Les Bouges

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Dracaena Paletuv
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Re: Les Bouges

Message par Dracaena Paletuv » sam. 23 août 2025 01:14

On était hors de portée de ce... de ce truc. Tant mieux. Par contre, certains des cinglés nous avaient suivit, et la cheffe maraudeuse nous chargeaient de les saucissonner.
Je lui adressai discrètement un "On a pas d'temps à perdre, barrons nous vite d'ici. Ce truc blanc risque d'nous rattraper.", avant de me tourner vers mes "fidèles" (erk, même en disant ça sarcastiqu'ment ça f'sait tourner ma sève).
Plus solennellement, je m'approchai d'eux, l'élémentaire les scrutant, semblant plonger son regard dans le leur, et je me mis à les attacher le plus "tendrement" que possible, leur disant d'un ton calme:

"Tout doit vous sembler confus. Tout doit vous sembler étrange. Faite moi confiance: la voie de votre salut passe par des chemins bien étranges, mais qui feront sens lorsque vous ouvrirez les yeux. Laissez vous faire, et vous serez plus libre que vous ne l'avez jamais été. Je vous éloignerais de la mort blanche, et vous recevrez ce qui vous est du."


C'était terrifiant de voir qu'après toutes ces décennies, j'étais encore parfaitement capable de parler comme eux. Comme les maudits croyants de Fearadhach. Les marques qu'ils m'avaient laisser étaient tout aussi indélébiles que les brûlures qui me parcouraient.

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Silmeria
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Re: Les Bouges

Message par Silmeria » sam. 23 août 2025 01:36

Je sautillais de joie lorsqu'on jetait des cordages à mes pieds. " Ouiiiiiiiiii ! Enfin un peu d'action, mais quand est-ce qu'on fait du mal à quelqu'un ? "

La gentille Elfe bleue proposait son aide en usant son poids pour en maintenir un au sol pour me permettre de les saucissonner. Elle me demande mon nom, je la regarde un temps un peu surprise avant de me rendre compte que moi non plus je ne connais pas le sien, du moins je ne m'en souviens pas.

" Bah... Silmeria. Allons, attachons les. Le-petit-canard-rentre-dans-sa-mare-mais-ne-fait-pas-attention-au-vilain-renard-et-finira-cette-histoire-les-plumes-en-pétard. " Je répétais cette comptine pour me rappeler des mouvements à faire pour correctement entraver quelqu'un, des noeuds bien serrés sur les poignets et tissus mous pour être douloureux si on cherchait à les délier, il n'y avait que ça de vrai ! Fallait bien reconnaître que je m'amusais !

On allait donc être au campement des maraudeurs et si j'avais une notion du temps à peu près correcte, la corruption allait pas tarder à suivre, j'avais compté quelques minutes à un point pour pouvoir la faire apparaître, peut-être que ça allait plus vite lorsque Hrist était invoquée, je n'allais pas tenter l'expérience ici, mais est-ce qu'elle me suivait comme un escargot laisse derrière lui une trainée de bave ou allait-elle corrompre les lieux derrière moi, est-ce que les Bouges tout entier étaient plongés dans la corruption ? Si elle perçait à chaque fois que je me pointais quelque part, on allait bien vite faire le rapprochement. C'pour ça que je devais trouver Xël.

" Hey, quelqu'un aurait pas vu un type qui s'appelle Xël ? Il a un solide expérience dans la mendicité, à un égo aussi gros qu'une charrette et utilise le vent pour faire des sorts ? Ah et il a une fâcheuse tendance à larguer des gros prouts fumants dans les bains aussi. Quelqu'un ? Personne ? "
La petite plume de la Mort.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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Ezak
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Re: Les Bouges

Message par Ezak » sam. 23 août 2025 10:03

La nuit s’était écoulée sans heurts, Blanche fut notre réveil nous tirant des songes sans ménagements.

« Vite. Il est temps de se mettre en route. »

Pas un mot de plus. Elle fila en tête, pressée, nous forçant à lui emboîter le pas sans même avaler une bouchée. Je serrai les dents, accélérai, et me plaçai à ses côtés.

« Hey, ça va ? Pourquoi t’es si pressée d’un coup ? »

Elle tourna vers moi, ses yeux lançant des éclats de malice.

« On a un rendez-vous à ne pas manquer, petit guerrier. »

Je fronçai les sourcils.

« Pourtant on avait donné un lieu, pas une heure. »

« Justement. Autant nous y rendre, maintenant que le message a eu le temps d’arriver. Je ne voudrais pas la manquer. »

Un sourire taquin m’échappa.

« Pressée de revoir ton ex. Il y aurait un cœur, là-dessous ? »

Mon regard glissa volontairement vers sa poitrine, au niveau du cœur. Elle éclata d’un ricanement aigu, grinçant comme une lame sur la pierre.

« Où t’as vu que c’était une ex ? Une ancienne apprentie, j’t’ai dit. »

Je haussai un sourcil.

« Non, t’as pas précisé que c’était une apprentie. Tu parlais d’une compagnie, et t’as pas vraiment l’air d’aimer les hommes… Et ça ne répond pas à ma question. Pressée de la revoir ? »

Elle eut un nouveau rire, plus cru encore, avant de balancer, presque sordide :

« Les hommes, j’aime leur queue. C’pas suffisant pour toi ? T’as envie d’vérifier par toi-même ? »

Puis, d’un ton léger, faussement insouciant :

« Oh oui. Et nous avons beaucoup à nous dire… »

Je secouai la tête, amusé malgré moi.

« Oh, tu commences à flirter là ? Fais gaffe, Blanche, je pourrais être tenté. »

Je lâchai cela sur le ton de la plaisanterie, un sourire accroché aux lèvres, avant d’insister :

« Allez, c’est quoi votre histoire à toutes les deux ? »

Elle me renvoya une pique, raillant mon ego sui serait trop flatté si elle flirtait avec moi, avant de détourner le sujet.Alors je changeai de cible.

« Si tu veux pas m’en parler, alors parle-moi au moins de la maquerelle. Qu’est-ce que t’as fait pour qu’elle te déteste autant ? »
Blanche eut un sourire Mauvais.

« C’est par chez elle que j’ai récolté les premiers chibres de ma collection. Z’ont mis quelques jours avant de piger que c’était de moi que ça venait. Les apparences, tout ça… »

Je pouffai de rire.

« Pas bon pour le commerce ! J’imagine la tête de la matronne… T’en fais quoi de cette collection ? T’as un autel ? Ou tu les ranges par taille, c’est ça ? »

« J’tiens un petit restaurant dans un coin des Bouges, c’est assez renommé. »
Elle me lança un regard curieux, malsain, qui me fit sourire davantage.

« Et la spécialité c’est la saucisse, c’est ça ? »

« C’est ta spécialité, d’enfoncer des portes ouvertes ? Ça m’étonne qu’à moitié. »

« Non, ma spécialité c’est de laisser croire qu’on pourrait me provoquer, alors que j’adore les joutes verbales. Tu m’intéresses plus qu’autre chose en agissant de la sorte. Lâche l’affaire, tu vas t’épuiser pour rien, petite sorcière. »

Je dis cela avec légèreté, un sourire en coin. Elle leva les yeux au ciel et détourna la tête, faussement désintéressée, affirmant qu’on devait bien se faire chier sur Yuimen si on se spécialisait dans ce enre de choses.

Je ne pus m’empêcher de lâcher encore, moqueur :

« Dit-elle alors qu’elle passe sa vie à couper des bites et qu’elle prend tout ce que je dis au premier degré. T’es une championne, Blanche, continue comme ça… »

Elle me lança un regard insistant, juge, et se contenta d’un « Tsss. »
Je haussai les épaules, un sourire amusé au coin des lèvres.

« Te vexe pas. Je suis du genre taquin et, pour une raison qui m’échappe, je crois que je t’apprécie. »
Puis, après un bref silence, je repris plus sérieux :

« Dis, au Bordel… comment t’as fait ? T’étais pas présente pendant le raffut, et pourtant tu savais exactement ce que la maquerelle cherchait. En fait t’étais là sous une autre forme ? Certains racontent que tu peux changer d’apparence. »

Elle répéta son « Tss. » en gambadant en avant, sans même se retourner. Mais son ton trahissait un sourire.
« Tu aimerais bien le savoir, hein ? »

« Oh que oui… » répondis-je, sincère.

Elle éclata d’un rire cruel, ne me laissant rien de plus. Je secouai la tête, amusé, mais aussi piqué dans ma curiosité.

« C’est exactement à cause de ce genre de cachoteries que notre idylle n’ira pas au bout… »
Je laissai échapper ces mots sur un ton léger, avant de changer de sujet.

« Bon, et sinon… Elle s’appelle comment ta copine ? Il y a un risque que vous vous crêpiez le chignon, ou ça va bien se passer ? »

« Il y a peu de chance que ce ne soit pas le cas. Son p’tit nom, c’est Eryn. »

Je souris, railleur.

« T’as intérêt à la dégommer. Vas pas me foutre la honte. »

« T’en avais pas besoin, petit guerrier ? »

« Tout à fait. On veut pas s’en faire des ennemis… Mais tu dis toi-même que ça risque de dégénérer avec ta copine. Ça pourrait aller au sang, votre histoire ? »

« Oh, elle n’a rien à trancher qui m’intéresse. Ça n’ira pas jusque-là. »

« Tu penses qu’elle viendra vraiment seule ? »

« Ça dépend : si elle est seule, c’est une bonne nouvelle. Si elle ne l’est pas, il nous faudra sans doute nous défendre contre la SOMA. »

« Sans doute nous défendre ? Tu veux dire par là qu’ils sont agressifs ? »

« Si elle décide qu’elle a des comptes à régler avec moi et qu’elle fait appel à ses potes… ouais, ils le seront. Je t’ai dit : venir, c’est quasiment sûr. Dans quel but, ça… »

« S’ils ont des comptes à régler avec toi, j’en aurai à régler avec eux. On a un pacte toi et moi. »

Je réfléchis un instant

« Comment ça se fait que tu les aies pas rejoints ? La SOMA. J’imagine qu’un rassemblement de mages aimerait avoir un élément aussi puissant que toi dans ses rangs. »

« Ils se planquent comme des trouillards. Les petites partouzes entre potes, ça m'intéresse pas. Mais z'ont essayé, ahah. Ils regrettent encore. Sans doute. »

. Je m’autorisai une pointe d’insistance, cette fois plus joueur que provocateur.

« Racontes. Tu leur as fait quoi ? »

Elle me jeta un regard en coin.

« T'es trop curieux, p'tit guerrier. Mais pour résumer... je les ai envoyés balader. »

J’hochai la tête, laissant paraître un sourire espiègle.

« Oui, je suis curieux… j’essaye de comprendre si t’es la magicienne la plus puissante des Bouges ou pas. Ça… m’intrigue. »
Je marquai une pause, un soupçon de sincérité glissant dans ma voix.

« Quoi qu’il en soit, mes lames sont de ton côté et personne ne te touchera. T’as été irréprochable jusqu’à maintenant alors que tous ont essayé de me convaincre de ne pas te faire confiance. Je sais rendre la loyauté. »

Elle me fixa quelques instants, puis ouvrit et referma rapidement ses mains devant mes yeux, un large sourire aux lèvres.

« La meilleure, et la pire. Irréprochable, c'est pas comme ça qu'on peut me qualifier. T'es juste sous le charme, petit guerrier. Ça t'aveugle. »

« Peut-être bien… mais je me lasse vite, tu sais. Profites-en, notre idylle n’est pas vouée à durer. »

Je ris doucement, avant de revenir à une préoccupation plus sérieuse.

« Et les Chevaliers de l’Ordre ? Tu pourrais m’expliquer pourquoi ils sont aussi inefficaces ? Ce n’est pas anormal qu’on n’en ait pas vu un seul alors que la magie a été pratiquée, et par toi et par la maquerelle ? »

Elle ricana à mes premiers mots, prenant un air bravache.

« Les grands chevaliers dans leur belle armure d'or et de jais. Ah ! Laisse-moi rire. Courir après des pauvres paumés qui tentent de développer leur pouvoir, ça ils savent y faire. Mais face à la vraie magie... »

Elle leva les bras, les agitant d’un air théâtral.

« Y'a qu'à voir comme ils ont peur de ce mur d'Ombres créé par la SOMA. S'ils voulaient vraiment virer la magie de ces bas-fonds, c'est par là qu'ils commenceraient. En s'en donnant les moyens. Non, l'Ordre du Soleil Noir, ils font de la gueule là-haut. Ici, ils sont juste bons à maltraiter plus faible qu'eux. »

Je fronçai légèrement les sourcils.

« Ils en ont peur tu dis ? De la SOMA ? Une minute… La SOMA, c’est pas les types qui se battaient en violet durant la bataille du Don ? »

Elle lâcha un rire méprisant.

« Se battre, ces couards ? Nooon. Au pire, ils embauchent des connards pour y aller à leur place. »
Je secouai lentement la tête, toujours perplexe.

