La Place publique

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Yuimen
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La Place publique

Message par Yuimen » mar. 24 mars 2020 13:24

La Place publique

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C'est le lieu de vie de la cité. L'endroit où l'on trouve la majeure partie des auberges, petits commerces de proximité et des discussions à ciel ouvert. La garde procède à des rondes discrètes, mais efficaces qui font de cette partie de la ville un endroit agréable où il fait bon de sortir prendre l'air. C'est ici que l'on trouve quelques boutiques de forgerons, d'armuriers et de tanneurs, toutes sans prétention.


Objets vendus par les marchands :
  • Équipement (De bonne qualité maximum) :
    • Objets standards personnalisables à l'achat :
      • Arme de mêlée, magique et à distance
      • Boucliers de toutes tailles
      • Armures de tous types
  • Divers :
    • Objets RP
    • Gourdes magiques et potions
    • Carquois et projectiles.

Fonctionnement :
  • Achat :
    • Objets personnalisables : Choisir le type d'objet dans la liste, lui donner un nom, un niveau, un rang de qualité et en calculer le prix via la règle des équipements.
    • Vente : Le vendeur ne reprend que les objets du même type que ceux qu'il vend.
    • Calcul des prix de vente, achat, réparation : via la Règle sur les équipements
    • La demande doit être postée, avec le lien du post, dans le sujet d'Interventions GM.

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Gamemaster2
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Re: La Place publique

Message par Gamemaster2 » mer. 25 mars 2020 00:16

Intervention pour Lubie Séguin

><

Alors que tu précises les raisons de ta venue, un des deux gardes te fixe du regard tandis que l'autre se frotte le menton en retournant à son poste, laissant à son collègue la tâche de t'expliquer la situation.

"Baah, des monstres... Ouais, c'est bien l'problème. Depuis plusieurs semaines, les pêcheurs peuvent plus approcher leurs bateaux sans s'faire attaquer par des créatures complètement enragées qui viennent d'la mer. Et pis, y'a ce bruit étrange qui sonne d'puis une grotte de la crique où ils sont amarrés. On l'entend à chaque coucher du soleil. Du coup, on a plusieurs blessés et disparus sur les bras et les dirigeants de la ville sont suffisamment inquiets pour d'mander de l'aide à des mercenaires. Enfin bon, vous v'là et c'est tout c'qui compte. J'vais vous conduire auprès de M'ssire Von Graveberg et de Dame Mantelet, suivez-moi."

Vous marchez ensemble à travers le ville jusqu'à rejoindre la place publique, où s'agitent de nombreuses personnes. Le bruit des discussions et les regards se font sentir sur ta nuque alors que certains n'hésitent pas à te regarder d'un air méfiant, si ce n'est mauvais. Finalement, après de longues minutes à le suivre sans qu'il ne daigne répondre à la moindre de tes questions (s'il y en a), il te demande d'attendre près du puits au milieu de la place.

"Restez-là, j'vais prévenir de votre arrivée."

Sur ces mots, il rentre dans un bâtiment à l'architecture plus récente que les autres bâtisses. Certainement un bâtiment important dans la cité, car deux gardes en surveillent l'entrée et seuls des personnes dignement habillées en sortent.
"Bwaf Assistance, que puis-je faire pour vous ?"

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Lubie Séguin
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Re: La Place publique

Message par Lubie Séguin » mer. 25 mars 2020 03:35

Alors que le deuxième garde fixe Lubie, cette dernière observe le premier partir.

(C’est tout de même étrange cette habitude de se gratter le menton. Serait-ce sa barbe qui le pique ? Ou peut-être juste une habitude qui trahit une certaine confusion ?)

Elle reporta rapidement son attention sur le garde à la voix grave qui apparemment satisfait des informations qu’elle lui avait fournies, lui débita toute l’histoire, enfin tout ce qu’il en savait. Depuis quelques semaines les pêcheurs se faisaient attaquer par des créatures enragées provenant de la mer, au point qu’ils ne pouvaient plus approcher de leur bateau de pêche.

(Jusque-là, il rapporte la même chose que ce que j’ai entendu à Tulorim.)

Tout en poursuivant son histoire, il rajouta qu’un bruit étrange émanait d’une grotte située non loin de la crique des bateaux des pêcheurs, et qu’il se répétait à chaque coucher de soleil. Et depuis, nombre de pêcheurs étaient blessés ou portés disparus.

(Un bruit étrange… étrange… Comme le cri des sirènes ? Ce serait une sirène qui réfugiée au fond de la grotte et blessée par un pêcheur ameuterait les monstres marins pour se venger ?... Non, là c’est pire que ce que j’ai entendu à Tulorim… il faudrait que je songe à écrire des contes pour enfants, je me débrouillerais peut-être pas si mal… Ça m’aiderait aussi, si j’apprenais d’abord à lire, puis à écrire. )

Une fois qu’il eut tout raconté ce qu’il savait, il demanda à Lubie de le suivre, il allait le reconduire auprès de gens importants : M'ssire Von Graveberg et de Dame Mantelet.

Avant de traverser le portail, Lubie porta son attention sur le sol. Puis après quelques secondes d’observation, elle se pencha et ramassa une petite roche plate légèrement orangée.

(Toi, tu t’appelles Saman, petite roche. Bienvenue avec les autres) Suite à quoi, elle la rangea dans son sac et accéléra le pas afin de rejoindre le garde.

Lubie dut augmenter le rythme de ses pas afin de pouvoir suivre le garde dont chaque enjambée équivalait à au moins deux pas de la naine. Ils parcoururent ainsi en silence plusieurs rues de la ville pour se rendre à la place publique. Cette dernière s’avérait particulièrement achalandée, l’heure de la journée aidant sûrement. Malgré la foule de grandes gens qui y circulaient, la naine ne passa pas inaperçue et sentit même des regards méfiants et dédaigneux se poser sur elle. Après quelques minutes de marche silencieuse, ils s’arrêtèrent à un puits au centre de la place. Il lui demanda alors de l’attendre, le temps qu’il prévienne les gens importants de l’arrivée de Lubie. Il entra dans un bâtiment surveillé par deux gardes et Lubie attendit.

Assise sur le bord du puits, Lubie était en train de contempler l'eau lorsqu’une petite voix aiguë s’introduisit dans sa tête.
(Coucou! On peut faire connaissance ?)

Lubie sursauta et regarda tout autour d’elle.

« Qui es-tu ? » Dit-elle tout en chuchotant, refusant de converser dans sa tête, lieu qu’elle réservait pour ses pensées personnelles.

(Et bien c’est à toi de me le dire.) Répondit la petite voix aigrelette.

Lubie refusait d’entrer à pied joint dans ce piège. Elle voulait une réponse à sa question, et surtout, elle ne voulait pas d’intrus dans son cerveau.

« Sors de ma tête. » Fut la seule réponse de Lubie. Réponse qui fut énoncée d’une voix calme, mais ferme. Elle accepterait peut-être de faire connaissance avec la propriétaire de cette voix, si cette dernière acceptait de se montrer, de s’identifier, mais surtout de « sortir de sa tête »

(Si tu acceptes ma présence dans ton esprit, nous pourrons devenir amies) Insista la voix.

Lubie avait bon caractère, mais était tout de même têtue. Gardant le même calme, sans élever le ton pour ne pas attirer l’attention, elle se contenta de répéter :

« Sors de ma tête. »
Étant une naine discrète, elle avait toujours pris plaisir à observer les gens et à se faire des réflexions personnelles à leur sujet. Elle « rangeait » même ces informations dans sa tête, afin de les retrouver facilement si besoin était. Elle pouvait récupérer les informations de chaque région visitée en se rappelant leur souvenir par la petite roche qu’elle avait ramassée. Ses pensées devaient demeurer son jardin secret à jamais. Si elle était d’ordinaire généreuse, elle refusait par contre de partager ses pensées. Cette subite intrusion l’avait fortement contrariée.

(Je suis un être exceptionnel et de bons conseils. Beaucoup aimeraient être à ta place. Ma présence est une opportunité inouïe.) Manœuvrant habilement, cette petite créature qui était en fait une faera, essayait de finasser pour attiser la curiosité de Lubie et ainsi d’établir en un premier temps une conversation avec la naine. Cela fait, il lui serait plus aisé de la convaincre du bien-fondé de sa présence.

« Sors de ma tête ! » Ce fut toujours sur le même ton ferme, décidé et surtout calme que la naine répéta les mêmes mots. L’entêtement des mules n’était rien à comparer à celle de la naine.

(Si je sors de ta tête, je n’y reviendrai plus jamais.) La petite voix semblait non seulement déconcertée, mais presque résignée.

« Sors de ma tête ! » Répéta inlassablement la naine.

Cette fois fut cependant la bonne, puisque Lubie sentit son esprit se libérer. Elle ne pouvait l’expliquer, mais elle savait qu’elle avait retrouvé cette bienveillante solitude dans son esprit.

(Non, mais, elle était insistante celle-là. Lorsque je veux m’approcher des gens, je le fais de moi-même, je les observe et je les écoute raconter leur histoire. Mon cerveau m’appartient et je ne veux pas le partager. Mais elle était brillante, cette petite créature, elle a tout de même réussi à piquer ma curiosité. Je vais être vigilante à ce que les gens disent. Si quelqu’un parle d’une voix dans sa tête, je me risquerai à poser quelques questions discrètes afin d’en savoir plus.)

(((Lubie ramasse une petite roche, attend tel que lui a demandé et refuse la présence d'une Faera)))
Modifié en dernier par Lubie Séguin le mer. 25 mars 2020 19:21, modifié 1 fois.

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Gamemaster2
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Re: La Place publique

Message par Gamemaster2 » mer. 25 mars 2020 13:13

Intervention pour Sael Purpuras, Oljyn Shazano, Koriah Karthès et Lubie Séguin

><

Le capitaine du port se leva en allumant sa pipe à tabac, bourrée pendant sa réponse au Pourpre. Il souffla sa fumée blanche en l'air, loin du marin pour ne pas l'étouffer et reprit.

"Ça, pour la paye, faudra voir avec Messire Von Graveberg et Dame Mantelet. C'est eux qui vont vous embaucher. Moi, j'me contente de vous mener jusqu'à eux."

Il semble chercher quelqu'un parmi les quelques têtes du port et reconnaît l'un de ses hommes non loin de là, occupé à échanger avec un Ynorien en tenue traditionnelle. D'un geste de la main et d'une voix forte, il l'interpelle.

"Hey ! HEY, VURIN ! *siffle* Viens par ici, garçon !"

L'homme en armure qui échange avec Oljyn demande à ce dernier de l'accompagner auprès du capitaine du port.

"Tiens, bah... V'nez avec moi, j'vais en parler au patron."

Une fois à portée, il présente sa "dernière trouvaille", visiblement fier d'être parvenu à trouver du monde pour les aider.

"Y'a cet étranger qui vient se proposer pour le soucis avec les pêcheurs."

"Ça en f'ra deux, alors ! J'te laisse les conduire jusqu'à la salle commune ? M'ssire Von Graveberg et Dame Mantelet doivent certainement s'engueuler là-bas à savoir qui a raison."

D'un signe de la tête, il accepte la mission qui lui est confiée et invite les deux mercenaires à le suivre. Mais avant de quitter les quais, celui-ci se fait apostropher par l'un de ses collègues, en plein contrôle d'un homme aux épaules larges et au regard rougeoyant.

"Dis, Vurin, tu les emmènes jusqu'à la salle commune ? J'ai un autre volontaire avec moi. J'peux te le laisser ?"

Le dit-Vurin accepte en hochant la tête, ne s'arrêtant que pour écouter son collègue avant de repartir avec la troupe de mercenaires.

"Suivez-le, il vous emmènera voir les dirigeants de la ville. Bonne chance pour le boulot."

C'est donc ensemble que les trois aventuriers suivent les pas de leur guide, traversant Saman sous le regard curieux des locaux. Curieux ou méfiant, il était difficile à définir, mais d'aucun ne fut la cible d'une tomate pourrie ou d'une malencontreuse injure. Finalement, le petit groupe arrive jusqu'à ce qui semblait être la place publique, invitant les étrangers à attendre près d'un puits à côté duquel se tenait déjà une Thorkine aux cheveux d'or. Le surveillant du port ne fit pas attention à elle, se tournant vers ces suivants en mimant l'arrêt de la main.

"Attendez ici, je vais voir s'ils peuvent vous recevoir."

Sur ces mots, il rentre dans un bâtiment à l'architecture plus récente que les autres bâtisses. Certainement un bâtiment important dans la cité, car deux gardes en surveillent l'entrée et seuls des personnes dignement habillées en sortent.
"Bwaf Assistance, que puis-je faire pour vous ?"

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Oljyn
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Re: La Place publique

Message par Oljyn » mer. 25 mars 2020 14:31

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Un type sur un autre quai commence à hurler en agitant les mains, attirant l’attention du surveillant qui se nomme, à ce que j’entend, Vurin. Le fameux Vurin m’invite à le suivre pour voir son patron et me présente sous le dénominatif d’étranger. J’inspire profondément, agacé. J’ai pourtant donné mon nom. Son patron, lui, désigne un autre volontaire que je reconnais facilement comme un Sang Pourpre vu la couleur de sa peau. Une ethnie connue pour leurs qualités de marins et leurs prédispositions à la cruauté. Si j’ignore pour le second trait si il fait honneur à sa couleur de peau, je ne doute pas qu’il est en effet un bon marin. Derrière lui est amarré un magnifique sloop aux voiles carmins et à la coque noire et bleu marine. Des couleurs de Sang Pourpre, me laissant penser qu’il en est l’heureux propriétaire. L’homme en lui même possède une barbe entretenue et des cheveux mi long aux couleurs du corail qui tirent sur un orangé. Un visage sec, anguleux, un nez presque aquilin, des yeux sombres. Une carrure forgée par la mer, mêlant force, agilité et endurance parsemés de quelques cicatrices sur sa peau bleue qu’il ne dissimule pas sous sa tenue. Je ne me gêne pas pour le dévisager, les bras croisés. Pas de manière méchante ni insistante, j’ancre simplement son visage dans mon esprit avant de lui adresser un signe de tête.

Vurin est tenu de nous mener jusqu’à la salle commune. Il accepte la tâche d’un signe de tête avant qu’un autre de ses collègues lui rapporte un troisième volontaire. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas dû lever les yeux pour observer le visage de quelqu’un. Ce type est immense, frôlant sans aucun doute les deux mètres. Une tronche aux traits durs et à la mâchoire carrée possédant un regard aux pupilles rouges. Je ne peux m’empêcher d’être impressionné par son physique imposant, il est rare que je croise quelqu’un de plus grand et plus large que moi.

Nous nous dirigeons tous les trois vers l’intérieur de la ville sous les regards curieux ou méfiant que je peux comprendre. Un groupe composé d’un grand gaillard aux traits Ynoriens, d’un Sang Pourpre et d’un mastodonte aux yeux écarlates, nous ressemblions plus à une bande de meurtrier qu’a des volontaires proposant leur aide. Nous arrivons à une place publique, devant un puits où patiente une Thorkine aux cheveux blonds, aux yeux noisettes et à l’air dur et sérieux malgré un regard un peu niais.

Je soupire quand notre guide nous invite à patienter avant qu’il rentre dans un grand bâtiment semblant être le plus important de la cité vu qu’il est le seul surveillé et d’où des personnes dignement habillés en sortent. Je m’approche du puits pour me remonter un seau d’eau pour me désaltérer et me rafraîchir le visage en attendant qu’on daigne nous recevoir.

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Modifié en dernier par Oljyn le mer. 25 mars 2020 20:44, modifié 1 fois.

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Sael Purpuras
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Re: La Place publique

Message par Sael Purpuras » mer. 25 mars 2020 14:58

Bien plus à l’aise subitement, le capitaine de port sort sa pipe et l’allume en une grosse bouffée odorante et fumeuse à souhait. À un moment, je songe qu’il m’en prête une ou deux tirées : bien que je n’en fume pas régulièrement, je n’ai jamais dit non à une petite pipe. Il n’en est rien, évidemment, et le bonhomme finit par me répondre que la récompense, ce n’est pas lui que ça regarde, indiquant par là même le nom de mes vraisemblables futurs commissionnaires : Un certain Von Gravenberg et une autre Mantelet. Des noms bien d’ici, à coucher dehors. Et surtout, des noms de la haute qui font mirer dans mon regard des montagnes de pièces d’or. Je n’ai le temps de répondre que déjà il siffle un de ses laquais, un garde en pleine discussion avec une face jaune sans doute venue d’Ynorie, à moins qu’il ne soit porteur de quelque virus ne lui allant pas au teint. Quoiqu’il en soit, ils ne tardent tous deux pas à rappliquer, comme sifflés par leur maître. L’armuré annonce, sans un salut, que son pair jaunâtre est volontaire pour la même mission que moi. Je lui jette un regard soupçonneux : pas de la mauvaise concurrence, au moins ? Ma pensée est aussitôt effacée par le quartier-maître qui indique qu’ainsi, nous serons deux. Aussitôt, il charge son servant de nous mener à ceux qui semblent être les dirigeants de la ville. Dirigeants ne s’entendant apparemment pas beaucoup, s’il faut en croire le commentaire qu’il fait à leur sujet.

Sans épilogue, nous sommes donc forcés de suivre le garde en question, qui se fait quasiment immédiatement apostropher par un autre grouillot en armure qui ajoute, sans pression, un troisième membre à notre commission. Et pas n’importe lequel : un bestiau comme on en voit peu. Du muscle, de la taille, le poil clair et dru, des yeux sanglants à souhait. Tout boucher se respectant aurait pu tirer quelques bons morceaux de cet animal, s’il n’avait pas été équipé d’une arme faisant quasiment sa taille.

En sus du bridé, nous voilà désormais flanqués d’un buffle patibulaire. Notre curieuse congrégation traverse la ville sous les regards acérés, mais prudents, des habitants du cru, pour arriver finalement sur une élégante placette centrée par un puit carré. Le tout rend une apparence paisible et rupestre d’un gros village bourgeois. L’endroit idéal pour un raid meurtrier, sans nul doute. Mais sans armada, je me contenterai d’y jouer les mercenaires.

Nous somme ainsi menés jusqu’à ce puit, où il nous est demandé de patienter, le temps de prévenir les pontes de l’arrivée de trois rigolos : le bon, la brute et moi-même, truand par nature. Mais puisque jamais trois sans quatre, proverbe marin exponentiel quant au nombre de baffes qu’on peut se permettre de donner à un mauvais capitaine ennemi fait prisonnier, dans notre attente nous accompagne une demi-portion de femelle aux longs cheveux blonds, qui ne m’inspire guère confiance d’un premier regard. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, quand on y pense : rien de pire que quelqu’un qui fait bonne impression : d’office il passe pour un faible à la couille molle. Encore qu’elle n’en ait point, même si je ne puis le garantir, n’étant pas spécialiste de l’anatomie féminine thorkine. Ne dit-on pas, après tout, que certaines portent même la barbe ?

En tout cas, le jaune de qui j’ai négligemment nié le salut, pris par les événements, soupire devant notre future attente et se met à faire remonter le seau du puit, sans doute pour s’en payer une bonne rasade. Je l’arrête en levant la main, puis en pointant du doigt vers lui.

« Garde tes forces, Chang, c’bien possible que t’en ais besoin sous peu. »

Et du doigt qui le pointe, je fais jaillir un petit coulis d’eau pure, de quoi le contenter sans qu’il finisse harassé par l’exercice vain qu’il vient d’entreprendre.

Sans me soucier vraiment de ce qu’il fait de mon eau, je tourne le visage vers les autres, me présentant.

