Richard d’Hallecourt
Capitaine de la Garde Royale de Kendra Kâr
Disponibilité : (Sera définie par les GMS)
Localisation(s) : En poste à Kendra Kâr principalement. Partout où se trouve la princesse Satina plus généralement.
Classe : Mêlé - Puissant (équivalent 15-20)
Race : Humain Varrockien.
Âge : 51 ans.
Description physique:
C’est un homme qui a le physique de l’emploi. Richard d’Hallecourt est une forteresse, un mur inébranlable qui n’a que très peu perdu de sa superbe malgré son âge. Ses cheveux grisonnants lui donnent un air aguerri et expérimenté, et ses traits, endurcis par sa vie de militaire, ne font que renforcer l’aspect de l’homme impassible qu’il est.
Il possède une balafre à la joue gauche, témoin d’un terrible affrontement passé, mais qui n’égratigne en rien le bleu de ses yeux. Richard entretient sa barbe avec rigueur, soucieux de soigner les apparences, surtout auprès de la famille royale dont il a la charge de protéger les membres. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix pour une centaine de kilos, c’est un colosse capable de briser la nuque d’un homme adulte d’une seule main.
Depuis son ascension à la tête de la garde royale, avant le début de la guerre Omyrienne, Richard n’est plus seulement une montagne de muscles, mais aussi un fin stratège et un politicien avisé. Occupant un poste stratégique à la croisée du monde militaire et politique, et placé au plus près de la Couronne, il est l’homme responsable de la sécurité et de la survie de la princesse Satina et, plus généralement, de l’ensemble des membres de la famille royale.
Description de la personnalité:
C’est un homme au passé complexe, dont le cœur s’est assombri malgré les apparences. Il existe deux Richard : celui d’un passé lointain, empli d’honneur et de droiture, et le Richard actuel, homme corrompu et comploteur. Autrefois, il était un fier soldat appartenant à la milice kendrane, considérant la protection de son pays comme un devoir fondamental. Il incarnait l’image du preux chevalier, prêt à défendre la veuve et l’orphelin et, surtout, à protéger la Couronne. C’était un homme de conviction, voire de foi, puisqu’il était un fervent adepte de Gaïa.
Hélas, la vie de militaire avait souvent ses revers. Richard, au cours de ses nombreuses années de service dans la milice, a vécu nombre d’événements d’une violence sans commune mesure, ayant dû tuer et trahir afin d’accomplir son devoir. Pour le dire simplement, il a fini par perdre foi en l’humanité à force de voir — et de commettre — des horreurs au nom du roi. Ainsi, le Richard contemporain est un homme froid, calculateur et enclin au complot, car désireux de se débarrasser de ce qu’il estime être une gangrène : la famille royale.
En façade, on voit un homme de conviction, dur mais juste, sévère mais compatissant. Il entretient avec perfection le masque du chef de la garde charismatique et irréprochable, se dépeignant comme le plus fervent serviteur de la Couronne. Mais ceci n’est qu’une façade… Car l’homme réel qui se cache derrière se révèle être un monstre sans âme, n’hésitant nullement à employer les pires stratagèmes et les méthodes les plus inhumaines pour parvenir à ses fins. Son principal leitmotiv est simple :
la fin justifie les moyens.
Éléments biographiques historiques et actuels:
Né il y a cinquante et une années dans le royaume de Pohélis, Richard s’exila de ces terres hostiles assez tôt dans sa vie. Ses parents fuirent vers le continent plus au sud — Nirtim — et élurent domicile à Kendra Kâr. La pauvreté les tenait en haleine et la vie y était très rude, mais cela forgea le jeune Richard.
Il apprit la débrouille et ne reçut qu’une éducation rudimentaire, préférant travailler dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Il s’orienta naturellement vers la milice et finit par en devenir une recrue. Malgré un parcours chaotique dû à l’exil, il se révéla assidu, discipliné et droit. Il était une recrue exemplaire. Les années s’écoulèrent et il monta progressivement en grade au sein de la milice : de recrue à instructeur, d’instructeur à lieutenant. Il exécutait les ordres sans jamais désobéir ni manifester le moindre doute. Un soldat parfait, obéissant… mais qui, discrètement, se brisait de l’intérieur.
En raison de cette obéissance absolue — indépendamment de la nature morale ou immorale des ordres reçus — Richard fut principalement employé à mater et briser rébellions et révoltes en tout genre. C’est là qu’il découvrit les atrocités qu’un être humain pouvait infliger à un autre. Sa foi en l’humanité s’éteignit jour après jour, et il se forgea en retour un masque humaniste afin de pallier son manque croissant d’empathie. Sa foi inébranlable en Gaïa chancela, et plus tard dans sa carrière, il en vint à accepter ses premiers pots-de-vin.
Il se retrouva mêlé à des jeux de pouvoir secrets, à des réseaux de corruption au sein des hautes sphères, auprès de nobles désireux de se débarrasser de la lignée royale. Peut-être certains d’entre eux étaient-ils liés à l’Omyrhie, voire à Oaxaca. Rien n’est moins sûr. C’est d’ailleurs grâce à ces manœuvres politiques et corruptrices qu’il parvint, juste avant le début de la guerre omyrienne, à devenir capitaine de la garde royale de Kendra Kâr. Toutefois, si son ascension semblait tracée et exempte de toute ombre, un élément vint ternir ce tableau.
Avant de devenir capitaine, Richard avait pris sous son aile un disciple : une jeune recrue à l’avenir prometteur, désireuse de marcher dans son sillage. Il fut l’une des rares personnes capables d’impressionner cet homme déjà profondément déshumanisé, au point que, durant un court laps de temps, un semblant de lumière parvint à effleurer de nouveau son âme. Mais cette éclaircie fut de courte durée. La guerre d’Oaxaca ne fit que le replonger dans ses vieux démons. Son disciple finit par devenir un obstacle à ses yeux, et Richard décida de le trahir en orchestrant une intrigue sournoise destinée à le faire emprisonner pour haute trahison envers la Couronne.
De nos jours, Richard officie toujours en tant que capitaine unique de la garde royale. Et si, aux yeux du monde, il apparaît comme un homme droit, juste et incorruptible, il demeure en réalité le pire traître et comploteur que le royaume ait jamais connu. Il cherche encore à se débarrasser de la lignée royale — incarnée par la princesse Satina — tout en permettant à ses complices des hautes sphères de réclamer leur part du gâteau.
Famille et relations importantes: