<<-- Kendra Kâr, zone d'embarcation
Question de chance... ou pas !
L'employé compta un à un mes yus à présent devenus sien alors que je trépignais d'impatience. Après des secondes interminables, il me laissa passer et je me précipitai à bord de l'appareil.
Ce fut avec le cœur léger, mais fébrile, et la bourse un peu moins lourde que j’entrai dans cet engin elfique. Depuis le temps que je la cherchais, j’avais enfin trouvé mon Azalée.
Tout en arpentant l’allée à la recherche de ma dulcinée, je cherchais les mots appropriés:
(Bonjour Azalée, Je vous cherchais, vous avez perdu ceci ! Non, trop direct…Azalée, toute une coïncidence, vous avez égaré ceci la dernière fois que je vous ai vu… Et si elle ne se rappelle pas de moi ? Et si elle prend la broche et se met en colère ? Et si elle m’accuse d’avoir volé son bijou… alors que je ne lui ai qu’emprunté que pour mieux lui rendre ?
Je la trouvai enfin, assise sur un siège près du hublot, regardant le ciel sans nuage. Elle était là devant moi,…. ou plutôt j’étais derrière elle et je la voyais de dos. Sa longue queue de cheval, semblait un peu plus foncée que dans mes souvenirs, mais elle avait à peu près le même port de tête altier.
(Je me lance ! )
J’avançai les quelques pas nécessaires pour la rejoindre, la dépassait juste assez puis je fis volte face pour mieux la voir. Figée, je restai planté là, la bouche grande ouverte, sans être capable de prononcer le moindre mot. Elle avait de magnifiques yeux bleus, une petite bouche pulpeuse, un teint blanc presque elfique. Elle était assez jolie, mais beaucoup moins qu’Azalée avec ses splendides yeux noisettes et sa fine bouche vermeille.
L’inconnue, hostile me dévisagea avant de m’apostropher:
“Dégage de ma vue Nabot.”
“Oui, m’dame” Réussissai-je à dire, enfin sortie de ma torpeur. Et sans perdre une seconde de plus, je détalai, fuyant au possible cette affreuse voix nasillarde.
Je trouvai une place libre à l’autre bout de l’appareil, tout juste derrière la dame blonde et sa fille. Je me recroquevillai sur mon siège et regardai le ciel par le hublot pendant que mes voisines babillaient. Sans les espionner j’entendis quelques bribes de leur conversation. La petite curieuse bombardant sa mère de questions. Ainsi, nous étions partis de Kendra Kâr nommée cité blanche à bord d’un aynore (ça je le savais déjà). Le vol durerait cinq heures, l’aynore survolerait un océan pour atteindre notre destination finale : Tulorim.
(Tue lo rime… un drôle de nom….. j’y trouverai peut-être de nouvelles choses à me mettre sous la dent. .. )
Je m’assoupis sur ces pensées pour me réveiller lorsqu’une employée me réveilla et m’avisa que je devais quitter l’appareil.
Tulorim Zone d'embarcation-->>