« Moi, c’est Sael Purpuras, mais vous pouvez tous m’appeler Capitaine. L’un d’entre vous a la moindre putain d’idée sur ce qui nous attend dans cette crique ? »

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Koriah
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Re: La Place publique

Message par Koriah » mer. 25 mars 2020 16:08

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Si-tôt eût-il posé sa question, que son interlocuteur tourna la tête vers un autre soldat qui passait non loin. Un dénommé Vurin qu'il héla, et invita Koriah à le suivre.

« Lui ? Très bien merci, bonne journée. »

Le colosse rejoignit ensuite le petit groupe qui lui avait été désigné, son baluchon sur l'épaule et sa grande claymore sur le dos. En approchant avec un sourire aux lèvres, le Karthès en profita pour étudier de plus près le garde et surtout les deux hommes qui l'accompagnaient. Ces derniers qui s'il ne se trompait pas, avaient sous doute répondu à la même annonce que lui. Les deux hommes n'étaient visiblement pas originaires du coin. L'un était à n'en pas douté natif d'Ynorie, ces yeux bridés, ces cheveux sombres et les vêtements traditionnels qu'il revêtait étaient assez équivoques. Le second énergumène n'en était pas moins exotique, la tignasse et la barbe rousse aux reflets orangés qui encadraient ce visage au teint bleuté, révélaient là un Sang-pourpre.
Des compagnons ô combien atypiques dont la diversité faisait plaisir au colosse. Ce dernier aimait découvrir de nouveaux horizons, c'est bien pour cela qu'il quittait Tulorim après tout non ?
Koriah salua alors tout le monde d'un signe de tête.

"S'lut tout le monde."

Le grand gaillard suivit ensuite le mouvement jusqu'à la place centrale, son regard balayant au passage les bâtisses qui les entouraient. A vrai dire ses yeux s'attardèrent ensuite rapidement sur les quelques habitants qu'ils croisaient. Ces derniers les dévisageaient avec une certaine insistance. De par sa corpulence Koriah avait l'habitude de s'attirer les regards, mais sur ce coup là les deux spécimens qui l'accompagnaient devaient encore plus capter l'attention générale. En même temps il était clair que la ville n'avait pas l'air d'acceuillir de grandes mixités. Tous les visages qu'il croisait présentaient les mêmes traits Wiehlois. C'était triste...

(Hum... Ca sent bon la consanguinité ici..)

Enfin ils arrivèrent sur une place centrale et leur guide les invita à patienter près d'un puits. A proximité se tenait une petite Thorkine à la chevelure d'or. Ne se doutant pas un moment que cette dernière avait aussi pu répondre à l'annonce, Koriah se tourna vers les deux hommes qui étaient jusque là restés bien silencieux. Il allait demander s'ils avaient bien répondu à l'annonce concernant le problème des pêcheurs, mais l'Ynorien entreprit de remonter le sceau du puits et fut vite interpellé par le Sang-pourpre. Le peau-bleu avait l'air de déjà connaître le peau-jaune puisqu'il l'appela par son prénom. A vrai dire ce n'était pas vraiment étonnant, après tout ils étaient déjà ensembles lorsque Koriah les avaient rejoint. Le dénommé Seal Purpulas se présenta alors mais insista plutôt pour qu'ils l'appellent « Capitaine ». Bigre ! En voilà un qui manquait pas d'égo. Un léger sourire aux lèvres le colosse se présenta alors à son tour, tandis que son interlocuteur donnait à sa manière à boire à l'Ynorien.

« Donc Chang et Seal, moi c'est Koriah. L'prends pas mal hein, mais je resterai sur Seal. Si j'avais été sous tes ordres là peut-être que ça aurait été négociable haha. »

Reprenant son sérieux le gaillard rebondit ensuite sur le sujet abordé par le Sang-Pourpre :

« Hum non du tout. J'me suis demandé un moment si ça ne pouvait pas être une grosse bestiole qui aurait élu domicile là bas et aurait un peu trop pondu. A mon avis se serait le plus logique. Cette crique doit sûrement servir d'antre à une créature arrivée un peu avant tout ce bazar et sa progéniture considérerait les alentours comme leur territoire, attaquant du coup tout ce qui approche. C'est qu'une supposition, mais ça on pourra vite le vérifier une fois là bas. »

Il fit un signe de tête en direction de la demeure où avait disparu Vurin.

« De toute façon on va vite nous en dire plus je pense. »

->
Modifié en dernier par Koriah le sam. 28 mars 2020 21:10, modifié 1 fois.

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Lubie Séguin
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Re: La Place publique

Message par Lubie Séguin » mer. 25 mars 2020 20:21

Assise sur le rebord du puits, les pieds pendant, Lubie remarqua quatre personnes se diriger dans sa direction. Le premier était un garde puisqu’accoutré de la même façon que ceux qui l’avaient accueillie. Les trois autres étaient tous différents des habitants croisés jusqu’ici et aussi différents entre eux.

(Oh! Mais il est grand celui-là, avec ses yeux rouges et ses épais sourcils, il risque de faire peur aux monstres. Oh! Une peau bleu, je n’en avais jamais vu… ont-ils tous les cheveux rouges ? Tiens, un autre avec les yeux en amande et la peau légèrement jaune… Ça risque d’être intéressant, j’espère qu’ils aiment parler d’eux-mêmes.)

Tout comme l’autre l’avait fait pour Lubie, le garde les abandonna devant le puits les priant de l’attendre pendant qu’il allait prévenir des gens importants.

L’homme à la peau jaune observa la thorkine, mais ne lui adressa pas la parole, plutôt empressé de se désaltérer ce qui n’offusqua aucunement Lubie. Celui à la peau bleue se présenta comme étant Sael, un capitaine et leur demanda s’ils avaient une idée quelconque de ce qui les attendait dans cette crique, mais Lubie était plus tôt captivé par un autre aspect de sa personne.

(Oh ! De l’eau qui sort de ses doigts… j’avais jamais vu ça… c’est une magie particulière ça. Et peut-être utile en mer lorsqu’on a besoin d’eau potable… mais est-ce que son pouvoir se réduit à ça? )

Bien que n’en possédant aucunement, Lubie savait que certaines personnes pouvaient maîtriser des fluides élémentaires, mais elle ne les connaissait pas tous, et n’en avait encore jamais vu un maîtriser l’eau.

Et finalement, le grand aux yeux rouges, répondant au nom de Koriah, répondit qu’il pensait que d’après lui, une bestiole aurait élu domicile dans la grotte et que c’était sa progéniture qui attaquerait les pêcheurs. Mais il s’attendait à avoir plus de détails lorsqu’ils seraient sur place.

(Ah tiens, je voyais le problème autrement… Mais pour ma part, je ne compte pas sur ces gens importants pour nous dire de quoi il s’agit… ce sera un peu nos rôles… Hum… je pense que c’est à mon tour de me présenter…)

Lubie allait descendre du puits, mais elle se ravisa, elle serait tout compte fait davantage à la hauteur de la situation, assise comme elle l’était sur le rebord.

De son ton calme et de sa voix légèrement enrouée, elle prit la parole.

« Et bien moi je suis Lubie Séguin… Et je pense plutôt que les monstres de la crique sont perturbés par le bruit émanant de la grotte. J’ai hâte de m’y rendre pour voir qui ou quoi fait ce bruit. »
Modifié en dernier par Lubie Séguin le jeu. 26 mars 2020 00:33, modifié 1 fois.

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Oljyn
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Re: La Place publique

Message par Oljyn » mer. 25 mars 2020 20:43

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Le Sang Pourpre commet deux erreurs. La première est de m’appeler Chang alors que je remonte mon seau d’eau sans grande difficulté, habitué à tirer des filets pleins de poissons ou ramer quand le vent ne me permet pas de manipuler la voile de mon petit navire de pêche. Je bois une rasade d’eau, engloutissant l’envie de lui encastrer le seau de bois dans sa face de corail. Je prends ensuite de l’eau dans mes mains en coupe pour nettoyer mon visage avant de me retourner. C’est là que je remarque sa seconde erreur. Celle de penser qu’il peut m’humilier sans avoir de représailles. A quoi s’attends t-il en me proposant ainsi de l’eau jaillissant du bout de son doigt. Que je lui tète l’index comme un bébé tète le sein ? Que je m’incline pour ouvrir ma bouche et recueillir la pisse qui coule de son doigt ? Il rêve ! Mon père aurait trouvé normal que je lui décoche une droite sans plus attendre mais ma mère trouverait regrettable ce manque de savoir vivre. Je me contente donc de saisir le seau pour balancer son contenu au visage du Sang Pourpre après que le géant du nom de Koriah, qui pense que Chang est mon vrai nom, et la naine portant le nom de Lubie se soient à leur tout présentés.

Je laisse ensuite retomber le seau au fond du trou avant de me redresser de toute ma stature pour prononcer quelques mots d’un ton tentant de dissimuler mon agacement.

" J’aimerais que les choses soient clairs. J’ai peut être une tronche d’Ynorien mais je suis né à Tulorim. J’ai grandi à Tulorim. Alors soyez certains que je n’ai pas la patience et la retenue Ynorienne. Mon nom est Oljyn et je ne tolérerais pas qu’on me nomme autrement. De cette façon nous pourrons nous entendre pour trouver une solution au problème qui touche les marins de cette ville. Compris Koriah ? Lubie ? Sael ? "

J’observe ce dernier avec un regard méfiant avant de lever la tête vers le géant aux yeux rouges. Il est imposant mais il ne me fait pas peur, j’en ai vu d’autres pendant mon voyage et je fais bien comprendre à travers mon regard que je ne plaisante pas. Enfin, je pose mes yeux sur Lubie, qui n’a pas l’air bien méchante mais qui doit, elle aussi, comprendre que je ne me laisserais pas humilier sans réagir.


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Modifié en dernier par Oljyn le jeu. 26 mars 2020 14:21, modifié 1 fois.

