Le canal des Kaha’kulis

Répondre
Avatar du membre
Gamemaster2
Messages : 238
Enregistré le : ven. 29 mars 2019 15:08

Le canal des Kaha’kulis

Message par Gamemaster2 » mar. 12 mai 2026 09:42

Le canal des Kaha’kulis

Certains quartiers de Belsia vivent en se basant sur la marée. Les accès s’ouvrent et se ferment à certaines heures de la journée, ce qui n’est pas le cas du marché. Situé sur un canal toujours alimenté en eau, il ne vit pas en fonction des marées : il est animé par leur va-et-vient.

Balayez les images traditionnelles des marchés de Yuimen, leurs structures particulières, leurs bâtisses qui disparaissent le soir pour réapparaître au petit matin. Les Kaha’kulis sont des plateformes solides et savamment conçues pour soutenir une échoppe flottante, arrimée à des anneaux disséminés dans le canal. Grâce à l’eau en abondance, la végétation y est très présente, et il est rare de voir l’un de ces points de vente qui ne soit pas ombragé. À défaut d’y trouver la raison de sa venue, le canal offre une balade sur l’eau des plus agréables.

L’accès aux Kaha’kulis se fait principalement par des barques, menées par des passeurs, presque toujours accompagnés d’un animal ou d’un élémentaire. Ceux-ci maîtrisent les déplacements sur l’eau comme personne et savent éviter les pièges causés par les changements de marée.

S’il arrive parfois qu’aucune barque ne soit disponible, la végétation permet toujours aux plus téméraires et aux plus agiles de tenter d’y accéder à la force de leurs bras. Si les habitants connaissent les passages les plus sûrs, ce n’est en revanche pas le cas des étrangers, qui finissent très souvent à l’eau, rapidement secourus par les passeurs.

Peut-être entendrez-vous cette histoire selon laquelle ils feraient exprès d’être trop occupés afin de parier sur tel ou tel individu s’essayant à ces chemins ardus. Ce ne sont bien entendu que des rumeurs, mais entre deux gorgées d’eau du canal, peut-être verrez-vous un discret passage de bourse d’une main à une autre.

Objets vendus par les marchands :

Équipement (De bonne qualité maximum) :
  • Arme magique 1 main : Perle, Corne de conque, Etoile de mer
  • Arme magique 2 mains : Grimoire, Bâton, Pagaie
  • Arme mêlée 1 main : Massue, Gourdin, Sabre, Machette, Dague, Epée courte, Epée bâtarde, Fouet
  • Arme mêlée 2 main : Lance, Faux
  • Arme distance 1 main : Fronde, Sarbacane, Harpon, Sagaie
  • Arme distance 2 main : Arc court
  • Protection corps : Gilets, Vestes, Manteaux longs, Robes Fendues, Bermudas, Pièces d’armure en cuir à matelassée (Aucune pièce métallique)
  • Protection tête : Bandanas, Bandeaux, Capuches, Tricornes, Casquettes, Casques en cuir. (Aucune pièce métallique)
  • Capes : Tout format et tout style, à condition de pouvoir être taillées sur mesure en trois coups de ciseaux.
  • Bijoux magiques : Bagues, boucles d’oreilles, colliers, bracelets, clous nasaux en métal précieux, bois poli, nacre et perles.
  • Ceinture de consommables
Fluides magiques d'éléments :
  • Fluide 1/16e, 1/8e, de tous les types d'éléments.
Divers :
  • Objets RP
  • Gourdes magiques et potions (sauf les immenses potions)
  • Carquois et projectiles.

Fonctionnement :
  • Achat :
    • Objets personnalisables : Choisir le type d'objet dans la liste, lui donner un nom, un niveau, un rang de qualité et en calculer le prix via la règle des équipements.
    • Objets uniques : Choisir l'objet dans la liste présentée.
  • Vente : Le vendeur ne reprend que les objets du même type que ceux qu'il vend.
  • Calcul des prix de vente, achat, réparation : via la Règle sur les équipements
  • La demande doit être postée, avec le lien du post, dans le sujet d'Interventions GM.
GM2, à votre service

Image

Avatar du membre
Jorus Kayne
Messages : 419
Enregistré le : ven. 21 déc. 2018 20:30
Localisation : Aliaénon

Re: Le canal des Kaha’kulis

Message par Jorus Kayne » ven. 15 mai 2026 21:59

X.19 La forge au feu élémentaire. (suite)

X.20 Ascensions au canal des Kaha’Kulis.


Je quitte la forge d’un pas pressé. Si je suis attendu, j’espère encore trouver dans cette cité un dernier bien qui pourra nous être utile pour notre excursion.

