
Et l'histoire me donne raison : presque aussitôt après mon cri d'alarme, les shaakts froqués comme des kendrans débarquent sur le navire en nombre. Foutus rusés des ombres. J'ai l'impression cependant que mon appel a su aider mes compagnons. Sans doute m'a-t-il aidée aussi, puisque l'un d'eux qui allait sans doute m'attaquer depuis le bastingage, jusque là invisible à mes yeux, hurle de douleur. Dans la précipitation, il s'est pris un piège laissé par Edith et ses hommes, blessant sa main et le faisant lâcher son arme. Mais il ne semble pas à court de ressources : il dégaine dans sa main indemne un petit objet en métal que je devine être une flute... Non. Une sarbacane. Il s'apprête à m'envoyer son gros dard dont je devine qu'il est empoisonné. S'ils veulent la jouer retors en nous faisant tomber grâce à des méthodes veules au lieu de nous offrir un combat honorable, on va leur donner du cruel. Aucun souci pour ça.
Comme en écho à mes pensées, j'entends Layam qui crie mon nom, m'enjoignant à user de ma lumière contre ces satanés noirs. Effectivement, il est connu qu'ils y sont particulièrement sensibles, d'où leur attaque nocturne. Ni d'une, ni de deux, je m'arme de ma magie, aiguisant mes sens fluidiques pour jauger l'urgence. Un sort puissant contre eux pour temporiser et tenter de faire mieux ensuite. Un flash aveuglant qui filera droit dans les yeux de ces foutus sous-terriens.
Je vise bien entendu celui qui s'apprête à me tirer dessus, mais aussi sur les shaakts qui auraient réussi à se hisser sur le ponton. Deux d'entre eux, en tout cas, en espérant que le lumière ainsi créée puisse en éblouir d'autres. Moins efficacement peut-être, mais... quand même.
[HJ : Je lance "Flash" au rang 3 sur mon adversaire direct et sur deux autres shaakts qui auraient réussi à se hisser sur le pont, ou en vue tout du moins.]