« J’ai du mal à comprendre… La première fois que j’ai entendu parler de la SOMA, je pensais à des bienfaiteurs des Bouges, qui avaient des raisons d’être discrets à cause du Soleil Noir. Mais toi, tu viens me parler de couards et de types qui font du mercenariat… Pourquoi ils se battent pas eux-mêmes ? Avec quoi ils payent ? Ils sont nombreux ? »

« Des bienfaiteurs ? En quoi aident-ils les bougeux ? Quant aux mercenaires, dis-toi qu'il n'y a que ça ici : des gens prêts à tout pour la moindre compensation. C'pas comme ça que toi et ta clique avez rejoints les hordeux, d'ailleurs ? »
Je la fixai un instant, avant de hausser légèrement les épaules.

« Oui. Mais on en avait rien à cirer des "compensations." On est venus pour toi. On cherchait des mages puissants, et les Néos ont évoqué ton cas. La sorcière qui terrorise les Hordes… »

Elle sourit d’un air faussement flatté.

« T'es mignon quand tu commences à te justifier. Ta compensation, c'était le moyen de parvenir à me retrouver, p'tit guerrier. La possibilité d'avoir une... mage puissante sous la main. »

Elle afficha un air triomphant, presque arrogant.

« Mais ferme-la maintenant, on arrive bientôt. Va prévenir tes laquais. »

Je haussai un sourcil.

« Comme si t’étais en mesure de me la faire fermer. » dis-je.

Un poeu plus loin on tomba sur une apparition, seule, posée comme une statue d’ombre et de braise : une femme. Blonde, habillée de noir ponctué de violet, elle tenait entre ses doigts une flamme mauve, dansante. Son regard nous fixa immédiatement. Un regard clair, mais dur. Attentif.

Blanche s’arrêta.
« Restez ici : j’ai à parler avec elle. »

Ezra préconisa de la suivre pas rassuré et Xël lui voulait lui faire confiance? J’hésitai un instant avant de trancher.

“Restez-là, et ouvrez l’oeil au cas ou elle ne serait pas seul. Je l’accompagne. Je vous ferai signe de nous rejoindre."

Et sur ce je rattrapai Blanche avant qu’elle arrive à la blonde.

“ Je t'accompagne,. Je resterai en retrait."

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Cromax
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Re: Les Bouges

Message par Cromax » sam. 23 août 2025 12:46

La Cité des Ombres



Les Bouges



Jour 2 – Soirée.




Le campement des Encoulés sentait la pisse à plein nez, et Hart y allait bon train pour les provoquer sans finesse. Si bien que celui qui l’avait apostrophé eut l’air estomaqué avant de cracher par terre en éructant :

“Putain d’maraudeur. L’patron aurait pas dû vous faire confiance, à toi et ton équipe. On t’accueille parmi nous, et v’là comment tu nous r’mercie ?! Foutu traître. Les gars, on s’le fait.”

Ni d’une, ni de deux, ils se ruèrent vers le pirate. La première salve de poings fermés ne parvint pas à l’atteindre. Ils s’étaient mis à six contre lui pourtant, l’entourant de toutes part. Les deux derrière tentant de le ceinturer en vain, les autres de le boxer rudement. Mais Hart esquivait, parait leurs coups sans les subir. Il entendit plus loin la voix de Brianne :

“Allez les mecs, c’est le moment. Virez vos cagoules et envoyez ces andouilles au tapis !”

Cette fois, on parlait d’attaques armées : les libérés du capitaine ne se battraient visiblement pas au poing. Esteban et le garçon à l’oeil bleu ne se battraient pas du tout, apparemment, soudainement craintifs de ce qui se passait. Ils ôtèrent tout de même leur capuchon de cuir pour observer le spectacle.



_____________________________



Pour toute réponse à Drac, avant qu’il file attacher ses fidèles, la meneuse lui indiqua d’un ton pointant l’évidence :

“Alors dépêchez-vous de les contraindre.”

Elle se tourna vers Leyna pour rétorquer mollement.

“C’est vraiment important ? Mon nom c’est Karel.”

Haussant les épaules, elle laissa le trio ligoter les enchainés. Celui qui suivrait apparemment Drac jusque dans les Enfers répondit à ce dernier :

“Vous avez notre confiance, ô Ranta Paï. Votre morsure nous libèrera du mal.”

Et tous, ils se laissèrent faire sans opposer la moindre résistance. La chose faite, ils repartirent d’un pas rapide vers leur campement. Personne ne semblait répondre à Silmeria. Sans doute qu’aucun d’eux n’avait croisé celui qu’elle cherchait. Ou ne voulait pas le dire, en tout cas.

Ils parvinrent après de longues minutes au pas de course à retrouver le camp des Maraudeurs Noirs. Karel la meneuse ordonna au trio :

“Surveillez les prisonniers, je dois faire un rapport à la Dame.”

Elle se tourna vers ses hommes.

“Les autres, rompez. Et apportez de quoi manger aux nouveaux. Z’ont mérité leur place.”

Ainsi furent-ils livrés à eux-mêmes dans le camp en compagnie des cinq enchainés ligotés et celui qu’ils avaient libéré. On leur apporta bientôt à chacun des trois une gamelle de ragoût au contenu douteux mais au goût pas dégueu.



___________________________



Akihito, Mathis et Huyïn, chacun dans leur coin des Bouges, s’endormirent et ne s’éveillèrent que le matin venu.





[HJ : Hart, on peut faire quelques rounds sur Discord. Leyna, Silmeria, Drac : post unique de ce que vous faites.]

[XP :
Mathis : 0,5 (nuit)
Xël : 0,5 (petit poucet)
Leyna : 0,5 (plaquage)
Huyïn :
Post 1 : 0,5 (discussion), 0,5 (musique), 1 (ensemble de la situation)
Post 2 : 0,5 (Discussion avec la Maquerelle), 0,5 (somme)
Akihito : noté quand complété
Hart : 0,5 (taunt)
Dracaena : 0,5 (ligotis)
Silmeria : 0,5 (ligotas)
Ezak : 0,5 (blabla), 0,5 (effronterie)]

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Cromax
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Re: Les Bouges

Message par Cromax » sam. 23 août 2025 13:15

La Cité des Ombres



Les Bouges



Jour 3 – Matinée.




Ezra et Xël décidèrent d’écouter Blanche et de la laisser aller, ce que ne fit pas Ezak, qui lorsqu’il rattrapa la sorcière Noire la fit soupirer.

“Tu ne sais pas garder ta place, petit guerrier. Elle va mal prendre ta présence.”

Et de fait, lorsqu’ils arrivèrent à deux à proximité, la blonde jeta un oeil méfiant au guerrier, apostrophant son ancienne mentor.

“C’est qui, lui ?”

Et Blanche de rétorquer :

“Mon jouet du moment. Laisse couler, il est inoffensif. Allons, nous devons parler.”

La blonde fronça les sourcils, clamant :

“Pas tant qu’il nous écoute.”

Elle leva la main, et une bulle violacée translucide enveloppa Blanche et son apprentie. Elles étaient visibles, mais plus aucun son ne sortait de la bulle, laisant Ezak en dehors de la conversation, bon gré mal gré. Ezra murmura à Xël :

“Elle le mène par le bout du nez. Il devrait faire attention à sa bite. Un de ces soirs, elle pourrait l’ajouter à sa collection.”



__________________________



Mathis et Huyïn s’éveillèrent d’une nuit reposante et plus confortable que nulle part ailleurs dans les Bouges. Il leur fut proposé de prendre leur petit déjeuner dans la salle principale du Bordel. Ensemble ou séparément, tel serait leur choix. La nourriture proposée n’était pas fantastique : une compote de fruits divers, du pain pas tellement frais, quelques salaisons... C’était plus que la plupart des Bougeux ne mangeaient en un jour. Scarla manquait à l’appel. Pour le moment en tout cas. Tout comme la Maquerelle et Praline.



__________________________



Le matin arriva pour Akihito et Naral également. Ils furent tirés du sommeil par un appel depuis l’extérieur de leur confortable bungalow par la voix de Zéphyr Khatim.

“Allez, debout là-dedans. On y va.”

Il attendait Akihito, accompagné de la Borgne et d’un être pour le moins singulier, dont émanait une puissance décoiffante et une aura de danger presque tangible.


Image




Il ne semblait presque plus humain, visage masqué et dépourvu de la moindre attitude indiquant de l’émotion. Le mage créateur de portails était là aussi, le vieillard aux oreilles pointues. L’absence de Théosien était notable. Un portail fut ouvert, pointé du doigt par Zéphyr.

Vas-y, l’étranger. On te suit.”







