, j’ai pour habitude de laisser les moments de « sociabilisation » à la soirée, ù on peut en plus picoler un coup, jouer aux cartes, et rafler quelques yus au passage. La journée, j’la consacrais surtout à la pêche.
C’est calme, la pêche. Ca permet de se détendre, de regarder au loin et de se perdre dans ses pensées sans passer pour un dépressif qu’a envie de se foutre à la flotte. Puis quand ça mord, ca rapporte un peu de poisson frais au cuistot de l’équipage, qui sera ensuite plus sympa avec vous lors des repas. Toutes les occasions sont bonnes à prendre pour se mettre des gens dans la poche, et j’avais pas prévu de faire différemment cette fois ci.
Sauf que c’est quelqu’un d’autre qui décida pour moi. Alors que la journée était loin d’être bonne, j’entendis une voix m’interpeler alors que j’étais assis sur le bastingage, un pied enroulé autour d’un moue de cordage.

« Alors, où l'avez-vous connue, la Cap'taine ?

- Tiens ! Bien l'bonjour, mam'zelle Élise.

- Eline. »

Ah oui, oups. Eline, la prêtresse tueuse de zombies. Comme les autres membres de ma nouvelle équipe, j’avais eu l’occasion d’échanger des banalités en tout genre avec eux, mais c’était la première fois qu’on venait me voir personnellement en dehors de ça.

« Dans mon milieu, la plupart préfère bosser sur un seul navire avec un équipage et un capitaine qu'ils connaissent. Alors c'sur que c'est pratique et tout, mais j'préfère aller de bateau en bateau pour vivre plein d'choses différentes. C'comme ça que je suis tombé sur Édith et ses gars.

- Un marin sans attache, donc. Jusqu'où cet esprit aventureux vous a-t-il conduit ? »

Callant la canne sous entre mon avant-bras et ma cuisse, je me grattais la barbe en faisant une liste de tous les endroits où j’avais été.

« Un peu partout. J'ai fait la grosse partie des ports de Nirtim et Imiftil -Darham est un beau port mais une ville infâme, j'déconseille d'y aller. Pohélis sur Nosvéris, mais j'aime pas trop l'froid de c'continent. J'aurais bien fait un bout de Naora, mais le coin est soit pas très facile d'accès en bateau, soit les locaux sont pas accueillants. Et toi, t'as déjà eu "l'esprit aventureux" ? »

Apparemment pas, puisqu’elle n’avait jamais quitté le royaume selon ses dires. C’tait un peu mignon, on aurait dit qu’elle était presque gênée d’ça. Son but à elle et son ordre, c’était la traque des nécromanciens pour protéger ledit royaume.

« Pas b'soin d'voyager sur tout Yuimen pour avoir une vie bien remplie. J'y connais rien à ton ordre mais s'il existe c'pas pour rien. Bon, faudrait p't'être revoir la priorité de créer une aération dans le crâne de tout ceux qu'ont pas la "bonne magie", mais c't'une bonne intention.

- Ce n'est pas une question de bonne ou de mauvaise magie. La nécromancie est totalement contre-nature : elle se sert d'âmes déchirées pour réanimer des corps qui devraient être respectés. Imaginez seulement que ce soit l'un de vos proche qui soit ainsi profané ? Ca va à l'encontre même de la vie dans ses différentes étapes. Et oui, les possesseurs de fluides sombres, s'ils en usent, sont souvent corrompus par cette magie. Elle n'a rien de bénéfique, et ne se base que sur l'usage d'esprit torturés ou des effets relevant de la cruauté. Ce n'est pas un manque d'ouverture d'esprit, c'est une vraie guerre contre le mal, que je mène. »

(R’gardez la, toute fière d’elle.)

« J'comprend. Moi, j'pense que c'est un outil comme un autre, et qu'ça dépend de la main qui le manie. R'garde. »

De ma main libre, je génèrai une dague de foudre que j'envoyai au loin après lui avoir montré, et tapotai une hachette à ma ceinture.

« J'vais p't'être devoir utiliser ça pour tuer un type qui va vouloir trucider Chantelierre ou toi avec une hache comme ça. Y a un dicton là d'ssus je crois, la fin justifie les moyeux, ou un truc du genre. Bon ouais les maccabbées relevés ca m'fout un peu les j'tons, mais si c'est un enfoiré qui voulait m'faire la peau, bah... j'vais pas l'pleurer.

- Les moyens, me corrigea la blonde -ce que j’approuvais d’un « Ahhh »- avant de poursuivre. Et l'arme que vous avez invoquée n'est la propriété de personne, ni n'use de force l'âme de quiconque. Voilà pourquoi la magie noire est à traiter différemment des autres. Être utile ne suffit pas à en accepter le pendant immoral.

- Boarf. C'ton point d'vue, j'respecte ça. Pis bon, c'est pas comme si j'étais un vrai mage, moi. »

Evidemment, elle me dit qu’ma dague de foudre ressemblait quand même pas mal à de la magie, alors j’allais un peu plus dans les détails.

« Ouep, mais j'sais faire que ça. Et j'suis le seul à pouvoir le faire, alors j'considère plus qu'c'est un don que d'la vraie magie comme vous autres, avec les boules de feu et tout l'tralala.

- Un don. Hérité du Divin de la Foudre, peut-être ?

- Le dieu de la foudre ? Bwahah ! »

J'éclatai de rire à son insinuation amusée. Moi, qui croyait pas en eux, recevoir mes pouvoirs d’eux ? Ce serait beaucoup trop drôle. Calmant un peu mon rire, je levais mon visage vers le ciel.

« Eh ! Euh, Valyus ! J'peux faire tomber des éclairs moi aussi ? »

Sans attendre de réponse, je pointai un point dans l'océan du doigt, pour y faire tomber un éclair comme demandé. Constatant que rien ne se passait, je regardai de nouveau la prêtresse avec un sourire

« Eh, faut croire que non. Naaan, j'ai juste bu par erreur un peu d'magie liquide, votre fluide là. Et quand ca a arrêté d'me démanger et d'avoir froid, j'me suis retrouvé avec c'don. »

Mon explication eut l’air de la convaincre car elle ne rajouta rien de plus. Mais notre discussion était loin d’être finie, puisqu’elle se poursuivie sur un autre sujet : mon passé de marin et mon expérience d’Exech.

« Vous connaissez bien le port d'Exech ?

- Ouais, mais surtout le port et qu'un peu le reste de la ville. Pour quelqu'un qu'à toujours été dans l'coin, ca va être... dépaysant. Et pas forcément pour le mieux.

- Comment ça pas pour le mieux ? La ville n'a pas bonne presse, mais je ne suis pas coutumière de ses déboires.

- Si t'as déjà été dans les bas-quartiers d'la capitale, près du port, alors t'as une bonne idée de c'te ville dans son ensemble.

- Oui, je connais ces quartiers, les docks et compagnie. La pauvreté des gens y vivant est touchante et injuste. Je voudrais tellement qu'ils aient plus. »

Ses bons sentiments me firent hausser un sourcil et esquisser un sourire moqueur.

« J'vais te garder à l'œil alors parce qu'à dégouliner d'gentillesse comme ça, en une matinée tu vas finir sans un yu -et p't'être même sans ta robe. »

C’était typique des saintes qui étaient soient pétris de bonnes intentions sans réellement connaître la vraie misère, soit des privilégiées qui voulaient s’acheter une bonne conscience en faisant une bonne action pour « les plus démunis ». Bon, Eline avait l’air d’être plus de la première catégorie. Restait à savoir si elle parlait en connaissance de cause ou non. En tout cas, son sourire malicieux quand elle posa la main sur la fine épée à sa ceinture me fit sourire un peu plus.

