La Milice de Darhàm

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Yuimen
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La Milice de Darhàm

Message par Yuimen » mar. 2 janv. 2018 15:32

Milice de Dahràm :
Image
Emblème de la ville et de la milice


Milice sous la coupe d’Oaxaca, elle sert surtout à surveiller les pirates de Darhàm dans leur loyauté envers la Reine Noire. Espionnage, crimes, avertissements, rapts et vols, elle se compose surtout de mercenaires de toutes races, souvent les plus sombres bien que les humains de nature mauvaise soient les plus nombreux. C’est également une milice pirate, envoyant des missions en mer pour capturer des navires ou surveiller les côtes.



Comment s'engager ?

En jeu, vous devez contacter un milicien gradé qui vous inscrira sur une liste secrète. Il vous fournira si besoin du matériel aux couleurs de la ville et si possible un premier ordre de mission. La réponse du milicien sera faite par un GM !

N'OUBLIEZ PAS de demandez dans le SOS GM qu'un GM s'occupe de votre inscription.

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Devon
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Re: La Milice de Darhàm

Message par Devon » ven. 24 mai 2019 02:37

Je pénètre dans une grande pièce d’accueil chaude et éclairée alors que le corbeau s’enfuit aussitôt, me laissant à nouveau seul face à mon destin. Un grand tapis occupe le centre de la pièce, assorti aux grands rideaux bordeaux qui pendent du plafond et encadrent un lustre qui ne démériterait pas dans une demeure de noble ou une salle de banquet. Les murs de pierre sont décorés d’élégants tableaux à la gloire de la piraterie et de Darham, d’impressionnantes peintures représentant les combats des hommes face à la furie de Moura, ou affrontant les horribles créations d’un des 13 d’Oaxaca. C’est bien l’un des seuls endroits de la ville où l’odeur persistante de l’alcool disparait, laissant une drôle impression de vide. Quelques bancs adossés aux murs sont installé le long de la salle, en face une porte fermée porte l’inscription « Bureau principal ». D’autre porte s’ouvre et se ferme sur les côtés de la pièce, au rythme des allées et venues des différents occupants du lieu, les bras chargés d’équipements, de paperasses ou de fournitures, ils me dévisageant tous d’un air intrigué. Alors que je m’installe, l’air un peu perdu au milieu de cet environnement totalement étranger, loin des standards de la ville, un Garzok moins impressionnant que celui que j’ai rencontré dans la rue vient à ma rencontre, l’air impatient.

« C’est pour quoi ? »

Je soutiens son regard porcin sans sourciller

« J’aimerais m’engager ...
Modifié en dernier par Devon le lun. 27 mai 2019 21:56, modifié 1 fois.

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Gamemaster2
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Re: La Milice de Darhàm

Message par Gamemaster2 » lun. 27 mai 2019 17:01

Intervention pour Devon


><

Un intense échange de regard semble se dérouler entre les deux hommes, comme pour tester leur détermination. Les secondes passent, durent et se terminent sur une égalité, tant pour le Garzok lassé de jouer à ce petit jeu qu'au demi-elfe qui comprend à qui il a à faire. Visiblement agacé par cette introduction, le milicien répond de ses fonctions dans le but de te faire disparaître le plus rapidement possible.

"T'veux du travail ? J'vais t'en donner, moi. Y'a un d'nos otages qui s'est fait la malle, y'a deux nuits d'ça et j'tiens à l'revoir dans nos cellules."

Pensif, il lève la tête vers le ciel et semble réfléchir à ce qu'il s'apprête à dire.

"Hmm... Un gros pourceau qui vient d'la marine marchande d'Kendra-Kâr. Les patrouilles d'la cité contrôlent les sorties, donc y'a aucun moyen qu'il ai filé d'Darham. T'as intérêt à m'le ramener avant qu'il foute le camp, compris ? Et vivant !"
"Bwaf Assistance, que puis-je faire pour vous ?"