Pour avoir vogué sur les océans en bateau, je sais que la cité est assez particulière, connue de bien des marins. Belsia possède cette particularité de vivre au gré des marées. Un endroit en particulier correspond assez bien à la description : le canal des Kaha’Kulis. Une sorte de fleuve qui traverse une partie de la ville et dont les natifs ont fait la principale source de commerce.

C’est là que j’espère trouver ce qui m’intéresse.

M’y rendre à pied n’est pas difficile. Ce qui l’est, c’est trouver le moyen de parcourir le canal et, si les kaha’kulis, les barques permettant de s’y déplacer, sont présentes et me permettraient d’atteindre ma destination sans problème, ce n’est pas le cas des passeurs. J’en hèle plusieurs, mais sans succès. Aucun ne semble disposé à me conduire sur l’eau calme du canal. Il y a bien un jeune garçon disposé à le faire, mais la somme qu’il me demande est astronomique. Autant y aller à pied à ce compte-là.

C’est d’ailleurs ce que je m’apprête à faire. Le canal est cerné par les murs des habitations, dont la végétation est suffisamment dense pour permettre une ascension. Armé de mon courage, je m’approche d’un des stands présents, formé par une plateforme flottante et harnachée à un anneau solide au mur, ce qui lui permet de rester en place sans souffrir des variations de marée.

Je me saisis d’une grosse racine et y descends en prenant mon temps, m’assurant de poser pieds et mains sur des prises solides. Lentement, j'atteins le sommet de la plateforme et, d’une rotation, bascule mon corps pour atteindre le niveau du vendeur.

« Bonjour ! Désolé d’arriver de la sorte. Auriez-vous des… »

Je m’arrête net. L’homme est un vendeur de bijoux et rien de ce qu’il propose ne m’intéresse.

« Non, vous n’en avez pas. » fais-je avec une déception flagrante. « Tant pis. Du coup, par où dois-je passer pour repartir ? »

D’un sourire amusé, l’homme réplique d’un simple doigt en l’air, désignant ainsi le chemin même par lequel je suis passé.

(Quelle poisse !)

Ravalant mon humeur, d’un bond et à l’aide de mes mains, j’entreprends de me hisser au-dessus de la plateforme et de remonter par le même chemin de racines. L’exercice n’est pas des plus évidents, mais j’ai déjà gravi les ruines de Fan Ming à mains nues en plein hiver. Ce n’est pas cette petite ascension qui va me faire peur.

Je reprends ma route, tâchant tout de même de faire au plus vite. Devant une plateforme plus loin, je descends à nouveau et, au lieu de complètement basculer mon corps, je passe brièvement la tête pour y voir un marchand d’armes. Toujours pas.

Je refais le chemin inverse et tâche d’accélérer le pas. On m’attend et, si je ne trouve pas rapidement l’objet de mes désirs, il me faudra abandonner.

Finalement, après avoir vu au loin une plateforme où semblaient être déposées des perles, je fais subitement demi-tour. Quelque chose dans le reflet du soleil m’interpelle. Après un examen attentif, je constate mon erreur de jugement et trouve enfin la raison pour laquelle je perds autant de temps.

Il me faut cependant traverser un pont avant d’arriver un peu au-dessus de la boutique flottante. De nouveau, je descends, avec cependant plus de précipitation que les fois précédentes. Un appui fragile me fait manquer une prise et, alors que je me voyais déjà dans l’eau, j’attrape in extremis une racine à une vingtaine de centimètres de moi en faisant surgir mon fouet. D’une rapidité fulgurante, je me tire vers la prise, tandis que, porté par un appui sur mon autre jambe, mon corps bascule légèrement sur lui-même.

Une position qui me permet de voir quelques passeurs m’observer avec attention et, j’en jurerais presque, avec déception.

(Pour aider à traverser, il n’y a personne, mais pour observer les plus téméraires, là, il y a du monde !)

Au moins personne ne semble avoir remarqué ce qui est sortie de ma main. Je fais tout mon possible pour ne pas les montrer, ce n'est pas pour le faire à la première occasion.

Mon sac me gênant, je décide de l’enrouler autour d’une racine solide avant de terminer ma descente. Je vais devoir repasser par le même chemin de toute manière. Une rotation par-dessus l’échoppe sur l’eau et me voilà arrivé à destination.

« Bonjour. Il me faudrait une de vos longues-vues, je vous prie ! » dis-je en pointant l’objet en question.

Partir jusqu’à Eniod avec un objet me permettant d’observer au loin me sera des plus secourables pour surveiller les alentours dans la plaine verte.

Répondre

Retourner vers « Belsia »