« Mais le premier qui essaie de toucher mon épée, il perd ses doigts. Au mieux.

- Offre pas trop alors, parce qu'on va te demander beaucoup là bas. L'honnêteté et la morale est pas c'qui les étouffent. J'les blame pas hein, mais faut pas s'voiler la face non plus. »

J’avais fait partie d’eux, faut dire. J’savais aussi bien que j’étais pas tout propre que je ne regrettais rien de tout ce que j’avais fait. J’avais fait que survivre.

« Comme je l'ai dit, je n'ai pas grand chose à offrir à part du réconfort et un sourire. Le mal peut être partout, en chacun de nous. Je comprends les raisons qui animent ceux qui s'abaissent à voler ou tuer. Le désespoir peut mener à de telles extrémités. Et ce n'est pas en les stigmatisant que ça s'améliorera. Mon père disait toujours : il faut être bon pour espérer la bonté en retour. Je suis ses enseignements à la lettre.

- Ton père, ton papa, ou ton père, le... »

Joignant mes mains en signes de prière après avoir mimé du doigt une auréole au-dessus de ma tête, je figeais mon visage en une expression "solennelle".

- Ben. Oui mon papa. Même si je tiens la majeure partie de mes enseignements du Livre de la Déesse Triple, mon paternel a pu m'instiller ses valeurs, dit-elle avant de rerépéter, un peu troublée : Le... Le quoi ?

- Sympa l'paternel. Et bah le Père de ton ordre. Ton patron quoi ! C'pas comme ca que vous l'appelez ?

- Ah. Heu. Ben il se trouve que c'était lui le Chef de mon ordre. Aussi. Double père, du coup. »

Ca la fit rire.

« Mais on l'appelle davantage Général que Père. Mon ordre est aussi lié à la foi qu'il l'est au combat. Nous sommes le bouclier de Gaïa, son fer de lance dans le Royaume.

- Hmmhmm. »

J'étais pas sûr d'avoir tout compris, mais j’allais faire comme si. Elle était de bonne humeur, alors c’était bon pour le moment.

« Et vu comment t'aimes faire des trous ou couper des mains -ou autre-, t'es plus lance que bouclier.

- Plutôt, oui. »

Ah, bah je pouvais repasser pour la bonne humeur. Ca l’avais pas trop amusé, ça. Bon, euh, changeons de sujet.

« Ca va casser l'image du gros chevalier baraqué qu'on a tous, dis-je en remontant une ligne toujours vide, et laissant échapper un tique agacé. Tch. Eh, ton paternel il t'aurait pas appris à pêcher, par l'plus grand des hasards ?

- Oh non, c'était un saint homme, répondit-elle en riant de nouveau. Mais... j'pourrais m'y essayer, si tu m'apprends. J'aurai peut-être plus de chances.

- Paaaarfait ! Pêcher tout seul ça d'vient un peu lourd au bout d'un moment. »

Je lui fourrai ma canne dans les mains.

« J'vais en chercher une autre. Si t'sens que ca mord, t'met un pied sur la rambarde et tu tires fort vers toi. Ou t'hurle mon prénom pour que j'me bouge de remonter. »

je lui dressais mon pouce d'un air confiant, avant de partir, m’amusant de la voir saisir la canne comme si c’était le truc le plus étrange du monde. En quelques pas, je me trouvais à l’entrée de la cale et sautait dedans, me dirigeant vers le coin qui contenait les provisions. Sur le chemins, je croisais quelques visages familiers et les saluaient, avant de me saisir d’une des vieilles cannes qui trainaient. Je la vérifiais sommairement pour pas me retrouver avec un hameçon cassé ou un fil un peu trop fatigué. Satisfait de ma trouvaille, je remontais sur le pont avec l’outil sur l’épaule, souriant en voyant la jeune femme toujours aussi peu à l’aise.

