Le Grand Marché Noir

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Yuimen
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Le Grand Marché Noir

Message par Yuimen » mar. 2 janv. 2018 14:30

Le Grand Marché Noir


Il est une zone de la ville qu'on confond aisément avec le campement : c'est le grand marché. À cet endroit, les bâtiments ont été rasés sur une large surface pour permettre l'installation d'un grand nombre de tentes en peaux de bêtes et d’étals de bois pourri. Le tout s'étale mollement entre la masse serrée des hautes maisons noires, souvent entièrement barricadées tant il est dangereux de s'ouvrir à ceux qui s'installent sur la grande place. Là, on vend de tout, notamment de la nourriture plus ou moins avariée. Mais l'essentiel et le plus attirant dans ce marché, ce sont les combattants qui viennent revendre les babioles qu'ils ont récupéré lors de leur dernière expédition de pillage.
On peut donc y acheter et y vendre n'importe quoi du moment qu'on est prêt à prendre des risques. En effet, c'est ici que les autorités de la ville perçoivent leurs meilleures taxes.

Le mode de perception de ces taxes est assez emblématique du fonctionnement de la cité : il n'est pas rare que des voleurs dérobent les vendeurs (parfois en les éliminant au passage). Malheureusement pour eux, les escouades de gardes des 13 se positionnent dans les rues et barrent ainsi tous les accès. Des Sektegs sur les toits signalent le moindre voleur aux gardes qui attendent en bas, lesquels gardes tuent le voleur. Bien sûr, comme il serait trop compliqué de trouver le possesseur des biens volés (qui est peut-être déjà mort, en plus), ils gardent ces biens pour leur maître.

Mais alors pourquoi y a-t-il des voleurs ? Parce qu'il est parfois possible de ne pas se faire repérer par les Sektegs... mais surtout pour une autre raison : il n'y a que huit rues pour accéder au grand marché. Il n'y a donc pas assez de rues pour installer les escouades de chacun des 13 lieutenants d'Oaxaca. Ces escouades, ayant obligation de rapporter des richesses sous peine de mort, se battent régulièrement pour le contrôle des rues. Les voleurs peuvent alors profiter de la confusion pour essayer de passer.

Ah, encore un autre détail : lesdits gardes n'hésitent pas également à s'en prendre à de simples passants pour ajouter à leur butin. Après tout, ils touchent un pourcentage, à la fin.

Vous l'aurez compris : vous pouvez venir ici pour acheter ou vendre, mais comprenez bien que ça peut être à vos risques et périls.

><

Objets vendus par les marchands :

Équipement (De bonne qualité maximum) :
  • Arme à 1 main : Hache (de bûcheron) -Couteau de chasse – Hachette
  • Arme à 2 mains : Faux
  • Arme de jet : Hache de lancer
  • Arme de trait : Arc de chasseur - Arbalète rudimentaire
  • Protection corps : Chemise en cuir - Brigandine en cuir et métal - Corset en cuir
  • Protection bras : Bracelet de protection en cuir - Epaulettes en cuir
  • Protection tête : Casque de cuir - Cagoule en cuir
  • Protection jambe : Jambières en cuir - Bottes
  • Vêtement : Cape - Manteau
  • Bijoux magiques
  • Ceinture de consommables
Fluides magiques d'éléments :
  • Fluide 1/16e, 1/8e, 1/4 de tous les types d'éléments. (à moitié prix)
Divers :
  • Objets RP
  • Gourdes magiques et potions (à moitié prix)
  • Carquois et projectiles.
Attention ! Les potions et fluides sont vendus à tarifs très réduits ici, mais, lors de l'achat, le GM tirera au dé (50% de chance) pour savoir si vos achats sont frelatés (et donc sans effet lors de l'utilisation) ou non. C'est le seul endroit de la ville où vous pouvez acheter des fluides de lumière.


Fonctionnement :
  • Achat :
    • Objets personnalisables : Choisir le type d'objet dans la liste, lui donner un nom, des caractéristiques et en calculer le prix.
    • Objets uniques : Choisir l'objet dans la liste présentée.
  • Vente : Le vendeur ne reprend que les objets du même type que ceux qu'il vend.
  • Calcul des prix de vente, achat, réparation : via le Générateur de prix d'équipements.
  • La demande doit être postée, avec le lien du post, dans le sujet d'Interventions GM.

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TheGentleMad
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par TheGentleMad » mer. 8 avr. 2020 15:28

-----K-----


En quittant l'élevage de monture avec sa charette, Kurgoth se dirigea vers le grand marché. Bien qu'il voulut garder de l'argent pour s’entraîner à l'antre des exclus, le garzok se rendit sur le plus grand marché de l'empire pour y chercher quelques objets pouvant se révéler utile lors de ses voyages et aventures.