[HJ : Le groupe de Blanche : post unique attendu. Huyïn et Mathis, aparté possible entre vous. Sinon, post unique pour me signifier votre prochaine action. Aki : traverse ou non le portail. Aparté possible avant.]

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Leyna
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Re: Les Bouges

Message par Leyna » lun. 25 août 2025 20:27

Suite à une petite incompréhension, elle écopa de deux noms : l'elfe blanche s'appelait Silmeria et la cheffe des maraudeurs, Karel ? Silmeria semblait bien trop contente de faire du mal à des gens... mais on n'était plus à une folle prêt, dans la région. Apparemment, elle recherchait un dénommé Xël. Ce nom fit tiquer l'elfe bleue :

« Je crois avoir déjà entendu ce nom... n'était-il pas à la défense d'Oranan, lors de la dernière guerre ? En tout cas, je ne l'ai pas revu depuis. »

À côté, Drac se prenait très bien à jouer les élus pour les fanatiques enchaînés. Il avait de bonne raison, mais cela fit tout de même grincer des dents la semi-elfe. Elle lui souffla de prêt :

« Ne jouez pas trop avec le divin. Nous sommes des êtres de chair, et le divin est une notion qui nous surpasse. »

Comme le groupe était rentré au camp, et que leur cheffe partait faire son rapport, elle indiqua :

« J'ignore où est ce Xël, mais le capitaine Hart doit toujours être dans le coin. Je vais le chercher. Vous pouvez me suivre, mais évitez de faire une scène, s'il vous plaît, la situation est suffisamment dangereuse, ici... »

Sur ce, elle se mit à la recherche du capitaine.

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Huyïn
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Re: Les Bouges

Message par Huyïn » jeu. 28 août 2025 19:24

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-53-


Le Tigre passe une période de repos calme, si l'on ne tient pas compte des bribes de souvenirs et autres incongruités issues des rêves. Entre deux ouvertures d'yeux à quelque son émanant de l'autre côté de la porte, son esprit lui fait visualiser plusieurs choses : une place maculée de rouge, des yus posés sur une rambarde de pierre et qu'il pousse du doigt une à une depuis un pont surélevé pour les regarder choir dans un abîme, ou encore deux grandes ailes draconiques s'abaissant avec puissance autour de lui. Ce dernier fragment de rêve s'achève quand il est propulsé par-dessus la tête du dragon au brutal arrêt du vol, mais au lieu d'atterrir rudement au sol, sa magie capable de bouger de petits objets prend le relai et le soulève lui. Huyïn se réveille pour de bon avec en tête l'image de sa patte arrière effleurant doucement le terrain sans le toucher. Curieux. Possible ? La chose serait pratique en tous cas.

Après s'être assuré que son luth était toujours là, s'être ébroué et étiré, le Woran quitte la salle. Il a à peine fait quelques pas qu'il est informé de la possibilité de prendre un repas dans la salle principale. Les mets présentés sont simples, mais certainement d'une grande richesse compte tenu des lieux. Compote de fruits, pain durci par l'âge ainsi que des éléments salés. Pas de trace de la maîtresse des lieux ni de la Carmin. En revanche, le yuiménien restant est présent. Huyïn récupère un peu de tout pour son repas et s'approche de l'individu. Il met un point d'honneur à prélever une feuille de son matériel d'écriture pour y emballer la salaison acquise. Quelques bouchées qui peuvent faire toute la différence en cas de coup dur.

Il oriente son regard vert pâle vers l'humain blond, inclinant brièvement la tête en guise de salutation.

"Donc... Mathis... Vous n'avez pas l'air bien inquiet de ce que nous avons de fortes chances de trouver."

L'individu lui sourit, indiquant avoir confiance en ses capacités de combat et ayant apparemment quelques tours dans sa manche. Optimiste, il pense que les chances sont plus grandes que les mort-vivants s'en prennent à une personne plutôt qu'à trois. La chose lui fait regarder les alentours, visiblement à la recherche de quelqu'un.

"La dame qui vous accompagnait hier sera des nôtres ou pas ?"

Le raisonnement du blond tiendrait éventuellement si ces... Mort-vivants... Étaient de simple créatures craignant autant pour leur pérennité que les vivants. Mais ici ? Agir en groupe ne les protégera guère d'une attaque. Isolée ou en petit comité, ce qui peut être qualifié de proie le restera. La façon dont il appréhende Ashaar est quelque peu erronée. S'il traite ce monde comme le leur, il va au-devant de mauvaises surprises. S'il doivent faire équipe, mieux vaut corriger ce point immédiatement.