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Sael Purpuras
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Re: La Place publique

Message par Sael Purpuras » mer. 25 mars 2020 21:06

Les deux autres zigotos se présentent assez vite, Koriah pour le mastodonte patibulaire, Lubie pour la demi-portion blonde. Chacun y va de sa petite hypothèse sur ce qui se passe, me faisant opiner du chef. Ils concluent tous deux qu’on en apprendra de toute façon plus via nos commanditaires. Certainement. Mais alors que l’attente allait commencer à être pénible, voilà que la face de citron, après s’être abreuvé et nettoyé la tronche à l’eau de son seau plutôt qu’à la mienne, il envoie le reste de son récipient à mon visage avant de le laisser retomber dans le puits, éclaboussant tous les environs.

Il y va alors d’un discours vexé et pincé qui souligne certes ses origines ynoriennes, mais surtout son éducation Tulorienne. Il crise sur le surnom plaisantin que je lui ai donné en nous donnant le sien propre : Oljyn. Ou un truc du genre. Imprononçable quoi. À sa place j’aurais préféré m’appeler Chang. Je le regarde, détrempé, les sourcils froncés, la moustache frétillante et goutant, avant d’éclater de rire. Je lui donne une frappe sur l’épaule virile, puis rétorque d’une voix claire :

« Ahah ! Il en faut plus pour vexer un Sang-Pourpre qu’un petit peu d’eau, Ol’. Si tu préfère l’eau croupie au lieu de la mienne, grand bien te fasse. »

Je hausse les épaules, regagnant directement une expression bien plus sérieuse, le toisant avec un regard assassin, et reprends d’un ton plus bas :

« Recommence un truc du genre, et c’est avec tes tripes que j’appâterai les bestioles de la crique. »

Puis, je tourne le visage vers Koriah et lui adresse un clin d’œil complice. Chang a intérêt à rester à sa place à l’avenir.

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Gamemaster2
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Re: La Place publique

Message par Gamemaster2 » mer. 25 mars 2020 22:20

Intervention pour Koriah, Lubie, Oljyn et Sael


><

Après plusieurs minutes d'attente qui parurent des heures à la vue de l'ambiance générale, le garde qui avait accompagné Lubie ainsi que le surveillant qui avait guidé les trois autres mercenaires sortirent enfin de l'édifice. Après un signe de main à son collègue, le premier repartit en direction des portes de la ville tandis que l'autre s'approcha du groupe qui patientait pour leur demander de le suivre.

"Vous pouvez venir, ils vous attendent."

Une fois les quelques marches montées, le groupe de mercenaire est amené jusque dans la salle principale qui occupe plus de la moitié de l'établissement. L'endroit est vaste, haut et bien éclairé par plusieurs ouvertures. En levant les yeux, on peut apercevoir une longue plateforme rectangulaire en bois qui créé un second étage, cerné par une rampe en bois lustrée. Plusieurs étagères s'y trouvent, remplis de parchemins et de gros livres, mais l'arrivée du groupe d'étrangers semble plus intéressante que la lecture et certaines personnes observent la scène qui se déroule plus bas.

Au centre de la salle se trouve un gros et large bureau, capable d'accueillir plus d'un scribe à la fois, sur lequel sont appuyés les mains d'un homme richement vêtu. À ses côtés se tient une vieille femme au visage sévère qui patiente les bras croisés, ne levant la tête que pour écouter le garde accompagnateur prendre congé.

"Voici les mercenaires qui..."

Sans décroiser ses bras, la Dame mime un geste qui incombe au guide de quitter les lieux, chose qu'il fait sans attendre. L'homme à ses côtés finit par se redresser et passe sa main dans ses cheveux pour les empêcher de lui recouvrir le visage avant de se racler la gorge. Le bruit résonne dans la pièce où personne n'ose encore parler jusqu'à ce qu'il daigne enfin se présenter.

"Bienvenue, mercenaires. Je suis Herbert Von Graveberg, patriarche de la famille Von Graveberg et co-dirigeant de Saman."

L'homme à l'air naturellement sévère et sérieux, malgré sa voix puissante qui n'agresse pas l'oreille. Il parle d'une voix claire et concise sans laisser paraître d'agaçantes manières et de gestes trop propices à l'étiquette dont font montre la plupart des nobles. Sa tenue est soignée et son attitude respectable, mais il donne l'impression de se sentir plus à l'aise dans des vêtements plus communs. Ce qui n'est pas le cas de la femme à ses côtés qui poursuit à son tour.

"Et je suis Helda Mantelet. C'est moi qui dirige les activités de la famille Mantelet et j'occupe également le poste de co-dirigeante de la ville. Merci d'avoir répondu à notre demande."

Helda Mantelet ressemble à ces Dames de la haute-société qui refuse de prendre de l'âge. Son attitude est soignée si ce n'est impeccable, mais elle semble aussi froide que la nuit. Difficilement impressionnable, elle contourne le bureau dans sa sublime robe couleur bordeaux et vient se poster plus près de ses invités.

"Comme vous l'avez certainement compris, nos pêcheurs ne peuvent plus travailler depuis que des créatures marines et maritimes les attaquent lorsqu'ils s'approchent de leurs navires. Nous sommes persuadés que cette soudaine agressivité a un lien avec l'étrange son qui provient d'une grotte de la crique où leurs embarcations sont amarrées. Cela aurait pu en rester là, mais un groupe d'habitants a jugé... astucieux d'enquêter sur cette histoire sans nous en avertir et depuis, nous avons des blessés graves et plusieurs autres manquent à l'appel. Impossible de savoir s'ils sont toujours en vie. Quant aux rescapés, ils affirment que la grotte abrite une sirène qui aurait des... pouvoirs ou je-ne-sais-quoi. Les descriptions sont floues et les témoignages diffèrent tous, il est donc difficile de leur donner raison. Quoi qu'il en soit, vous êtes là pour mettre un terme à cette menace et ramener les survivants, s'il y en a."

Herbert Von Graveberg rejoint lui aussi l'autre côté du bureau, même s'il garde ses distances avec sa collègue. Il devine la fameuse question sur le visage des mercenaires et échange quelques brefs regards avec Helda Mantelet, comme s'ils tentaient tout deux de s'entendre sur un point sans en parler ouvertement.

"Désormais, vous connaissez l'histoire comme nous la connaissons. Si vous parvenez à résoudre notre problème, Saman s'engage à verser cinq pièces d'argent (500 Yus) à chacun d'entre vous, en bourse."

Helda Mantelet ponctua la proposition de son collègue d'une voix monotone.

"Ainsi que nos remerciements et notre reconnaissance pour le service rendu, bien évidemment."

Dans la bouche d'Herbert Von Graveberg, le ton sonna comme celui d'un ordre, même s'il ne s'agissait pas de l'effet voulu.

"Alors ? Vous acceptez ?"


><


Récompenses :
  • Koriah Karthès = 0,5 (Arrivée à Saman et entrée dans la ville) = 0,5 XP
  • Lubie Séguin = 0,5 (Arrivée à Saman et entrée dans la ville) = 0,5 XP
  • Oljyn Shazano = 0,5 (Arrivée à Saman et entrée dans la ville) = 0,5 XP
  • Sael Purpuras = 0,5 (Arrivée à Saman et entrée dans la ville) = 0,5 XP
"Bwaf Assistance, que puis-je faire pour vous ?"

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L'appel au standard "Bwaf Assistance" est taxé à hauteur de 90 Yus suivi d'une tarification de 25 Yus par minute. La discussion est susceptible d'être enregistrée s'il y a un os.

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Lubie Séguin
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Re: La Place publique

Message par Lubie Séguin » jeu. 26 mars 2020 03:43

L’homme à la peau jaune, celui-là même qui s’abreuvait au puits, ne s’intéressa nullement aux présentations de Koriah et Lubie, il semblait trop occupé à fomenter sa colère envers barbe rouge le capitaine. Aussitôt que Lubie eut fermé la bouche, il lança une partie du contenu de son seau dans le visage de Sael.

(Mais pourquoi fait-il ça ? Je pensais que son geste était aimable, moi… j’ai manqué quelque chose ? )

Sur un ton visiblement contrarié il expliqua que s’il avait un visage d’Ynorien…

(Ah! Les ynoriens ont donc les yeux en amande et la peau jaune ! )

… Il n’avait pas le caractère de ceux-ci et n’acceptait pas et ne supporterait pas qu’on le nomme autrement que par son nom qui s’avérait à être Oljyn et non Chang.

(Bon, donc Oljyn est susceptible, je vais m’en rappeler.)

Lubie n’eut le temps d’acquiescer que Barbe rouge répliqua… par un grand fou rire suivit d’une claque amicale sur l’épaule.

(Ah tiens, je pensais qu’il allait plutôt lui mettre son poing en pleine figure.)

Le sourire s’effaçant rapidement pour faire place à une mine menaçante, il le prévint de ne pas récidiver s’il ne voulait pas être décapité et envoyé en pâture aux monstres de la crique.

(Voilà une réaction qui me semble plus normale… même si je préférais la précédente.)

Les deux hommes en restèrent là, et les gardes sortirent enfin du luxueux bâtiment. L’un des gardes repartit reprendre son poste aux portes de la cité, alors que l’autre les pria de le rejoindre à l’intérieur.

(Il était temps, j’ai vraiment hâte de voir de quoi il en retourne vraiment.)

Cette pensée exprimée, Lubie sauta de son perchoir et franchit rapidement la distance la séparant du bâtiment. Les quelques marches gravies, ils se rendirent tous les cinq dans une grande salle que Lubie examina en détail sans pour autant se déplacer, se contentant de tourner lentement sa tête dans toutes les directions.

(Que c’est haut, grand et illuminé. J’aime bien cette plateforme là-haut. Et j’aimerais bien avoir de telles étagères remplies de bouquins que je pourrais lire à volonté… heu.. qu’on pourrait me lire à ma demande plutôt. )

Accoudé derrière un gros bureau se trouvait un homme richement vêtu.

(C’est un des gens importants que m’a nommé le garde tout à l’heure… mais j’ai oublié son nom… j’oublie pas les choses, mais j’oublie les noms… mais il ne faut pas que j’oublie Ojyln.. ou Oyhnj, ou plutôt Oljyn ?... non.. bon, je verrai ça plus tard.)

Sortant brusquement de ses pensées, Lubie espérait que sa petite distraction n’avait pas été remarquée. Le garde fut chassé rapidement par un signe de la main de la vieille dame qui, les bras croisés, se tenait tout à côté de l’homme richement vêtu.

(Son manteau serait beau s’il n’y avait pas toute cette fourrure, pauvres bêtes. Et sa barbe devrait être tressée… les nains savent ça eux… Elle a une jolie robe rouge, mais elle ne sait pas sourire. Ce qui la rend laide, ce ne sont pas ses rides ou ses cheveux blancs, mais son rictus aigri.. Ma grand-mère approche les quatre cents ans et est beaucoup plus jolie. )

Les deux cofondateurs ayant pris la parole, Lubie interrompit le flot de ses pensées pour les écouter le plus attentivement possible.
S’étant d’abord présentés comme étant Herbert Von Graveberg et Helda Mantelet, ils expliquèrent ensuite ce qu’ils attendaient d’eux.
S’approchant des quatre aventuriers, elle leur expliqua que les pêcheurs étaient privés de leur travail puisque des créatures des mers les attaquaient.
(Oui, ça on le sait déjà, et la suite ? )

Ils présumaient que l’agressivité avait un lien avec l’étrange son venant de la crique ( ça aussi, on sait déjà, du nouveau ? )
Mais des habitants avaient pris l’initiative d’enquêter et certains d’entre eux étaient revenus blessés et d’autres portés disparus. Les rescapés avaient raconté que la grotte était habitée par une sirène au pouvoir étrange.

(Une sirène ! J’avais vu juste en fait.)

À ce moment du récit, le mercenaire aux yeux rouges se pencha à l’oreille de Lubie pour lui souffler que c’était elle qui était le plus près de la vérité.
« Coup de chance. » Répondit elle-même tout bas, même si dans le fond, elle ne le pensait qu’à moitié.

(C’est peut-être de la chance ou de la perspicacité, mais ce n’est pas le temps de jouer les je-sais-et-devine-tout)

La dame termina en précisant que les témoignages divergeaient l’un de l’autre et qu’il était difficile d’en démêler le vrai du faux. Quoiqu’il en fût, elle voulait qu’ils mettent un terme à cette menace et qu’ils ramènent les survivants.

Pour résoudre ce mystère, il nous faudra être unis et c’est mal parti… )

L’homme se rapprocha à son tour et après avoir échangé un regard avec la cofondatrice, il ajouta un argument qui se voulait persuasif : une récompense. Ils offraient cinq pièces d’argent à chacun d’entre eux.

Même si de l’extérieur Lubie semblait impassible à une telle annonce, il en était autrement dans sa petite cervelle de naine.

(500 yus pour résoudre leur problème… je les aurais payés moi ces 500 yus pour voir une sirène… heu, ouin… j’en ai que 50 et des poussières.. Bon, j’aurais tout donné ce que j’ai, pour entrer en contact avec une sirène… Mais d’un autre côté, tapie comme ça dans une grotte., elle est peut-être blessée et elle souffre. Y a rien de plus dangereux qu’un animal blessé… pas étonnant que des pêcheurs soient disparus… Il serait préférable que je sois raisonnable et réfléchie. Je refuse donc cette mission.)


Lubie prit donc une grande respiration, fit un pas en avant et annonça sa décision.

« Ce sera un plaisir pour moi d’accomplir cette mission. Montrez-nous sans tarder où se trouve cette grotte. »


(C’est moi qui ai dit ça ? Mais j’avais prévu refuser ! Je suis folle ou bien je réfléchis inutilement et ne fais qu’à ma tête de toute façon. )
Modifié en dernier par Lubie Séguin le ven. 27 mars 2020 00:34, modifié 1 fois.

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Koriah
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Re: La Place publique

Message par Koriah » jeu. 26 mars 2020 10:30

<-

Voilà que Koriah se présenta gaiement à ses nouveaux camarades. Des gens atypiques venant d'horizon variés avec qui il allait faire du beau travail d'équipe il n'en doutait pas, tout ça dans la joie et la bonne humeur! Une légère expression de surprise passa dans son regard lorsque la Thorkine se présenta à eux, annonçant de ce fait qu'elle aussi se joignait à la petite expédition. Elle partagea même son hypothèse sur les événements, ce qui fit réfléchir le colosse. C'est vrai que c'était censé... C'était une bonne supposition. Le colosse allait reprendre la parole lorsque tout partit en cacahuète... Sans comprendre pourquoi, Koriah vit l'Ynorien balancer le contenu de son sceau au visage du Sang-pourpre, et enchaîner avec un petit discours pincé qu'il adressa à tous. Il clôt celui-ci un lançant un regard -de défi?- au Karthès, qui répondit par un haussement de sourcils.

Bon sang mais dans quoi était-il tombé là ? Il venait s'engager pour une belle aventure, faisaient joyeusement connaissance avec ses compagnons d'expédition et voilà qu'il se trouvait limite au beau milieu d'une rixe ! Bon s'il fallait se castagner il n'y avait pas de soucis pour ça hein, mais le moment n'était peut-être pas très bien choisi non ? Bref, le Karthès comprit alors rapidement qu'aucun passé commun ne liait les deux hommes, contrairement à ce qu'il avait pensé. L'Ynorien s'appelait en fait Oljyn, Chang n'étant en fait qu'une simple boutade.

Ainsi démarra leur expédition, avec ces deux zozos qui posaient direct leurs attributs sur la table pour voir qui avait la plus grosse. Une scène tellement fréquente lorsque des aventuriers se rencontraient pour une quête commune. Koriah avaient eu l'occasion d'observer cela un nombre incalculable de fois en se baladant sur le port de Tulorim ou en allant boire un coup dans une taverne. Le Karthès dut se retenir pour ne pas rire. Lui n'avait jamais été dans tout ça, à vrai dire il s'en foutait. Il savait ce qu'il valait, ce qu'il visait et ça lui suffisait. Le grand gaillard entendit ensuite la menace qu'adressa Sael à l'Ynorien, d'un ton plus bas. Celle-ci était-elle sérieuse ou pas ? Quoiqu'il en soit le Sang-pourpre essayait visiblement encore de prendre l'ascendant sur son interlocuteur. Ce dernier se détourna ensuite et adressa un clin d'oeil au Karthès. Clin d'oeil auquel il ne répondit nullement. S'il devait éprouver de la sympathie pour l'un des deux hommes se ne serait clairement pas pour le peau-bleu.
Le colosse tourna donc la tête vers l'Ynorien qu'il avait vexé sans le vouloir:

« Désolé, j'pensais que tu t'appelais Chang. Alors comme ça toi aussi t'as grandi à Tulorim ? Ca fait un point en commun. »

Le deuxième était une patience assez limité, mais cela il ne jugea pas utile de le préciser. Sûrement auront-ils l'occasion de s'en apercevront-ils d'eux même. Koriah tourna ensuite la tête vers la Thorkine.

« Bienvenue avec nous Lubie. C'est pas con ce que t'as dit sur la crique, j'avais pas pensé à ça. On verra laquelle de ces deux hypothèses se rapprochent le plus de la réalité quand on se rendra là-bas. Quoiqu'il en soit faudra s'attendre à tailler de la grosse poiscaille.»

Quelques minutes après on leur fit enfin signe d'entrer. Le Karthès gravit les marches avec les trois autres compères, et les voici qui pénétrèrent dans une vaste pièce qui semblait à mi-chemin entre une bibliothèque et une salle de réunion. Au centre, se trouvaient un homme et une femme attablés à un gigantesque bureau. Leurs vêtements, parures et allures en disaient assez long sur leurs positions au sein de la ville. Totalement étranger à l'étiquette, Koriah joignit ses mains devant lui une fois devant eux et hocha la tête :

« M'dame, M'sieur. »

Tous deux se présentèrent alors, l'homme avait tout d'une figure d'autorité, et la femme de la belle-mère qu'on ne veut pas avoir. Cette dernière attaqua cependant rapidement le cœur du sujet, en apprenant donc plus sur ce qu'il se tramait dans la crique. Lorsqu'il fut question d'une sirène et d'un son qui rendrait agressif les créatures avoisinantes, Koriah baissa un regard vers Lubie et marmonna :

« Faut croire que c'est plus toi qui avait raison. »

Cette dernière lui répondit avec une certaine modestie. Vint ensuite le sujet de la récompense, ce qui fit légèrement froncer les sourcils du colosse. Une récompense ? C'est vrai qu'il n'y avait pas songé sur le moment... A vrai dire ce n'était pas du tout cela qui l'avait motivé à la base. Mais c'était toujours bon à prendre ! Se serait le petit bonus supplémentaire. La petite Thorkine fut la première à répondre, rapidement suivie par le grand gaillard :

« Pour moi aussi c'est bon. J'en suis. Ah par contre... C'est possible d'avoir une petite bougie ou juste de la cire ? Si ces sons sont vraiment un des problèmes, qu'ils font perdre les moyens de ceux qui se trouvent à proximité ou j'sais pas quoi d'autre, j'voudrais avoir de quoi me boucher les oreilles si besoin tout en pouvant combattre. »

Il glissa un rapide regard vers ses compagnons puis reporta son attention sur les deux nobles :

« Pour nous tous en fait. »

->
Modifié en dernier par Koriah le sam. 28 mars 2020 21:09, modifié 1 fois.

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Oljyn
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Re: La Place publique

Message par Oljyn » jeu. 26 mars 2020 13:49

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Le Capitaine Corail éclate de rire en rétorquant qu’il faut plus qu’un petit peu d’eau pour le vexer. Je saurais m’en souvenir, la prochaine fois je lui écrase son nez. Il me donne une bourrade dans l’épaule et me toise ensuite d’une expression sérieuse et d’un regard assassin, me prévenant que la prochaine fois il m’étripera. Je plonge mon regard dans le sien, il ne me fait pas peur. Au prochain pet de travers de sa part je vérifierais si oui ou non un Sang Pourpre peut respirer sous l’eau.

La naine ne réagit pas, elle se contente de nous fixer un peu bêtement. Koriah, lui, s’excuse. J’incline la tête pour lui signifier que ses excuses sont acceptés et que je ne lui en tiens pas rigueur. Malgré son apparence de bête sauvage il n’a pas l’air d’être un mauvais bougre. Je hoche à nouveau la tête avec un mince sourire quand il précise que nous avons le point commun d’avoir grandi à Tulorim.

Nous attendons encore pendant quelques minutes avant de pouvoir entrer dans le bâtiment. Nous sommes menés dans une vaste salle, haute de plafond et bien éclairée. Il y a au dessus de nous un étage cerné par une rampe en bois lustrée. Dédié visiblement à l’entassement de livres et de diverses paperasses, des lecteurs mettent de côté leurs activités pour nous observer.

Au centre de la salle se trouve un large bureau où nous attendent un homme richement vêtu à l’air sévère et sérieux. Un visage anguleux, des cheveux grisonnants et des traits tirés. A côté de lui se tient une vieille femme d’un âge avancé qui parait être une vieille mégère. D’ailleurs la manière de chasser le garde qui nous a guidé ici me tire un froncement de sourcil. Des cheveux gris, un regard froid et cruel, des rides pleins la face. Une momie, gardant tout de même un maintien du corps hautain et supérieur vêtu d’une robe élégante d’un rouge sombre. L’homme se présente d’une voix puissante, clair et concise comme étant Herbert Von Graveberg. La vieille, elle, laisse entendre sa voix chevrotante mais énergique pour nous apprendre qu’elle s’appelle Helda Mantelet et que comme Herbert elle est co-dirigeante de la ville avant de nous décrire le problème qui les a poussés à demander de l’aide. La seule chose qu’elle m’apprend est qu’un groupe d’habitant est allé enquêter et que ceux qui ont réussi à en revenir décrivent que la grotte abriterait une sirène possédant des pouvoirs. Elle précise que les témoignages sont flous et diffèrent en fonction des personnes interrogés. Notre mission est donc de mettre un terme à la menace et de ramener les éventuels survivants. Herbert précise que si nous parvenons à résoudre le problème, la ville s’engage à verser une belle somme à chacun d’entre nous. Le co-dirigeant demande alors si nous sommes prêt à accepter.

La naine s’avance et accepte sans hésitation, demandant à ce qu’on lui indique où se trouve la grotte sans tarder. Koriah accepte également mais demande à ce qu’on ait de quoi protéger nos oreilles du chant des sirènes. Tout pêcheur qui se respecte connaît l’existence de ces créatures et elles ne sont pas à prendre à la légère.

" Peut être devrions nous prendre soin de nous équiper avant de nous aventurer dans cette grotte. Vous avez sûrement a disposition pour nous des lanternes et des cordes ? Ensuite je serais prêt à m’y rendre. "


>>>
Modifié en dernier par Oljyn le ven. 27 mars 2020 11:25, modifié 2 fois.

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Sael Purpuras
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Re: La Place publique

Message par Sael Purpuras » jeu. 26 mars 2020 14:23

Le colonel moutarde ne réagit pas davantage à ma provocation, même si je sens qu’elle n’a pas empli son être de terreur, au vu de sa mine assurée. Là où ça m’emmerde, c’est que la brute de service ait l’air d’avoir envie de faire copain-copain avec l’arroseur sang-mêlé. Et en guise de brute, c’est davantage avec l’attitude d’une belle chiffe-molle qu’il réagit à tout ça. Il se permet même d’émuler la naine en comparant leurs deux idées. J’espère qu’une fois dans l’action, son gros cœur tout mou sera bien accroché, pas qu’on se traine une louloute de deux tonnes qui pisse dans son froc.

Enfin, bref, assez vite, la congrégation des larbins armés de service du cru débarque pour nous annoncer que nous allons être reçus par les pontes de la cité. Nous grimpons l’escalier qui nous sépare d’un riche édifice, et nous arrivons rapidement, cortège hétéroclite des plus surprenants, dans une grande salle fastueuse. Quelle idée de construire si grand ? Moi qui ai l’habitude de l’organisation perfectionnée des étroites cabines de navires, je n’ai jamais compris pourquoi on gâchait autant de place pour ne laisser que du vide se promener. Les deux pointures de la ville nous attendent là, autour d’un grand bureau de bois noble. Deux vieux trucs poussiéreux qu’on croirait pouvoir casser en deux sans effort. À se demander si les gardes ne viennent pas tout juste de les ressortir de leur caveau familial. Mais non : ils bougent bel et bien. Et parlent, de surcroît. Herbert et Helda. Une belle paire de codirigeants à la mine trop sérieuse. La Mantelet nous étale la situation d’une voix de crécelle : les pêcheurs attaqués, la crique chantante, les disparus et les blessés. Quelques nouvelles informations parviennent tout de même à nos oreilles attentives : apparemment, il s’agirait d’une sorte de sirène avec des pouvoirs magiques. C’est pas déconnant, même si ça ressemble à une légende de vieux marin bourré. D’autant plus qu’apparemment, les survivants ne sont pas tous d’accord entre eux sur ce qu’ils ont vu.

C’est au tour du mâle d’intervenir de sa voix claire pour nous promettre une paie de cinq pièces d’argent par tête de pipe si on parvient à arranger le problème, devançant ainsi l’évidente question qui allait suivre. S’ensuit l’éternelle ritournelle d’acceptation du contrat par toute la compagnie, la naine en tête avec un enthousiasme écervelé. Koriah le gorille la suit, et commande pour tous des petites bougies ou bouts de cire à se fourrer dans les oreilles. Contre les légendaires chants des sirènes, sans doute, ceux dont on dit qu’ils rendent les faibles plus dociles que des chiots. Rien qui soit impossible de contrer par un brin de volonté, de ce que j’en sais, mais je laisse la mesure de prudence se faire, ne sachant rien des caractères de mes compagnons d’infortune.

Enfin, c’est au tour d’Ol le jaune de Tulorim d’accepter la mission, sous la condition d’être muni d’un peu d’équipement : cordes et lanternes. Pas bête de sa part, je dois bien lui reconnaitre ça. Si on va dans une grotte, il est fort possible qu’on n’y voie aussi bien que dans le ventre d’une baleine. C’est-à-dire pas du tout. Pour ma part, je me pare d’un sourire confiant qui ne fait aucune équivoque sur mon acceptation de la requête. Je commente toutefois une demande qui me passe par la tête :

« Et puis, si un des rescapés n’est pas trop blessé pour nous guider jusque-là, et encore assez lucide pour nous en raconter quelques détails sur ce qu’il a vu, je ne dis pas non. »

Une demande bien conditionnelle, j’en suis conscient.

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Gamemaster2
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Re: La Place publique

Message par Gamemaster2 » jeu. 26 mars 2020 17:14

Intervention pour Koriah, Lubie, Oljyn et Sael

><

Les réponses positives des mercenaires semblent satisfaire les deux dirigeants, posant leur regard sur chacun à mesure qu'ils prennent la parole. Herbert Von Graveberg prend le temps d'écouter chaque demande, quelle qu'elle soit, n'ouvrant les lèvres que lorsque tout le monde s'est exprimé. Helda Mantelet, elle, lève parfois les yeux au ciel lorsque les requêtes lui semblent abusives. Elle reste cependant muette, retournant derrière son bureau en laissant son collègue s'occuper des trivialités.

"Ravi que nous ayons un accord. Pour les requêtes concernant le matériel, je vous invite à vous rendre auprès des différentes boutiques qui se trouvent sur la place publique. Vous les reconnaîtrez facilement, elles possèdent toutes une pancarte indiquant les produits qu'elles vendent. N'hésitez pas à vous adresser également aux armuriers, tanneurs et forgerons si vous avez besoin d'équipement avant votre travail. Dites leur que vous venez de la part de Von Graveberg, ils vous feront un prix-"

"Et de la part des Mantelet."

La vieille femme venait de couper la parole à son collègue, le foudroyant du regard. Un bref échange d'yeux plissés vint interrompre les consignes quelques secondes durant, puis Herbert Von Graveberg reprit.

"*Hem* "Quoi qu'il en soit, je vous laisse gérer les préparations comme vous l'entendez. Le chemin vers la crique est très simple à suivre, vous trouverez dans la ville plusieurs panneaux indicatifs qui vous y mèneront sans problème. Cependant, au sujet des survivants, je pense sans exagérer que vous pouvez faire une croix sur leur aide. Par blessés, j'entendais "je n'ai pas la certitude qu'ils survivent", si vous voyez ce que je veux dire. Les témoignages récupérés l'ont été juste avant qu'ils ne tombent de fatigue et la plupart d'entre eux n'ont toujours pas rouverts les yeux. Quant aux autres, ils souffrent suffisamment pour toute une vie. Croyez-moi, ce n'est pas beau à regarder."

Après avoir récupéré quelques papiers, la vieille femme lève les yeux en direction de certains spectateurs à l'étage et prend congé de l'assemblée en quittant le bâtiment.

"Bonne chance à vous, mercenaires."

Comme pour garder l'attention de ces derniers, Herbert Von Graveberg continue d'entretenir le fil de la discussion tout en suivant le départ de sa collègue, se rapprochant d'eux pour parler plus bas lorsque les portes se ferment derrière elle.