Tout d'abord à la recherche de nourriture, il erra un moment, fendant la foule sans difficulté grâce à la stature impressionnante de son cheval, jusqu'à trouver un marchand de denrées alimentaires à qui il commanda un tonneau de viande séchée et un tonneau de cidre corsaire, de quoi boire et manger pendant un bon moment. Le commerçant, qui demanda en plaisantant s'il partait en campagne militaire, fut surpris par la réponse affirmative de Kurgoth, n'étant semble-t-il pas au courant de la victoire en Ynorie, mais, contrairement au barbare, d'une défaite très récente à Luminion. Le chevalier apprit ainsi que pendant qu'il se battait contre les ynoriens, Crean Lorener mena en personne une attaque surprise contre la ville, n'échouant que lorsque les thorkins vinrent au secours des humains en déroute alors que nul n'attendait leur intervention.

Une fois réapprovisionné en vivres, le prêtre de Thimoros se dirigea vers la sortie du marché, n'ayant rien trouvé d'autre de pertinent, jusqu'à ce qu'il passe à côté d'un établi de bois branlant où un grappin attira son attention. L'objet lui paru potentiellement fort utile pour le siège à venir et il descendit de sa charrette pour fouiller un peu l'étal du garzok borgne qui revendait ici les prises de guerre de son clan. Kurgoth dénicha ainsi, en plus du grappin, une chaîne bien plus solide que sa corde bien que plus courte de moitié, un piège à ours et un sac de chausses-trappes pour se protéger de toute attaque nocturne pendant son voyage, un gros coffre pour ranger tout ce matériel, ainsi que celui qu'il possédait déjà, dans la charrette, ainsi qu'un cadenas pour maintenir fermé le coffre nouvellement acheté.

[HRP : achat de :
- Cadenas + clef : 40 yus
- Chaîne : 10 yus/mètre > 5 mètres=50 yus
- Grappin : 20 yus
- Coffre : 50 yus
- Piège à ours : 60 yus
- Sac de chausses-trappes (20 pièces) : 60 yus
Total : 280 yus]
355mots

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Gamemaster2
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Gamemaster2 » mer. 8 avr. 2020 18:02

Intervention pour Kurgoth

><

À la vue du monstre qui vient faire ses achats dans son étal, le marchand affiche d'abord un visage impassible pour résister à toute intimidation potentielle. Mais à mesure que les articles sont demandés, ses traits se détendent et il prend même la peine de commenter certaines de tes demandes en racontant brièvement comment il les a obtenus. Lorsque tout est amassé, il te laisse fouiller dans ta bourse en observant ton cheval et ton attirail, mais son œil semble particulièrement intéressé par le plastron que tu arbores.

"Belle pièce, ça... T'as piqué ça à un Thorkin ? Parce qu'elle a sacrément d'la gueule, pour sûr."
"Bwaf Assistance, que puis-je faire pour vous ?"

Image
L'appel au standard "Bwaf Assistance" est taxé à hauteur de 90 Yus suivi d'une tarification de 25 Yus par minute. La discussion est susceptible d'être enregistrée s'il y a un os.

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Eteslë
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Eteslë » dim. 18 oct. 2020 19:53

Mots de pouvoirs

C'est d'un reniflement dédaigneux que le vieux garzok lui répond après avoir formé plusieurs groupes disparates entre les petites pierres. Pour Eteslë elles sont toutes semblables, mais qui connaît-elle, après tout ? Elle écoute les explications concernant ces fameuses runes, pierre magiques contenant un pouvoir magique qui peut se libérer en prononçant leur nom ou en ciblant leurs effets dans des objets. Curieux, pour la jeune femme. Une magie que tous peuvent utiliser, voilà qui attise franchement sa curiosité et son intérêt pour ces caillasses gravées. Elle se penche alors, observant chacune des runes que le vieux mage énumère en les désignant. Détruire lui semble prometteur, tout comme Défendre. Invoquer et Requin lui tirent une moue amusée, imaginant déjà un requin surgissant de nulle part pour croquer un impudent. Les runes élémentaires, Terre et Obscurité, en revanche, lui semble un peu plus abstraite et elle se contente de hocher la tête. La dernière, la rune Vie, lui semble très précieuse et elle la range en dernière dans sa bourse, se demandant si quelqu'un pouvait être sauvé de la mort elle-même avec une telle pierre.

Mettant de côté ses interrogations, elle écoute ensuite le Garzok lui dire ce qu'elle sait déjà sur la petite Taloril. Pas de vie, des fluides et des mécanismes. En revanche elle n'a aucune idée de comment se rendre au Naora, seul endroit selon le vieil Occulus, où elle pourrait aider la petite. Partagée entre le dépit et la résignation, elle récupère ses affaires et hisse le corps de Taloril sur son dos comme à son habitude. Le vieux mage ne lui demandant rien, elle sort rapidement de la boutique, retrouvant l'air puant de la ville avec un certain soulagement. Les mages ont le don de la mettre mal à l'aise avec leurs grimoires poussiéreux et leurs phrasés trop propres. Même un garzok mage s'exprime correctement, elle trouve ça risible et quelque peu ridicule.