« On dirait que ca a pas mordu. Ca m'aurait fait mal qu'ca arrive au moment où j'lâche ma canne, ahah !

- Quel poisson serait assez bête pour s'accrocher à un hameçon qui avance si vite, en même temps...

- Eh bah.... Pas mal de poissons, en vrai. Y en a, c'est pas les bouloums les plus malins d'la portée. »

M'installant à côté d'elle, je regardai la façon dont elle tenait sa canne et repositionnait un peu ses mains, plaçant la droite à la base et l’autre un peu plus haut.

« Tiens ta canne comme ça, plutôt. Si ca mord d'un coup, tu vas pouvoir plus facilement la t'nir sans qu'elle t'échappe des mains. »

Le contact de sa peau était assez étrange bien que logique, j’devais l’avouer. Autant le dessus de ses mains étaient doux comme celui d’une femme dans la fleur de l’âge, autant l’intérieure avec la rugosité de celle qui s’était entraînée sérieusement à manier une lame avec un minimum de savoir-faire.

« Ouais, faudrait pas que t'ais à plonger pour aller la rechercher. »

Tiens, du tutoiement maintenant ? Il était temps, j’commençais à croire qu’elle me prenait pour un vieux. Ah, et en plus elle me chambrait ?

« Quoique... ça peut être drôle de te voir nager. Tu serais un drôle de poisson à attraper. »

Ca devenait drôle.

« Ohoh ? Essaye un peu, l'poisson pourrait être assez fort pour te tirer dans la flotte avec lui ?

- Hm. Mieux vaudrait demander l'aide d'un de ces marins musclés.

- On a les yeux baladeurs, à c'que j'vois ? ricanai-je en suivant son regard vers un marin torse nu taillé comme un mur de briques.

- Y'a pas de mal à s'faire du bien. Puis j'ai l'habitude des compagnons rôdés au combat. Mieux vaut un corps d'élite d'une armée religieuse que l'arrière d'un temple de bigots. Y'a de ces nouilles parmi les prêtres.

- Et j'peux qu'imaginer qu'c'est vrai. Et j'veux pas savoir de quelles nouilles tu parles, erk. »

Me taisant un instant, je jetais un œil à Eline. De toutes les personnes sur ce navire, c’était bien la dernière avec qui j’m’attendais à avoir une discussion du genre. Parler de la chose avec une prêtresse de Gaia, le sommet de l’innocence ? Fallait le voir pour le croire. Curieux, je décidais de creuser un peu plus ce côté. Facade, ou face cachée ? Ma taquinerie m’aiderait peut être à en savoir un peu plus.

« Si t'aimes les types bien bâtis, j'suis presque sûr avoir entendu Marco dire qu'il trouvait "la p'tite blonde bien mignonne". J't'arrange une petite nuit dans la cale ?

- Heeuu non merci, j'sais me débrouiller comme une grande. Y'a une sacrée différence entre mater et toucher. Pas envie d'choper des maladies ou que sais-je... »

Mmh, elle esquivait un peu la question mais ne faisait pas pour autant l’effarouchée. Intéressant.

« Mais tu dois savoir, toi... C'est propre comment, un marin ? »

- C'comme un peu partout, ca dépend d'si ils font attention ou pas, éludai-je à mon tour en haussant une épaule. S'laver sur un bateau c'pas évident non plus, moi j'suis le premier à me ruer sur un bon bain quand j'touche terre. Et pour c'qui est de la ch'touille et aut' joyeusetés, ca dépend aussi d'si le marin est du genre à tremper sa nouille dès qu'il en a l'occasion. »

Ca me rappela quelques anecdotes de collègues, et je lâchai un petit rire.

« Bon ouais, on a c'te réputation et elle est pas volée pour la plupart des gars du milieu.