"Si vous avez d'autres questions, je reste à votre disposition pour y répondre avec tout mon... Bon, maintenant que cette vieille bique n'est plus avec nous, j'aurais une tâche supplémentaire à vous confier, aventuriers. Parmi les disparus, il y avait un type qui travaillait dans mes joailleries. C'était une pourriture de taupe qui balançait aux Mantelet des informations vitales sur mes affaires et qui n'hésitait pas à en saboter certaines. Je n'ai jamais pu le coincer, mais je sais qu'il consignait toutes ses trouvailles dans un petit carnet qu'il gardait sur lui en toutes circonstances. Qu'il soit mort ou vivant, j'ai besoin de ces notes. Ça me servira de moyen de pression sur cette foutue mégère. Si vous parvenez à me le ramener, je saurais vous récompenser avec quelques bijoux de mes artisans."

Conscient qu'il attirait l'attention de certains des spectateurs à l'étage, il fit mine de reprendre sur un ton plus professionnel. Herbert Von Graveberg chuchota alors une dernière fois plus bas encore.

"Très bien ! Si vous savez tout ce qu'il y a à savoir, je vous laisse vous mettre au travail. Bonne chance à vous... Emile Louis. Il s'appelle Emile Louis et il ressemble à un œuf. Le type est imberbe comme le cul d'un nouveau-né et son visage est plus rond qu'une roue, m'enfin vous le reconnaîtrez facilement, j'en suis sûr."

Sur ces mots, il retourna se poster derrière l'épais meuble de bois et s'affaira à ranger ses parchemins, vous laissant libre de retourner en ville.


><

Récompenses :
  • Koriah Karthès = 0,5 (Contrat accepté) = 0,5 XP
  • Lubie Séguin = 0,5 (Contrat accepté) = 0,5 XP
  • Oljyn Shazano = 0,5 (Contrat accepté) = 0,5 XP
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Lubie Séguin
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Re: La Place publique

Message par Lubie Séguin » ven. 27 mars 2020 03:33

Les réponses des aventuriers ne mirent pas grand temps à arriver. Le géant aux yeux rouges annonça qu’il acceptait la mission. Cependant, plus réfléchi que la naine, il demanda à avoir une bougie afin d’utiliser la cire pour se faire des bouchons pour ses oreilles.

(C’est brillant ça comme demande.)

Ce fut Oljyn qui prit la parole le second. Il souhaitait lui aussi participer à l’expédition, mais il souhaitait s’équiper auparavant. Il demanda donc que corde et lanternes soient fournies.

(Pas de lanternes pour moi.)

Et pour terminer la ronde des candidatures, Sael accepta à son tour la mission. Il demanda si l’un des rescapés ne pourrait pas leur servir de guide, ou encore leur apporter des précisions.

(Intelligent lui aussi.)

Les deux cofondateurs de la cité attendirent patiemment que tous les aventuriers aient exprimé leur désir de participer à cette mission avant de prendre eux-mêmes la parole.

Vraisemblablement ravi d’avoir quatre mercenaires pour enquêter près de la grotte, Herbert Von Graveberg précisa qu’ils devraient eux-mêmes acheter le matériel dont ils auront besoin. Les différentes boutiques situées au pourtour de la place du marché répondraient sûrement à tout leur besoin. Par contre, s’ils précisaient qu’ils étaient engagés par les Von Graveberg et les Mantelet, ils obtiendraient un rabais conséquent.

(Tiens, tiens… Ils sont cofondateurs, mais ne sont pas amis pour autant. Ils se coupent la parole et leur regard envers l’un et l’autre en disent long. )

Pour ce qui était de la demande d’être reconduit par un guide, M. Von Graveberg expliqua que ce ne serait pas utile, le chemin menant à la crique était simple à suivre, des panneaux l’indiquant parfaitement.

(Pour qui sait lire, ce qui n’est pas mon cas… Je suivrai les autres.)

Cela dit, Madame Mantelet prit congé d’eux en leur souhaitant une bonne chance. Pendant ce temps, l’homme s’approcha des aventuriers tout en ne perdant pas de vue la vieille dame. Les yeux froncés, Lubie remarqua ce manège sans en comprendre la raison.
Une fois que la porte se referma derrière elle, le commanditaire changea immédiatement d’attitude. À voix basse, il leur expliqua qu’un de ses employés l’avait trahi en notant dans un petit carnet des secrets de la compagnie et en les refilant à la famille Mantelet. Il voulait qu’ils retrouvent ce carnet et lui ramène. Pour cet effort supplémentaire, il les récompenserait par quelques bijoux de sa joaillerie.

(Le chat vient de sortir du sac ! )

Puis tout l’observant la tête sur le côté, il poursuivit ses pensées.

( Mais qui est vraiment le chat et qui est la souris ? Je suis certaine que ce carnet de notes existe… mais le reste de l’histoire est-elle vraie ou inversée ? C’est vraiment qu’il est plus agréable à regarder et semble plus sympathique que la vieille bique… mais est-ce que ça le rend plus honnête pour autant… ça reste à voir. )

Sa demande terminée, il leur souhaita tous bonne chance et les congédia.

Lubie ne possédant pas beaucoup de sous, sa première idée était donc de se rendre aux puits et de les attendre. Puis, elle se ravisa, ce grand Koriah semblait avoir de bonnes idées, elle décida donc de le suivre dans une première boutique.

Alors que ce dernier regardait pour faire l’achat de chandelles, Lubie se dirigea plutôt du côté des outils. Elle ne savait pas quelle allure aurait la grotte, mais elle se dit qu’une corde, un grappin et une pelle pourraient leur être utiles. Ces articles en main, elle se rapprocha du comptoir et rajouta une chandelle à ses achats, l’idée de la cire dans les oreilles en guise de bouchon lui avait plu. Le marchand lui annonça qu’elle lui devait 51 yus.

Lubie fouilla dans sa bourse et n’y trouva que 50 yus. Un peu décontenancée, elle pensa remettre la bougie sur l’étalage, mais elle prit son courage à deux mains et fit une demande à Koriah

« Il me manque un yu. Pourrais-tu me le prêter ? Je te rembourserais une fois que nous aurons reçu notre récompense »

Il lui répondit qu’il voulait bien lui faire ce prêt, par contre, cela ne serait peut-être pas nécessaire puisque si elle mentionnait le nom des deux cofondateurs, ils auraient un rabais.

Rassurée Lubie s’adressa donc au marchand.

« J’ai été engagée par Madame Helda Mantelet et Monsieur Herbert Von Graveberg. Ils m’ont assuré que vous pourriez me faire un bon prix pour mes achats. »

Le marchand acquiesça et Lubie repartit de la petite boutique avec ses achats et de la menue monnaie.

De retour au puits, elle déposa ses outils au sol, s’assit de nouveau sur le rebord de pierre et se pencha un peu en arrière pour observer le nid d’oiseau qui avait été construit entre les planches de bois qui constituait le toit du puits.




(((Lubie a fait l’achat d’une pelle( 10 yus), un grappin (20 yus), une corde 20 m (20 yus) et une bougie (1 yu) ce qui donne 51 yus – le rabais obtenu = ? )))
Modifié en dernier par Lubie Séguin le sam. 28 mars 2020 00:19, modifié 1 fois.

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Koriah
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Re: La Place publique

Message par Koriah » ven. 27 mars 2020 10:53

<-

Tous confirmèrent leur participation à l'expédition, chacun en profitant pour formuler une demande assez pertinente. Herbert, semblant satisfait reprit du coup la parole et aborda le sujet matériel, les invitant à se fournir auprès d'un marchand tout en pouvant profiter d'une petite réduction.

(Sérieux ? Il peut pas tous simplement nous donner une bougie, un rouleau de cordes et trois ou quatre torches ? C'est pas trop demander quand même.)

Mais non, ce dernier était ne plaisantait pas. Si-tôt eût-il fini sa phrase que la Mantelet intervint en tenant à rajouter son nom. L'occasion pour Koriah de remarquer qu'une certaine rivalité liait les deux nobles.

(En même temps c'est pas trop étonnant. Mettez deux familles influentes dans une petite ville comme ça, soit ça copule entre eux ou alors ça se crêpe le chignon.)

Le Graveberg reprit ensuite la parole, en apprenant un peu plus sur l'état des survivants. Un détail qui fit légèrement froncer les sourcils du colosse et qui l'incita à ne pas prendre l'affaire à la légère.
Helda quitta ensuite la pièce et Herbert en profita leur faire quelques messes basses. Tout d'abord surpris, Koriah pencha un peu la tête pour mieux entendre et comprit rapidement qu'il avait été loin de se tromper en supposant une grande rivalité entre les deux familles. Cela allait même plus loin que ce qu'il avait imaginé, il était carrément question d'espionnage et de divulgation d'informations.

Il fallait l'avouer, la demande du noble séduisait beaucoup moins le grand gaillard que leur mission initiale. D'autant plus que rien ne lui garantissait que le noble leur disait bien tout dans cette histoires, sans arranger certains détails à sa sauce . Régler des querelles de ce genre ça ne l'intéressait pas. Mais en y réfléchissant un peu plus, pour des raisons éthiques... Pourquoi pas. Après tout si cette histoire était vraie, c'était le type en question qui avait joué avec le feu. Il était donc normal qu'il en paie les conséquences. Koriah n'aimait pas les tordus de ce genre. Bon, il verra bien sur le moment. Si le concerné se montrait débectant alors il remplirait la tâche à cœur joie.
Le Karthès répondit donc simplement :

« Comment s'appelle ce bonhomme et à quoi ressemble t'il ? »

Des détails pouvant avoir leur utilité. Une fois sa réponse acquise, le groupe ne tarda pas plus longtemps et tous regagnèrent la place publique où se trouvaient quelques commerces, susceptibles de répondre à leurs besoins.