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L'appel au standard "Bwaf Assistance" est taxé à hauteur de 90 Yus suivi d'une tarification de 25 Yus par minute. La discussion est susceptible d'être enregistrée s'il y a un os.

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Devon
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Re: La Milice de Darhàm

Message par Devon » mer. 29 mai 2019 00:47

Le garzok sort de ses pensées et redirige son regard sur moi. Il me regarde encore quelques secondes avant de se retourner avec un léger grognement de mépris et repartir s’occuper d’autres tâches qu’il juge sans doute plus importantes, me laissant un peu confus à ma place. Retrouver un marin de Kendra Kar dans une ville comme Darhàm, c’est comme essayé de retrouver un orc spécifique dans Omyre, sans avoir de description ou d’informations supplémentaires c’est pratiquement mission impossible. Je me lève et l’interpelle avant qu’il n’ait le temps de disparaitre de ma vue

« C’est tout ? Pas de description physique de l’otage ? Vous avez peut-être pas remarqué mais des marins ça court un peu les rues ici » Dis-je avec un sourire ironique.

Il se retourne, l’air furieux.

« T’vas commencer par baisser d’un ton, j’sais pas pour qui tu t’prends mais s’tu veux tu peux prendre sa place en cellule. Pour c’qui est d’ta cible, on s’amuse pas à prendre en otage l’moindre marin qui passe par là, c’tun capitaine de la marine marchande. Bien en forme, barbe grisonnante en dessous d’un nez dévié, cheveux court et un œil de verre, c’tout ce que j’ai pour toi. Mait’nant dégage avant qu’je change d’avis. »

Sur ce il ouvre une des nombreuses portes, qui s’enfonce dans un couloir obscur, en disparait sans un mot de plus, me laissant debout au milieu de la pièce principale. Voilà c’est fait, je me retourne vers la porte pour rejoindre l’agitation de la ville. Vu l’indépendance que prônent les pirates, ils viendront sans doute pas demander de l’aide à la milice pour ce qui est de leurs affaires personnelles. Je prends une grande inspiration une fois sur le parvis de la bâtisse alors que qu’une masse sombre vient se poser sur mon épaule droite comme à son habitude. C’est tout ? Je m’attendais à devoir passer plein de test mais finalement ce n’était pas si difficile, comme de s’embaucher sur un navire, on a toujours besoin de bras. Reste à ne pas décevoir mes nouveaux amis …

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Devon
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Re: La Milice de Darhàm

Message par Devon » jeu. 7 oct. 2021 01:33

<-

Un peu de réussite:

Miracle, ou intervention discrète d’une certaine elfe noire, j’arrive sans trop de désagrément au cœur de la ville si ce n’est quelques éternuements provoqués par l’humidité glaciale ambiante. Je passe devant les maisons bien plus luxueuses et décorées des marchands corrompus, des capitaines qui vivent des pires commerces et autres nobles trafiquants d’art ou autres. Je croise seulement quelques individus, la mine terne et patibulaire, parfois escorté d’hommes en armes, parfois discutant entre eux à voix basses de quelques affaires illégales qu’ils préparent. Il semblerait qu’ici, le risque de se faire trancher la gorge en plein rue est moindre, c’est ce que doit apporter la présence d’une enclave toute proche à la solde de la Reine Noire, même dans la ville la plus rebelle du monde connu. Je reconnais le bâtiment en pierre aux lourdes portes renforcées et aux vives torches qui l’encadrent, illuminant fièrement le symbole d’Oaxaca qui plane comme une ombre au-dessus de la ville. Pourtant, il suffit de descendre un peu plus bas vers les docks, la cour-aux-rats ou encore le quartier des marins pour se rendre compte que son influence ne rayonne pas intensément sur la ville, elle est plus comme une petite lueur qui tente de percer des ténèbres opaques et étouffantes. Le corbeau qui m’avait silencieusement accompagné s’envole pour rejoindre une toiture proche lorsque je pousse la lourde porte et pénètre dans la grande pièce qui fait office d’accueil, la chaleur bienvenue des torches réchauffe mes mains frigorifiées et je peux rouvrir mon manteau. J’avance tranquillement sur le tapis bordeaux qui occupe la pièce, jetant des regards toujours intéressés vers les pièces d’art qui occupent les murs froids. Tout autant ode à la piraterie, peignant de féroce bataille en mer entre équipage, à la puissance de Moura, représentant la furie des éléments maritimes et la fragilité des embarcations qui risquent leur intégrité à chaque voyage, et d’autre qui font la gloire de la Reine Noire et des étapes importantes de son règne. Mon odorat n’est pas sûr que je sois encore dans la ville Pirate, toutes les odeurs persistantes, plus ou moins agréables, qui y règnent habituellement son complètement absentes du lieu. Je m’installe sur un des bancs qui longe les murs de la salle, sous la lumière rayonnante de l’arrogant chandelier qui illumine l’espace, face à une porte fermée qui semble être le bureau principal des lieux. Je commence vite à m’impatienter, tapant du doigts sur le bois de mon siège lorsque je vois défiler quelques Garzoks en armure mais qu’aucun ne semble se soucier de moi, ma cible est peut-être déjà réveillée et essaye en ce moment même de s’échapper alors que j’attends comme un idiot ici.