Étirant ses membres encore douloureux, la jeune femme reprend ses déambulations au cœur de la ville, avec pour idée d'aller fouiner du côté du marché cette fois, comme le lui a conseillé le segtek, Virek. Si elle voulait en savoir plus sur les bas-fonds de la ville, elle allait devoir s'y mêler et des combats clandestins est un moyen comme un autre d'atteindre cet objectif. Et si en plus elle pouvait se faire un nom et un peu d'argent, elle n'allait pas cracher dessus. La gloire ne l'intéresse pas, elle laisse ça aux imbéciles qui se pavanent. Les contacts en revanche, cela vaut la peine de casser quelques dents ou os pour montrer qu'on vaut la peine d'être remarquée quand on est une humaine au milieu de hordes de Garzok assoiffés de sang vivant dans la misère la plus complète. Qui sait, peut-être que quelqu'un de son passé ressurgirait si elle attirait l'attention. En espérant que ce ne soit pas celui responsable de sa cicatrice en travers de la gorge...

Toute à ses pensées, elle avance mécaniquement, suivant le flot constant d'anonymes qui s'écoule le long des bâtiments noircis par le temps et la saleté. Lorsqu’elle aperçoit les premières tentes en peaux, elle hausse un sourcil, se demandant si elle se trouve toujours en ville et la présence des bâtiments aux alentours la renseigne aussitôt. Sur une large surface, des dizaines de tentes en peaux de bêtes ont été dressées et dessous des centaines de badauds vaquent à leurs achats entre les marchands qui hurlent, promeuvent leurs objets ou se lancent insultes et gestes obscènes quand ce n'est pas un voleur qui tire les bourses, parfois dans les mains mêmes de leurs propriétaires. Un joyeux capharnaüm qu'Eteslë observe depuis une des rues avec une moue contrite sur le visage. Elle doit retrouver quelqu'un là-dedans, avec pour seul indice un nom et le fait qu'il soit moche et vende des trucs en toque. Ce qui doit correspondre au bas mot à la moitié des marchands.

- Hey toi, fais voir tes mains !

Fronçant les sourcils, la jeune femme se retourne, se trouvant nez à nez avec le plastron métallique d'un garde. Levant les yeux, elle rencontre le faciès d'un garzok dans la fleur de l'âge, une grande hallebarde à la main. Il est armuré de la tête aux pieds, seule la visière de son casque laissant percevoir un brin de peau verte et ses petits yeux qui la fixent intensément. N'ayant rien à se reprocher, du moins à ce moment précis, Eteslë soutient largement son regard en montrant ses mains, vierges de tout objet ou arme. Du coin de l’œil, elle remarque que d'autres gardes sont en train de faire de même autour d'elle, arrêtant les passants pour probablement les fouiller et les dépouiller. Le Garzok qui l'a arrêté l'observe sous toute les coutures, s'arrêtant brièvement sur la cicatrice sur sa gorge et sur le corps emmailloté de Taloril. Elle a juste le temps de voir un sourire malsain se dessiner sur ses lèvres avant qu'il ne déclare.

- Tu m'as l'air plus que louche, humaine ! Dépose tes affaires et tu ne souffriras pas... enfin pas trop.

Le gant métallique se dirige vers elle, mais, rapide, la jeune femme le dévie, attrape le bras tendu et tire violemment, son pied venant se placer juste devant le tibia du Garzok. Surpris et déséquilibré par la soudaineté de la prise de la jeune femme, il mord la poussière sous les regards effarés des passants et ceux, furieux ou moqueurs, des autres gardes. Gardes qui, saisissant leurs armes, se tournent tous vers Eteslë. La jeune femme comprend aussitôt qu'elle n'a qu'une solution. Elle fléchit les jambes et, sans perdre une seconde, fonce vers le marché avec pour intention de les semer au milieu de la foule. Les gardes se lancent à sa poursuite, celui qu'elle a jeté au sol en tête, vociférant alors qu'elle atteint les premières étales, ses yeux cherchant un chemin rapide entre les tentes et les passants ne semblant guère surpris par la tournure des événements. Une journée normale à Omyre...

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Eteslë
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Eteslë » mer. 21 oct. 2020 18:33

Petite course au marché

Ce n'est pas dans les habitudes d'Eteslë de manquer un combat, quelle qu’en soit la raison. Pour cette fois, cependant, elle admet être largement défavorisée face à ce groupe de soldats armés jusqu'aux dents et caparaçonnés quasiment de la tête aux pied. Aussi elle fonce dans la foule arpentant le marché, slalomant entre les passants, bousculant ceux trop lents ou trop peu réactifs pour s'écarter de son passage. Passage suivi de toute façon d'une demi-douzaine de garzoks en armure balayant la zone autour d'eux, faisant chuter bien plus de passants qu'elle. Elle bifurque entre deux tentes, bouscule un gamin qu'elle rattrape de justesse par le col pour le pousser sur le côté avant de reprendre sa route, profitant de la pagaille engendrée par le marché pour tenter de s'y fondre.