"Raisonnement sans fondement. Ceux des Bouges qui évoluent sans appui sont soit fous, soit parfaitement aptes à se défendre seuls... Ou les deux. Et les cannibales, si c'est à eux que vous faites référence, ne sont qu'un des dangers évoqués..."

Ce qui signifie que même si, par hasard, les mangeurs de chair ashaaris préfèrent les proies isolées et laissent contingents plus importants tranquilles, rien ne permet de l'affirmer pour le reste des groupuscules violents. Le Woran croise les bras et regarde aussi la salle à la recherche de l'une des deux femmes chauves, porteuse de rouge.

"Quant à elle... Elle a une dette envers notre accointance commune. Le retrouver faisait encore partie hier de ses priorités. En d'autres termes, je le suppose, oui."

"Je pense tout de même qu'à trois, nos chances de retrouver Naral sont plus fortes.", déclare son interlocuteur, faisant lorgner le Tigre dans sa direction.

"Tant que les trois en question ne se donnent pas en spectacle au mauvais moment... Commençons par retrouver notre élément manquant et s'enquérir de la direction globale à emprunter.", répond-il, papillonnant des oreilles pour les tourner vers l'humain. "Et si quelque chose vous intrigue ou vous vient, c'est le moment de l'évoquer. Les opportunités d'échange seront plus rares par la suite."

L'homme saute sur l'occasion offerte et suggère de partager leurs capacités réciproques, pour être mieux préparés en cas de problème. Il commence en parlant de son habileté au combat au corps à corps et sa souplesse, puis continue sur son inaptitude en lutte à distance ou magique. Bien lancé, il s'arrête finalement là et estime avoir évoqué l'essentiel. Succinct, mais effectivement acceptable.

"... Je vois. Considérez que je ne combats pas physiquement, ou tout court. Parler est ma force, et il va de soi qu'elle a peu de chance d'être utile contre vos... Mort-vivants."

Raison pour laquelle une escorte s'avère judicieuse. Mathis semble accepter la chose sans jugement particulier. Ou peut-être pas consciemment, en tous cas, parce qu'il lui présente immédiatement une éventualité : s'ils tombent dans une embuscade, lui fera diversion pour leur permettre de filer. Et il les rejoindra ensuite, dévoilant qu'il dispose de jambières lui permettant d'atteindre de grandes vitesse et d'un savoir certain en matière de pistage. Huyïn papillonne des oreilles suite à ces paroles. Décidément, difficile de savoir s'il est naïf ou simplement certain de ne rien craindre pour ainsi déclarer ouvertement qu'il possède un objet hors du commun. À retenir. Toute chose peut s'apparenter à un inestimable trésor dans les bonnes circonstances.

Parler du pistage fait d'abord réfléchir puis réagir le blond, puisqu'il a besoin de lumière pour y parvenir. Rivant son regard à celui du Tigre, Mathis lui demande s'il est capable de voir la nuit, ce qui pourrait s'avérer fort utile.

"J'en ai la capacité, en effet. Et si certains ressortissants des Bouges ont besoin de torches, je gage que les habitants peuplant les alentours de notre objectif se seront adaptés à cette pénombre...", fait-il en plissant le regard et en réfléchissant sommairement. "Trouvons Scarla. S'il nous faut discuter organisation, autant le faire avec tous les participants."

"Bonne idée."

Plusieurs points à éclaircir avant le départ : Scarla compte-t-elle toujours retrouver le Dragon Mauve ou la perspective de dangers plus grands encore l'a-t-elle refroidie ? La Grande Maquerelle aurait-elle connaissance d'un possible guide pour leur éviter de retourner bêtement à la place du Don au lieu d'aller vers le bon quartier ? Leur faudra-t-il fabriquer des torches ou auront-ils la possibilité d'en troquer ? Et si ce n'est pas le cas... Lui faudra-t-il finalement partir seul en éclaireur pour diminuer les chances d'attirer l'attention à cause d'une lumière dont il n'a lui-même pas besoin ?

Huyïn pousse un léger souffle de la truffe et se tourne vers la salle. Première chose à faire, retrouver la de Montfort.