Mon agitation semble porter ses fruits puisqu’un Garzok un peu moins athlétique que les autres s’approche de moi, la mine sévère, un bouquin à la main, je ne pensais pas que les orcs étaient capable d’apprendre à lire. Je me lève aussitôt et vient à sa rencontre. Il commence ses reproches avec même que je n’ai le temps de dire un mot.

« Avez rien d’mieux à faire que v’nir ici à cette heure ? C’pour quoi ? »

Je pense qu’il n’apprécie pas être dérange en pleine nuit.

« J’ai r’trouvé un marchand Kendran qui pourrait vous intéresser »

Je sens que je viens de piquer son intérêt. Il se redresse légèrement et me fait signe de continuer.

« J’lai laissé dans un entrepôt, bien vivant, il est attaché et attend qu’vous »

Il ouvre son bouquin et parcourt quelques pages avec son doigt tout en marmonnant dans sa barbe avant de trouver ce qu’il cherche.

« Otage Kendran évadé, quelque part en ville, assigné à un Sang-pourpre »

Il lève les yeux des lignes d’encres pour me jeter un regard nouveau, comme s’il me voyait pour la première fois. Je pense que Sang-pourpre suffirait à me définir, ma nature de demi-elfe n’était pas toujours évidente à déceler du premier coup. J’acquise de la tête pour lui montrer que c’est bien de cette mission que je parle. Il referme d’un coup son livre, faisant s’envoler plusieurs particules de poussières avant de s’éloigner sans un mot dans un des couloirs sombres qui s’enfonce dans les entrailles de la milice. Je reste debout sans un mot, pas trop sûr de la suite des évènements. Mais cette fois je n’aurais pas à patienter longtemps, il revient bien vite flanqué de deux orcs massifs, chacun plus grand et plus large que moi, engoncé dans de légère armures métalliques qui claquent à chacun de leur pas. Mon interlocuteur m’adresse une dernière fois la parole, les Garzok à ses côtés s’équipant pour une virée dans la ville.

« On l’retrouve où ? »

« Côté ouest des docks, vers la fin des pontons. Un entrepôt assez haut, une rapière en travers de la serrure. »

Le Garzok note mes indications qu’il griffonne sur un petit croquis qu’il tend à une des deux brutes qui y jette un rapide coup d’œil avant de faire signe à son compagnon de le suivre et les deux disparaissent dans la brume qui obscurcit cette nuit. Alors que je m’apprête à faire demi-tour pour rejoindre moi aussi un lieu un peu plus festif pour finir la nuit et célébrer cette première victoire, la main du Garzok restant m’agrippe fermement le bras. Il me fixe de ses petits yeux noirs.