Son succès est plus que mitigé, les soldats ayant apparemment une vue incroyablement perçante et constamment braquée sur elle puisque, où qu'elle tourne, ils semblent capables de la suivre. Elle dépasse un marchand de babioles en tout genre qui la regarde avec surprise avant qu'elle ne donne un violent coup de pied dans l'un des piquet servant à maintenir la toile de tente. Tente qui s'effondre sur le chemin des soldats, réussissant même à en empêtrer un sous l'épais tissu et les cordages qui la maintenait. Une petite victoire savourée d'un rapide sourire moqueur et elle repart sans s'attarder sur les vocifération des gardes ou les insultes colorées du marchand lui aussi prisonnier du tissu et des cordages. Elle tourne sur sa gauche, prend appui sur une charrette pour sauter par dessus un étalage, se réceptionnant souplemente sous les yeux étonnés de quelques clients.

Son regard dérive de gauche à droite, elle hésite une demi-seconde avant d'apercevoir des bâtiments entre deux tentes. Sans perdre davantage de temps, elle se dirige dans cette direction avant qu'un hurlement ne la fasse tourner la tête. Chargeant comme un bœuf dans sa direction, un des gardes tentent de la plaquer en lui fonçant dessus. Un simple bond en arrière de la jeune femme annihile le plan -visiblement longuement réfléchi- du garzok qui s'écroule contre une table, renversant marchandises que nombres de passants se dépêchent de ramasser pour filer avec, trop contents d'une telle aubaine. Espérant gagner un peu de temps, Eteslë se rue sur le garzok qu'elle tente d’assommer en lui écrasant la tête contre le sol d'un coup de pied. Si elle entend nettement le son du crâne cogner contre les pavés crasseux, le grognement de douleur du Garzok lui fait vite comprendre que celui-ci a la tête particulièrement dure et elle abandonne son idée pour se remettre à courir en direction d'une rue.

Sans trop savoir comment cela est possible, elle voit un des gardes juste devant elle. Lui aussi l'a vu et se dirige vers elle, un fléau d'arme à la main droite, une rondache dans la main gauche. Son armure est moins impressionnante, n'étant composée que d'un cotte de maille, de jambière d'écailles et de protèges bras en cuir lamellé de métal. Une tenue disparate qu'Eteslë n'observe que rapidement avant de réduire la distance. D'un large mouvement circulaire de sa dextre, le Garzok oblige la jeune femme à rapidement revoir son attaque car le fléau la frôle tant qu'elle peut presque sentir la froideur du métal sur son épaule. Elle recule d'un bond tandis que lui s'avance, se ruant vers elle, bouclier placé devant. Elle n'a que le temps de mettre son fardeau sur le côté, protégeant le petit corps en le laissant au sol, avant de subir l'assaut de plein fouet. Le choc, brutal, coupe la respiration de la cogneuse qui se jette en arrière par réflexe, roulant pour éviter de heurter violemment le sol. Tentant tant bien que mal de se reprendre, elle évite de justesse la boule hérissée de pointes qui fond vers elle, écrasant les pavés plutôt que sa tête.

Elle se relève, empoigne le premier objet lui tombant sous la main – une petite boite métallique- et l'écrase violemment sur le crâne non protégé du Garzok qui, de douleur, lâche son arme. Sans s’embarrasser, Eteslë enchaîne aussitôt et frappe à nouveau la tête du Garzok de son poing droit cette fois, lui fracassant l'arcade. Un cri de douleur suit aussitôt et son adversaire, à moitié aveuglé par le sang qui coule de son œil, prend un peu de distance en se protégeant de son bouclier. Sachant que d'autres risquent de ne pas tarder, Eteslë essaie d'en finir au plus vite en lui sautant dessus. Elle enserre la gorge du garzok dans son coude et utilise toute sa force pour faire tomber le guerrier qui chute lourdement sur le dos, l'arrière de son crâne frappant le sol avec brutalité. Elle-même tombée sur son arrière-train dans la manœuvre, Eteslë se relève en se massant les fesses et le dos avant de prendre Taloril sur son dos, puis la poudre d'escampette, tant que le Garzok est trop mal en point pour l'en empêcher.

Rapidement, elle atteint l'orée des premiers bâtiments. Une mauvaise surprise l'y attend puisqu'une patrouille de soldats s'y trouve et jette des regards aux alentours, comme si les garzok cherchaient quelqu'un. Pourtant aucun ne fait le moindre geste pour l'arrêter et la jeune femme avance d'un pas vif, mais calme, avant qu'un bruit de cavalcade n'attire l'attention des soldats présents dans la rue. Ses poursuivants la repèrent et se lancent à sa poursuite, mais sans jamais l'atteindre. Une étrange tension emplit l'air alors que les deux patrouilles se font face, chacun des chefs insultant l'autre. Eteslë comprend que chacun sert un lieutenant différent, mais, avant d'avoir compris de quoi il retournait, elle regarde avec surprise la tête du chef de ses poursuivants voler dans les airs, tranchée d'un coup d'un large fauchon. Aussitôt le chaos prend place dans la rue et la jeune femme, trop heureuse de s'en sortir à s'y bon compte, retourne vers le marché alors que les cadavres commencent à s'amonceler parmi les pavés.