« Bon, je vais acheter un peu de matos, on peut se rejoindre au puits une fois qu'on aura fini nos affaires. »

Koriah se dirigea donc vers une échoppe ayant attirée son attention, Lubie sur ses talons. Il salua le vendeur d'un hochement et balaya tous les produits proposés du regard. C'est qu'il y avait des choses intéressantes... Mais le contenu de sa bourse ne pourrait pas lui permettre d'acheter tout ce qui l'attirait, il allait devoir faire des choix. Le grand gaillard approcha sa main des bougies et sa voisine en prit une également. Il en saisit alors 6, avec un casque à l'aspect assez comique mais dont la fonction pourrait bien lui être utile. En effet, s'ils étaient amenés à se rendre dans un endroit relativement peu éclairé, il serait dur pour lui de manier sa claymore tout en tenant une torche en même temps. Le casque à bougie qu'il tenait entre les mains pouvait être la solution à ce problème. Lubie lui demanda alors s'il était en mesure de lui prêter 1 yu, qu'elle lui rembourserait plus tard. Chose à laquelle le colosse répondit sans même réfléchir :

« Bien sûr, t'inquiète pour le remboursement. Garde le ce n'est qu'un yu hein. »

Tandis qu'il fouilla le contenu de sa bourse il demanda en même temps :

« T'as pensé à lui dire qu'on venait de la part de Mantelet et de Graveberg ? »

Visiblement la petite Thorkine avait omis de préciser ce détail au marchand. Koriah attendit donc de voir si Lubie avait toujours besoin du yu suite à cela et tendit à son tour les objets qu'il avait repérés :

« Pareil pour moi. Mais je vais vous prendre 6 bougies, ce casque, ce briquet et cette petite corde. Ca fera combien ? »

Demanda t'il en préparant sa monnaie.



[ HJ : - Demande à Graveberg le nom et la description du type en question.
- Achète un casque à bougies (25yus) , 6 bougies (6yus), un briquet et amadou (5 yus), puis une corde de 5mètres (5 yus)]


->
Modifié en dernier par Koriah le sam. 28 mars 2020 21:05, modifié 1 fois.

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Oljyn
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Re: La Place publique

Message par Oljyn » ven. 27 mars 2020 11:25

<<<


Nous sommes tous partant. Cela rassure les co-dirigeants et nos demandes sont écoutées avec attention bien que la vieille mégère lève parfois les yeux au ciel. Est-ce que c’est vraiment trop demander d’avoir un peu d’équipement pour explorer une grotte ? Elle retourne derrière le bureau tandis que Herbert nous invite à récupérer ce qu’il nous faut dans les différentes boutiques de la place publique. Il précise que si nous venons de sa part, les marchants nous feront un prix. La vieille chouette s’empresse de préciser qu’ils peuvent aussi venir de la part des Mantelet en foudroyant son collègue du regard. Un bref échange de regards entre les deux là me fait sourire. Il y a visiblement de l’eau dans le gaz entre eux. Herbert poursuit cependant en expliquant que les blessés sont en réalité au seuil de la mort et bien incapables de nous guider jusqu’à la crique. Cependant il précise que le chemin de la crique est indiqué. La vieille Mantelet prend congé de nous après nous avoir souhaité bonne chance de sa voix de vieille bique. Herbert me surprend alors, usant du même terme pour la désigner alors qu’elle vient de quitter la pièce. Il s’était approché de nous et baisser le volume de sa voix pour nous confier une autre tâche consistant à récupérer un carnet de notes que possède un joaillier qui serait une taupe pour le compte d’Helda. Sa demande me fait lâcher un léger rire de surprise. Si mêmes les petites villes se mettent aux jeux des magouilles et des complots.

Le géant semble intéressé et demande le nom du bonhomme et à quoi il ressemble. Pour ma part je reste sceptique. Si le type est mort, récupérer un carnet ne me pose pas vraiment de problèmes. Mais si il est encore en vie, je doute qu’il se laisse débarrasser de preuves pouvant lui faire défaut. Que faudra-il faire alors, le tuer ? C’est hors de question. Je garde tout de même le silence et décide de quitter la pièce pour faire quelques achats dans ces fameuses boutiques.

J’inspecte d’abord mon sac ainsi que le contenu de ma maigre bourse en grimaçant. Cela laisse le temps aux autres volontaires de sortir du bâtiment et de se donner rendez vous au puits avant de partir. J’étais donc en possession de 50 yus et j’ai la bonne surprise de voir qu’il me reste encore des torches et un briquet. Bonne nouvelle ! En levant les yeux j’aperçois la naine et le géant dévaliser un magasin de bougies et prendre des cordes. Lubie fait également l’achat d’une pelle et d’un grappin tandis que Koriah se pare d’un casque ridicule qui ne manque pas de me faire sourire. Je pense qu’avec tout ça nous avons suffisamment de quoi nous éclairer et nous attacher au besoin.

Je décide donc de me diriger vers une boutique semblant vendre gourdes et potions. Je m’adresse au vendeur d’un ton courtois.

" Bonjour. Je viens de la part de Herbert Von Graveberg et Helda Mantelet. Nous nous préparons à partir vers la crique d’où viennent les fameux cris. Vous avez dû en entendre parler. J’aimerais avoir une de ces gourdes et quelques potions de soins si vous en avez en stock. Ca pourrait nous servir, il paraît que les rescapés de la dernière expédition sont dans un sale état. Vos dirigeants m’ont dit que vous pourriez me fournir ce dont j’ai besoin et qu’ils s’occuperaient de régler la facture. "

Je lui adresse un sourire rassurant. Un petit mensonge qui ne fera pas beaucoup de mal à ces deux nobles qui ont les bourses bien remplis. Une fois servi, je n’aurais plus qu’à rejoindre les autres.

>>>

((Achat d'une gourde magique et de plusieurs potions de soins que j'essaie de mettre sur l'ardoise des co dirigeants :p))
Modifié en dernier par Oljyn le sam. 28 mars 2020 11:06, modifié 1 fois.

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Sael Purpuras
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Re: La Place publique

Message par Sael Purpuras » ven. 27 mars 2020 13:31

Chacun ayant formulé sa petite demande, on s’attend tous à recevoir notre matériel de base pour l’exploration de cette crique… Mais pas du tout. Le Bébert nous balance que nous n’aurons qu’à dépenser nos yus dans les boutiques de sa cité, moyennant une réduction exceptionnelle si nous prévenons venir de leur part. Je manque d’éclater de rire : quel pirate de génie il ferait, ce vieux sac ! Pas étonnant qu’il soit à la tête d’une cité commerçante s’il est toujours aussi dur et malin en affaires. Le vieux grippe-sou détailla alors que nous n’aurions qu’à suivre les pancartes dans sa cité pour rejoindre la crique. En espérant que ce soit clairement indiqué par un pictogramme : la lecture c’est pas mon fort. Je ne sais reconnaître que les chiffres, et les compter encore bien !

Une fois la vieille partie après nous avoir souhaité la bonne chance, le vieux renard nous prend en aparté pour nous donner une sorte de mission secondaire servant ses intérêts et allant contre ceux de la momie. Il s’agirait de récupérer un carnet sur un homme à lui, mort ou vif, qui contiendrait des informations compromettantes contre sa rivale Mantelet. Une taupe de la Helda. Il promet une récompense en bijoux si nous arrivions à le rapporter également. L’information ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd, et je compte bien fouiller les poches de tous les malheureux que nous croiserons sur le chemin vers le monstre de la crique, qu’ils respirent encore ou non, et leur ôtant cette ultime aptitude si besoin pour parvenir à notre but. Mon collègue le buffle au cœur tendre s’enquiert de son apparence : effectivement, ça peut servir, puis nous sommes congédiés de la demeure publique.

Après une brève entente, celle de nous retrouver au puits après nos achats personnels, nous nous séparons pour préparer au mieux la mission. Nous nous séparons donc… pour mieux nous retrouver devant plus ou moins les mêmes échoppes du coin. Je me frotte les mains devant la quantité d’objets utiles ou moins utiles à ce type d’expédition, et mon intérêt pique la curiosité du vendeur, à qui je décide de déballer ma liste de courses compulsives.

« Bien le bonjour ! Alors je vais vous prendre ce rouleau de corde, cette lanterne à huile avec une recharge supplémentaire, ce nécessaire pour le feu… Puis cette barre à levier, cette longue vue et ce sifflet. Oh, oui, et bien entendu, je viens de la part du Seigneur Von Graveberg et de la Dame Mantelet, qui ont promis une forte réduction pour nos achats. Vous voyez, nous sommes les mercenaires engagés pour régler cette histoire de crique hurlante… »

Il m’empaquette le tout, mais il y a dans son étal un produit que je n’ai pas vu, et qui me sera pourtant nécessaire. Je décide d’en apprendre plus sur cette charmante bourgade auprès du marchand.

« Dites, heu… Y a-t-il des boutiques versées dans les arts magiques, dans le coin ? De quoi augmenter ma puissance, tout ça… »

J’apprends de sa bouche que le Manoir Von Graveberg est ce qui ressemble le plus à une boutique liée à la magie dans le coin, aussi m’y rends-je sans tarder. Et j’y trouve les objets tant convoités ; des fioles de fluides. Me frottant les mains, je m’adresse au laquais qui s’occupe des ventes.

« Je vais vous prendre trois grandes fioles de fluide d’eau, ser. C’est votre patron lui-même qui m’envoie, et m’a promis un geste commercial majeur à leur achat… Attendez c’était… Trois pour le prix de deux ? Ou une petite fiole offerte si j’en achetais trois grandes ? Ça m’est sorti de la tête… »

Une fois servi, je retourne au puits de la place publique afin de rejoindre mes compagnons pour nous mettre en route vers la fameuse crique.

[HJ : Achat d’un rouleau de corde de 5m (5yus), d’une lanterne (30 yus) avec une réserve d’huile en plus ( ? yus), un briquet+amadou (5 yus), une barre à levier (30 yus), une longue vue (350yus) et un sifflet (5 yus). Pour un total de 425yus (sans la ristourne ni la réserve d’huile).
Achat chez les Von Graveberg de 3 fioles de fluide ¼ d’eau (750 yus) en essayant de marchander au maximum…]

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