« Toi t’reste ici jusqu’à ce qu’ils reviennent, et avec ta cible de préférence »

Je me renfrogne mais ne préfère pas protester, je risque de m’attirer plus d’ennui qu’autres choses en m’énervant sur un employé de la milice, et avec une des forces les plus dangereuses du continent. Je soupir et prend mon mal en patience, je retourne m’assoir sur un des bancs, pose mon tricorne à côté de moi plongeant mon regard dans la peinture en face de moi qui reconstitue une chasse à la baleine en pleine tempête. Les contrastes et les détails du tableau m’impressionnent, même si la scène qu’il représente est hautement improbable, la chasse à la baleine est déjà suffisamment dangereuse pour ne pas s’y essayer alors que Moura se déchaine. Mais même mon appétit pour l’art se retrouve bien vite écrasé par une inquiétude qui grandit un peu plus à chaque minute qui passe. L’orc est resté dans la grande pièce, discutant de temps en temps avec d’autres miliciens qui passe devant nous, mais j’ai bien remarqué les petits regards qu’il me jette pendant que je regarde les œuvres d’art. Je suis sûr que l’otage attend toujours bien sagement là où je l’ai emprisonné, mais pourtant je n’arrive pas à calmer le nœud qui se forme dans mon estomac. La panique grandissante doit se voir sur mes traits car je sens que les regards de l’orc sont de plus en plus insistants et de moins en moins espacés dans le temps. Si j’essaye de m’enfuir, je passe pour un déserteur, voire pire, mais si les orcs reviennent sans le Kendran, je ne suis pas sûr non plus de ce qui va m’arriver. Je vais sans doute prendre sa place en cellule, et avec la longue expérience dont je dispose sur ce sujet, je préfèrerais ne pas y retourner. Ma panique disparaît aussitôt que les portes s’ouvrent à nouveau avec fracas, laissant entrer les deux monstrueuses figures soutenant entre eux deux une silhouette bien plus petite mais aussi plus large. Le marchand émet des supplications paniquées, ses mains maintenant attachées devant lui. Je vois aux nouveaux hématomes sur son visage que les orcs n’y sont pas allé de main morte, ce qui m’arrache un sourire mauvais. Il croise mon regard au même moment et, me reconnaissant, il comme à m’inonder d’un flot d’insulte que j’accueil d’un éclat de rire jusqu’à ce qu’un des Garzok lui coupe le souffle d’un violent coup de poing en plein dans l’abdomen. Voir son masque confiant et prétentieux se briser pour laisser la place à un visage terrifié par la suite des évènements me laisse un sentiment de satisfaction plaisant.

La suite des évènements ne me concerne plus, je ressens juste une petite satisfaction de savoir que le mépris dont il a fait part à mon égard est justement vengé. Je récupère mon tricorne pendant que le marchand, sous le regard inquisiteur de celui que je prends maintenant pour un des administrateurs du lieu, est quasiment trainé dans un des couloirs, comme avalé par les ténèbres de la bâtisse. Je pose mon chapeau sur mes cheveux et réajuste ma brigandine sous mon manteau, salue l’orc qui note une nouvelle entrée dans son bouquin et me dirige une nouvelle fois vers la sortie.

« Hey ... »

Je me retourne juste à temps pour voir le trajet d’une petite bourse en lin que je rattrape de justesse.

« Bon travail »

Il se retourne sans un mot de plus et il se dirige à son tour dans le même couloir qui a vu disparaître le marchand. Je range la bourse dans une de mes poches et sors de la milice, abandonnant l’agréable chaleur pour le froid mordant qui plane sur la ville. Je suis aussitôt rejoins par le sombre volatile qui se pose sans un bruit à sa place habituelle.


« T’remercieras ta maitresse pour moi »

Il ne réagit pas à ma remarque, jetant des regards un peu partout autour de nous. Je marche tranquillement dans les ténèbres de la ville, les mains dans les poches, un sourire en coin sur le visage, sachant que je vais pouvoir me payer la meilleure bouteille d’alcool du Rat Lubrique, et peut-être un peu plus pour une foi.

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