Sans un regard en arrière, la jeune femme se perd à nouveau dans la foule à la recherche du fameux Gorik Unrs'Bral. Rapidement lassée par une recherche qui lui prendrait bien trop de temps si elle cherchait elle-même, elle profite qu'un passant la bouscule pour l'attraper par sa chemise en lui jetant un regard mauvais. Le passant, un esclave humain visiblement terrorisé d'arriver en retard chez son propriétaire, accepte aussitôt de lui indiquer le chemin vers le vendeur. Un bref hochement de tête plus tard et la jeune femme fouille dans la direction donnée, finissant finalement par poser les yeux sur un personnage repoussant. Un autre humain. Un nez épais et orné d'un furoncle, de petits yeux sombres cachés sous un épais mono-sourcil, une mâchoire carrée légèrement de travers, une barbe hirsute et sale et un crâne pris de calvitie avancée et le visage couturé de quelques cicatrices, le bougre est... laid, comme la description sommaire de Virek le disait. Le regard de la cogneuse se pose sur les colifichet d'une qualité douteuse qu'il vend, puis capte celui du vendeur qui la fixe un instant avant de grommeler une vague phrase de bienvenue à peine audible. Regard qui s'illumine aux mots de la jeune femme.

- Je cherche Virek.

Un fin sourire orne le visage de Gorik et semble le métamorphoser. Malgré son visage repoussant, on eut dit que l'homme pouvait être bien plus sympathique et avenant que ce que la jeune femme avait pu croire. La voix mielleuse qui lui répond, en revanche, la fait se montrer prudente.

- Je vois... une nouvelle.. concurrente. Ce vieux filou a le don de trouver les créatures les plus étonnantes de ce monde... soit, attrape.

Il lui lance une petite pièce ressemblant à un yu, mais dont les deux faces représentent un œil, ouvert ou fermé selon la face. Perplexe, Eteslë jette un œil au vendeur qui lui sourit à nouveau avant de murmurer.

- Rends-toi au Rat Putride ce soir, avec cette pièce, et on t’emmènera au rendez-vous. N'oublie pas, tu dois conserver cette pièce à tout prix.

Le regard malicieux de l'humain fait plisser celui d'Eteslë qui hoche la tête et serre le poing autour de la pièce, attirant un nouveau sourire avant qu'il ne retrouve une attitude plus proche de celle qu'il avait lorsqu’elle est arrivée devant lui. Et soudainement, Eteslë sent un regard sur elle et tourne la tête. A quelques pas, au milieu de l'allée, se tient une petite silhouette encapuchonnée cachant en partie son visage. Elle distingue pourtant très bien le sourire carnassier fait de dents pointues et les deux billes luisantes fixées sur elle, et elle seule. Et la voix du vendeur se faufile jusqu'à ses oreilles, rieuse.

- Que le jeu commence...

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Eteslë
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Eteslë » ven. 30 oct. 2020 11:21

Entre des mains furieuses

Les trois mots du vendeur plongent Eteslë dans une perplexité rarement atteinte alors qu'elle fixe toujours l'apparition comme si la perdre de vue était la pire chose à faire. En un clignement, la silhouette se met alors à foncer vers elle et la jeune femme pense percevoir l'éclat d'une lame. Aussitôt, d'instinct, elle réagit, se met en garde avant de tenter de faucher d'un coup de pied circulaire la silhouette. Celle-ci, agile, bondit et atterrit à côté d'elle, accroupie sur l'étalage sans sembler peser le moindre poids. Vu sa petite taille et son corps visiblement maigre, la cogneuse imagine qu'il s'agit d'un segtek et abat son poing, fracassant l'étalage où l'étrange apparition n'est déjà plus.

Elle se retourne juste à temps pour voir venir l'attaque d'une main verte ornée de griffes métalliques tranchantes comme des rasoirs. Si elle tente d'éviter l'assaut, la vitesse de son adversaire la prend de court et son arme lui entaille le bras gauche. Pas assez pour l'handicaper, mais suffisamment profond pour qu'un mince filet carmin ruisselle le long de son bras. Son bras droit, intact, fonce vers le visage de son adversaire qui bondit souplement en arrière, tirant un soupir exaspéré à la jeune femme qui campe sur ses positions, ses bras en position de défense. La pièce toujours cachée dans sa main droite, elle attend le moindre mouvement chez son adversaire. Celui-ci reste pourtant parfaitement immobile, semblant observer la jeune femme avec attention.

Du coin de l’œil, Eteslë perçoit un mouvement sur sa gauche et son regard se décale juste assez pour voir une nouvelle silhouette apparaître. Strictement identique à la première, deux dagues sont par contre parfaitement visibles dans ses mains. Elle porte la même capuche et le même large manteau sombre et sa taille est similaire. Une copie conforme qui n'est pas pour arranger la cogneuse, clairement désavantagée dans une telle situation. Un fin sourire orne alors ses lèvres et, sans attendre, elle abandonne sa position de défense pour se jeter sur la première silhouette. Cette dernière évite souplement le coup de poing visant sa tête et bondit en arrière en une cabriole aérienne exagérée, mais Eteslë ne la laisse pas prendre de la distance et se rue sur elle. D'un coup de pied, elle brise le piquet d'une tente, faisant s'abattre le tissu sur l'adversaire qui roule au sol pour ne pas se retrouver empêtré.