-- >
Huyïn, Woran sombre, Aéromancien

Musique du chat noir et Ses variations de voix

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Xël
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Re: Les Bouges

Message par Xël » ven. 29 août 2025 20:48

Ezak ne semble pas vouloir se séparer de la sorcière. J’ignore si c’est par inquiétude d’une trahison ou qu’elle soit blessée mais l’autre mage n’a pas l’air d’apprécier et s’enferme dans une bulle silencieuse. Un sort que je reconnais sans problème comme je peux en lancer un semblable.

“Elle le mène par le bout du nez. Il devrait faire attention à sa bite. Un de ces soirs, elle pourrait l’ajouter à sa collection.”

Je me tourne un instant avec un air amusé vers Ezra. On croirait presque entendre de la jalousie.

« Oh je pense qu’il sait où il peut mettre sa bite sans la perdre. Tâchons plutôt de rester sur nos gardes. Elle non plus n’est peut être pas venue seule. »

Je reste ainsi sur mes gardes, patientant que la conversation à huis clos se termine.

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Capitaine Hart
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Re: Les Bouges

Message par Capitaine Hart » sam. 30 août 2025 00:16

Les Encoulés voulaient en découdre, et mes gars aussi. Alors qu'ils se découvraient et sortaient leurs armes, je leur ai crié de garder leurs coules pour confondre l'ennemi. A ce stade, dire mon plan à voix haute n'allait pas changer grand-chose. J'ai tenté de percer la mêlée à la recherche du chef, craignant qu'il ne parvienne à recentrer ses troupes. J'essayais au mieux de ne causer aucune blessure trop sévère, j'ai dû donner un œil au beurre noir à deux d'entre eux avant de réaliser qu'il était encore en train d'émerger de sa stupeur. J'ai décidé de la jouer fine, jouant sur la méfiance des porteurs de coule dans leur dos pour m'acheter un moment de répit. Repérant un moment de faiblesse, j'ai tenté de lancer un coup de poing que l'on m'a rendu en pleine face. Ces salauds étaient parvenus à endommager mon cache oeil.
Le chef, bien réveillé, me fonçait dessus en crachant des insultes. Il s'est pris un bon coup de pied dans le ventre et je n'ai pas eu trop de mal à le prendre en otage, dégainant mon sabre pour lui placer sous la coule. Je pensais que ça suffirait à mettre un coup de froid à ses alliés, mais il leur a hurlé d'attaquer avec une haine renouvelée.

Pestant contre leur obstination, je l'ai renvoyé à ses gars d'un coup de pied bien senti, ne manquant pas de le démasquer au passage. L'affrontement avait dégénéré. Moult lames avaient été tirées et le sang coulait, Nark (nom provisoire) avait même déchaîné des flammes contre un de ses assaillants, protégeant Sebastian qui s'était collé dans son dos. De mon côté, je payais le prix de mon arrogance.

J'avais jusque-là réussi à éviter ou dévier la plupart des attaques, mais une épée traître était parvenue à se planter dans mon torse, non loin de ma gorge. Je n'étais pas mort, mais j'en étais certain : le moindre mouvement traître me viderait de mon sang. Mon genou s'est remis à trembler, la peur de la mort s'était faite plus réelle que jamais, j'avais oublié les règles singulières de ce monde. J'ai pensé à dix mille scénarios différents et plus ridicules les uns que les autres qui me permettraient de m'en sortir. Au moment de vérité, je me suis rappelé que je n'étais pas seul dans cette lutte acharnée, et que j'avais tenu le beau rôle plus longtemps que nécessaire. Une retraite stratégique s'opérait pour moi, et je m'en remettais entièrement à mes infortunés camarades. Dans un élan entremêlé de peur et de rage, j'ai hurlé un ordre venu du fond de mon âme.

"Couvrez-moi ! Leur laissez pas une seconde de répit ! BRANLE-BAS DE COMBAT !"

Je me suis ensuite jeté à terre vers ceux qui me semblaient être mes alliés dans cette mêlée chaotique. Dur de se repérer à l'odeur désormais. Sortant une énorme potion de soin de ma réserve, j'ai commencé à en recouvrir la plaie alors que j'essayais lentement (et douloureusement) d'en retirer l'acier.

"Un peu tard pour demander, mais j'imagine qu'on a pas de soigneur ?!"

(maintien d'instinct sauvage si possible, utilisation précoce de la capa légendaire "Branle-bas de combat", se jette à terre vers ses alliés, tentative de soin précaire + tolérance à la douleur améliorée, relevée gratuite avec saut carpé à la fin de mon tour)

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