- Encore une histoire de nouilles... Décidément. Y'a pas masse de donzelle sur le pont, ceci dit. Ils se touchent la nouille entre eux ou c'est la brave Edith qui prend tout ? »

Pour le coup, ça me fit éclater d’un rire encore plus fort. Une insinuation aussi graveleuse dans une bouche si innocente, c’était délicieux.

« J'préfère quand tu parles comme ça, Eline. Mais fais gaffe, la solitude d'un homme c't'un sujet sensible en mer. Pour Édith... Eh, y en a qui ont essayé. Certains ont réussi, d'autres ont insisté et y ont perdu un ou deux bijoux de famille.

- Quoi ? J'ai plusieurs façons de parler ? Je vais devoir la jouer plus subtil désormais... Cette sainte n'est pas aussi châtiée qu'on pouvait le penser. Il va falloir garder mon secret, aventurier des mers. Le rôle de la femme de foi doit rester crédible. »

J’ai même le droit à un clin d’œil maintenant ? Eh bah…

« Muet comme une tombe, fis-je en mimant de fermer ma bouche à clé, avant de rajouter d'un air faussement dramatique. Ah lala, si Double-Papa voyait sa fille...

- J'aime à croire qu'il serait fier.

- Mmh. »

Oula, terrain dangereux. Je ne savais pas ce que je venais de réveiller chez elle, mais c’était un gros point sensible, à voir comment son attitude venait brusquement de se fermer. Mieux valait ne pas en rajouter, alors je commençai à fredonner un petit chant de marin pour éviter un silence gênant. Ca n’avait pas l’air de la faire réagir, et je voyais même son regard devenir dur. Fallait désamorcer le bordel tout de suite avant qu’elle devienne d’humeur exécrable.

« Eh, relax Eline. D'ja qu'on pêche pas grand chose, t'vas faire peur à la poiscaille si tu continue d'la regarder comme ça, essayai-je en tapotant gentiment du coude son bras.

- Oh. Oui. Je crois que je n'en attraperai pas aujourd'hui. Je... »

J’l’avais surprise en plein milieu de ses pensées, et elle marmonna quelques excuses avant de prétexter de la fatigue et de partir, en me laissant sa canne.

« Y a pas d'lézard. Va t'reposer, et merci pour la compagnie ! »

Je tapotai son dos en la laissant partir, la suivant du coin de l'œil avant de relancer ma ligne. Elle avait l’air plus abattue que vraiment en colère, c’qui était un moindre mal. La discussion avait été très sympa, ça m’emmerderait de me prendre la tête avec une femme avec qui j’devrais voyager pendant plusieurs jours, voir semaines. L’mieux, c’était de pas forcer et faire comme si de rien n’était.

C’était pas comme si ça me concernait. Même si j’devais bien admettre être curieux de connaitre son histoire, et ce qui pouvait aussi rapidement faire changer son humeur.

Le temps passa, et toujours pas de prises au bout de la ligne. Une brusque embardée me fit rapidement lever les yeux vers le gouvernail et la femme à la barre, Edith. Elle beugla quelques ordres pour que les voiles soient de nouveau ajustée au vent qui venait de tourner, et cela me fit rappeler le bref échange qu’on avait eu la veille. J’avais essayé de la relancer sur mon projet de Corporation, mais elle m’avait gentiment envoyé paître en disant que ca restait qu’un projet et que je pourrai revenir la voir que quand j’aurais du plus concret à lui proposé. Et n’avait pas relevé mon petit compliment aguicheur. Elle devait avoir encore au travers de la gorge mon coup foireux avec la Douce Féerie, sans doute. Mieux valait laisser l’eau couler un peu.

Bref, un voyage comme j’en avait fait des dizaines, jusqu’à présent. Sauf que j’avais du pif, et je sentais qu’on allait pas tarder à avoir des emmerdes. Deux navires qui traversaient une zone infestés de pirates Shaakts, comment ça pouvait ne pas se passer sans une escarmouche avec ces fous furieux ?

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