D'un bond, Eteslë arrive à sa hauteur, évite de justesse la griffe qui lui frôle le flanc. Elle tourne le buste et lui enfonce son coude dans le visage. Un couinement plus tard, son adversaire est au sol tandis que le deuxième arrive à toute allure. Saisissant le premier par le col, elle le soulève et le lance sur le deuxième qui glisse sur le sol pour l'éviter avant de se relever d'une pirouette pour aussitôt attaquer la jeune femme. L'une des deux dagues lui lacère la clavicule tandis que l'autre frôle sa gorge. Rapide lui aussi, cet adversaire évite son coup de poing de représailles et recule hors de portée de ses attaques, se positionnant auprès de son comparse qui se relève en se tenant le visage. Aucun d'eux ne fait mine d'attaquer avant que le deuxième ne brandisse quelque chose pendant au bout de sa dague.

Portant la main à son cou, Eteslë remarque que son pendentif, seul objet qu'elle garde de son ancienne vie, n'est plus autour de sa nuque. Il pend dorénavant au bout de la dague de l'une des deux silhouette qui semble la narguer. Les sourcils de la jeune femme se froncent et un rictus de fureur qui déforme ses lèvres pincées apparaît sur son visage. Le marchand dont elle a détruit l'étale, un Garzok massif et visiblement de mauvais poil, reçoit un coup qui lui brise une dent et l'envoie au sol avant que la jeune femme ne s'avance vers les deux silhouettes, la colère émanant de chaque pore de sa peau. Les deux inconnus, sentant visiblement la fureur de la jeune femme, se sépare, l'un filant sur la droite, l'autre sur la gauche. Eteslë se rue sur le deuxième, ignorant complètement le premier.

Elle lui court après, slalomant entre les étales et les passants surpris qu'elle envoie au sol sans aucun remord, faisant tout pour rattraper le petit être qui lui a volé son bien.Ils quittent tous les deux rapidement le marché et s'enfoncent dans une rue moins fréquentée. Elle commence à rattraper l'impudent, mais son souffle commence à se faire plus court, après la précédente course et combat. Elle voit la silhouette foncer vers un mur et, sous ses yeux furieux, attraper une corde pendue depuis le premier étage. Aussitôt, le gobelin est soulevé et emmené au premier étage par la fenêtre où il reste un instant à narguer la jeune femme. Eteslë, folle de rage, ne réfléchit pas longtemps et fonce vers le mur sous le rire de la silhouette. Rire qui s'étrangle de surprise lorsque la jeune femme, se servant de sa vitesse, court sur le mur juste assez longtemps pour attraper le rebord de la fenêtre et s'y hisser d'une traction des bras.

Elle se jette sur son adversaire qui, surpris, n'a pas pu réagir assez vite. Tous deux roulent au sol et la jeune femme, prenant l'initiative, lui saisit la tête par la capuche et le cogne violemment contre le sol. Sonné, le gobelin, dont la capuche tombée révèle le faciès, grogne de douleur tandis que la jeune femme récupère son bien. Énervée, elle traîne le segtek par la jambe après s'être relevée et approche de la fenêtre. Elle jette son adversaire contre le mur avant de le saisir par la gorge. Il se débat, tentant de la trancher avec une de ses dagues, ne récoltant qu'un poignet brisé lorsqu'Eteslë s'en saisit et le tord violemment. Le cri de douleur du segtek devient une supplique lorsque la jeune femme le tient au bord du vide. Oh il ne risque pas de mourir, ce n'est pas assez haut, mais la jeune femme en a assez de lui courir après et lui briser les jambes lui semble une solution efficace et envisageable à cette hauteur.

- Arrête Humaine ! Laisse mon frère !

Le deuxième segtek se présente dans la rue et la fixe d'un air partagé entre la colère et l'anxiété. Il pose au sol ses griffes et avance, les mains levées en signe d'apaisement. Chose qui n'est guère du goût de la jeune femme, passablement énervée par leur comportement. Bandant ses muscles, elle soulève un peu plus le segtek et le jette du haut du premier étage, droit vers son frère qui n'a que le temps de s'avancer pour le réceptionner, chutant au sol sous l'impact. Sans attendre, la jeune femme descend les escaliers, tombant au passage sur un autre segtek portant la corde ayant aidé à faire grimper celui lui ayant volé son pendentif. Elle lui jette un regard qui le fait déguerpir avant de sortir, filant droit vers les deux segteks assis sur le sol, l'un se massant la gorge et l'autre le dos. Elle se plante devant eux, les bras croisés et les toise avant que l'un d'eux, le deuxième frère, ne lui jette un regard haineux. Il se fixent quelques instants avant qu'il ne soupire.

- Rat Putride, ce soir. Demande Virek au patron, il te donnera la marche à suivre.

Un sourire narquois orne les lèvres de la jeune femme avant qu'elle ne s'éloigne, jouant nonchalamment avec la pièce gravée avant qu'elle ne la range dans sa besace. Elle prend la direction de l'arène avec l'idée de panser ses plaies et trouver un endroit où passer les heures restantes avant la tombée de la nuit.

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Eteslë
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Eteslë » jeu. 13 janv. 2022 14:30

Tout nouveau chaos

Marcher dans les rues d’Omyre n’a jamais été quelque chose de particulièrement facile ou sûr, peu importe quand. La situation n’était pourtant pas aussi catastrophique et bordélique qu’elle ne l’est actuellement. C’est comme si le nouveau régime avait décidé de balayer aussitôt tout ce qui faisait l’ancien et la ville en paie le prix, dans le sang et le chaos. Difficile de faire quelques pas sans tomber sur des émeutiers en colère, humains, garzoks ou sektegs peu jouasses de la tournure des derniers événements, ou bien des soldat du Modifié ou du nouveau dirigeant qui patrouillent les rues, abattant toute opposition avec brutalité et sans la moindre hésitation.

Au détour d’une ruelle menant vers une des artères de la ville, la cogneuse doit se plaquer contre le mur pour ne pas se prendre une volée de carreaux alors que les soldats massacrent des opposants qui ripostent avec tout ce qu’ils ont. Elle observe la scène sans un mot, attendant simplement le moment pour traverser la rue et aller vers son objectif. Elle n’a aucune sympathie pour le nouveau pouvoir en place, pas plus qu’elle n’en avait pour l’ancien, à vrai dire, mais refuse de s’impliquer de quelque façon que ce soit dans toute ce foutoir sans nom. Il est l’heure de plier bagage, pas de s’éterniser dans une guérilla perdue d’avance.

Une fois la voie dégagée, elle s’engage dans la rue et remonte en longeant les murs. Elle s’arrête un instant alors qu’un sekteg est projeté à travers une vitre avant de se relever pour s’enfuir. Elle ne tente ni e l’aider, ni de l’en empêcher, cherchant au maximum à éviter le moindre problème. Peut-être que dans d’autres circonstances, elle aurait tabassé quelques types pour faire bonne mesure, mais elle n’a pas vraiment le temps de s’arrêter pour cela. Rien ne dit que le Rat Putride sera un endroit sûr encore longtemps. S’il l’est tout court. Rien n’est moins sûr et la cogneuse ne se fait guère d’illusion. La délation sera sa doute monnaie courante pour se faire bien voir du nouveau régime et n’importe qui pourrait foutre en l’air leur plan pour s’échapper. Un simple murmure serait catastrophique. Elle espère intérieurement que Virek sait ce qu’il fait.

Elle finit par arriver du côté du marché, ou de ce qu’il en reste. La plupart des étales ne sont plus qu’un amas de bric, de broc, de planche et parfois de corps, mais quelque irréductibles, tous humains, ou presque, sont encore en train de faire affaire, espérant grapiller quelques yus en profitant sans doute de ceux qui n’ont pas le choix. Une grimace dégoutée se dessine sur le visage de la cogneuse en voyant un couple avec un enfant donner une bourse entière pour ce qui semble être à peine de quoi manger une semaine. Elle observe la famille s’en aller prestement une fois la transaction terminée. Elle s’approche à son tour et lorgne sur la nourriture proposée, attirant immanquablement l’attention du marchand qui s’approche. Il ne se frotte pas les mains, mais son regard en dit suffisamment.

- Vous quittez la ville je présume ? Sale temps, vaut mieux ne pas trainer, pas vrai ? Regardez, pour 700 yus, vous avez de quoi voyager le ventre plein et les pieds secs, c’est une affaire.

L’affaire en question est un simple paquet de rations probablement immondes et une tente avec de quoi la monter. Rien de scandaleux à Omyre, si ce n’est le prix exorbitant, au moins dix fois le prix normal, et encore, vu la qualité de l’étal, la cogneuse ne serait pas surprise si la tente se déchirait à cause d’un peu de vent et que la bouffe soit périmée. Elle se penche, faisant mine d’être intéressée, attirant un peu plus le marchand qui s’avance et se permet même de poser négligemment ses coudes sur son étal, sur de son petit manège. Eteslë finit par le fixer et lui offrir un sourire mauvais avant de saisir sa tête pour la fracasser contre l’étal. Le bois ne se rompt pas sous le choc, à sa plus grande déception, mais un craquement suivi d’un hurlement sont douce mélodie pour les oreilles de la cogneuse qui ne lâche pas l’homme et le tire par-dessus son présentoir avant de le saisir à la gorge alors que son front laisse échapper un sang poisseux.

- Ecoute bien. Fous le camp. Tout de suite. Ou je te tue comme le chien que tu es.

Pour appuyer ses propos, elle soulève l’homme dont le visage rougit sous le manque d’air, avant de le laisser tomber au sol et darder sur lui un regard méprisant. Il n’en faut guère plus au marchand qui se carapate, hésitant une fraction de seconde en voyant sa caisse, mais la vision d’un Eteslë haussant un sourcil suffit à lui faire passer l’envie et il détale après avoir maladroitement titubé en se relevant. La cogneuse, elle parvient à déceler de quoi manger convenablement pour plusieurs jours avant de récupérer la bourse de la famille croisée, ainsi qu’un autre, bien plus chiche. Après avoir rangé les provisions, elle se met rapidement en quête des deux parents et de leur poupon, les retrouvant facilement quelques étals plus loin, essayant visiblement de marchander avec un vendeur plus sérieux, mais aussi intraitable. Elle attire le regard de l’homme en l’interpellant d’un sifflement et lui lance la bourse qu’il récupère au vol.

- Soyez plus vigilants.

(Bande d’abrutis…)

Elle se retient de dire à voix haute ces derniers mots et retourne chercher un autre étal. Elle doit encore trouver de quoi voyager avec plus de confort que son premier voyage. Encore que, c’est surtout pour Virek toutes ces simagrées. Elle s’en était très bien sortie à dormir à la belle étoile, dans ses souvenirs. Si on oublie le passage à l’antre des exclus et tout ce qui s’apparente à la flotte qui avait décidé de lui pourrir la vie en la trempant jusqu’aux os pendant deux jours entiers. Pas la meilleure des expériences, elle doit bien l’admettre. Avec une tente elle serait bien plus tranquille, son manteau la protégeant convenablement pendant la journée. Elle finit par dénicher un étal convenable qui a, semble-t-il, tout ce dont elle a besoin. Elle fixe un instant le marchand, le défiant d’essayer de l’arnaquer en montant les prix, puis fouille du regard les marchandises avant de faire son choix.

- Je vais vous prendre ça.

Elle désigne tour à tour une tente pour une personne, une couverture, un grappin et un jeu de deux torches avec de quoi les allumer. Elle compte acheter ça elle-même, puis dépose la bourse donnée par Virek et lui fait toute une liste pour le gobelin qui aime son confort. Elle sépare bien les deux achats pour ne pas se retrouver sur la paille avant de hausser un sourcil interrogateur au marchand, un quadragénaire barbu et qui semble avoir roulé sa bosse dans le coin, à en juger par son air imperturbable.

- Combien pour le tout ?

***

Achet d’objets rp : tente-soldat (25 yus), couverture (5 yus) , grappin (20 yus), deux torches (6yus) et Briquet et amadou (5 yus). Total : 61 yus

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Gamemaster8
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Gamemaster8 » sam. 15 janv. 2022 01:49

Intervention pour Eteslë

Pas plus bavard que sa cliente, l'homme au regard avisé dépose devant Eteslë les objets au fur et à mesure qu'elle les pointe. Lorsqu'elle demande le montant total de ses achats, il a déjà calculé et lui annonce :

"Donc, la tente 25 yus, couverture 5 yus , grappin 20 yus, deux torches à 3 yus chacune , briquet et amadou : 5 yus. Pour un total de 61 yus."

Cela dit, il te laisse le soin de ranger tes achats. Une fois que tu lui as remis la somme due, il se retourne vers un client qui vient de l'interpeler.
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Eldros Rougine
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Eldros Rougine » lun. 17 janv. 2022 20:10

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La matinée est bien entamée quand j’atteins le marché. Large place où s’entasse ce qu’il reste d’étals disposés sous des toiles tendues. L’émeute n’a pas épargné le lieu, dévastant des allées entières où il ne reste que des débris et quelques corps. Je me promène entre les quelques stands encore présents, avisant d’un regard consciencieux ce que les marchands proposent. Certains se sont payés des gardes pour éviter tout débordement. En parlant de débordement, un peu plus loin d’autres gardes ravagent l’installation d’un Sekteg et le roue de coups avant de le traîner par les pieds hors de la place. Réduction de la concurrence ? Non. Je reconnais l’équipement, ce sont les armures des soldats d’élites de Lorener. Les marchands humains et Garzoks soit observent la scène avec un air inquiet soit s’efforcent de l’ignorer mais je constate qu’il n’y a rien d’autre qu’eux sur cette place. Plus de gobelins, ni de Shaakts, ni autre engeances difformes ou bestiales.

Je reprends mon observation et m’arrête finalement devant une petite échoppe tenue par un humain au nez crochu et au visage fin, lui donnant une légère apparence de belette avec ses cheveux tirés en arrière à l’excès, donnant l’impression de tendre sa peau. Il m’adresse un sourire d’escroc avant de faire entendre sa petite voix grinçante. Je me pare d’une grimace méprisante avant de désigner ce dont j’ai besoin. Une lanterne, des bougies, une tente et une couverture. Le matériel minimum pour quelques jours de voyage.

Une fois fait je n’aurais plus qu’à me diriger vers les écuries.

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((Achat: 1 lanterne (30y) + 10 bougies (10y) + 1 tente (25y) + 1 couverture (5y) soit 70 Yus.))
Modifié en dernier par Eldros Rougine le ven. 21 janv. 2022 21:36, modifié 1 fois.

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Gamemaster8
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Re: Le Grand Marché Noir

Message par Gamemaster8 » mar. 18 janv. 2022 03:10

Intervention gmique pour Eldros

L'homme méfiant, comme tous les escrocs peuvent l'être, te réclame de le payer d'abord la somme de 70 yus.

Une fois qu'il aura la somme entre ses mains, il te donnera le matériel que tu as choisi.
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